Disclaimer: L'histoire n'est pas la mienne et est tout droit sortie de l'imagination de bexi21. Je n'en fais que la traduction. Sinon, tout appartient à la merveilleuse Stephenie Meyer.

Remerciements : RioTousse, Mrs Esmee Cullen

Ce ne fut que quelques minutes plus tard que je me rendis compte que le son n'était que mon propre cri déchirant. En ce moment, je ne voulais rien d'autre qu'avoir Edward près de moi. Je voulais qu'il entende mes cris. Je voulais qu'il voie les larmes mouillant mes draps. Parce que c'est ce qu'il m'avait fait. C'est ce que j'étais devenue. Brisée. Désespérée. Et seule.

Chapitre 3 : Perdu

Charlie était assis dans le salon, télécommande à la main. Trois cannettes de bière vides jonchaient le bout de la petite table à côté du canapé. Le scintillement des lumières colorées de la télévision illuminaient l'expression solennelle de son visage. Les rides plissaient son front, lignes flétrissantes qui traçaient le portrait d'un homme vieux, las.

Je fronçai les sourcils, debout sous le couvert de grands pins. L'air était humide, une fine bruine se déposait sur mon visage, mouillant ma peau froide. Je ne pouvais comprendre le comportement de Charlie. Son esprit était vide, si étrangement calme que je ressentis un léger pincement de peur.

Et puis trois petits mots.

Elle me manque.

Le vent ébouriffa brièvement mes cheveux alors que la scène changeait. Je regardais maintenant dans la fenêtre fermée de la chambre de mon amour, accroupi sur une branche qui se tenait juste en dehors de cette partie de la maison. Les lumières étaient éteintes; son lit était fait. Tout d'elle était parti. Les habits, les livres, les photographies … même son odeur n'était plus forte ici maintenant.

Les bouts glacés de mes doigts se pressèrent contre la vitre alors que mon cœur se serrait douloureusement. Comment puis-je avoir jamais attendu d'elle qu'elle reste et m'attende ? Je lui ai dit que je ne la voulais pas. Que je ne l'aimais pas. Et elle m'a cru. Que Dieu me vienne en aide, elle a cru les mensonges que je lui ai racontés trois mois plus tôt.

Je ne pouvais plus supporter le sentiment de solitude, entouré par ma famille tous heureux en couple. Cela faisait mal … de ne pas être avec elle. Physiquement. Chaque pas qui m'éloignait de Bella, chaque kilomètre qui nous séparait de Forks, chaque heure qui passait durant chaque jour sans elle initiait la plus atroce douleur de toutes dans ma poitrine.

Je devais la garder en sécurité. J'étais parti car je savais qu'elle pouvait être mieux sans moi. Qu'elle était mieux que moi.

Peut-être que c'était l'état désillusionnel dans lequel je m'autorisai à tomber lorsque que nous étions partis, mais une part de moi-même espérait qu'elle serait toujours là lorsque je décidai finalement de revenir.

J'étais si follement stupide … pour tout.

Edward, descends de là.

Fronçant les sourcils, je baissai lentement ma main de la vitre, les empreintes de mes doigts laissant la seule preuve de ma présence alors que je me laissai tomber au sol.

- Est-ce que tu vas bien ?

J'acquiesçai légèrement en direction de la voix musicale et dépassai silencieusement ma plus jeune sœur.

Elle me suivit dans les bois entourant la maison des Swan, restant près de moi, surveillant mes moindres mouvements.

- Tu n'as pas à me suivre, Alice.

Elle resta silencieuse, imitant chacun de mes pas jusqu'à ce que nous soyons loin dans le cœur de la forêt. Le silence était écrasant. Je ne pouvais pas le supporter plus longtemps.

- Alice ...

- Edward, commença-t-elle, son regard ambré brillant à travers la noirceur. Pensais-tu vraiment que j'allais te laisser errer par ici seul ?

Le léger pli entre ses sourcils me dit tout ce que j'avais besoin de savoir.

- Tu l'as vu ? Tu savais qu'elle ne serait pas là ?

Mes questions sortirent un peu durement, mais en toute honnêteté, je devais savoir.

Mais Alice tenait bon devant moi. Je pus voir le menu changement dans ses poings alors qu'ils se serraient à ses côtés.

- Tu ne me laissais pas voir son futur lorsque nous étions partis. J'ai été éloignée d'elle depuis si longtemps maintenant, que lorsque nous sommes finalement revenus, je ne pouvais voir son futur qu'en fragments flous. Je suis venue te suivre dès que j'ai su.

