Disclaimers: Le manga Naruto ne m'appartient pas. Sinon ça s'appellerait 'L'histoire de Naruto et Gaara', Sasuke serait mort avant la fin du premier volume, et le tout aurait probablement été de qualité moindre.

NOTE: J'ai besoin d'un BETA, j'en ai un pour mes histoires en anglais et vu que ma maîtrise de la grammaire française n'est guère meilleure je ne vois pas de raisons de m'en passer. Seulement, je ne connais personne dans le fandom français de Naruto so help, please?

D'ailleurs je m'excuse pour les fautes potentielles de cette première partie, j'ai une grosse crève et pas de beta.

Cette Histoire a été originellement publiée en anglais sous le titre 'How to make love: The Wonders of Wanking', mais ça reste ma fic. Elle a été coupée en deux parties pour que je puisse lui trouver un beta.

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« Naruto! »

Naruto était bien trop au chaud, bien trop à l'aise, et bien trop immergé dans un songe plaisant pour être réveillé par un simple murmure. Il s'accrocha à son sommeil.

"Grmphf…"

"Naruto!" Légère secousse. "S'il te plaît, réveille-toi!!"

"Ffngh?"

Naruto se résigna à abandonner un rêve délicieux dont le souvenir s'estompait déjà, pour émerger dans un monde cruel qui n'hésitait pas à réveiller de pauvres shinobi fatigués au beau milieu de la nuit.

Lentement, confusément, et avec une absence de réflexes ninja qui aurait fait pleurer de désespoir son vieux mentor Jiraiya (enfin, si celui-ci l'avait surveillé du Paradis au lieu de vérifier si oui ou non, les anges avaient un sexe), Naruto ouvrit les yeux sur le monde extérieur.

Son horizon immédiat était occupé par des cheveux roux, des yeux turquoises et un visage pâle près du sien. Très près. Vachement trop près.

Finalement son cerveau se mit en route et compensa son retard en le bombardant d'un mélange de souvenirs et de détails embarrassants.

Mission. Pays de la Neige. Trouver le Huit-Queues avant l'Akatsuki. Gaara joignant la recherche avec son frère et sa soeur, par solidarité de Jinchuuriki et par gratitude pour Konoha. Sakura-chan et Temari se partageaient une tente, Kankuro, Sai et Kakashi une autre ce qui laissait la dernière pour Gaara et lui-même.

Voilà pour les souvenirs. Le détail embarrassant résidait dans le fait que, croyant s'être accroché à ses rêves, Naruto s'était en fait accroché à Gaara. Son visage était à quelques centimètres du sien, il avait un bras autour de sa taille et, oh punaise, est-ce que leurs jambes n'étaient pas mêlées?

Le coeur de Naruto faillit bondir hors de sa poitrine et lui même sauta en dehors du sac de couchage qu'il partageait avec le jeune Kage, s'embrouillant la langue en tentant de s'excuser pour avoir dérangé le sommeil et l'espace personnel du jeune homme, et de le supplier de lui laisser la vie sauve.

Mais Gaara écarta ces excuses d'un geste de la main. Après s'être remis de sa légère crise cardiaque (provoquée par la similitude entre ce geste et celui qui signifiait 'Tu vas te prendre une tonne de sable dans la gueule') Naruto vit que le visage de son ami n'était pas plissé par la colère, mais par l'inquiétude.

"Tu te sens bien, Naruto?" Gaara se pencha un peu en regardant son visage avec attention, aussi Naruto se décrotta subrepticement les yeux.

"Euh, oui. Ha-hem. Je... vais bien, pardon de t'avoir, euh... enfin d'habitude c'est mon oreiller que je squatte, pas mes potes, ha ha..." Bon Dieu. Etait-il possible de se sentir plus gêné que ça?

Visiblement il n'était pas de bon ton d'emmerder les cieux avec des questions rhétoriques, car à ce moment-là Gaara désigna le bas de son corps du doigt et lâcha:

"Je te demande à cause de ça, Naruto."

Avec un très gros mauvais pressentiment, le jeune homme baissa la tête, suivant la direction pointée par l'index de son ami. Son entrejambe lui rendit son regard. Ou du moins, il y avait bien quelque chose qui essayait à tout prix de se dresser au niveau de ses yeux. Mortifié, il sentit ses joues brûler de honte. Ses rêves avaient effectivement dû être encore plus agréables que dans son souvenir et... Oh merde. Depuis combien de temps Gaara était-il réveillé?

