Coucou !

Me revoilà avec une nouvelle fic' que je compte bien tenir, cette fois, le chapitre deux est *encore* en cours, mais j'avais trop hâte de la poster à vrai dire ^^

Donc Stony, hein, comme toujours, je ne change pas mes habitudes. Présence de Thorki et Clintasha. Pour le rated, j'ai mis T mais pour le moment je ne prévois pas de lemon.

C'est une fic' assez sérieuse et je dois avouer que c'est un véritable défis pour moi de me lancer dans un truc avec une suite et plusieurs chapitres (je ne sais absolument pas combien il y en aura, ça dépendra de comment l'histoire évoluera).

Encore et toujours désolée pour les fautes. Mon Dieu je sais que j'en oublies plein, mais même après 3 relectures, il en reste.

J'arrête mon blabla, et je vous laisse découvrir ma nouvelle fic' :3


Chapitre 1 : Flamme d'espoir

Mal.

Il y a ton sang qui coule entre mes doigts, et je ne peux rien faire. Il y a les larmes qui roulent sur mes joues, l'odeur de la mort autour de nous. Il y a ton réacteur qui clignote de plus en plus faiblement. Il y a tes yeux qui se ferment alors que je te supplie de ne pas partir. Mais c'est trop tard. Tu n'es plus là…

Ensuite il y a Bruce qui pose une main douce sur mon épaule, qui chuchote des mots réconfortants que je n'entend pas. Il y a Natasha qui pleure dans les bras de Clint, Thor qui hurle sa rage et son désespoir. Il y a même Loki qui baisse les yeux, sûrement pour cacher ses sanglots incontrôlables.

Puis il y a les sirènes des ambulances, policiers. Il y a des pleurs, des cris, des hurlements. Il y a des ombres qui nous encerclent mais je ne lâche pas ton corps pour autant. Il y a des paroles incompréhensibles, des gens qui se veulent rassurants. Mais pour moi il n'y a que la douleur intolérable qui ronge ma poitrine, ton visage serein qui ne souris plus, ta peau si froide qui ne me réchauffera plus jamais.

Pour moi il n'y a plus personne.


Le reste m'apparait comme flou à présent. On a mis une couverture sur mes épaules. On t'a emporté dans une ambulance, même si c'était déjà trop tard. On a expliqué aux journaliste que l'explosion du bâtiment B68 du SHIELD, provoqué par un certain terroriste « Mandarin » avait engendré la mort du très célèbre milliardaire Anthony Edward Stark, alias Iron man.

On m'a conduit à l'infirmerie, afin de guérir mes blessures. Mais rien ni personne ne pouvait refermer la plaie invisible qui déchirait mon cœur. J'avais envie d'hurler à la Terre entière ma douleur, envie de remonter le temps et de te dire tout ce que j'éprouvais pour toi, même si tu le savais déjà.

J'avais envie de mourir…

Ton enterrement s'est déroulé un dimanche. Il y avait tant de monde, tant de gens qui voulaient te rendre un dernier adieu… Ton cercueil était fermé. Les blessures que tu avais reçues auraient choqué tout ces gens. Moi je ne savais plus quoi penser. Où étais-tu passé ? Est-ce que tout ce qu'on m'avait enseigné sur la vie après la mort était vrai ? Etais-tu monté au ciel ? Ou est-ce que ton corps se décomposerait dans ce cercueil ? J'ai prié pour que la première option soit la vraie. Je prie encore.

Les semaines ont passé. Les affaires ont repris leur cours. Je travaillais, mangeais, dormais. Mais tout était vide. Tout me paraissait fade. Ton visage s'affichait en permanence dans mon esprit. La nuit j'étais en proie à des cauchemars, où je revoyais sans cesse ta mort. Catatonie disait le psychologue que Coulson m'avait envoyé voir. Pour moi aucun mot scientifique ne pouvait décrire mon état et ce que je ressentais.

