Ceci est une traduction !
Auteur : Roozette
Fanfiction Original : Finie, 24 chapitres, 120 000 mots
Genre : Romance/Drama
Spoiler : UA à partir du livre 6 d'Harry Potter
AVERTISSEMENT : Il s'agit d'un Slash, donc de relations intimes entre deux personnages du même sexe.
DISCLAMER : Les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'Histoire appartient à Roozette. Je ne fais que traduire avec la permission de l'auteur !
Notes : J'espère que vous aimerez ! :D Ah et je garde les noms anglais de Rogue et Malefoy, c'est-à-dire, Snape et Malfoy. Je crois que c'est tout. Bonne lecture !
Note du 19 octobre 2013 : Pu. Naise. Pourquoi est-ce que personne ne m'a dit qu'il y avait autant de fautes ? C'était absolument monstrueux T_T Moi qui déteste les fautes d'orthographe et de syntaxe, j'ai cru que mes yeux allaient fondre ... Beurk ! Enfin bref, le voilà corrigé, pour ceux qui s'attaquent à la lecture, eh bien, amusez-vous bien :D
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« J'ai une idée. »
Une tête se leva et se tourna dans sa direction. Les quatre autres étudiants ne firent aucunement attention à cette intervention, continuant leur discussion qui devenait peu à peu une dispute enflammée. Le groupe d'amis s'étaient rassemblés chez les Zabini après avoir appris qu'ils recevraient la Marque en tant que cadeau de Noël avant l'heure. Après avoir exprimé leur enthousiasme, ils s'étaient regroupés pour 'célébrer' … et imaginez bien que personne n'était heureux de la situation. Deux bouteilles de Whisky-Pur-Feu plus tard, ils avaient décidé que faire ami ami avec Harry Potter était la meilleure façon pour s'assurer de rester en vie sans recevoir ce 'merveilleux présent que leur faisait Voldemort'. Le problème était, comment faire pour qu'un garçon qui avait été programmé depuis des années à maudire ton existence accepte de t'offrir son aide ? « J'ai une idée. » répéta-t-il un peu plus fort.
Draco Malfoy poussa un soupir, s'interrompant dans son discours dénigrant sur l'intelligence de ses amis pour lancer un regard interrogateur par-dessus son épaule. « Oui, Vincent ? »
Vincent Crabbe se redressa de toute sa hauteur, content d'être l'objet de l'attention de Draco. « J'ai une idée. »
« Oui. » dit Draco d'une voix traînante. « Nous avons pris connaissance de ce fait. Ce dont nous devrions parler, désormais, est QUELLE est ton idée. »
Vince hocha la tête. « Eh bien, nous voulons que Potter nous offre sa protection pendant la guerre, pas vrai ? » Les autres acquiescèrent, Blaise Zabini semblant assez surpris que Crabbe se soit débrouillé pour saisir autant de choses. « Pourquoi nous ne pas le tromper de telle sorte qu'il soit dans l'obligation de le faire ? »
Gregory Goyle se ragaillardit, son visage exprimant plein d'espoir. « Tu veux dire lui passer un tabac jusqu'à ce qu'il soit d'accord pour nous aider ? »
Blaise grogna, laissant sa tête tomber entre ses mains pour se masser les tempes. « Greg. » commença-t-il fermement. « Nous ne pouvons pas simplement lui passer un tabac. As-tu oublié qu'il dirigeait une sorte de groupe de défense, l'année dernière ? Il pourrait demander à un de ses nombreux fidèles de nous jeter une malédiction et celui-ci s'exécuterait sans qu'il dire. »
Pansy Parkinson prit une expression hargneuse, foudroyant du regard son verre de Whisky-Pur-Feu comme s'il était personnellement à blâmer pour la missive que son père lui avait fait parvenir. « Si nous avions créé un groupe de défense sous le nez du Directeur, nous nous serions fait expulser. » Elle fit la moue, sirotant sa boisson d'air absent. « Potter reste toujours impuni. »
« Oui, chérie. » ronronna Draco, lançant à Pansy un sourire suggestif. « Mais cela pourrait être en partie à cause des sorts que nous apprendrions aux élèves qui nous suivraient. D'une certaine manière, je n'arrive pas à voir l'Elu en train d'enseigner les Impardonnables ou donner des informations sur précisément quels muscles contracter pour réduire la douleur lorsqu'on est sous l'emprise d'un Doloris. » Pansy s'esclaffa, pompette, tournant distraitement les pages du livre de sort sur ses genoux.