Avec un instinct d'autant plus efficace qu'il était inconscient, Gaara entreprit de l'achever:

"Au début tu t'es contenté de me serrer et de gémir un peu et j'ai cru que tu avais simplement un cauchemar, puis j'ai senti un truc dur cogner sur ma jambe alors..." Le jeune homme s'interrompit lorsque Naruto s'aplatit sur le sol à quatre pattes, le front collé au sol, dans la posture universelle du 'je m'excuse en rampant'.

"JE SUIS DESOLE!!! J'ai jamais voulu... j'essayais pas de ... Désolé!"

Si Dieu avait à ce moment précis ouvert un trou dans le sol, Naruto s'y serait jeté la tête la première avec juste un murmure de remerciement. Mais Dieu était probablement trop occupé à se marrer pour offrir Sa mansuétude. Puisque les Cieux ne l'aidaient pas à échapper une réalité dans lequel il s'était, dans son sommeil, frotté à la jambe de son ami comme un chien en chaleur, il rassembla son courage une dernière fois pour s'excuser auprès de Gaara en le regardant dans les yeux. Ensuite, il pourrait aller se suicider dans un coin avec la conscience tranquille.

Le jeune Kage le regardait toujours sans colère, et seul un mélange de confusion et d'inquiétude pouvaient se lire sur son visage. Visage d'ailleurs très près du sien. Vachement trop près.

Gaara s'était rapproché quand Naruto était trop occupé à creuser un trou dans le sol avec son front pour s'en rendre compte, et maintenant sa main anxieuse hésitait à quelques centimètres à peine de son entrejambe.

Les pensées de Naruto, tournées vers les bienfaits du suicide et de l'exil, firent un magnifique dérapage contrôlé pour filer dans une autre direction.

"Tu es malade? Est ce que ça fait mal?" Un bout du cerveau de Naruto essayait de comprendre ces étranges paroles -sûrement il sait que... - mais il devenait difficile de se concentrer alors que la main de Gaara se rapprochait de plus en plus et Naruto...

"Veux-tu que j'appelle Haruno-san?"

Son cerveau freina un grand coup.

"NON!"

Par réflexe, il mis la main sur la bouche de Gaara, et celui-ci le regarda avec de grands yeux. Naruto inspira profondément en essayant de chasser la panique qui l'avait saisi à l'idée de Sakura appelée pour 'soigner' une érection nocturne, et des sanglantes conséquences qui en découlerait.

"Non." reprit-il, d'une voix plus calme. Il commençait à comprendre que, pour une raison bizarre, son ami croyait qu'avoir la trique pendant son sommeil était une réaction anormale. Et ça, c'était pas normal. Mais bon, même s'il aimait beaucoup Gaara, ça n'était pas à lui de lui expliquer les subtilités entourant la théorie des roses et des chous. Il valait mieux ignorer l'incident.

"En fait c'est... rien du tout, Gaara. T'inquiètes ça va... euh... dégonfler tout seul. On se recouche, d'accord?"

"Tu en es sûr?" et les lèvres de Gaara bougeant contre la paume de sa main envoyèrent un délicieux frisson le long de son corps, avec un bouquet final pour son sexe tendu.

Naruto ravala un gémissement. "Ouiii..." Il se reprit, car Gaara avait toujours l'air dubitatif. "Oui" fit-il d'une voix plus assurée.

Au bout d'un moment, le Kazekage haussa simplement les épaules et retourna s'allonger dans leur sac de couchage. Naruto soupira, soulagé car pendant les quelques secondes qu'il avait fallut à Gaara pour lui répondre, il était devenu douloureusement sensible à la proximité de son ami, au fait qu'il ne portait qu'un simple T-shirt et un caleçon et si on ajoutait le souvenir de ses lèvres, douces et souples contre sa main...

Naruto se claqua le front. Ce genre de pensées n'aidait pas sa situation! Peut-être qu'il devrait sortir un peu dehors, et attendre que l'air glacial du Pays de la Neige lui permette de ... se calmer. Ensuite, il irait se recoucher, aussi loin que possible de Gaara, et au matin...