Je la regardai, les yeux vides de toute expression, avant que mon visage ne se décompose. Ce n'était pas comme si nous allions simplement partir encore et Dieu seul savait que je ne pouvais plus quitter Forks maintenant. Pas s'il y avait quelque chance qu'elle revienne. Et Carlisle me crucifierait surement s'il avait encore à dire à l'hôpital qu'il s'en allait.

- Où est-elle allée ?, demandais-je doucement, ma voix à peine audible, si bien qu'un humain ne l'aurait jamais entendue.

Alice soupira et s'approcha de moi, touchant légèrement mon épaule en guise de réconfort.

- Elle est à Jacksonville avec Renée et Phil.

Alors elle suivit mon conseil et partit vivre avec sa mère après tout. J'acquiesçai solennellement, ressentant encore cette étrange douleur dans ma poitrine.

- Est-ce qu'elle va bien ?

Je ne pouvais croiser son regard, pas après tout ce que j'avais fait traverser à ma famille. Cela semblait presque dérisoire qu'elle m'autorise même à poser ces questions. Je n'avais plus le droit de savoir maintenant. Il m'avait été enlevé le jour où j'avais brisé le cœur de mon amour.

Les minuscules doigts d'Alice se glissèrent sous mon menton, relevant ma tête jusqu'à ce que je me décide finalement à rencontrer son regard. Elle souri tristement, laissant tomber sa main sur mon épaule. Je pouvais sentir les caresses réconfortantes qu'elle faisait avec son pouce, mais cela n'a guère aidé à atténuer ma souffrance.

- Je pense qu'un jour elle le sera.

Sa voix était faible tandis qu'elle parlait, ses yeux maintenant le moindre soupçon de malaise.

- En ce moment, je ne peux pas voir beaucoup de son avenir, mais ce que je vois, ce sont des nuits agitées et une vie terne, routinière. Elle s'est en quelque sorte enfermée dans une petite bulle pour se sentir en sécurité jusqu'à ce qu'elle puisse t'oublier. Je n'ai que des morceaux, mais j'ai espoir qu'elle s'en sorte, Edward. Nous savons tous les deux que Bella est forte.

J'hochai la tête, laissant mon regard dériver vers le sol.

- Je crois que je vais simplement me balader seul ce soir. Je te verrai à la maison plus tard.

Mon esprit était dans un état second. Je remarquai à peine les arbres qui défilaient, ni le léger chatouillis des feuilles qui me frôlaient le visage. Alors que je voyageais dans l'obscurité, il n'y avait rien. Seulement moi et l'éclat de la lune.

Le léger bruit du clapotis de l'eau assailli mon esprit. J'étais maintenant plus près de notre maison, mais je ne ressentais toujours pas le désir d'y retourner et de rencontrer les visages tristes de ma famille. J'avais besoin de me libérer de la douleur que je ressentais. J'avais besoin d'oublier Bella Swan … seulement pour un moment.

C'est à ce moment que je sentis l'odeur d'un petit troupeau de cerfs qui se tenaient à quelques pieds de là. Le rythme accéléré de mes pas s'est vite transformé en grandes enjambées et puis dans la course silencieuse que seul un prédateur tel que moi pouvait atteindre. Oui. Voilà le monstre, qui venait finalement d'être libéré. Je restai caché, dissimulé sous les ombres, alors que je poursuivais le petit troupeau, les regardant manger dans un bonheur paisible. C'était grisant, ce sentiment d'être capable de libérer mes frustrations de cette façon. Comme je m'approchais plus près, tenant ma proie, le sang qui coulait dans leurs veines était presque visible à mon regard. Je sentis le venin abonder dans ma bouche. Je sentis la noirceur se déployer dans mes yeux, remplissant chaque ligne fauve des deux iris. Je savourai l'énergie qui crépitait dans mes veines, attisant ma faim et ma soif.

Lentement, je m'accroupis, mes lèvres se soulevant sur mes dents. Voilà ce que j'étais. Un horrible monstre qui devrait ressentir tout sauf l'amour.

Un grondement résonnant s'échappa de mes lèvres, surprenant le cerf. Leurs oreilles se dressèrent haut dans les airs, leurs cous s'allongèrent. Mes yeux se fixèrent sur ce point et bien vite ils s'enfuirent, soulevant la poussière derrière eux.

Je bondis en avant, courant à leurs talons, me faufilant autour des arbres alors que je tentai de les piéger par le côté. Il aurait été trop facile d'en attraper un. J'avais besoin de ressentir la douleur et le désespoir. J'avais besoin que ce tourment dure juste un peu plus longtemps, si ce n'est que pour m'infliger cette torture pour ce que j'avais fait à Bella. Je secouai la tête, mon grondement se perdant dans la nuit alors que je sautai au dessus d'un tronc. Je n'allais pas penser à elle maintenant. Ce n'était pas bien. Ces pensées, je ne les méritais plus.