« Non, pas lui passer un tabac. » déclara rapidement Vince. Il n'arrivait pas souvent à capter l'attention des autres et savait qu'il devait parler vite avant qu'on ne lui prenne la parole et que l'on ne la lui redonne plus. « Quelle est la seule classe que nous avons sans faute avec les Gryffondors, chaque année ? »
Quand il devint clair qu'il attendait une réponse à sa question apparemment rhétorique, Draco soupira à nouveau. « Hmm … Je ne sais pas … Potions, peut-être ? »
Ratant complètement le sarcasme, Vince hocha la tête, frappant violemment Draco dans le dos, d'enthousiasme. « Exactement ! Alors pourquoi ne pas ne lui donner une potion ou lui jeter un sort ou quelque chose d'autre puis le tirer jusqu'à la Salle Commune de Serpentard et l'obliger à nous écouter ? » Il regarda tour à tour ses amis, fier de son plan.
Un silence s'ensuivit. « Tu as pensé à tout cela par toi-même ? » Blaise semblait plus curieux que critique, provoquant un grand sourire étincelant chez Vince et un hochement de tête approbateur chez Draco. Blaise se gratta la tête, fronçant les sourcils. « Comment on ferait pour le garder là-bas, cependant … »
Greg eut l'air perdu. « Mais on hait Potter, non ? Pourquoi voudrait-on qu'il nous aide ? »
La bande entière le regarda avec incrédulité. « Gregory. » débuta Pansy d'une douce voix mielleuse. « Nous allons bientôt rentrer en sixième année, pas vrai ? » Greg opina docilement du chef, semblant toujours aussi confus. « Tu te rappelles de cet homme pour qui nos parents travaillent ? » Son ton était toujours aussi inquiétant de par sa douceur et son amabilité. « L'homme mauvais qui veut tuer des gens, qui nous fait porter des robes horriblement peu flatteuses et des masques tout aussi laids ? » Greg acquiesça avec assurance ; il se souvenait de cet homme. « Eh bien, au cas où tu l'aurais oublié, nous ne voulons pas servir cet homme. »
Greg fronça les sourcils. « Mais mon père dit que je veux vraiment le servir. »
Pansy hocha la tête, lui tapotant le dos de la main. « Oui, mon chou, je sais. Mais nous, nous disons que tu ne le veux pas. »
Greg y songea longuement. Il dévisagea les gens qui s'étaient lié d'amitié avec lui et l'avaient protégé depuis l'enfance. Il s'ennuierait terriblement s'ils n'étaient pas là. Il acquiesça donc à ce que lui avait dit Pansy. Blaise sourit de toutes ses dents et lui versa un autre verre. Maintenant qu'ils avaient une ébauche de plan, il était temps qu'ils complotent avec sérieux.
XXXX
Harry Potter détestait Ron Weasley.
Enfin, il ne le détestait pas généralement mais en cette minute, il aurait souhaité qu'on soit le lendemain et qu'ils soient de retour à Poudlard. Si ça avait été le cas, il aurait pu lui lancer des sorts sans avoir peur de devoir paraître devant le Magenmagot complet encore une fois. Encore que, peut-être qu'un sortilège de Mutisme ferait l'affaire – ou bien un sort d'Oubliettes bien paramétré, il n'était pas vraiment difficile. Il fusilla du regard la silhouette se trouvant sur l'autre lit.
Ron avait décidé que ce serait l'été où il annoncerait à Hermione qu'il l'aimait. Le fait que la jeune femme ait rigolé, pensant que c'était une blague, avant de gentiment dire à Ron qu'elle le considérait plus comme un frère que comme un petit-copain potentiel n'était pas bien passé. Ron s'était figé pendant bien cinq minutes avant se tourner abruptement vers Harry et de lui demander s'il sortait avec Hermione. Harry, ayant anticipé et craint la confrontation entre ses deux amis, lui avait calmement annoncé qu'il était gay avant de se remettre à manger son petit déjeuner.
