The Problem With Purity.

Disclaimer : Tout appartient à JKR. L'histoire appartient à . Je ne suis que la traductrice.


Chapitre 2: Le Plan.

Harry cligna des yeux, horriblement confus. Mais soudain, il comprit et son visage s'éclaira, ses yeux verts scintillants alors qu'il lui souriait avec malice.

« Absolument mémorable. Hum, début de la sixième année, c'est ça ? »

« Fin de la cinquième », corrigea-t-elle, « Je suis née en Septembre, tu t'en souviens ? »

« Et tu ne voulais pas t'offrir un cadeau d'anniversaire spectaculaire en avance ? » demanda-t-il, battant des cils en la regardant dans les yeux.

Elle éclata de rire. « J'étais beaucoup plus concernée par le début d'une nouvelle année que par ton charme, aussi irrésistible soit-il. »

Il fit semblant de bouder avant de redevenir sérieux et de lui dire, « Je n'étais pas au meilleur de ma forme à la fin de la cinquième année. »

Posant une main sur son bras, elle lui dit, « Mais tu avais besoin de confort. »

Il fronça les sourcils. « Tu aurais couché avec moi par pitié ? C'est bas ça, 'Mione. »

Elle secoua la tête. « Une chose en a entraîné une autre. On s'est laissé emporter après que je sois sortie de l'hôpital. »

Il haussa les épaules. « Okay. Juste cette fois-là ? »

Elle sourit. « Où est-ce que l'on s'est découvert l'envie de baiser comme des lapins tout l'été dès ton arrivée ? »

Il ne put s'empêcher de sourire de nouveau. « Peut-être pas. Mais… »

« Tu t'es laissé aller de temps en temps ? » suggéra-t-elle sèchement.

« Mais nous ne sommes pas en couple officiellement… parce que je veux te protéger de mes ennemis et… »

« De tous tes fans enragés ? Filles et garçons ? » Demanda-t-elle.

Il rougit. « De tous ceux qui voudraient te faire du mal, » dit-il finalement.

« Je pense que ça devrait le faire, » dit-elle avant d'ajouter philosophiquement, « surtout que je sais à quoi m'attendre après ce qu'il s'est passé en quatrième année. »

Harry la fixa, incertain. « Tu penses que l'on doit s'attendre à ce que La Gazette fasse un article là-dessus ? Sur la façon ignoble avec laquelle j'ai volé la petite amie de Victor Krum ? »

Elle rigola. « C'est sûr et certain. »

Il soupira. « On ne dit rien à Ron ? »

Ce n'était pas vraiment une question. Ron avait beaucoup de qualités mais agir correctement et avec crédibilité dans ce genre de situation n'en faisait pas parti et ils en étaient tout à fait conscients.

« Rien ne doit être dévoilé tant que ce n'est pas nécessaire, » répondit-elle, parlant à la fois de Ron et du public en général. Harry acquiesça. « Donc… première fois dans la Salle Sur Demande après nos Buses et occasionnellement depuis ? »

« Pendant les vacances d'été et avec l'aide de la Carte pendant l'année scolaire. C'est ce qui paraît le plus logique. Qu'est-ce que l'on fait par rapport à la recherche des vierges ? »

« Je propose de laisser Ron s'en occuper et de ne pas s'en mêler. » Harry montra qu'il avait compris cette boutade en souriant faiblement. « Mais quelqu'un pourrait se demander pourquoi ni toi ni moi n'avons ramené d'informations. Alors, il faut que l'on fasse semblant d'enquêter tout en ne faisant pas trop d'efforts. »

Harry acquiesça puis se lamenta. « Pourquoi est-ce que ce genre de chose m'arrive à chaque fois ? »

« Je vais faire quelques recherches, » dit Hermione, immédiatement.

Harry renifla à cette réponse typique avant de demander, « Est-ce que tu penses que quelqu'un a deviné ? Albus ? »

Fumseck n'avait rien dit de tel, et elle espérait qu'il lui en aurait fait part si qui que ce soit avait des doutes, peu importe à quel point il pouvait être secret habituellement.

« Bien que personne ne puisse jamais être certain de quoi que ce soit avec le directeur, » répondit-elle à voix haute, « je pense qu'il voudrait avoir le contrôle de la situation le plus rapidement possible pour empêcher que Voldemort ait un avantage. »

« Je n'aime pas penser qu'il pourrait nous forcer à faire ça contre notre gré. »

Cela faisait plusieurs années maintenant que la confiance absolue qu'Harry avait en Albus s'était estompée et elle pouvait voir que cette solution le perturbait grandement.

« Je ne pense pas qu'il nous soumettrait à l'Imperium avant de nous enfermer dans une chambre tous les deux. Je pense qu'il essaierait plutôt de nous faire nous sentir coupables nos scrupules à avoir des rapports sexuels sont la seule chose qui pourrait permettre à Voldemort d'expérimenter une incroyable augmentation de pouvoirs magiques. »

Harry fronça de nouveau les sourcils. « Quelle est la probabilité que l'on soit tous les deux Purs Adultes ? Le dernier Pur Adulte a vécu il y a plus d'un siècle et là, nous sommes deux et meilleurs amis en plus. »

« Il est vrai que la coïncidence est troublante. » Elle haussa les épaules. Mais j'ai fini par comprendre que le Monde Sorcier avait tendance à fonctionner mystérieusement. » Harry fit la moue et elle poursuivit. « Je n'aime pas non plus cette explication mais je ne peux pas te dire grand-chose de plus maintenant vu que je ne savais rien de tout cela avant ce soir. J'ai dit que j'allais faire des recherches et c'est ce que je vais faire. »

Il sourit. « Ça t'ennuie, n'est-ce pas ? »

Elle le poussa avec irritation, mais il ne protesta même pas et se réinstalla correctement.

« Je n'aime pas ignorer quoi que ce soit, » dit-elle à contrecœur, « mais dans ce cas-là, c'est encore quelque chose que les sorciers savent automatiquement même s'ils ne connaissent pas tous les détails. »

« Pendant que nous restons dans l'ignorance en attendant que quelqu'un nous tienne au courant. » Harry s'était assombri considérablement et elle savait qu'il repensait à son enfance et à quel point cette phrase s'appliquait à ce qu'il avait vécu.

« Donc, » elle changea de sujet immédiatement, « à part le fait que nous n'ayons subis aucune augmentation de libido, pourquoi en sommes nous là tous les deux ? »

Il rougit encore, et ça le rendait vraiment adorable. Ou hot – cela dépendait de comment on était sensé décrire le sex-appeal de son meilleur ami. Elle se connaissait suffisamment pour savoir la raison du manque de demandes, mais elle ne savait pas du tout pourquoi le célibataire le plus célèbre du monde sorcier n'en avait pas eu.

