Note : Merci pour les Reviews, les vues, les follows et favorites. Je suis en pleine révision, mais voir que certaines personnes passent encore voir s'il y a une update me donne envie d'écrire, c'est incroyable. Je préviens, par contre. Ce chapitre est plus sérieux que les précédents, plus sombre aussi. Je crois. Plus long ( Le double du deuxième chapitre. Ça, c'est pour me faire pardonner l'attente !)

Néanmoins, je ne désespère pas de faire de la romance avec Oga et Furuichi ! J'y arriverais, hein. Seulement, Rome ne s'est pas construite en un jour et leur relation non plus. Je veux y aller doucement, gentiment. Petit à petit. Il me fallait un élément déclencheur pour Furuichi, qu'il comprenne que « non, y'a pas que les filles ». Voici donc l'arrivée de Miki ! J'ai bien peur qu'il ne soit grandement OOC. Mais c'est expliqué pourquoi. :) Sinon les Points de vue (Pov) s'enchaînent. Je les ai écrit, pour que vous vous y retrouviez plus facilement, ce n'est pas évident, mais j'espère que ça ira quand même.

Au passage, merci à ma beta-testeuse (?) Vagabonde, qui m'a gentiment corriger mes horribles fautes. Gloire à elle !

Bonne lecture !


« Quand la jalousie te prend, tu peux toujours essayer de fuir. Mais n'oublie pas que c'est trop tard : tu as perdu, tu es perdu.» Y.


Rivalité

Pov Miki

- Miki, qu'est-ce que tu fais ?

Une voix, celle de son ami; qui le fascinait. Un ton, celui qu'il arborait; qui le rongeait. Un sentiment, celui qu'il ressentait; qui le faisait douter. Et cette phrase, qui résonnait à ses oreilles comme une affirmation déguisée, qui criait « Comment oses-tu ?! ». Elle l'était, d'ailleurs; et c'était ça qui réveillait en lui des pulsions incontrôlées. De la peur, de l'angoisse ? Jamais. Il était calme, en apparence. Il savait ce qu'il faisait, croyait-il.


Pov Furuichi

Jamais Furuichi n'avait eu peur de Miki. C'était son ami, malgré tout et envers tout. Il ne pouvait pas lui en vouloir – peut-être un peu de les avoir quittés, mais personne n'était un saint. L'argenté encore moins. Côtoyer des voyous n'avait pas que de bons côtés et si le jeune homme passait pour un ange perdu, au milieu de toute cette masse de sauvages, cette impression s'accentuant quand il était près de l'Ogre Déchaîné, il n'en était pas moins l'un des leurs. Toujours est-il que rarement il n'avait éprouvé un sentiment négatif vis-à-vis de Miki. Mais là, tout de suite, dans l'instant, y'avait quelque chose qui n'allait pas chez lui. Peut-être était-ce ses yeux qui brillaient d'une lueur malsaine. Ou son sourire, tordu.

Furuichi sentait la froideur du mur dans son dos et la chaleur du corps devant lui. Le brun lui faisait face, sans broncher. Le lycéen se demandait ce qu'il faisait là, dans ce couloir sombre, aux prises avec son ami ténébreux. Il ne comprenait rien à ce qui arrivait, car tout s'enchaînait trop vite, trop brusquement. Mais une chose était sûre : Y'avait comme un hic, dans l'équation.


Pov Miki

S'il passait moins de temps à penser aux filles, il l'aurait vu depuis longtemps. Vu le regard qu'on portait sur ses frêles épaules ou encore il aurait compris la possessivité d'Oga. Ou bien même ses sentiments, à lui, Miki. Furuichi était décidément trop naïf pour son propre bonheur.

Miki savait, au fond de lui que le démon d'Ishiyama – Oga – était son ami, peut-être même « son mentor » d'une certaine façon. Sa relation avec lui n'était jamais simple, remplie de non-dits. Il aimait le suivre de loin, marcher sur ses pas. Mais ce que Miki aimait par-dessus tout, C'était avant… C'était quand, tous les trois, ils se retrouvaient, marchant dans la neige d'un soir de février. Alors, tout disparaissait, tout s'envolait. Les soucis, les murmures, les rires des autres. Ne subsistait que leur camaraderie, les blagues de l'un, les sourires de l'autre et la face renfrogné d'un troisième.