Hermione et les jumeaux avaient crié : « Je le savais ! » avant de sauter sur des sièges à côté de lui, ignorant complètement Ron qui ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l'eau. Ron n'avait toujours pas fait de commentaire sur cela et avait passé le reste de la semaine à geindre qu'Hermione ne l'aimait pas autant que lui l'aimait.
Harry se sentait désolé pour Ron, réellement. Il savait ce que c'était d'être amoureux d'une personne qui ne ressentait pas la même chose pour soi. Toutefois, demain serait le premier jour de sa sixième année scolaire à Poudlard. Il devait s'armer de courage pour supporter toutes les réactions qu'il engendrerait chez les gens. Il devait se préparer à ce que beaucoup pensent qu'il était toujours un gamin sans cesse en train d'essayer d'attirer l'attention de tous sur lui, un psychopathe balafré, etc.
Et pour cela, il avait besoin de dormir, bordel !
« GEORGE ! » brailla-t-il, interrompant les radotages de Ron comme quoi si Hermione avait passé plus de temps avec lui seul plutôt qu'avec sa famille complète lors des étés, elle penserait à lui d'une façon moins fraternelle. Harry en doutait vraiment et en avait franchement assez de retenir sa langue.
Deux craquements sonores déchirèrent le silence de la pièce, signifiant l'arrivée des jumeaux. Harry n'attendit pas qu'ils posent de questions. « Vous avez tout deux dix-sept ans. Si vous ne trouvez pas un moyen de faire taire votre frère, je vous jure que je vais le tuer. » Ayant dit ce qu'il avait à dire, Harry tira promptement son oreiller de sous sa tête et s'en couvrit les oreilles, ignorant les cris véhéments de protestation. Ou de douleur. Peu importe. Il se demanda vaguement si c'était plutôt une bonne chose ou une mauvaise chose qu'il trouve le son de son rire hystérique apaisant.
Deux jours plus tard, assis à la table de leur Maison et attendant que McGonagall vienne leur remettre leur emploi du temps, Ron faisait toujours la tête et Harry était toujours indisposé à lui parler. Malfoy et ses potes n'avaient pas effectué leur traditionnelle petite visite dans le train, cette année. Bien sûr, cela pourrait être dû au fait qu'après les événements dans le Département des Mystères, Harry s'était assuré que pas mal de leurs parents finissent enfermés à Azkaban mais quand même. C'était une tradition de commencer l'année en s'assurant que l'autre était bien sain et sauf … hum … c'était une tradition de réaffirmer leur haine l'un pour l'autre. Et maintenant, Malfoy n'arrêtait pas de lui sourire de l'autre côté de la Grande Salle. Pas qu'Harry le regarde, ou quoi que ce soit. En fait, après la septième ou la huitième fois à avoir croisé les yeux gris, Harry était déterminé à ignorer Malfoy jusqu'au premier cours de la journée.
Il était toujours assis à sa table, fixant son assiette, jouant sans énergie avec sa nourriture et se demandant ce que faisait Malfoy – purement parce qu'il était sûr qu'il préparait quelque chose de diabolique ou de tordu, naturellement – quand Ron posa enfin une question qui ne concernait aucunement Hermione. « Me demande à quoi nos emploi du temps vont ressembler. Quelle cours penses-tu que nous aurons en premier ? »
Heureux d'avoir une excuse pour jeter un coup d'œil à la table des Serpentard – ouaip, toujours en train de sourire – Harry reposa sa fourchette et se redressa. « Potions. » répondit-il avec assurance.
Hermione approuva sa réponse d'un hochement de tête, sirotant distraitement son verre d'eau tout en feuilletant les manuels scolaires requis pour cette année. Ron prit un air renfrogné à son acquiescement et lança un regard plein de défi vers son ami. « Qu'est-ce qui te fais dire ça ? »
'Ne dois pas commencer l'année en retirant des points à ma Maison, ne dois pas faire de mal à son meilleur pote.' se chanta silencieusement Harry dans sa tête. « Parce que, Ron, c'est lundi. » Ron garda une expression vide. Harry soupira. « N'as-tu jamais remarqué que nous commencions chaque année, tous les lundis par deux heures de Potions avec les Serpentards ? C'est une tradition. » En effet, les emplois du temps, une fois en main, confirmèrent les dires d'Harry. L'air renfrogné de Ron s'accentua. Ne voulant pas que sa mauvaise humeur s'aggrave, Harry échangea un regard compatissant avec Hermione avant de pointer la porte d'un mouvement de tête. Elle comprit ce qu'il voulait et ils se levèrent en même temps. « Bon, » commença Harry. « Nous allons nous rendre en Potions en avance. » Ron leur fit un petit signe de la main puis retourna à son repas. Un dernier regard vers la table des Serpentards et ils étaient hors du réfectoire.