« Et bien, avec Tom toujours après moi, » commença-t-il sur la défensive, « je n'ai pas eu beaucoup de temps pour ce genre de choses. »

« Je pense que tu aurais pu prendre le temps. »

« Tu aurais pu toi aussi ! » claqua-t-il.

Elle le regarda, imperturbable. « Oui, j'aurais pu. Etant donné que tu es en train de parler à l'autre Pur Adulte du monde sorcier, je pense que nous avions déjà établi ce fait. »

Il fronça le nez, et commença sur un ton d'excuse. « Ron_ »

« Est un imbécile, » finit-elle calmement. « Tu le sais. IL ne réfléchit jamais avant de parler. »

« Et toi ? » demanda-t-il, poliment.

« Pour commencer, » répondit-elle, « Je suis une Née-Moldue, et bien que mes parents ne m'aient pas élevé en me disant d'attendre d'être mariée pour faire quoi que ce soit de sexuel, ils m'ont bien fait comprendre que l'acte en lui-même devait avoir une signification particulière, qu'il devait être fait pour une bonne raison. Je n'ai pas subi de libido surdéveloppée et je,… n'ai pas eu beaucoup de possibilités, et la personne qui m'intéresse préfèrerait mourir plutôt que d'être mise au courant. »

« Moi aussi, » dit Harry avec soulagement.

Hermione haussa un sourcil.

« Bon d'accord, pas la partie à propos de tes parents parce que je suis sûr que Tante Pétunia et Oncle Vernon seraient soulagés si j'attrapais une MST et que je mourrais dans d'atroces souffrances, et oui, j'ai eu pas mal de demandes, mais le reste… le reste est vrai, » finit-il.

« Donc tu n'as eu aucun besoin de te jeter sur une personne qui ne t'intéressait pas et tu as préféré attendre pour cet iceberg émotionnel que tu désires ? »

« Je ne pense pas qu'il… » Le Gryffondor stoppa abruptement et étudia attentivement ses cuisses pour éviter de croiser le regard d'Hermione.

Hermione souleva son menton afin qu'il soit obligé de la regarder dans les yeux.

« Tu es un petit peu trop facile à lire parfois, Harry. Je savais que c'était un « il » ».

Harry la fixa, les yeux exorbités. Comment avait-il fait pour garder son innocence après tout ce qu'il avait traversé ? Ça la dépassait totalement.

« Comment ? »

« Je suis ta meilleure amie. Je suis avec toi tout le temps. Je sais ce que tu regardes. »

« Ron_ » commença Harry, paniqué.

« Est un garçon et est totalement ignorant pour ce genre de choses. Je suis sûre qu'il croit que tu es tout ce qu'il y a de plus hétéro. Bien que, vraiment, »elle rigola doucement, « Après Cho Chang et 'mouillé', il aurait dû se douter de quelque chose. »

Harry sourit à contrecœur. « C'était un véritable désastre, n'est-ce pas ? On ne parlera pas du temps qu'il m'a fallu pour m'en rendre compte. »

Elle sourit. « Bien sûr que non. Vu que, apparemment, » elle se racla la gorge, « tu sors avec moi, ce serait bien de ne pas parler de l'affaire Cho Chang. »

Le coin de sa bouche tiqua mais Harry semblait perdu dans ses pensées, et il dit, avec tristesse, « J'aurais voulu savoir… »

« Il doit faire ses propres choix, Harry. Je pense que de toute manière, il n'aurait pas accepté ton aide. »

« Tu sais vraiment tout, n'est-ce pas ? » Il paraissait plus impressionné qu'en colère.

« Ton regard s'arrêtait plus souvent sur lui, mais ne t'inquiètes pas pour ça, » ajouta-t-elle rapidement quand il commença à paniquer. « Je te connais très bien, et tu paraissais indécis si ce n'est en colère la plupart du temps. Je pense que ton secret est en sécurité. »

Après un moment, il relâcha l'air qu'il avait retenu et acquiesça, « Et toi ? Qui est ce mec mystère qui a retenu ton attention ? Oui fille, » corrigea-t-il précipitamment, « parce que ça pourrait être une fille et je n'aurai absolument aucun souci avec ça. »

Elle sourit à sa tentative pour se montrer tolérant. « Ce n'est pas une fille. Bien que, ça me fait penser, comment fonctionne cette perte de virginité ? Il est obligé que deux filles puissent perdre leur virginité tout comme un garçon et une fille ou deux garçons. »

Mentalement, elle parcourut les livres qu'elle avait en sa possession et ceux qu'elle devrait emmener à Poudlard pour ses recherches.

Il lui fallut un moment avant de remarquer qu'Harry passait sa main devant son visage. Elle le regarda brusquement. Il souriait.

« La Terre à Hermione, la Terre à Hermione. »

Elle fronça le nez en le regardant. « J'ai beaucoup de recherches à faire. Maintenant va-t'en et laisse moi finir mes bagages. »

« Je pensais que tu les avais déjà faits, » accusa-t-il, la tête haute. « Tu nous as harcelé toute la journée, Ron et moi. »

« Bien sûr que j'avais fini, » dit-elle impatiemment, « mais c'était avant d'avoir un nouveau sujet de recherches. Tu penses que je peux trouver quoi que ce soit dans mes livres d'écoles ou les livres supplémentaires de Défense et de Potions que j'avais prévu d'emmener ? Bien sûr que non… j'ai besoin de plus de livres maintenant. »

Il leva les yeux au ciel, mais quitta le lit calmement et avec obéissance, ses pieds nus ne faisant aucun bruit en touchant le sol. Il se retourna, sa main sur la poignée de la porte.

« Hey ! Tu ne m'as pas dit qui tu aimais ! »

Elle ne fit que le fixer. Parfois, Harry était vraiment lent.

Il plissa les yeux et son visage se fit déterminé. « Très bien. Je le découvrirais moi-même. »

« Et je pourrais même confirmer si jamais tu tombais juste. » dit-elle avec humour.

Faisant un signe de la main en guise d'au revoir, Harry quitta la chambre. Elle était contente de lui avoir donné quelque chose sur lequel se concentrer qui n'ait aucun rapport avec Voldemort bien qu'elle allait devoir faire attention à la direction que prendrait son regard afin de ne pas lui faciliter la tâche.

Il lui fallut presque deux heures pour parcourir les livres de sa chambre, faire un tour dans la bibliothèque pour en choisir quelques-uns et finalement choisir et réduire la douzaine de livres qui pourraient lui être utiles. Elle les ajouta dans sa valise, incapable de savoir comment elle avait fait pour survivre à onze ans de sa vie à faire ses bagages sans magie.