Un nouveau parfum.

Celui-ci me frappa comme si j'avais fracassé un mur de briques, m'amenant à m'arrêter alors que la saleté giclait autour de moi. Il n'y avait que peu d'odeurs qui auraient pu m'arracher à la chasse.

Celle d'un autre vampire en faisait partie.

Des images de foudre et de nuages orageux entrèrent dans mon esprit. Bientôt, tout ce que je vis devint houleux. Une balle de baseball. L'herbe verte. Pieds mus. Notre famille debout dans la clairière. Des casquettes. Des cheveux bruns. Bella.

Je restai là, mes yeux noirs fouillant la forêt frénétiquement. Je n'avais plus le besoin de chasser maintenant, mais bien de tuer. Cette flambée de rage bouillait dans mes veines, et une forte envie d'arracher la chair hors des os fit trembler mes mains involontairement.

Et je le vis. Un éclair rouge.

Immédiatement, je décollai à nouveau, coursant entre les arbres pour rattraper mon ennemie. Oui, elle était mon ennemie.

- Pourquoi cours-tu, Victoria ?, hélai-je, à quelques pieds d'elle maintenant. Ne veux-tu pas confronter celui qui a fait tuer ta sangsue bien aimée ?

Un grondement féroce fit écho dans les airs. Je bondis facilement hors du chemin lorsqu'une branche d'arbre s'envola vers ma tête. Elle continua à courir.

Et je continuai à la poursuivre. La coincer n'étais pas aussi facile que ce que je pensais, mais rapidement je m'étais élancé devant elle, la plaquant au sol. Le son d'un boulet de canon mis à feu fit écho dans les bois lorsque nos corps s'échouèrent dans la boue. Elle me repoussa hors d'elle facilement, adoptant une position d'attaque.

Je copiai sa position alors que nous émettions tous deux des sifflements méprisants.

- Pourquoi es-tu ici?, grondai-je

Elle ricana, ses yeux noircissant encore plus.

- Pourquoi ne vas-tu pas demander à ta famille ?

Un sourire sournois s'étira sur ses lèvres. Elle se redressa lentement, en relaxant son corps minutieusement.

- C'est si dommage que ton humaine ne soit pas là. J'aurais adoré la revoir.

Je m'avançai, prêt à enrouler ma main au tour de sa gorge alors que je sifflai dangereusement.

Elle ne fit que glousser. Imagine ce que les Volturi feraient si tu me blessais.

Cela me fit arrêter tout mouvement. La confusion m'envahit et je fronçai les sourcils. Elle saisit cette occasion à son avantage et s'enfuit, mais pas avant de m'avoir fait un clin d'œil tout en partant.

Je ne la suivis pas. Je courus plutôt à notre maison, une peur étrange m'envahissant. Ce sentiment se calma légèrement lorsque Carlisle entra dans ma vue, debout sur le porche, attendant.

- Carlisle, que se passe-t-il?, questionnai-je, arrêtant facilement ma course devant lui. Je viens tout juste de voir Victoria dans les bois.

- Oui …, soupira-t-il.

Ce fut à ce moment que je remarquai une petite enveloppe dans ses mains.

- J'ai bien peur qu'elle travaille pour les Volturi. Elle nous a apporté cette lettre.

Ses paroles m'ont presque reversé. Et soudainement, un lien s'était formé entre cette nouvelle et ce dont Victoria m'avait informé.

- Pourquoi la feraient-ils travailler pour eux? Même en tant qu'un messager? Elle n'a pas de pouvoir spécial et par conséquent aucune utilité pour Aro.

Carlisle regarda vers la rivière pensivement, pinçant les lèvres.

- C'est une question à laquelle j'aimerais bien avoir une réponse moi-même.

Il me dit ses pensées tout haut comme s'il cherchait à rendre son idée plus claire.

Une image d'écriture soignée s'introduit dans mon esprit – mots aléatoires de la lettre qu'il tenait dans ses mains. Il se tourna alors vers moi, ses yeux sérieux.

- Il semble que nous soyons demandés à Volterra.

Je suis tellement désoléééééééééééée ! Ce chapitre m'a pris une éternité à traduire. Finalement, la traduction, ce n'est pas aussi facile que ce que je croyais. Mais je vous promets que je fais du mieux que je peux ! En plus, avec l'aide de ma co-traductrice, ça devrait aller un peu plus vite à partir de maintenant.

Laissez une review après votre lecture s'il vous plaît ! Ça me fait plaisir de savoir que vous avez simplement lu l'histoire, même si vous n'avez pas aimé. Ça me motive aussi à continuer !

À bientôt j'espère!

Gaabrielle