Tandis qu'un jour, Miki avait compris, avant tous, qu'il y avait toujours eu quelque chose de bizarre avec eux. Quand, près de lui, ils étaient ensemble, y'avait un truc dans l'air. C'était pas possible, c'était lequel bon sang ? Lequel des deux, qui d'Oga ou de Furuichi, avait osé lui prendre son putain de cœur ? Ça faisait mal. Comme une blessure, une meurtrissure au fond de lui. Il n'avait pas le droit d'aimer, encore moins un homme. Il était perdu, entre sa raison, son instinct et cette société qui l'avait formé. Formaté, même. Autant dire que le contexte pour la « prétendue » trahison d'Oga était très mal tombée. Ça l'avait vanné. L'avait déchiré. L'avait détruit.

Il s'était juré de se venger; car le jeune homme aux cicatrices sur les joues avait longtemps cru que c'était lui, Oga, celui qui l'avait dérobé. Celui qui avait pris son cœur sans remords, qui avait joué avec et qui l'avait bousillé. Étendu sur le sol, dans l'herbe, Miki se jurait de se venger. C'était toujours comme ça.

Dès qu'il était plongé dans ses pensées, le soir, souvent devant le soleil qui se couchait, il se promettait de ne plus laisser personne briser de nouveau son être. Et de faire payer au garçon qui l'avait tâché. Même si c'était faux, tout ça. Rien n'était vrai. Son cœur n'était pas à ce vaurien-ci, mais à un autre. Seulement, quelques fois, on ne s'aperçoit pas de choses simples. Alors Miki ne comprit pas et Miki haït.

Et le temps était passé, jusqu'à leur nouvelle rencontre. Ça avait été explosif, ça avait été intense. La vérité avait transcendé toute peur et s'était dévoilée.

Le temps s'écoule et le silence se brise. Et les non-dits s'ébruitent... Et les non-dits s'ébruitent.. Les non-dits s'ébruitent.

Oga n'avait rien fait de mal, au fond. Il était juste idiot et ne savait pas s'exprimer correctement. Miki s'en était voulu, voulu à un point ! Déchiré d'avoir fait ça, exacerbé par sa propre stupidité et celle de son ami, il était en rage. Quel imbécile ! Quel abruti !

Puis vint le temps où il avait fini par accepter tout ça. La fureur s'était calmée, la colère était partie. Les regrets subsistaient, eux. Peut-être était-il temps d'arranger les choses entre eux ? Au fond, ce trio n'avait déjà que trop souffert, entre les séparations et les déchirures.

Et quand, enfin, son acceptation avait été rendue dans son esprit, alors il avait compris. Il n'éprouvait pour Oga que du respect, de l'admiration. Pour Furuichi, c'était autre chose par contre. Quand, à son lycée, il était apparu, tout avait recommencé. Le poids était tombé, la douleur était revenue. Le sang pulsait, la compréhension régnait. C'était ça, c'était lui. Lui, dont Miki était amoureux. Lui, qui était toujours protégé par Oga. Lui, pour qui il était tombé.

Lui, qu'il se devait de faire sien.


Pov Furuichi

Miki ne répondait pas, il se contentait de l'observer. Son regard était extrêmement intense, l'observant de toute part. Coincé contre un mur, ne pouvant se libérer, l'argenté ne pouvait que regarder son ami, plongé dans ses réflexions, et attendre. Attendre la suite, qu'il réagisse. Attendre qu'il prenne une décision, qu'importe ce qu'elle soit.

Il ne comprenait pas. Pourquoi était-il donc coincé entre un mur et le brun ? Pourquoi les bras de l'autre étaient-ils de chaque côté de sa tête ? Qu'avait-il fait à Miki, pour que celui-ci soit en colère ?

Était-ce de la colère, au moins ? Il avait déjà vu le lycéen avec de l'animosité. C'était autre chose, car cela ne ressemblait pas à de l'amertume. Tant de synonymes qui ne représentaient que la seule et même chose. Miki n'était pas en rage après lui et quelque part, ça rassurait le plus petit.