Finalement, elle éteint les lumières et se glissa sous ses couvertures. Elle vida son esprit, faisant en sorte de ne pas s'attarder sur la non-existence d'une relation qui ne verrait sûrement jamais le jour, autant pour elle que pour Harry, et s'endormit.

Le voyage jusqu'à Kings Cross se passa sans encombres. Depuis trois ans, ils avaient discuté de la sécurité qu'apportait la présence d'Harry dans le train opposé à sa présence faisant du train, une cible pour Voldemort. Comme d'habitude, Harry demeurait un symbole pour les sorciers car sa présence permettait aux parents d'accepter de se séparer de leurs enfants et de les laisser poursuivre leur éducation.

Hermione disait toujours que le train demeurerait une cible tant que Ron, Ginny, les autres amis d'Harry et elle-même faisaient le voyage. Donner des Portoloins et la possibilité de voyager par Cheminette à tous les amis d'Harry pendant que tous les autres voyageaient par train n'était pas quelque chose que le directeur voulait faire donc, comme d'habitude, la discussion s'était terminée sur la décision de laisser tout le monde prendre le train.

Cela ne signifiait nullement qu'ils étaient seuls la sécurité avait augmenté visiblement et invisiblement, laissant Hermione se questionner sur le fait qu'il se soit peut-être passé plus de choses pendant ses premières années quand elle ne voyait que la dame du chariot, le contrôleur et le conducteur.

Kingsley et Tonks avaient été choisis spécifiquement par le Ministère pour accompagner le Poudlard Express, et Hermione savait qu'il y avait beaucoup de membres de l'Ordre Désillusionnés à bord et qu'ils gardaient un œil sur tout ainsi que deux personnes à l'avant et à l'arrière. Plusieurs professeurs étaient également à bord, rien que le fait de savoir qu'ils étaient là empêchait les élèves de dépasser les limites.

Les Préfets faisaient des rondes par deux dans les couloirs relativement souvent ainsi que des inspections surprise des compartiments tandis que les Préfets-En-Chefs patrouillaient les couloirs pour garder un œil sur l'ensemble des élèves.

Beaucoup de parents étaient rassurés par ses mesures de sécurité tandis que les élèves étaient plutôt ennuyés. Les Serdaigles trouvaient qu'ils ne pouvaient pas travailler tranquillement et les Serpentards trouvaient que le nombre de contrôles étaient trop importants dans leur Maison. Les Pouffsouffles étaient embarrassés quand ils étaient attrapés alors qu'ils embrassaient leur moitié et les Gryffondors ne supportaient pas que leurs blagues soient stoppées avant d'être à l'école. En gros, tout le monde savait que ces mesures avaient été mises en place pour leur propre sécurité mais tant qu'il n'y avait pas d'attaque, ils allaient se plaindre.

« Pourquoi est-ce que Draco ne vient pas dans notre compartiment ? » demanda Tracey Davis avec irritation. En l'absence de Pansy Parkinson, elle avait décidé que c'était à elle d'ennuyer les Gryffondors. Elle était avec Daphné Greengrass – le troisième membre du groupe de Pansy – Crabbe et Goyle c'était ici que Draco passait son temps quand il ne patrouillait pas.

« On sait que lui, au moins, se montrerait juste envers nous. »

« On alterne, on fait des patrouilles chacun notre tour, » expliqua Hermione aussi patiemment qu'elle le pouvait, étant donné que c'était la troisième fois qu'elle posait cette question. « Parfois, ce sera Harry et moi moins vous posez de questions, plus vite ce sera fini. »

Heureusement, cela sembla paraître suffisant pour Tracey, et ils purent faire leur inspection – aucun Artéfacts de Magie Noire en vue- et partirent.

Hermione continua la discussion qu'ils avaient avant d'être interrompus par les Serpentards.

« Je n'arrive toujours pas à croire que Ron puisse être aussi sérieux au sujet du Quidditch et être pratiquement incapable de faire un seul devoir. » Après chaque ronde, Harry et elle avaient trouvé Ron en grande discussion au sujet du plan révolutionnaire qu'il avait mis en place pour donner la victoire à l'équipe des Gryffondors, le tout agrémenté de diagrammes et de description de chaque match, résultats d'un an de stratégies.

« Et encore, si tu étais à sa place, » Harry s'arrêta en voyant son regard furieux. « Très bien, oui, tu aurais probablement déjà lu tous les livres sur le quidditch et mis en place un plan adéquat. Mais, honnêtement, on ne peut pas tous être comme toi, 'Mione. »

« Je pense que ce serait assez perturbant. » Elle visionna brièvement une classe remplie de vingt Hermione et fut choquée. « C'est bien qu'il soit passionné à propos de quelque chose. »

« Même si c'est du Quidditch » dit Harry, reflétant ses pensées.

« Exactement. » Elle sourit.

Elle savait que Mme Weasley avait été choquée lorsque Ron avait choisi le poste de Capitaine de l'équipe de Quidditch plutôt que celui de Préfet. Ce que Molly ne savait pas (mais dont elle serait aussi fière de lui que l'était Hermione, elle l'espérait en tout cas.) était que Ron aurait pu choisir de prendre les deux postes.

Le Ministère avait décidé de ne pas retirer l'interdiction à vie de jouer au Quidditch qu'Ombrage avait donné à Harry, Fred et Georges. Vu le climat politique perturbé avec la nouvelle du retour de Voldemort et l'étouffement de cette nouvelle, Harry et Albus auraient pu influencer cette décision. Bien qu'Harry aime le Quidditch, après les horribles évènements au Département des Mystères, il avait décidé de se concentrer sur sa préparation à la Bataille Finale contre Voldemort. Les Quidditch et le poste de Capitaine de l'équipe de Gryffondors n'auraient fait qu'interférer avec cette décision.

Le poste de Capitaine avait donc été offert à Ron à la place d'Harry, bien que rien ne soit sûr. Que Ron en ait été conscient ou pas, il avait suggéré Harry en tant que Préfet, afin qu'ils soient tous les deux parmi les leaders de l'école. Bien que Ron ait choisi la position pour laquelle il était le plus qualifié, selon Hermione, elle était touchée qu'il ait choisi de donner à Harry une position d'honneur plutôt que de garder les deux pour lui, elle se souvenait encore très bien de cette gloire personnelle qu'il avait vu dans le Miroir du Risèd en première année.

En tant que Préfet, Harry se situait entre Ron et Hermione. Cette position le plaçait sur un pied d'égalité avec Malfoy, ce qui rendait la vie plus facile pour tout le monde. Hermione et Pansy Parkinson, l'autre Préfet de Serpentard, s'était ralliée par nécessité et avaient convaincu les deux garçons que des pertes de points gratuites entre eux deux ne ferait que permettre à Serdaigle ou Poufsouffle de gagner la Coupe des Quatre Maisons. Pour le bien de leurs Maisons, Harry et Malfoy avaient décrété un cessez-le-feu non officiel.