« Il va falloir que ça aille mieux, bientôt » soupira Hermione, remontant ses livres sous son bras. « Je veux dire, honnêtement, il n'est pas lui-même. »
Harry repensa à l'attitude de Ron pendant le Tournoi des Trois Sorciers. « Hmm. »
« Laisse-moi t'aider à porter tes livres, Granger. » La voix douce les prit par surprise, les faisant sursauter. Une main tannée apparut dans leur champ de vision et attrapa les livres tombant des bras de l'adolescente au vol et les ramena à lui, un sourire dansant sur son visage. Il tendit une main à Hermione. « Blaise Zabini. »
« Hermione. » Blaise parut pensif. « Un nom tellement intriguant. » La jeune femme rougit et Blaise lui sourit à nouveau. « Puis-je t'appeler Hermione ? »
Hermione jeta un coup d'œil au symbole des Serpentards sur sa robe. « Tu réalises que je suis une Née-Moldue, pas vrai ? » Blaise hocha la tête, lui souriant toujours. Elle renifla et attrapa le bras d'Harry. « Bien. Viens Harry, on ferait mieux de ne pas arriver en retard en classe. »
Harry songea lui rappeler qu'il était encore tôt pour arriver en retard mais elle semblait terriblement agité qu'il préféra laisser tomber. Harry fit un blond lorsqu'un second bras vint s'accrocher au sien et, en se tournant vers la personne, il découvrit, choqué, Pansy Parkinson. D'où venait-elle ? « Potions est vraiment un cours horrible, ne trouves-tu pas ? » Harry sentit quelque chose de mouillé rentrer en contact avec son bras mais il ne s'en inquiéta pas outre mesure. La fille continua. « Après tout, comment savoir faire une Potion de Réconfort va nous aider dans la vie ? » Harry, intérieurement, s'accorda à dire qu'elle avait raison mais il ne valait mieux rien dire de tel avec une Hermione prête à le sermonner dans les parages. Il décida donc de simplement sourire avec incertitude à Pansy et de dégager son bras de son emprise.
Snape leva les yeux de son bureau et les plissa lorsqu'il vit le quatuor peu conventionnel mais ne dit rien. Harry et Hermione se dirigèrent directement vers leurs places habituelles, Blaise et Pansy du côté de Serpentard et attendirent en silence que le cours commence.
Draco fit un clin d'œil à Harry lorsqu'il se glissa dans la classe avec Crabbe et Goyle quelques secondes avant que la cloche ne sonne. Son sourire satisfait s'élargit à la manière prévisible dont le Gryffondor piqua un fard avant de se tourner immédiatement pour parler à Granger. Se laissant élégamment tomber sur le siège libre au côté de Pansy, il se rapprocha d'elle sous couvert d'aller piocher son livre de Potion dans son sac. « C'est fait ? »
Pansy acquiesça, ne s'arrêtant pas une fois de copier les consignes pour la potion qu'ils allaient effectuer ce jour-là. Draco sourit à nouveau, jetant seulement un coup d'œil à Harry avant de se lever pour aller quérir les ingrédients nécessaires pour la potion. Pansy attendit que le fond sonore soit assez élevé pour se lever un peu et se pencher vers Draco. « J'ai frotté la potion contre son bras. » chuchota-t-elle. « Il devrait commencer à ressentir les effets dans … » Elle fut coupée par un fort grognement.
Harry était plié en deux. Son visage était rouge, son corps tremblant et il semblait avoir du mal à se concentrer sur ce qu'il se passait autour de lui. A ce moment-là, Hermione leva la main. « Professeur Snape ? Harry ne se sent pas bien. Pourrais-je l'emmener à l'Infirmerie ? » Snape leva les yeux au ciel et, un rictus mauvais sur le visage, il s'avança vers Harry.
Ce qui se passa ensuite fut la conséquence d'un nombre de hasards extraordinaire – des hasards absolument pas escompté dans les plans des Serpentards.