Une question assaillait mon esprit tourmenté : pourquoi n'étais-ce pas moi qui reposais à ta place ? J'aurais voulu mourir ce jour là, affronter la mort aurait été plus facile avec toi à mes côtés. Mais j'étais vivant et toi tu étais mort. Et ça me faisait si mal…

Jamais je n'aurais cru pouvoir aimer quelqu'un ainsi, aussi fort. Toutes les personnes que j'ai eu l'audace d'aimer sont parties trop vite, emportées par une mort brutale ou les dégâts du temps. Le temps… j'en avais à revendre à présent. Etais-je donc condamné à regarder les personnes qui me sont chères mourir les unes après les autres, sans que je puis y changer quoi que ce soit ? Ce privilège qui m'a été accordé pendant la guerre, ce nouveau corps, était-il finalement une terrible malédiction ? Serais-je comme Bruce, incapable de supporter la vie mais incapable de mourir ?

Voilà les pensées qui allaient et venaient dans ma tête. Je passe mes journées allongé dans ce lit que nous avions autrefois partagé, une boule dans la gorge et qui refuse de s'en aller. Je regarde le plafond en imaginant que tu es là, près de moi. Mais tu n'es pas là… et tu ne le seras plus jamais.

Pourquoi a-t'il fallu que tu me laisses Tony ? Pourquoi a-t'il fallu que tu meures ?


6 mois plus tard….

-Steve ? Steve !

Steve se retourna. Bruce l'observait d'un air inquiet. Certes il s'était arrêté en plein dans sa phrase, car il avait vu la photo posée sur la commode du salon. Des jeunes gens posaient sur celle-ci, souriant de toutes leurs dents. Un homme massif avec de longs cheveux blonds tenait par les épaules un autre légèrement plus petit, cheveux noirs, qui affichait un air plutôt boudeur. A côté d'eux se tenaient un couple en combinaison de cuir. Une jolie femme rousse fixait l'objectif d'un regard flamboyant et son compagnon la tenait par la taille. Un peu en retrait, un cinquième personnage avait un air timide et rêveur, avec ses lunettes légèrement de travers. Enfin au centre un homme blond regardait celui qui était à sa droite. Celui-ci portait un adorable bouc, et ses yeux étaient plissés tellement il riait.

Voilà pourquoi Steve était bloqué dans son discours. Cette simple photo ranimaient en lui des sentiments hélas encore trop présents et trop forts pour son pauvre cœur. Il ne pouvait détacher son regard de Tony. Il semblait si insouciant, si vivant…

Se rendant compte que l'attention des Avengers était portée sur lui, il continua sa phrase :

-Désolé… Hem, je disais que Coulson avait retrouvé une trace du Mandarin. Apparemment lui et ses gardes ont élu domicile dans un espèce de temple abandonné, au plein cœur de la Malaisie. Il n'a pas plus d'informations, mais je pensais que…

Il s'arrêta net en voyant le regard désolé que lui administrait Natasha.

-Quoi ?

-Steve écoute… je sais que tu veux retrouver ce fumier, tout le monde veut le voir mort, ici, tu le sais. Mais on ne peut pas bousculer toute notre organisation pour vérifier une simple hypothèse. On a besoin de plus pour attaquer, le Mandarin n'a pas donné de signe de vie depuis 8 mois. Qui sait, peut être qu'il est…

Steve la fusilla du regard.

-C'est quoi votre problème ? Bon sang qu'est ce que vous avez tous ? Il l'a tué ! Il est mort à cause de cette ordure, et vous tout ce que vous me trouvez à dire c'est « Il nous en faut plus » ! Les Avengers que je connais n'auraient pas hésité une seule seconde pour frapper.

-Qu'est ce que tu crois, Steve ? Il nous manque, c'est atroce mais on y peut rien. La vengeance ne sert à rien, tu entends ? Même si le Mandarin meurt, ça ne le ramènera pas. Personne ne revient jamais.

Clint avait crié. Steve était figé. Natasha administra un coup de coude à son amant pour lui signifier qu'il était allé trop loin, mais le mal était fait. Captain America quitta la pièce non sans jeter un regard assassin à chacune des personnes qui étaient présentes. Thor secouait la tête d'un air désolé, et son frère baissait les yeux, ne sachant pas quoi dire (un comble pour le dieu qui avait presque autant de répartie que Stark).