Ron n'avait montré aucune surprise lorsqu'elle et Harry avaient été nommés Préfète et Préfet-En-Chef cet été et avait même avoué qu'il s'en doutait depuis la première année. Elle et Harry avaient été grandement soulagés par cette maturité et comptaient en profiter le plus longtemps possible.

L'année dernière, la position de Préfet d'Harry lui avait permis de vagabonder dans le château quand il le voulait et de faire ce qu'il voulait pour se préparer à la Bataille contre Voldemort et être Préfet-En-Chef allait également remplir cette fonction. En fait, c'était encore mieux puisqu'Harry allait bénéficier de ses propres quartiers et il aurait l'autonomie d'aller où il voulait dans l'école à n'importe quel moment sans avoir à s'inquiéter des autres élèves. Ça lui donnait également une très bonne excuse au cas où un professeur lui poserait des questions.

Hermione avait l'intention de garder un œil sur lui pour faire en sorte qu'il ne se trouve pas au milieu de trop de problèmes et ils pourraient faire leurs sessions d'entraînements supplémentaires sans en venir aux retenues et autres excuses_ ce qui signifiait plus de Cours de Rattrapages de Potions.

Ils arrivèrent à Pré-Au-Lard et les Préfets des cinquième et sixième années suivirent Hagrid, Tonks et les première année, près à les défendre au cas où ils se fassent attaquer sur le lac. Les Préfets des septième année, Harry, Hermione, les Aurors et les professeurs surveillaient les élèves jusqu'aux calèches et sur le trajet jusqu'au château.

Ni Harry, ni Hermione ne donnèrent leur opinion lorsque les élèves de deuxième année s'extasièrent devant les calèches tirés apparemment sans la présence de chevaux, ils ne firent que choisir une calèche et laissèrent les Sombrals les emmener au château.

Hermione était capable de voir les créatures ailées semblables aux chevaux depuis le début de la sixième année. Pendant l'été après sa cinquième année, Voldemort, soit énervé car il était incapable d'accéder à ses parents soit dans l'espoir de les attirer, avait envoyé ses Mangemorts attaquer son voisinage, et les Aurors ainsi que l'Ordre n'avaient pas pu arriver assez vite même grâce aux protections en place.

Les Brophys, l'adorable vieux couple qui habitait juste à côté de chez elle, avaient été les premiers à être attaqués, et Jim Brophy était mort dans ses bras pleurant toutes les larmes de son corps en regardant sa femme qui gisait morte à ses côtés. Maintenant, Hermione comprenait pourquoi Harry ne voulait pas parler de Cédric Diggory. Ils savaient tous les deux que ces actions avaient eus lieu à cause de Voldemort mais cela ne rendait pas leur culpabilité moins présente.

Le fait qu'Hermione était heureuse que ce ne soit pas ses parents qui aient été attaqués n'aidait pas. Malheureusement, tout le monde lui avait expliqué qu'il était impossible de placer tout un quartier sous le charme du Fidelius alors qu'ils ne connaissaient rien à ce charme les Moldus n'auraient plus pu rentrer chez eux sans que le Gardien du Secret ne leur donne leur adresse, les facteurs n'auraient pas pu délivrer le courrier parce qu'il leur aurait été impossible de trouver un quartier entier, tout cela aurait créé un gigantesque désordre.

Ce que beaucoup de gens ignoraient était que les parents d'Hermione n'habitaient plus dans ce quartier depuis la fin de la quatrième année. Peu importe ce que tout le monde avait pensé, Hermione, elle, avait immédiatement cru Harry lorsqu'il avait raconté ce qu'il s'était passé dans le cimetière. Elle savait que Voldemort était de retour et que cela signifiait qu'il allait recommencer à tuer des Moldus.

Elle était rentrée chez elle et avait dit à ses parents de changer de nom et de déménager.

Ils n'avaient pas apprécié d'y être obligés bien qu'ils aient fini par y croire après ses explications. Ce qui les avait rendus furieux était le fait qu'Hermione avait l'intention de rester.

« C'est mon combat » leur avait-elle dit, « Vous-Savez-Qui menace mon monde et tout ce en quoi je crois. Je ne peux pas partir. »

« On pourrait t'y obliger, » avait menacé son père, elle le savait, avec une inquiétude désespérée quant à la sécurité de sa petite fille.

Elle n'avait pas laissé tomber et lui avait affirmé d'un ton qui montrait qu'elle ne plaisantait pas. « Je pourrais tout simplement vous faire oublier mon existence. »

Elle l'aurait fait, s'ils l'y avaient obligée. Elle refusait de perdre ses parents parce que Voldemort voulait les blesser, elle et Harry. Ce fait lui avait fait comprendre pourquoi Harry cherchait toujours à les éloigner, elle et Ron, aux moments les plus dangereux il voulait les protéger du danger même si, pour ce faire, il devait les perdre en tant qu'amis, au moins ils seraient en vie.

Pour ses parents, si elle n'avait pas été leur fille, ils auraient pu être tués au cours d'un raid contre les Moldus, mais son existence dans leurs vies les rendaient encore plus vulnérables. Cela signifiait que les éloigner de cette guerre qui n'était pas la leur et du danger qu'elle représentait était son devoir.

Ils avaient finalement agréé et elle leur avait trouvé un autre lieu de vie grâce à Sirius. Il avait été le seul membre de l'Ordre qui pouvait l'aider sans avertir les autres et elle ne voulait surtout pas risquer la vie de ses parents la confiance naïve qu'elle avait envers les institutions comme l'Ordre avait été anéantie en troisième année. Elle ne connaissait pas tous les membres personnellement et elle ne voulait pas risquer sa famille avec un autre Peter Pettigrew.

Avec l'aide de Sirius, elle était devenue le Gardien du Secret de la vieille maison de ses parents et avait coupé tout communication avec eux dans leur nouvelle maison et leur avait jeté un sort pour que tous hiboux et autres messagers ne puissent pas les trouver. Ainsi, aucune inspection superficielle ne montrerait quoi que ce soit de suspicieux ou qui nécessiterait une investigation plus profonde.

Une inspection révèlerait que ses parents ne pratiquaient plus au Royaume-Uni, mais elle avait pensé que Voldemort ne chercherait pas les détails de leur vie Moldue et que dès que leur ancienne maison serait absente du quartier, Voldemort penserait connaître approximativement leur location.

En cinquième année, ses recherches en Occlumencie et Légilimencie lui avaient permis de cacher son secret dans son esprit afin que si jamais elle était sujette à une attaque en Légilimencie, il serait effacé de son esprit. Quand Fumseck avait découvert que cela signifiait que ses parents attendraient le reste de leur vie si elle était incapable de le faire, il lui avait promit de les libérer dès que la guerre serait finie.

