Note : Fic écrite en utilisant les cinq mots suivants : plume, monde, misanthrope, cascade, silence & extra-terrestre. Yep ça fait six mais le dernier est un bonus
Note 2 : …Je crois que lire les comics de Hawkeye m'a inspiré ça. Même si c'est sur le Clint du film (bien qu'il soit sourd).
Note 3 : … Pietro est vivant, je sais pas quand cette fic se passe (après Civil War de sûr), tout ça tout ça.
Note 4 : Cette fic est le début d'un recueil de fics que je peux écrire sur Hawkeye comme j'l'adore !
- Et flûte.
Il savait qu'il était sans cesse écouté par ce que pouvait dire Steve, alors il avait été poli.
Clint était comme ça : il n'avait pas de supers pouvoirs, alors il… Il quoi ? Respectait les règles malgré tout ? Léger comme une plume, malgré son poids d'humain, il fonça en direction d'une cible qui s'éloignait, et tira une flèche.
Et même s'il sauta comme pour s'envoler loin du monde, et que le mouvement aurait pu le faire rater, il visa juste.
Il visait toujours juste.
Peut-être que lui aussi avait des supers pouvoirs. Celui de toujours bien viser. Ca le fit un peu sourire. Mais il savait que sourire n'aiderait pas au combat.
Le monde était envahi par des sortes d'aliens dégueulasses, et c'était aux Avengers de le régler. Comme la fois où d'autres aliens dégueulasses étaient déjà apparus sur Terre.
Sauf que cette fois ce n'était pas à cause de Loki. Juste d'un foutu misanthrope venu d'une autre planète, pas capable de respecter la Terre.
Clint n'avait pas trop réfléchi à ce qu'il s'était passé.
Il jouait encore au golf, quand il avait été convoqué non pas juste par Steve, mais bien par Steve et Tony. Il fallait croire que leur couple s'était rabiboché un brin depuis la dernière fois.
Après une cascade de flèches, il se reposa au sol, alors qu'un boum surgit non loin de lui. Un instant il fut heureux d'avoir des problèmes auditif. Au moins, il supportait moins les bruits qui tournaient autour d'eux. C'était mieux pour se concentrer.
Fonçant parmi les débris, il courrait aussi vite que possible, mais sentait bien que son propre pouvoir commençait à avoir ses limites.
Viser bien, oui, mais avec quoi ?
Il sentit la dernière flèche de son carquois, disparaître dans ses mains pour s'envoler, et soupira de lassitude. L'habitude blasée de ne plus avoir d'arme.
Pour occuper son regard, autour de lui, Clint perçu des cibles qui n'étaient pas des cibles, plus des amis à observer, des morveux à guetter, et une chose verte énorme qui bourrinait autant que possible au côté d'une fourmi géante en costume.
Oh, pardon, il voulait dire, Hulk et Ant-Man.
Clint était quoi à côté ? Il parlait à peine, on lui volait toutes les bonnes répliques, et il était juste bon à servir de babysitter.
Soudain, il sentit le choc. Un des débris l'avait atteint à force qu'il se morfonde sans bouger.
Il n'entendit alors plus que le silence.
Le silence et la douleur, qui lui traversa tout le corps sans prévenir. La douleur, l'asphyxie, le noir et le silence. Il se retrouvait avec les Quatre Cavaliers de sa propre Apocalypse, et il ne savait pas quoi en penser.
Ou plutôt si.
Son aide auditive était sûrement cassée d'où le silence. Et avant de mourir sans pouvoir respirer, il aurait bien aimé une tasse de café.
Une dernière. Aussi noire que sa vision.
En parlant de Vision…
- Dépêche-toi, Vision, s'il te plait ! Aide-moi !
La voix de la gamine. Cette foutue gamine pas douée pour se contrôler elle-même, mais plus douée qu'elle ne le pensait pour contrôler ce qu'elle avait en elle.
Clint eut un bref sourire qui lui tordit les côtes. Il devait en avoir un joli nombre de cassées.
Et son appareil auditif n'était pas si défectueux. Même si la voix lui avait semblé venir de très loin.
Il sentit le rocher se soulever. Il aurait finalement sa tasse de café.
Il sentit aussi une tornade l'emporter. Pietro n'était pas bien gracieux, mais il avait fait vite pour retirer l'archer de dessous le rocher.
- Ce crétin d'extra-terrestre n'aura pas ta peau, crois-moi, le vieux !
Clint se laissa sourire.
Puis, alors que Pietro le déposait dans un endroit sûr, il sentit le noir, le silence et la douleur l'envahir.
Mais ça semblait logique quand on savait qu'il venait de s'évanouir.
Quand il rouvrit les yeux, il était couvert de bandages. Mais il avait survécu. Parce qu'à défaut de manquer de flèches dans le carquois, il avait fait ce que personne n'aurait pu faire : gagner l'affection de deux morveux bizarres et plus attachants qu'ils ne le paraissaient.
Et ça lui avait sauvé la vie.
Fin.