Bruce sortit à son tour, et parcouru les couloirs menant au laboratoire d'un pas rapide. Il hésita cependant avant d'y entrer car Steve s'y trouvait. Le blond consacrait tout son temps à essayer de retrouver le fameux terroriste. Le scientifique souhaitait sa mort presque autant que lui, mais il savait que ça ne serait pas aussi simple que Steve l'espérait. Il éprouvait beaucoup de pitié pour le jeune homme. Il avait vu les flammes de la passion présentes entre lui et Tony, il avait vu l'amour dans leurs yeux. Il avait été témoin de la souffrance du blond, et savait que rien ne pourrait l'empêcher d'atteindre son but à présent.

-Banner, si tu es venu pour me faire la morale, tu peux repartir.

Le ton était froid. Inutile d'y aller avec des pincettes. Le gentil Captain America ne supportait plus la pitié du scientifique, de toutes manières.

-Steve… ce que je vais dire ne pas va sûrement pas te faire changer d'avis mais…

-Alors que fais-tu là ? Le coupa le blond.

-S'il te plait laisse moi finir. Je ne sais pas ce que tu éprouves et démontrer le contraire serait impossible. Il me manque à moi aussi, et… Je ne sais pas trouver les mots, crois moi c'est embarrassant pour un scientifique mais… Même si on arrive à localiser le Mandarin, on le trouve, on le capture et ensuite ? Il se passera quoi ? Tu penses réellement être capable d'assassiner ce terroriste de sang froid ?

-Parce que tu crois que lui ne s'est pas gêné ?! Hurla Steve.

-Même si tu y arrives, que feras-tu ensuite ?

Steve se retourna et dévisagea Bruce. L'homme était plus perspicace qu'il ne le pensait. Il connaissait les intentions de Steve, morbides et même suicidaires. Soudain son visage se décomposa. Il s'appuya sur la table devant lui et baissa la tête.

-Je ne peux pas vivre sans lui, Bruce… fit-il d'une voix brisée.

Le brun s'approcha de lui et posa une main sur son épaule.

-Mais il le faut pourtant. Si c'est dur pour moi ça doit l'être encore plus pour toi. Mais pense à ce que Tony aurait voulu. Il voudrait que tu continues à vivre même si ça parait impossible pour le moment… On retrouvera ce Mandarin et on lui fera payer tout le mal qu'il a fait, mais… ne détruit pas ta vie pour autant.

Sentant que la conversation était finie, il quitta la pièce, non sans avoir doucement pressé sa main sur l'épaule du blond, comme pour lui dire « Je te soutiens, tu sais ».

-Elle est déjà détruite depuis longtemps, murmura Steve.

Il était sûr que Banner l'avait entendu.


Steve ne mangea pas avec les Avengers ce soir là. Il savait qu'ils n'y étaient pour rien, mais il ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir, surtout à Clint. Ce dernier était connu comme particulièrement rancunier (Loki aurait pu témoigner, les farces douteuses de Hawkeye était encore bien présentes dans son esprit : l'archer n'avait pas vraiment apprécié le fait que le dieu l'ait si facilement envouté et lui avait rendu la monnaie de sa pièce), et il ne comprenait pas pourquoi il ne voulait pas venger la mort de Tony. Ils étaient les Vengeurs, bon sang…

Il prit une douche rapide, ce qui le calma. La colère laissa place à une tristesse immense. Il se coucha, et attrapa un roman en essayant de se divertir. Mais rien n'y faisait. Il éteignit la lumière, se cala contre les oreillers et chuchota :

-Je t'aime, Tony.

Lorsqu'il parvint enfin à s'endormir, il fut assaillit par des cauchemars. Tony, l'explosion, le sang si rouge, sa peau si froide… Et inlassablement l'image du milliardaire qui fermait les yeux pour ne plus jamais les rouvrir.

Puis le rêve changea. C'était étrange cette fois, inhabituel. Il se voyait en train de dormir. Le roman qu'il avait entamé était posé à côté de lui. Tout paraissait normal. Seulement Tony était penché sur lui, son visage à quelques centimètres du sien.

-Steve… souffla-il.

Steve s'éveilla en sursaut. L'horloge murale indiquait 4 heures du matin. Il était parti pour une insomnie, une fois de plus. Il se leva, et alla dans la salle de bain se passer de l'eau sur le visage. Il observa son reflet dans la glace. Il était très pâle, et ses yeux était légèrement rougis. Son rêve paraissait si vrai, et Tony si réel… Pour une fois il avait rêvé de lui vivant. Il l'avait même un peu effrayé.