Fumseck avait également déposé Pattenrond avec eux pendant l'été après la cinquième année, car Hermione n'avait pas voulu les laisser sans défense. Bien qu'ils soient incapables de faire de la magie, elle était soulagée de savoir qu'ils vivaient avec un excellent juge de caractère Pattenrond reconnaîtrait un Animagus ou quelqu'un avec de mauvaises intentions.

Elle leur avait envoyé une lettre où elle leur jurait que son demi-Fléreur pouvait leur sauver la vie, et leur avait fait promettre de prendre soin de lui. Elle avait également tout expliqué à Pattenrond et il avait semblé comprendre et voulait aller là où il pourrait être le plus utile. Il lui manquait, surtout lorsqu'elle était seule dans son lit et aurait bien voulu avoir sa bouillotte de fourrure à ses pieds, mais cette solitude était un faible prix à payer en échange de la sécurité de ses parents.

Leur arrivée au château sortit Hermione de son introspection, et elle et Harry vérifièrent qu'ils étaient bien les derniers élèves à rentrer au château dès qu'Hagrid aurait fini de faire traverser le lac aux première année, il viendrait nourrir et libérer les Sombrals.

Harry et elle-même s'assirent à l'extrémité de la table des Gryffondors, aussi proche des portes de la Grande Salle que possible. Ce n'était pas là qu'Hermione s'asseyait habituellement mais cela leur permettait de garder un œil sur la majorité des élèves. Les professeurs étaient installés de l'autre côté de la Salle.

Bien qu'Hermione fût dans cette pièce magnifiquement éclairée et remplie d'élèves bavards pour la dernière fois, pendant la Cérémonie de Répartition, elle n'écouta la répartition des première année, la chanson du Choixpeau et le discours d'Albus que d'une oreille, se concentrant sur les élèves sur lesquels elle et Harry étaient supposés enquêter.

Ils allaient devoir faire des rapports sur leur progrès à Albus et, sin nécessaire, ils allaient devoir être capable de cacher la vérité. Tant que l'information n'était pas donnée par le Ministère, ils ne pouvaient pas révéler l'objet de leur enquête si trois Gryffondors commençaient à questionner tout le monde sur leurs relations sexuelles, les élèves seraient vite suspicieux.

Il y avait 32 étudiants de septième année : 9 Serpentards, 8 Gryffondors, 8 Serdaigles et 7 Poufsouffles. Hermione trouvait ça vraiment bizarre d'être assise là et de savoir que chacun d'eux avait eu des relations sexuelles avant leurs dix-sept ans. Tous les Sangs-Purs et les enfants élevés dans les monde sorcier étaient au courant et l'avaient accepté depuis leur plus jeune âge, mais elle se demandait comment les Nés-Moldus avaient pu intégrer les normes du monde sorcier malgré leur éducation non-magique.

Bien sûr, il n'était pas rare pour les adolescents Moldus d'avoir des relations sexuelles avant d'avoir dix-sept ans, et apprendre à s'adapter était un véritable devoir pour les Nés-Moldus à Poudlard.

Au moins, maintenant, elle comprenait pourquoi Madame Pomfresh avait autant insisté sur « les besoins naturels » et le fait que coucher avec quelqu'un une fois ne signifiait pas que réitérait l'expérience immédiatement était nécessaire. Pour une Née-Moldue comme Hermione, une recommandation telle que « faites-le une fois et arrêtez » ne faisait absolument aucun sens, elle préférait les discussions à propos de l'abstinence ou des différentes façons de se protéger des maladies sexuellement transmissibles. L'infirmière n'avait pas vraiment prêté attention aux questions de la Gryffondor, et alors que Hermione avait dit qu'elle ferait des recherches, Madame Pomfresh avait pensé à de la curiosité déplacée et n'avait jamais expliqué clairement le pourquoi de ce conseil bizarre.

Voilà encore une preuve comme quoi plus l'on fait de recherches, plus la vie est simple. Mais cela ne sert à rien de se demander ce qu'il serait arrivé si elle avait eu connaissance de l'état dans lequel elle se trouvait avec Harry. Elle n'en avait rien su et maintenant, ils devaient agir en conséquence, ils devaient donc inventer des alternatives plausibles les concernant pour éviter d'attirer l'attention sur eux.

Heureusement, si tout ce à quoi ils avaient pensé échouer, il y avait toujours ce doute au niveau de l'âge en effet, malgré ce que pensait Remus, il n'y avait absolument aucun moyen d'être sûrs que les Purs Adultes ne soient pas diplômés si elle était née trois semaines plus tôt, elle en serait un excellent exemple. Mais toute l'attention allait se porter sur les septième année, et il lui fallait donc savoir sur eux ce qu'elle aurait préféré ignorer.

Le fait que les adolescents tendaient à mentir, inventer et exagérer quand ils parlaient de leurs exploits sexuels, leur facilitait également la tâche. Ils entendaient des histoires qui ne pouvaient pas être vérifiées facilement et certaines étaient vraiment farfelues. Cela dit, sa maison était la plus facile. La seule personne sur laquelle elle doutait était Neville, mais Harry ou Ron en saurait sûrement plus qu'elle à ce sujet. Que Ron soit au courant ou pas, Dean et Ginny avaient couchés ensemble d'après les dernières confessions faites à Hermione.

Seamus et Lavande était un fait certain vu qu'Hermione les avait vu en pleine action une fois. La rumeur disait que Seamus aurait couché avec toutes les septième année de Poufsouffles pour un pari, mais Hermione était sûre que c'était exagéré car Ron lui avait dit que Susan avait dit non à l'Ecossais. Elle était au courant pour Ron et cette fille de Beauxbâtons grâce à Victor, qui l'avait su grâce à Fleur et le comportement de Ron l'avait vérifié. Au cas où cette rumeur serait fausse, Lavande avait dit avoir couché avec le rouquin. Il y avait également la rumeur comme quoi Lavande aurait couché avec tous les septième année de Gryffondor mais vu qu'Harry était le deuxième Pur-Adulte et qu'Hermione n'était sûre de rien concernant Neville, elle était certaine que ce n'était qu'une rumeur sans fondements.

Parvati, Padma et Lavande avaient toutes les trois couchées avec Jacob Sinclair, et Hermione était presque sûre de la véracité de ce fait grâce à la quantité de détails nauséeux qu'elle avait pu entendre lorsque Parvati et Lavande en avaient discutées tard dans le nuit plusieurs semaines d'affilées. Parvati et Lavande avait tellement appréciées qu'elles s'étaient tapé l'entièreté des Serdaigles et Hermione avait une fois de plus entendu plus que ce qui l'intéressait. Elle excellait pour performer les Silencieux mais il lui tardait d'avoir la chambre de Préfète-EN-Chef pour elle seule.

