Série : Vision d'Escaflowne

Auteur : Lyrashin, la Mort incarnée

Genre : Suite de la série parce que la fin me plaisait pas, nouveau perso, Van va passer pour un salaud et pour une fois Hitomi ne sera pas courge ! Avis aux fans du couple Van/Hitomi : Pour une fois je ne ferai pas ce couple fétiche, j'ai eu envie de changer un peu...

Disclamer : Les persos sont pas à moi mais Lyra si ! Et que personne n'essaye de me la piquer sans ma permission ou ça va barder ! Bégon et Kenan aussi, mais eux, je m'en fiche !

Pour répondre à Onna Heera, la date de parution des chapitres de cette fic est totalement aléatoire ! Le prochain chapitre peut tout aussi bien arriver dans deux semaines que dans six mois. . . Tout va dépendre de mon inspiration du moment, de mon emploi du temps et de mes autres fics en cours ! Quant à ce qui va se produire pour les personnages. . .Tu vas le découvrir au fur et à mesure !

Merci pour vos reviews, elles m'ont vraiment fait plaisir ! Merci aussi à ceux qui m'ont envoyé des mails ! J'espère que ce chapitre vous plaira !

Nouvelle ère, Autre destinée

Chapitre 6 : Une rencontre fracassante

** Trois ans plus tard **

Le prince Cid bailla une nouvelle fois, fixant les nuages qui défilaient sous le vaisseau. Depuis deux heures déjà il devait supporter l'incessant bavardage de ses conseillers, à son plus grand ennui. . . Soupirant une nouvelle fois à fendre l'âme, il ramena un mèche de ses cheveux, fraîchement coupés au niveau des épaules, derrière son oreille. . . Etre Duc de Flid était une lourde responsabilité, encore plus lorsque le souverain en question n'était âgé que de quatorze ans, mais parfois ça en devenait réellement harassant. . . Et puis, était ce vraiment nécessaire de se rendre à cette fameuse cérémonie à Fortuna ?! Il avait suffisamment de problèmes avec la politique des pays frontaliers pour devoir en plus se préoccuper de la religion nationale !!!

Mais bon, les Moines-Guerriers avaient toujours été d'un grand soutien pour le royaume, alors il pouvait bien faire un effort et assister à leur célébration spéciale en l'honneur de Gaïa, non ? Bien qu'il trouve que vouer un culte à la soit-disant réincarnation de la planète était d'une stupidité effarante. . . Lui, septique ?! NAAAAANNNNN !!!!

Sérieusement, comment Gaïa aurait-elle seulement pu avoir une âme ?! Et, même si c'était le cas, comment aurait-on réussi à la trouver et la ramener à Fortuna ? Toute cette histoire n'était qu'un ramassis de foutaises. . . Cette prétendue réincarnation ne devait sans doute être qu'une danseuse, légèrement droguée, qui avait du être choisie parmi celles qui se présentaient au temple. . .

Son conseiller, et confident depuis la mort de Placto, se pencha vers lui :

_ Majesté, nous allons bientôt accoster. Il serait temps de vous préparer pour rendre visite au Grand Prêtre Bégon.

-J'arrive Kenan, j'arrive !

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Finalement, il avait eu raison de tenir tête à ses ministres : cette promenade dans les rues de la ville ne pouvait que lui faire le plus grand bien. Il se souvenait de ses premières impressions lorsqu'il avait aperçu les temples de Fortuna pendant un voyage avec son père : le sentiment d'être écrasé par des bâtiments d'une taille colossale, entièrement recouverts de marbre blanc, n'avait toujours pas disparu. . .

Mais, à présent, il se rendait compte que la cité ne se réduisait pas qu'aux églises. Il y avait bien quelques animations – oh, rien de comparable avec celles de Pallas ! – telles qu'un jongleur, ou un cracheur de feu, au coin des ruelles, quoique la plus attractive reste le marché. Des gens, vêtus de toutes les couleurs, discutaient gaiement devant les différents étalages des marchands qui s'évertuaient à crier plus fort les uns que les autres pour attirer le plus de monde possible. . . Cela semblait assez amusant !

_ ATTENTION, ATTRAPEZ LES !!! AU VOLEUR !!!!

Cid fut stupéfait en voyant deux personnes, une fille-chat et une adolescente, courir, à toute vitesse, dans sa direction, poursuivies par un gros marchand qui hurlait à qui voulait l'entendre de se saisir des deux voleuses. . . Des soldats se précipitèrent sur les jeunes chapardeuses, un sourire aux lèvres, certains de recevoir une récompense ou une prime pour cette capture facile. . .