Lorsque son estomac provoqua un élancement douloureux, Harry tomba à la renverse … directement sur le plan de travail de Ron et de Neville. Ce dernier lâcha la Rose Flasque qu'il était sur le point de trancher, qui tomba exactement sous le chaudron bouillonnant. La Rose Flasque s'enflamma, provoquant une explosion qui renversa le chaudron. Harry bondit en arrière aussi inélégamment que possible après que le liquide brûlant l'ait aspergé. Il cria, se débattant pour enlever ses vêtements … et tomba sur l'étagère contenant divers flacon de potions finies et d'ingrédients liquides.
La classe se figea.
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Son monde était d'un blanc aveuglant.
La lumière était violente, même à travers ses paupières fermées. Harry pouvait entendre l'écho de choses qui venaient de se fracasser, pouvait sentir de petits filets de liquides couler le long de son cou et tremper ses vêtements. Ses muscles lui faisaient mal. Les parties de son corps où le liquide s'était infiltré dans les blessures faîtes par les bouts de verres le brûlaient. Il voulait hurler, pouvait sentir le cri hystérique monter le long de sa gorge. L'expérience lui fit se contracter la mâchoire, ses pensées se focalisant sur cette nécessité de bloquer ce désir violent. Ce n'était pas une bonne idée d'attirer l'attention sur lui.
Il bougea légèrement et monde d'un blanc éclatant se teinta de rouge.
Il préférait le changement, pour être tout à fait honnête. Il savait d'expérience que s'asseoir sans bouger ne ferait qu'augmenter la douleur, alors que bouger un peu aiderait à rendre la souffrance plus supportable. Elle commençait d'ailleurs à s'estomper. Harry prit une grande inspiration, et expira lentement. Il pouvait entendre des gens autour de lui. Des voix inconnues se rapprochant de l'endroit où il était recroquevillé sur lui-même parmi les morceaux de verre éparpillés.
Harry ouvrit les yeux sur un monde étrange. Il fronça les sourcils, levant distraitement la main pour frotter sa cicatrice. Harry se rappelait clairement de l'Oncle Vernon lui hurlant dessus pour quelque chose … ah …. C'était Dudley qui était en faute. Dudley avait piqué une crise parce que Tante Pétunia n'avait plus de gâteau. C'était de la faute de Dudley s'il était là. Quand l'Oncle Vernon lui avait attrapé le bras et l'avait tiré hors de la cuisine, Harry avait été certain qu'il allait être enfermé dans son placard pour la nuit. Il se rappelait de la porte s'ouvrant … puis des choses en verre lui tombant dessus … est-ce que l'Oncle Vernon avait finalement fait le choix de le faire dégager de chez lui pour être un tel monstre ?
Quelqu'un l'avait habillé avec des vêtements qui étaient trop grands pour lui. Plus grands, même, que les vieux habits de Dudley que Tante Pétunia le forçait à porter. On ne voudrait pas les gâcher, après tout. Harry regarda les gens rassemblés devant lui, rentrant ses mains dans les grands vêtements noirs pour enlever les chaussures bien trop grandes ainsi que le pantalon flottant. Il fallait que ses jambes soient libres pour s'assurer qu'il puisse s'échapper. « Bonjour. » émit-il avec nervosité, espérant que les gens seraient distraits par la conversation et ne remarqueraient pas ses mains maladroites s'échinant défaire le fermoir de la robe sur ses épaules.
Un homme s'avança vers lui. Harry le regarda sobrement, notant les longs et fins cheveux noirs et les yeux coléreux. Toutefois, l'homme ne semblait pas méchant. Il semblait choqué et inquiet. Comment Harry le savait, lorsque l'homme, à l'évidence, le fusillait du regard, il n'en avait aucune idée. D'une certaine façon, pourtant, il ne pensait pas que cet homme lui ferait du mal. Pas trop. Et même en colère, remarqua Harry, le visage de l'homme ne devenait pas violet à la façon de celui de l'Oncle Vernon. Mais …
« M. Potter ! » La voix de l'homme était basse et froide, faisant douter Harry de ses impressions initiales sur l'homme. « Qu'est-ce que vous avez encore fait ? » QUOI ? Il n'avait rien fait ! Tout était de la faute de Dudley ! Harry ouvrit la bouche pour protester pour finalement la refermer lorsqu'un grand garçon aux cheveux roux se mit à genoux à ses côtés et lui attrapa le bras. Harry grimaça lorsque ses muscles endoloris protestèrent du traitement qu'ils recevaient.