Hermione prêta enfin attention au directeur lorsqu'il annonça leur nouveau professeur de DCFM Nymphadora Tonks. Le Trio d'Or était au courant depuis les vacances d'été et ils étaient heureux d'avoir non seulement un professeur qui ne chercherait pas à les tuer mais également une amie et une Auror accomplie. Le Ministère avait accepté car elle pourrait ainsi participer à la sécurité de l'école, l'Ordre bénéficiait d'un autre membre dans l'établissement et Poudlard gagnait un bon professeur. IL y avait de nombreux bénéfices à ce que Kingsley soit Chef du Département des Aurors.

Tonks, avec ses cheveux violets, se leva et réussit à renverser son gobelet de jus de citrouille sur les cuisses de Severus. De toutes les personnes de la Salle, Severus était l'un de ceux qui savait à quel point Tonks était maladroite. Hermione se sourit à elle-même. Il serait intéressant de voir combien d'élèves la sous-estimeraient à cause de cela et serait sans voix pendant ses cours.

Une fois que l'explosion de bruit se fut calmée après cette annonce, Hermione retourna son attention sur sa tâche. Dès que son regard se posa sur les autres Maisons, cela devint beaucoup plus compliqué. Ce genre de détails n'intéressait pas Hermione généralement. Son amitié avec Ginny la tenait informée d'une partie des ragots mais Hermione avait toujours tout fait pour stopper les discussions de ses camarades de chambrée lorsqu'elles en arrivaient aux relations entre élèves.

De ce qu'elle savait, les Serdaigles préféraient sortir avec ceux de leur Maison et elle n'avait entendu aucunes rumeurs infondées à leur propos ils avaient tendance à se montrer quand ils sortaient avec quelqu'un, pas de relations en cachettes _ ou alors ils étaient très bons pour se cacher. Les poufsouffles sortaient avec d'autres Poufsouflles ou Serdaigles et Gryffondors mais évitaient les Serpentards. Les Serpentards évitaient les Poufsouffles et les Gryffondors.

Les Serpentards étaient les plus difficiles à cerner car ce qu'il se passait dans leur Maison n'en sortait pas et leurs relations inter-Maison étaient tout ce qu'il y a de plus discret. Il serait très difficile pour Hermione et Harry de distinguer la vérité et les rumeurs. Ce qui, pour eux, était une bonne chose. Ce n'était pas comme si Harry et elle pouvait se permettre de discuter avec Draco Malfoy et essayer de savoir avec qui il avait couché.

Hermione ne pouvait pas croire qu'elle était assise dans la Grande Salle contemplant activement ses camarades sur ce sujet. Elle espérait désespérément que Ron ne se rendrait jamais compte qu'ils pourraient se cacher sous la cape d'invisibilité d'Harry pour essayer de les prendre sur le fait. Elle préfèrerait avaler une Pastille de Gerbe plutôt que de prendre part à ce genre d'ignominies.

Heureusement, le Festin arrivait à sa fin et elle pouvait enfin cesser de penser à cela pendant quelques temps.

Elle prit bien soin de sourire aux nouveaux membres de Gryffondor. Ginny et Andrew Kirke, les deux Préfets de sixième année, accompagnaient les élèves en sécurité jusqu'aux dortoirs permettant ainsi à Hermione et Harry de rester en arrière pour attendre Minerva contrairement aux autres, ils n'avaient aucune idée d'où ils allaient vivre tout l'année.

La Directrice des Gryffondors se dirigea vers eux une fois que la Grande Salle fût vidée, la fierté évidente dans son expression. Elle avait été mise au courant de leur nomination, bien sûr, mais leurs positions étaient maintenant officielles.

Bien que Minerva soit vraiment fière, ses mots étaient sérieux une fois qu'elle ait eût rejoints : « Je vais vous montrer vos quartiers. »

Ils la suivirent hors de la Grande Salle et surpris, ils descendirent les escaliers jusqu'aux donjons. La sorcière adulte répondit à leur question muette.

« Bien qu'il y ait plusieurs quartiers de Préfets-En-Chefs dans le château, Albus m'a informé hier qu'il n'y en avait qu'un seul qui n'était pas… hors service. »

Ils acquiescèrent, Hermione se demandant si le directeur avait causé lui-même les damages aux autres quartiers. Cette location leur permettrait de continuer leurs sessions d'entraînements avec Severus. En effet, parcourir plus de sept étages à la vue de tous avait été la partie la plus difficile de leurs leçons l'année dernière ils auraient pu mettre la vie de Severus en danger si Voldemort avait appris que le Maître des Potions les entraînait.

Ils tournèrent dans la direction opposée aux dortoirs des Serpentards et parcoururent une quantité folle de couloirs jusqu'à ce qu'Hermione soit pratiquement sûre qu'ils étaient proches des quartiers de Severus et de son laboratoire privé. Elle se demanda quel avait été le niveau de décibels lorsqu'il avait appris où ils seraient logés ou si le vieux fou avait réussi à garder cette information secrète jusqu'à maintenant.

La gargouille ressemblait à un dragon enragé et gardait l'entrée de leurs chambres. Hermione commença à approuver le choix du directeur. En effet, les loger dans des quartiers normalement réservés aux Serpentards leur faisait bénéficier de la paranoïa et de la self-préservation des Serpentards. Il n'y avait aucuns portraits bavards que ce soit aux portes ou dans les couloirs. Harry devrait sortir la Carte des Maraudeurs pour qu'ils puissent explorer plus en profondeur.

La gargouille ne fit rien de bruyant ou d'ostensible tel que sauter hors du chemin à la place, elle se fondit dans le mur, leur permettant de passer par le chemin libéré. Une fois qu'ils firent à l'intérieur, elle se reforma instantanément.

« En ce moment, il vous suffit de la toucher ou de performer le Sort d'Ouverture pour passer à travers, » les informa leur Directrice de Maison, « Vous pourrez choisir le mot de passe de votre choix dès que je serai partie. »

Ils acquiescèrent de nouveau et regardèrent leurs nouveaux quartiers. Cette pièce était légèrement plus petite que la Salle Commune des Gryffondors et n'était pas totalement Serpentard car elle était décorée dans les tons bruns et vert forêt. Il n'y avait ni rouge ni or mais il fallait s'y attendre.

Il y avait une grande cheminée en fonctionnement en face de laquelle il y avait un grand salon avec deux fauteuils confortables avec des tables basses à leurs côtés et des tapis à leurs pieds, et un grand sofa avec une table basse en face. Sur le mur opposé se trouvaient deux bureaux et chaises ainsi que de nombreuses étagères et meubles pour stocker leurs affaires de cours. Le plafond était haut mais les lampes murales situées à des intervalles réguliers tout autour de la pièce chassaient l'obscurité. Plusieurs paysage marin- pas de personnages en vue- décoraient les murs. Leurs bagages étaient empilés au milieu de la pièce. Des portes se trouvaient sur chaque mur de la pièce l'une en face d'eux et une de chaque côté.