C'était autre chose; un regard qui vous détaille, un regard qui vous dévoile. Il se sentait gêné par tant d'attentions. Il n'aimait guère être le centre des conversations, des commérages. Furuichi était discret, avec ceux qu'il ne connaissait pas. Il se fondait dans la masse, il disparaissait vite. Il évitait les problèmes et fuyait rapidement. Sauf quand il était aux côtés d'Oga. Son ami le faisait briller, le faisait devenir différent. Il s'affirmait, c'était sûr. Avec lui autour, Furuichi ne pouvait jamais rester calme – surtout avec tout ce qui leur tombait dessus ! Pourtant, là, aujourd'hui, c'était Miki qui le fixait.

Et intérieurement, l'argenté était heureux et angoissé que, pour une fois, ça soit lui que le brun regardait et non pas Oga. C'étaient leurs yeux qui étaient connectés, pas Miki qui regardait Oga partir au loin, plein d'admiration. C'était leurs émotions qu'ils voyaient l'un et l'autre sur le visage en face d'eux. Ils partageaient ça entre eux, et c'était quelque chose d'excitant. D'interdit. De dérangeant. Si Oga avait été là, qu'aurait-il dit ?

Bof. À grands renforts de « C'est pas moi. » ou « Pas ce que tu crois. », il aurait juste haussé les sourcils et ramené son ami pour qu'il assiste à son combat. Peut-être même n'aurait-il pas laissé Miki dans l'ombre. Dans les pensées de Furuichi, Oga n'aurait jamais fait de mal à son ami. Malgré cette putain de position ambigüe, malgré ce regard qu'il lui portait. Les obsidiennes de Miki lui renvoyaient une émotion fugace. L'argenté venait-il de voir du désir dans ses pupilles ?

Écarquillant ses propres yeux, Furuichi n'en croyait pas la finalité de son raisonnement. Miki éprouvait-il quoique ce soit pour lui ? C'était impossible, c'était inimaginable. Il était un mec, bon sang, pas une stupide fille qui faisait tomber les garçons comme des mouches ! Son ami avait pété les plombs, rompu le câble. C'était la seule explication plausible à son comportement.

Seulement voilà, malgré tout, l'argenté était inquiet. Il ne pouvait pas partir, il ne pouvait pas fuir. Cette situation, là, c'était quelque chose de nouveau. Tout ce qui troublait son quotidien lui donnait des sueurs froides. Il aimait que chaque chose soit à sa place et que chaque place contienne sa chose.

Véritablement, il détestait les surprises, les choses inhabituelles. Bien sûr, il était servi, avec Oga. Des démons, les Enfers, des combats et bientôt quoi, une mort ? Heureusement, le lycéen avait de la chance. En effet, c'était même une aubaine, Miki n'avait jamais eu de comportement inattendu. Peut-être quand le collégien était parti de leur groupe, haïssant Oga. Et encore, ça se comprenait. Enfin, pas de « comportement inattendu ». Ça, c'était jusqu'à aujourd'hui. Visiblement, rien ne tournait rond, ici.

Toujours est-il que ce qui se passait était hors de sa raison. L'argenté essayait d'atteindre quelque chose qu'il ne pouvait comprendre. Et bon sang, qu'est-ce qu'il détestait ça.


Pov Oga

Toujours dans le corps de Baby-Beel, Oga s'approcha doucement du couloir. De sa petite hauteur, il pouvait voir Miki, dévorant littéralement des yeux Furuichi, l'ayant coincé dans un coin. Alors qu'il bouillonnait intérieurement d'une jalousie glaciale et impétueuse, il écouta la conversation qu'il suivait d'un regard mortel. Il ne pouvait détourner ses yeux du spectacle qui se déroulait devant lui.

Si jamais Furuichi avait besoin d'aide, nul doute que le sort partirait tout seul. Si tant est qu'Oga puisse utiliser les pouvoirs de l'enfant démoniaque alors qu'il logeait son corps…


Pov Miki

- Arrête ça, Miki. Je ne comprends rien, ni ce qu'il t'arrive, ni ce que tu fais.