Le prince eut juste le temps d'apercevoir un signe de tête de l'humaine avant que la chatte ne prenne son élan pour sauter par dessus les mercenaires, les déstabilisant suffisamment pour que sa camarade se glisse derrière eux en se faufilant le long d'un mur. L'un des hommes parut se reprendre et réussit à l'agripper par la cheville, mais la gamine dégaina une dague dont ne sait où pour la lui planter dans le bras. Le soldat hurla et la lâcha immédiatement. Aussitôt, les deux compagnes reprirent leur course effrénée, laissant sur place un attroupement qui n'avait rien comprit à ce qui venait de se passer !

Lorsqu'elles furent assez près, le Duc de Flid put enfin les détailler – plutôt rapidement, c'est un fait – et se rendit compte qu'elles portaient presque la même tenue : un pantalon de couleur claire sous une tunique ocre/beige à laquelle était attachée une sacoche contenant, vraisemblablement, leur butin. La créature féline était visiblement la plus jeune s'il en jugeait par son visage enfantin. . . Pas plus de huit ans. . . Elle avait des cheveux sombres, quasi noirs avec des reflets bleutés, attachés dans son dos dans une queue de cheval très courte. . . Elle semblait bien connaître son ''travail'' à la vue de son attitude avec les gardes, mais la façon dont elle riait à présent en se moquant de leurs poursuivants laissait supposer qu'elle n'avait rien perdu de son innocence. . .

La deuxième voleuse paraissait un peu plus âgée. . . Dix ou douze ans environ. . . Ses longs cheveux roux flottaient librement dans son dos à l'exception de quatre petites tresses dont deux lui revenaient sur le front. . . Ses propres gardes du corps se décidèrent à entrer en action en voyant les cleptomanes s'approcher trop dangereusement de leur souverain.

Malheureusement pour eux, ils n'avaient pas prévu la tactique des jeunes filles : l'humaine décrocha son sac de sa ceinture en un clin d'œil et elle le jeta à sa coéquipière qui s'en saisit en grimpant sur le toit d'une maison. Puis, elle sauta ** littéralement ** au dessus de ses assaillants pour atterrir. . . sur Cid !

Le prince, étalé sur le sol en terre battue, n'avait même pas eu le temps de réagir : il avait juste aperçu quelque chose lui foncer dessus avant de recevoir un poids dans les bras et de tomber par terre sous le choc, son fardeau sur lui. Une barrière de longs cheveux sembla le couper de la réalité et il croisa le regard de l'adolescente. . . Une main se posa sur son torse, se frayant un rapide chemin sous ses vêtements, et y prit appui pour se relever sans qu'il ne fasse le moindre geste pour la retenir. La voleuse esquissa un sourire avant de prendre la fuite, un médaillon relié à une fine chaîne d'or serré dans son poing. . . Réflexe professionnel. . .

Le Duc de Flid fut remit sur pied par Kenan qui s'assura, par une inspection minutieuse, que le garçon n'avait subit aucun préjudice, tout en lui posant une foule de questions auxquelles le jeune homme restait sans réponse. Dans son esprit, il ne voyait qu'une seule image : celle d'une prunelle étonnée, à l'éclat malicieux et taquin, dont l'iris avait une couleur rare et précieuse. . . Doré. . .

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** Appartements du prince Cid, 2 H plus tard **

Alors ça, il n'en revenait pas ! Comment avait-elle osé s'en prendre à LUI ?! Comment avait-elle pu réussir à dérober SON collier ?! Celui que lui avait offert sa mère pour sa naissance en plus !

Cela faisait bientôt trois quarts d'heure que l'adolescent tournait en rond comme un tigre dans sa cage, faisant les cent pas, ruminant et grognant tout ce qu'il savait contre celle qui l'avait détroussé. . . Ses domestiques commençaient très sérieusement à s'inquiéter pour la santé mentale de leur souverain : depuis son retour, il avait juste revêtu son costume de cérémonie et il s'était muré dans le silence.

_ Majesté, le grand prêtre Bégon vous attend.

Le prince soupira, ennuyé de toute cette histoire. Vivement que cette fichue fête soit terminée pour qu'il puisse faire rechercher ces voleuses !

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Durant le repas et toute la visite du temple, le garçon répondit froidement aux questions du dernier disciple de Placto, tout en restant néanmoins dans les limites de la politesse. . . Il ne manquerait plus qu'il provoque le courroux de l'Eglise !