« La salle de bain, » dit Minerva, leur indiquant la porte d'en face.

La baignoire pouvait coller la honte à celle des Préfets Hermione était pratiquement sûre de pouvoir y faire quelques brasses. La pièce avait deux exemplaires de chaque douche, commode, lavabo, toilette, miroir.

« Ces portes, » il y en avait deux de plus, encore une fois de chaque côté de la salle de bain, et Minerva poursuivit, « vous amènent à vos chambres. La salle de bain se divise en deux si vous essayez d'y entrer en même temps. La porte principale, » elle leur montra le chemin par lequel ils étaient venus, « est charmée pour conduire à la moitié libre ou à rester close si les deux parties sont occupées. »

Hermione et Harry se sourirent. Il n'y avait que les Serpentards qui pouvaient créer une pièce aussi intelligente. Minerva les ramena dans la Salle Commune.

« Je vous laisse choisir vos chambres. Je me dois de vous signaler que n'importe quelle altercation avec les autres élèves, surtout les Serpentards, serait mettre en péril vos positions de Préfets-En-Chefs. »

« Nous sommes conscients que l'unité est le but le plus important que nous ayons cette année, » Hermione parla pour eux deux, peu sûre que la réponse d'Harry soit appropriée. « Et nous en sommes fiers. »

L'expression dure de Minerva s'adoucit et elle se permit l'un de ses rares sourires. « Vous êtes la fierté votre Maison, Hermione, Harry. Maintenant, » elle redevint sérieuse. « Soyez certains d'avoir une bonne nuit de sommeil, et je vous rappelle que vous recevrez vos emplois du temps demain matin au petit-déjeuner. »

Ils se souhaitèrent une bonne nuit et regardèrent la gargouille disparaître à son touché et réapparaître après son départ.

« J'arrive pas à croire qu'ils aient mis mes parents dans des quartiers comme ça. C'est carrément une invitation à baiser tout le temps. »

Hermione fixa Harry, étonnée que ce soit le premier commentaire à lui venir à l'esprit puis elle explosa de rire. Harry la rejoint rapidement et ils finirent par s'écrouler sur le sofa face à la cheminée.

« Ce n'est pas vraiment la première chose à laquelle j'ai pensé, » confessa Hermione quand elle eût enfin réussi à reprendre son souffle. « Mais ça va nous aider dans la suite de notre plan. C'est bon de savoir que l'école n'est pas contre ce type de relations. »

« Tu veux dire que tu n'as rien lu à ce sujet dans L'Histoire de Poudlard ? » questionna Harry comme s'il était réellement choqué.

Hermione sourit faiblement. « Il n'y en avait que très peu au sujet des exploits sexuels des Préfets-En-Chefs. »

Il réussit presque à rester impassible en lui disant, « Est-ce que tu as pensé à écrire aux éditeurs pour qu'ils publient une nouvelle copie ? Mise à jour ? »

Elle résista au besoin de s'éclaircir la gorge et répondit calmement, « La réponse négative reçue suite à ma lettre au sujet de l'absence des elfes de maisons suggère que réitérer l'expérience maintenant serait tout aussi inutile. »

Harry la fixa, bouche-bée, hésitant entre rire et se demander si elle était sérieuse. Il n'avait pas besoin de savoir qu'elle était plus que sérieuse. Il était totalement injustifié de leur part de s'être montré aussi rudes dans leur réponse. Elle se leva.

« Est-ce que l'on peut aller voir les chambres ? »

Ils se dirigèrent vers la première puis l'autre elles étaient pratiquement identiques et agréables. Il y avait un lit à baldaquin en bois foncé, à peu près deux fois plus grand que ceux des dortoirs de Gryffondors, une cheminée, plusieurs tapis tissés, garde robes, étagères et meubles.

L'élément de décoration le plus intéressant, et totalement surprenant, était la grande fenêtre prenant l'entièreté du mur face à la porte. Elles étaient enchantées comme celles du Ministère, parfaites pour des pièces en sous-sol. Ils prirent leur décision de manière totalement arbitraire. Ils choisirent leur chambre en rapport à la vue que donnaient les fenêtres Harry prit la chambre avec la fenêtre donnant sur le Terrain de quidditch, laissant Hermione avec celle montrant la partir Est de la Forêt Interdite.

Ils firent léviter leurs valises dans leurs chambres respectives, Harry se moquant de son expression lorsqu'il proposa d'appeler Dobby pour qu'il le fasse à leur place. Hermione se vengea en lui proposant d'utiliser son statut de super-héros pour leur empêcher tout travail manuel.

Dès qu'Harry finit de ranger ses possessions, il vint aider Hermione avec ses livres. Hermione était aux anges car elle avait suffisamment d'étagères pour y placer sa collection. Malgré le nombre de fois où Hermione était allée dans le dortoir des garçons, elle ne comprenait toujours pas comment ils avaient pu garder leurs valises sans les vider tout l'année. Elle, Lavande et Parvati les avaient immédiatement vidées, leurs valises avaient disparues dans une pièce de stockage et des garde-robes – plus grandes et plus organisées que les valises- étaient apparues au pied des lits.

La première fois qu'Hermione était rentrée dans le dortoir des garçons après s'être liée d'amitié avec Harry et Ron, elle était allée questionner Minerva sur l'inégalité entre les deux dortoirs. Le professeur lui avait répondu que le dortoir des garçons avait également des garde-robes mais vu que les garçons préféraient utiliser leurs valises, ils avaient retiré les meubles superflus. En pensant à Ron, Harry, Seamus, Dean et Neville, Hermione avait enfin compris.

De retour dans leur salle commune, ils examinèrent les sorts déjà mis en place. Comme ils s'y attendaient, il serait très difficile, même pour le Directeur, d'écouter aux portes, et ils renforcèrent les sorts d'intimité pour que rien de ce qu'ils feraient ne puisse atteindre le reste des donjons ou le reste du château. Ils posèrent également des protections contre les sorts d'espionnages préférés de Severus.

Leur prochaine tâche était de bloquer les portraits c'était plutôt difficile à faire si les tableaux contenaient des personnages à la base mais les paysage marins et autres accepteraient facilement ce type de restriction vu que les personnages n'appartenaient pas à leur scène. Les directeurs fouineurs étaient bloqués une fois de plus et ils n'avaient pas à s'inquiéter à ce que, s'il devenait trop curieux, il envoie des personnages sur des petits bateaux.