La voix un peu tremblante de l'argenté le réveilla de sa transe. Il se redressa, plantant son regard dans celui de son vis-à-vis. Il aurait tellement voulu passer sa main dans ses cheveux courts, en bataille, qui s'offraient à lui. Le lycéen aux cicatrices aurait affronté Oga, juste pour devenir le centre d'attention de l'homme se trouvant en face de lui. Si seulement ce dernier pouvait comprendre. Lui, il voulait juste le protéger.

- Je voulais juste te prévenir. Des rumeurs circulent. Un des groupes pour la course au roi d'Ishiyama a l'air de s'intéresser à toi.

Des yeux remplis d'interrogation lui répondirent. L'argenté se demandait comment il savait tout ça. Qu'importe, non ? Il fallait qu'il se méfie, qu'il comprenne toute la mesure du danger auquel il était confronté. D'accord, il avait l'habitude. Mais l'habitude n'évite pas le danger. Il voulait juste devenir son fer de lance, car cette personne fragile... Il crèverait, pour lui.

- Je ferais attention, j'ai l'habitude avec Oga.

C'était dégradant. Il prenait des risques pour le prévenir, et lui, et lui... Et lui, il lui parlait du démon ! Voleur, voleur. Comment une telle personne, ayant une personnalité aussi pourrie, jusqu'à la moelle, avec autant d'arrogance et de méchanceté pouvait-elle hanter Furuichi, sans même que celui-ci ne sans rende compte ?

C'était toujours des « Oga » par-ci, « Oga » par là. Miki le respectait, cet homme. Mais il arrivait à être partagé entre son envie de le détester et cette admiration. Oga avait toujours à ses côtés ce que lui, Miki, n'arrivait qu'à voir une fois toutes les deux semaines. Parfois moins. Pourtant le brun l'invitait, mais Furuichi n'était pas souvent là.

« Parti en Enfer » « Parti accompagner l'Ogre Déchainé » « Parti se cacher d'Alain Delon » « Parti fuir la fureur d'Hilda pour on-ne-sait-quelle-raison ».

Même quand ils se voyaient, y'avait une distance. Ils étaient amis, au moins, ça le brun en était sûr. Mais dans la conversation revenait toujours ce nom qui écorchait ses oreilles. « Oga »... Il aurait tellement voulu que ce soit le sien qui orne ces lèvres. Que l'argenté scande son prénom à tout bout de champ, sans honte, le rendant fier et d'autant plus amoureux.

Mais non. C'était autre chose qu'il entendait. Et ça lui foutait la haine. Ça l'énervait, ça le rongeait. Il avait besoin de lui, c'était nécessaire. Mais lui, il ne l'aimait pas comme ça. Ça se voyait, ça se sentait. Néanmoins, Miki ne baisserait pas les bras, loin de là. Il continuerait à lutter pour attirer l'attention de son ami. Le brun ferait tout pour qu'il le remarque.

Dorénavant, il avait décidé de passer à la vitesse supérieure.

- Il faut que tu comprennes, Furuichi. C'est bien plus grave, cette fois. Tu t'en sortiras pas avec des pirouettes et des sourires. Tu ne pourras pas t'enfuir.

- … Que veux-tu dire ?, lui répondit, troublé, l'argenté.

- Tu as besoin qu'on te protège.


Pov Furuichi

La colère monta, rapide. Furuichi n'était pas en sucre, pas avec tout ce qu'il avait dû vivre pour suivre l'Ogre Déchainé jusqu'aux Enfers, de gré ou de force. Son caractère s'était affirmé, malgré ce qu'on disait. Il n'était pas inutile, il s'était décidé à le prouver aux autres. D'abord en étant aux côtés de son ami, ensuite en l'épaulant, devenant stratège. Enfin, un jour, il combattrait. Ça lui foutait la haine, totalement, de savoir que Miki pensait comme ça. Il croyait que son ami lui aurait épargné les discours sur sa faiblesse – qu'il l'aurait accepté, tel qu'il est, comme Oga avait su le faire. Sauf que non, visiblement. Personne ne voyait son potentiel, qui n'était pas un potentiel d'action mais de réflexion. Ni Kunieda, ni Hilda, ni Himekawa. Lamia, Alain, Kanzaki… Personne. Encore moins Miki. Alors bon sang de bonsoir, quand est-ce que les gens allaient comprendre ?