_ Et voici enfin la salle de rituel. Si vous voulez bien aller vous asseoir à votre place, votre Altesse, nous pourrons bientôt commencer.

Cid se dirigea vers son siège de mauvaise grâce, rechignant encore et encore sur le fait qu'il soit obligé d'assister à cette stupide cérémonie qui lui faisait perdre son temps. . . Des moines entrèrent peu à peu dans la pièce et se mirent à genoux sur le sol, en posture de prière. Lorsqu'il se retourna, le jeune prince s'aperçut qu'il n'était pas le seul noble dans le public : certains diplomates d'Astria, de Barzam et même de Sylfraë étaient également présents. Décidément, la religion de Fortuna était nettement plus importante que ce qu'il croyait !

Les quelques conversations se turent soudain quand une étrange fumée envahit la salle. La lumière baissa doucement, laissant baigner les spectateurs dans une atmosphère lourde et mystérieuse à la fois. Une musique composée de battements de tambour réguliers se fit entendre, suivie par d'autres instruments qui jouèrent une dizaine de minutes en contrepoint total avec le premier rythme. Ces deux mélodies ne semblaient absolument pas en accord, subissant sans cesse des variations de tempo ou des modulations des tambours qui imitaient à merveille le grondement d'un coup de tonnerre. . . Au bout d'un moment, cette musique suscitait un sentiment d'attente, voire même une légère anxiété, et, soudain, tout bruit cessa, laissant planer un silence inquiétant sur l'assemblée. Une petite voix brisa alors ce calme presque surnaturel : « Ne aishitara daremo ga Korunna kodoku ni naru no? Ne kurayami yori mo fukai kurushimi Dakishimeteru no? Nani mo ka mo ga futari kagayaku tame Kitto. . . » Cid regarda partout dans la salle, essayant de déterminer d'où pouvait bien provenir le chant, chose quasiment impossible à cause de la résonance de la pièce. Une lumière au cœur de la fumée attira alors son attention : la lueur semblait émaner d'une statue atlante. Oh, ce n'était pas l'une de ces gigantesques sculptures qui ornaient la façade du temple, non ! Il s'agissait d'une simple statuette de la taille d'un humain, dont les vêtements étaient faits de marbre blanc, qui représentait une très jeune femme au visage triste et à la coiffure plus que complexe. . . « Kimi wo Kimi wo aishiteru Kokoro de mitsumete iru Kimi wo Kimi wo shinjiteru Samui yoru mo » La statue esquissa alors un mouvement, faisant sursauter la foule. Doucement, les yeux s'entrouvrirent, dévoilant une couleur inimaginable, tandis que la chanson continuait à s'échapper des lèvres de la figurine qui bougeaient de façon quasi hypnotique. Cid se sentit étrangement petit et faible devant l'apparition : tandis que la fille/statue se dirigeait vers l'autel, la vraie statue restait à sa place. . . et elle lui ressemblait trait pour trait, à l'exception des ailes. Il avait beau se raisonner en s'affirmant qu'il s'agissait sans doute d'un subterfuge des prêtres, il savait que toutes les sculptures de Fortuna dataient de l'époque lointaine où le royaume avait été fondé. . . Et que certaines étaient encore plus anciennes. . . Le visage de la jeune fille était trop similaire pour que ce soit une ruse. « Ne koi shite mo dare ni mo itsuka Owari ga kuru no? Ne aozora yori mo sunda Tokimeki suteteshimau no? Kisetsu kawaru no kaze Michi wo hashiru zutto[1] » Lentement, l'incarnation de la déesse se saisit d'un couteau sacrificiel et s'entailla le bras, laissant couler quelques gouttes d'un sang rouge carmin dans un bol en nacre que vint cérémonieusement récupérer un moine très haut placé dans la hiérarchie. Un frémissement d'excitation parcourut les spectateurs qui attendaient la suite des évènements. Des prêtres mélangèrent au sang quelques herbes et plantes, dont le prince ne voulait rien savoir, avant de distribuer le breuvage aux quelques initiés de leur culte[2]. Le garçon serra les poings : il trouvait ce genre de pratique absolument barbare et rétrograde, mais, bon. . . Le peuple aimait cela, alors personne n'aurait eu l'idée d'interdire ces rites. Sans même le vouloir, le jeune homme détourna la tête de la scène, croisant le regard dégoutté de la fille/statue. . . De toute évidence, elle non plus n'appréciait guère ce genre de scène. . . Un sourire naquit sur les lèvres du Duc de Flid : finalement, peut-être qu'elle n'avait pas seulement été choisie pour sa beauté – il ne pouvait le nier, elle était vraiment jolie avec ses longs cheveux torsadés et ses yeux dorés à peine soulignés par un discret maquillage. . . Elle devait être juste un peu plus jeune que lui, mais ses nombreux bijoux, ainsi que sa robe blanche, cintrée à la taille, laissait deviner ses futures formes et la faisait paraître plus âgée. . . Une minute. . . DORES ?! Visiblement sa stupéfaction se peignit sur son visage puisqu'elle camoufla difficilement un éclat de rire. Elle sourit lui à son tour d'un air taquin, avant de se retourner pour suivre une femme aux yeux verts étincelants, portant la tenue des grandes prêtresses du temps. L'adulte posa une main sur l'épaule de la jeune fille avant de la guider hors de la pièce sous l'œil protecteur d'une femme-chat aux cheveux roses qui devait sans doute être leur garde du corps d'après les nombreuses épées qu'elle avait sur elle. Stupéfait, Cid resta totalement bouche-bée, trop perdu dans le déluge de questions qui envahissait son esprit pour écouter, même d'une oreille discrète, les discours des moines pour leurs fidèles. . .