« Harry ! Tu vas bien, vieux ? »
Harry ne savait pas qui ce garçon était et pour le moment, il s'en fichait. Il était entouré de personnes qu'il ne connaissait pas et ils étaient probablement semblables à sa famille ! Ils étaient seulement plus nombreux. Ce fut trop. C'était déjà assez difficile d'être lancé dans un placard, pas question qu'il reste ici pour voir quel genre de punition ces personnes allaient inventer ! Il se leva, soulagé quand la robe glissa de ses épaules pour tomber au sol. Pendant une seconde, il songea que ses jambes allaient se dérober sous lui mais, serrant les dents et se concentrant pour ne pas que cela arrive, il réussit à rester debout. Il dégagea son bras de l'emprise du roux et recula avec précaution d'un pas. Regardant autour de lui, Harry remarqua un groupe d'adolescents complètement immobile et le regardant avec horreur. Il nota pareillement que l'homme en noir se rapprochait une nouvelle fois.
En deux secondes, il fonça vers la porte, sortit de la salle de classe et traversa le couloir. Il avait besoin de trouver un endroit où se cacher jusqu'à ce qu'il comprenne ce qu'il se passait.
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L'instant où Harry sortit en trombe de la salle, ce fut une pagaille monstre dans la classe.
Snape se tourna vers Hermione et lui ordonna d'aller chercher la carte de Potter. Vince n'était pas sûr qu'une carte puisse trouver Harry mais Snape était le professeur. Ron et Neville hurlèrent le nom d'Harry et se lancèrent à sa poursuite avant que le maître des potions n'ait pu les arrêter. Seamus Finnegan fut sommé d'aller chercher le Directeur, Dean Thomas, de ramener le Professeur McGonagall et Lavande Brown d'aller demander à Mme Pomfresh de préparer une chambre spéciale. Tous les autres eurent pour ordre de dégager d'ici et de retourner à leur Salle Commune où ils devraient écrire une rédaction de quinze pouces sur les façons appropriés et inappropriés d'utiliser une Rose Flasque et sur pourquoi d'idiots Gryffondors ne devraient pas être autorisés à manier des objets pointus ou à s'occuper d'un feu.
Vince se tourna vers Draco qui se tenait debout, la bouche grande ouverte et une expression de choc extrêmement grand sur le visage. « Est-ce l'habilité à se transformer en enfant de cinq ans est un peu comme être un Animagus ? »
Greg parut intéressé par la question. « Ce serait marrant de pouvoir être un enfant quand on le veut. » Vince hocha la tête pour exprimer son accord.
Draco fit volte-face et lança un regard noir à Pansy. « Mais PUTAIN, mais qu'est-ce que tu lui as donné ? » siffla-t-il dangereusement, gardant toutefois sa voix basse pour éviter toute attention inutile. « Comment, par l'enfer, est-il censé nous aidé s'il a CINQ ANS ?! »
Les yeux de Pansy étaient grands ouverts et son visage était pâle. « Je ne lui ai rien donné d'autre que ce dont nous avions décidé de lui donner ! Il était supposé être malade partout mais se sentirait mieux dans la Salle Commune des Serpentards. » Elle commença à se tordre les mains anxieusement tout en regardant les morceaux de verres éparpillés au sol. « La potion a du interagir avec les ingrédients avec lesquels il est entré en contact. »
Draco acquiesça, prenant des profondes respirations pour se calmer. Harry en tant qu'enfant semblait bien trop vulnérable. Des yeux immenses émeraude et des cheveux en bataille. Draco avait voulu le prendre contre lui pour le bercer, ce qui était une chose complètement inacceptable. Il regarda les élèves traînants avant se tourner vers Vince, Greg, Pansy et Blaise. « Nous devons mettre la main sur lui avant que les autres ne le fassent. C'est tout ce qu'il nous reste à faire. »
Acquiesçant, ils se regroupèrent pendant un instant avant de rassembler leurs affaires. Au moment où ils allaient quitter la salle, McGonagall entra en panique dans la pièce, ayant couru si vite que son chignon s'était totalement défait.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé, nom de Dieu ?! »