Il n'avait pas besoin qu'on le protège !


Pov Miki

- Ça suffit ! Jusque là, je m'en suis très bien sorti, merci à toi. Je n'ai besoin de personne.

- Même pas d'Oga ?, lui demanda-t-il, d'un ton abrupt.

- La question n'est pas là, rougit-il.

Ça le torturait. Il avait osé rougir, et ce n'était pas destiné à lui. Ce n'était pas pour lui, mais pour l'autre vaurien. Furuichi avait des réactions qu'il ne contrôlait pas, qu'il n'expliquait pas. Il se refusait à voir la vérité, et ça détruisait Miki. Il aurait voulu lui crier d'arrêter, de se rendre compte de ses faits et gestes. Mais il ne pouvait pas, ce n'était pas de la faute de son ami. Les sentiments, ça ne se fabrique pas, ça ne s'oriente pas. Il en savait quelque chose.

Les siens l'emportaient dans un cercle vicieux. Il refusait d'haïr les personnes qu'il respectait, il se retrouvait à maudire Oga. Il s'obligeait à s'abstenir de devenir trop entreprenant avec Furuichi, il voulait y aller en douceur, lentement. Lui introduire les choses simplement. Il se retrouvait à le coincer dans un couloir. À ce moment précis, Miki s'exécrait. Et cet être de noirceur, qui ne s'aimait pas lui-même, voulait retrouver sa lumière grâce à cet ange qu'il adorait.

- Il suffit juste que tu me laisses t'aider, Furuichi. Juste ça, simplement.

Doucement, il caressait ces cheveux qui lui donnaient tant envie depuis tout à l'heure, inconscient du regard furieux que l'enfant portait sur lui, plus loin. Il le savait, au fond, son ami le sauverait. Il était pur, pas très innocent certes. Mais il saurait l'aider et lui retirer cette noirceur qui lui bouffait l'âme. Seulement, il n'eut qu'un regard incertain en réponse.

Alors, impulsivement, il se décida et approcha ses lèvres des siennes; le petit se débattit faiblement. Lui empêchant toute retraite ou même de dire toute parole, Miki l'embrassa. Violemment. Il lui mordit la bouche pour qu'il l'entrouvre. Le sang perla; un gémissement de douleur résonna dans le silence du corridor sombre et le passage fut ouvert.

C'était intense, c'était passionnel, c'était interdit. C'était sale. Il se détestait encore plus pour ce qu'il faisait, pour ce qu'il avait osé faire. Cette personne, en face de lui, il allait la trahir. La tâcher. La faire sienne.

Parce qu'entre se faire haïr ou se faire ignorer, Miki préférait la première solution. Au moins, il le regarderait. Les ténèbres l'enflammaient, la noirceur créait une aura de peur autour de lui.

Dans son dos, la marque qu'il avait eut en se réveillant ce matin brûlait. Le sang d'Oga ne fit qu'un tour et une violente envie déferla en lui. Il devait stopper Miki, enlever ses mains de sa propriété. Le plus vite possible. Seulement, autour de lui, le monde devenait noir. Alors qu'il voyait le brun passer une main sous la chemise du plus petit, il se sentait partir.

Comme s'il allait de nouveau retrouver son corps. C'était le pire moment, bon sang ! Il voulait aider son ami, le protéger envers et contre tout. Il l'avait abandonné, il avait couru à perdre haleine, et maintenant qu'il l'avait retrouvé, il était incapable de bouger ?! Alors qu'il sombrait dans les vapes, doucement, il entendit une dernière fois la voix de l'argenté qui gémissait.

L'inconnu démon, lui, au loin, riait. Il avait ouvert le bal, manipulant l'humain à la cicatrice. Maintenant, il se demandait comment allaient réagir ces autres petits pantins... D'un sourire tordu, il déclara :

« Le jeu peut commencer ~... »


À suivre…

Ps : Merci pour les reviews, fav, follows encore une fois. Et non ! Je n'avais pas laissé tomber cette fic ! D'ailleurs.. Vous avez vu les scans? Le chapitre 207 et 208 ?! Mon dieu, mon dieu !