Plutôt que d'utiliser un mot-de-passe traditionnel pour l'entrée, Hermione plaça des runes dans les protections. C'était beaucoup plus sûr qu'un simple mot car il n'y avait aucun moyen de les deviner après avoir fini, Harry et elle étaient les deux seules personnes qui pouvaient traverser les barrières ou donner la permission d'entrer à d'autres personnes.

Pour modifier un sort de cette manière, il fallait une grande compréhension des runes et beaucoup de pouvoir et de finesse. Si c'était mal fait ou que les noms n'étaient pas reconnaissables, même la personne ayant lancé le sort serait incapable de le briser. Si les runes et la magie placée étaient trop faibles, n'importe qui s'identifiant grâce aux noms en question pourrait traverser les protections. Il était inutile de dire qu'Hermione avait fait en sorte qu'aucun de ses désastres potentiels ne surviennent, et pour rendre le tout encore plus complexe, elle avait combiné différents types de runes.

Harry appréciait cette sécurité supplémentaire et ne semblait pas être ennuyé par le fait qu'Hermione soit la seule à pouvoir ajouter qui que ce soit dans les barrières pour qu'ils soient capables de rentrer dans leur quartier sans leur permission directe.

« Tu es sûr que ça ne t'ennuie pas ? » demanda-t-elle encore.

« Tu penses que j'inviterais qui dans nos quartiers sans vouloir te mettre au courant, 'Mione ? » il se moqua de son inquiétude. Il se força à prendre une expression contemplative. « Hmmm… Admettons que je sois ami avec Ron et que j'étudie les Runes Anciennes pendant mon temps libres… C'est assez compliqué. »

Elle savait également qui il aimait secrètement mais elle laissa tomber.

Après une courte discussion, ils désactivèrent la barrière qui permettait aux professeurs d'entrer. Si Albus avait vraiment besoin de les voir, il devra le faire de la manière traditionnelle : toquer ou entrer de force. Ils avaient faits de leur mieux pour empêcher toutes possibilités d'entrer de force et il faudrait énormément de temps à une petite armée pour passer les barrières.

Rien d'officiel n'empêchait ce genre d'altérations aux protections des Salles Communes en effet, personne de sain d'esprit ne tenterait de le faire et il faudrait des capacités supérieures à n'importe qui à part les étudiants les plus talentueux des années supérieurs. Mais Hermione se demandait si cela changerait à la fin de l'année. Bien sûr, il faudrait qu'Albus admette qu'ils lui avaient interdit d'entrer dans leurs quartiers et que donc il avait tenté d'y pénétrer sans leur autorisation.

Après un autre moment de considération, elle fit un petit compromis.

Fumseck ?

Non, je suis un fragment de ton imagination et tu es un coucou.

Oiseau, ne sois pas comme ça avec moi, dit-elle aussi sérieusement que possible, elle plissa les yeux et lui dit, avec une douceur exagérée. Tu aurais pu être en train de discuter avec ton…maître.

Il couina, indigné, et elle sourit.

Qui t'as lancé un Sort de Mauvais Caractère ? lui demanda-t-il, grognon.

Mon état est le résultat de ta charmante présence mentale, amour. J'ai une faveur à te demander.

Il renifla. Mentalement, même les oiseaux le faisaient très bien.

Et tu as fait un merveilleux travail pour m'amadouer. Que veux-tu, enfant impertinent ?

Oh, Allez, Les Purs-Adultes. Je crois que tu aurais dû t'en douter. Sentant qu'il levait les yeux au ciel et qu'il semblait amusé, elle alla droit au but. Harry et moi avons désactivé la possibilité aux professeurs de pénétrer nos quartiers. S'il y avait vraiment urgence, tu pourrais donner l'accès à Albus, Severus et Minerva, n'est-ce pas ?

Il était clairement amusé maintenant. Il me tarde de voir la tête qu'il fera. Je ferai comme tu le souhaites, Pure Adulte.

Elle fronça le nez. Peut-être qu'elle préférait être appelée enfant impertinent en fait. Toujours un plaisir.

Quand elle finit par se concentrer de nouveau sur la pièce, elle vit Harry la fixer bizarrement.

« J'avais une longue discussion avec moi-même ? » proposa-t-elle avec espoir.

Il secoua la tête mais ne dit rien de plus.

Ils bloquèrent la Cheminée contre les appels entrants et posèrent une protection sur les portes des chambres contre les intrusions, rendant ainsi possible d'interdire l'accès à n'importe qui s'ils le voulaient. Hermione avait interdit à Harry de poser une Sort de Silence sur sa chambre car elle voulait être au courant au cas où il avait un cauchemar.

Elle était pratiquement sûre que si elle vérifiait ce soir, elle trouverait le sort en place. Elle savait très bien qu'il n'aimait pas être un poids pour les autres, mais elle avait grandi en sachant qu'elle était la bienvenue dans le lit de ses parents si elle se réveillait à cause d'un mauvais rêve. Elle ne supportait pas que qui que ce soit souffre de terreurs nocturnes, seul.

Il la sous-estimait largement s'il croyait qu'elle allait laisser tomber elle pouvait être beaucoup plus têtue que lui dans certaines circonstances et elle le lui ferait comprendre même si elle devait défaire son sort toutes les nuits après qu'il se soit endormi avec son programme, elle irait souvent se coucher plus tard que lui et elle n'avait pas besoin de dormir autant qu'avant.

Une fois les protections posées sur leurs chambres, ils posèrent une barrière cachant l'utilisation de la magie que leur avait apprise Severus cela empêcherait qui que ce soit d'être au courant de grandes vagues de magie, de troubles inhabituels ou l'utilisation de Magie Noire qu'ils allaient devoir apprendre pendant leur entraînement.

Ils se préparèrent dans la salle de bain pour aller se coucher, salle de bain qui s'était séparée en deux, se souhaitèrent bonne nuit et se couchèrent dans leurs lits respectifs.

Elle réfléchit à tout ce qu'elle allait devoir faire dans les jours à venir. A la fin de la semaine, elle écrirait peut-être à ses parents, lettre que le phœnix rendrait impossible à traquer. C'était le seul type de communication qu'ils s'autorisaient pendant la guerre. Elle voulait qu'ils sachent qu'elle était en vie et ne voulait pas les ennuyer avec des détails au sujet desquels ils ne pourraient absolument rien faire. Elle pouvait parler de l'école mais elle ne mentionnait ni attaques, ni batailles et ni les heures d'entraînement pour la Bataille Finale à laquelle ils ne voudraient pas qu'elle participe. La première semaine de travail lui servirait pour remplir sa lettre.

Hermione se demanda ce que Ron penserait de leurs quartiers mais sa dernière pensée, avant de s'abandonner au sommeil, était que Severus préfèrerait sûrement leurs nouvelles chambres aux dortoirs des Gryffondors.