En retournant dans sa chambre, il remarqua une chose étrange. Une bougie était allumée près d'une photo de Tony et lui, sur un meuble posé en face d'une fenêtre. Il s'avança doucement, comme s'il s'agissait d'une bombe. Quelqu'un l'avait allumée… Qui et dans quel but, il ne saurait le dire. Mais le fait était là.

Il n'y avait pas de briquet ni d'allumettes à proximité. Etait-ce un Avengers qui avait osé faire une blague ? Il en doutait fortement, aucun ne manquerait de tact à ce point. A moins que ça soit simplement de la compassion, ce qui l'énerva fortement. Ils ne pouvaient donc pas le laisser un peu tranquille, oui ?

Il approcha sa tête, jusqu'à ce qu'elle soit bien en face de la bougie. Il la fixa un moment, ne pouvant se résoudre à l'éteindre. Quelque chose l'en empêchait, il ne saurait dire quoi précisément. Tout à coup, il sentit une présence derrière lui. En relevant la tête, il aperçut le visage de Tony dans le reflet de la vitre.

Il se retourna vivement. La pièce était vide. Fou… il devenait fou à cause de ses insomnies. Il n'expliquait son état que comme ça. Il faut que tu arrêtes, Steve, se dit-il. Il souffla la bougie.

Il quitta la chambre et se dirigea sans un bruit vers l'atelier. Il demanda doucement :

-Jarvis ?

-Monsieur Rogers ?

-Y a-t'il quelqu'un d'autre dans la tour ?

-Non monsieur, je ne décèle aucune présence étrangère.

-Et dans ma chambre ? Qui y est allé cette nuit ?

-Aucun Avengers n'a osé vous déranger pendant que vous dormiez.

-Mais pourtant… il y avait une bougie… quelqu'un a allumé une bougie dans ma chambre.

Il se sentait bête, même face au robot.

-Personne n'est entré dans votre chambre.

-Mais…

Il abandonna.

Steve s'assit au bureau tout en buvant un café. C'était inexplicable. Il hésita un moment, puis alluma l'ordinateur relié aux caméras de surveillances, tout en se disant qu'il était parano de ne pas faire confiance à Jarvis. Il n'était pas censé toucher à cet ordinateur. C'était Coulson qui l'avait installé, question de sécurité. Il voulait surveiller Rogers après la mort de Stark. Steve visionna la vidéo de la caméra qui était dans le couloir. Rien.

Il posa sa tasse et s'étira. Ses yeux s'arrêtèrent un moment sur un dossier à part de l'ordinateur. Un dossier intitulé « Caméra chambre Rogers ».

-Coulson… soupira Steve.

L'agent du SHIELD était-il donc tellement inquiet à son sujet qu'il avait installé une caméra dans sa propre chambre ? Priant pour que ça soit uniquement dans ce but (et non pas dans un autre –il savait que Coulson était un grand fan de Captain America), il lança la vidéo.

Tout démarrait normalement, il se voyait se coucher. Il accéléra jusque 3h56. A ce moment précis, l'écran était devenu noir. Ce noir durait jusque 3h58, où tout redevint normal. Seulement, une bougie était à présent allumée sur le meuble. Et Steve s'éveillait en sursaut peu après.

Cela paraissait impossible. Pourquoi avoir fait ça, et surtout comment ? On avait dû désactiver la caméra pendant un laps de temps, ou alors…

-Jarvis, pourquoi l'écran est-il devenu noir ?

-Apparemment, monsieur, la caméra aurait eu un soucis technique à ce moment précis. Une microcoupure a fait redémarré l'appareil. Je n'ai pas plus d'informations.

Pendant ces quelques minutes, une personne s'était introduite dans la chambre.

Pendant ces quelques minutes, une personne avait allumé une bougie…


Voili voilou…

Je sais le début est assez (même très) triste, c'était le but. Même moi je me suis sentie mal en écrivant. Mais ne me tuez pas tout de suite parce que j'ai osé faire mourir Tony, vous vous doutez que la suite sera intéressante et que notre milliardaire a encore des choses à offrir.

A bientôt pour un nouveau chapitre !

BxM se nourrit essenciellement de beurre de cacahuète et de review, ne la laissez pas mourir de faim SVP :B