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Lorsqu'il rentra dans ses appartements, le prince secoua la tête : il était venu à Fortuna simplement pour des questions de diplomatie et il se retrouvait plongé en plein mystère. . . Cette fille était une énigme vivante !

Jetant sa veste et ses chaussures à l'autre bout de la chambre, le garçon s'affala sur son lit en essayant de chasser la migraine qu'il sentait poindre. Son crane cogna un objet métallique et il se tendis la main pour l'attraper. Ses doigts touchèrent une chaîne qu'il s'empressa d'attirer à lui pour découvrir. . . Son médaillon ?!

Cid se releva d'un coup : mais qu'est ce que son collier faisait ici ? Comment avait-il pu arriver là ?! Un courant d'air capta soudain son attention depuis quand ses servantes laissaient-elles la fenêtre de sa baie vitrée ouverte ?

Courant presque, il se précipita sur le balcon, écartant rapidement le rideau qui entravait le passage. Sur le toit de la maison d'en face, une silhouette se dessinait dans le noir de la nuit, prête à s'enfuir. . .

_ATTENDS !!!!

La fugitive se retourna, ses longs cheveux roux virevoltant dans le vent de la soirée. . . Il devina un sourire sur ses lèvres. . . Ses vêtements n'étaient pas les mêmes que dans la matinée : elle portait une combinaison noire moulante qui lui permettait, sans doute, de se glisser plus facilement entre les ombres. . .

Le cœur battant, Cid la fixa. Combien de temps ? Il n'aurait su le dire, mais il avait l'impression que cela avait duré toute une vie. . . Elle lui souriait et c'était vraiment tout ce qui importait à présent. . . Il ne voulait pas qu'elle s'en aille. . .

_MAJESTE !!!!

La jeune fille lui fit un signe d'au revoir de la main avant de lui envoyer un baiser, puis elle disparut dans les ténèbres, sautant gracieusement de toits en toits avec toute la grâce féline des hommes-chats.

Au cri du Duc, les gardes s'étaient précipités dans la pièce, craignant pour la sécurité de leur souverain. Le conseiller le plus proche du monarque les avait suivi et dévisageait à présent leur jeune maître. Le garçon serrait de toutes ses forces son médaillon dans son poing et paraissait légèrement troublé.

_ Kenan, nous ne partons plus.

L'homme ouvrit de grands yeux : le prince avait pourtant ordonné le matin même de se tenir prêt au départ puisqu'il souhaitait retourner à Flid le plus tôt possible.

_ Je. . .Je vous demande pardon votre Majesté ?

Le regard glacial d'un bleu acier du jeune homme se plongea dans le sien tandis que son propriétaire répétait d'une voix tranquille :

_ Nous restons à Fortuna. Et ce, pour une durée indéterminée.

A suivre

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Et voilà, encore un chapitre de fini !

Alors, qui a compris qui est qui ? (Pour ceux qui me le demandent, on ne verra Folken que dans le prochain chapitre.) Des commentaires, des questions ?

Vous savez ce qu'il vous reste à faire : Review, SVP !!!!

[1] Pour ceux qui l'ignorent, cette chanson est celle du générique de l'animé !

[2] Ne voyez là rien de répugnant ou quoi que ce soit : qu'est ce que vous croyez qu'il fait à la messe le curé quand il boit le vin en disant ''ceci est le sang du Christ '' ?

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Alors, qui commence à envisager un nouvel aspect de la religion Chrétienne ?