Et là, une vision d'horreur s'imposa à l'esprit du jeune homme, déroulant ses images apocalyptiques.

"C'était le matin. L'aurore dardait de timides rayons au travers des branches couvertes de neige, et les oiseaux de la forêt répondaient à son appel par de joyeux gazouillements. Les tentes étaient toujours debout, mais seraient repliées dès la fin du petit-déjeuner. Tout le groupe avait les traits encore gonflés de sommeil, et chacun effectuait les corvées habituelles au camping sauvage en silence.

Kakashi demanda, du ton indifférent qui lui était coutumier, si tout le monde avait bien dormi et un chorus de grognements peu enthousiastes fût sa seule réponse.

Mais à ce moment là, le Kazekage, bien connu à la foi pour sa nullité absolue dans le domaine du bavardage informel, et son acharnement à tenter d'en maîtriser les règles malgré un tableau de chasse inégalé dans le domaine du 'plombage d'ambiance', le Kazekage donc, essaya de lancer une conversation. Sa voix s'éleva, comme toujours un peu basse mais parfaitement audible dans l'air frais du matin.

"Est-ce que ton pénis va mieux aujourd'hui Naruto? A t'il un peu dégonflé?

Tout le monde se figea.

Les oiseaux ravalèrent leurs gazouillements.

Le groupe entier écarquilla les yeux et se tourna vers Gaara, puis Naruto. Enfin, son cadavre, car il n'y avais pas moyen de survivre à un tel embarras..."

Fin de la Prémonition de la Mort qui Tue

Naruto réprima un frisson d'horreur et se précipita vers le sac de couchage où son ami s'était rallongé.

"Gaara! En fait... on devrait parler!"

Le Leader du Village du Sable se redressa sur ses coudes.

"C'est à propos de ça." fit l'autre, désignant du doigt mini-Naruto, toujours présent malgré sa vision affreuse. D'ailleurs, quand une paire d'yeux verts d'eau se fixa sur son entrejambe, il sentit cette partie de lui-même redoubler d'effort pour en mettre plein la vue.

"Gaara..." Par où commencer? "Ce truc... ben, c'est mieux que tu n'en parles à personne... Tu vois, c'est un peu embarrassant... même si c'est une réaction parfaitement normale pour un garçon en pleine santé, mais euh, ça reste, euh... embarrassant." Où donc s'était barré tout son vocabulaire? Il est vrai que son sang n'était pas exactement concentré dans son cerveau en ce moment, mais bon... "Enfin bref! Mieux vaut que tu n'en parles pas, ok? Et surtout pas à Sakura-chan!"

"Alors, c'est quelque chose de normal?" fit Gaara, l'air pensif.

"Ben ouais, c'est plutôt normal." Le jeune shinobi ne comprenait pas où son ami voulait en venir. "Je veux dire, tout le monde à déjà eu le gourdin au moins une fois dans sa vie, enfin, pas tout le monde, seulement les garçons, enfin tu vois ce que je veux dire, ça fait partie de l'aspect 'grandir et devenir un homme' et, euh..." Naruto s'arrêta, un peu hésitant à présent. En y repensant, Gaara avait bien agit plus tôt comme si Naruto souffrait d'une maladie et non pas d'une banale érection nocturne, mais l'esprit englué de sommeil du jeune ninja n'en avait pas tiré les conclusions qui s'imposaient: Gaara étant incapable de reconnaître une érection, il devait n'en jamais avoir eu lui-même.

Gaara avait le front plissé, et regardait l'entrejambe de son ami comme si elle avait toutes les réponses aux grandes questions sur l'univers. Naruto avait presque envie de croiser les jambes, et même mini-Naruto était un peu intimidé.

"Normal..." Gaara murmura, son visage s'assombrissant un peu.

Tout d'un coup, Naruto eut envie de se coller des baffes. Il connaissait Gaara, il savait qu'il n'aurait pas dû prononcer le mot en 'N'. S'il était tout les deux des jinchuuriki, et si tout les deux avaient connu des épreuves similaires, il y avait une grosse différence entre eux: Gaara avait toujours su qu'il avait le démon Une Queue en lui. Il avait toujours connu la raison de son isolement et de son mal-être, alors que Naruto, pendant longtemps, en avait -heureusement- tout ignoré.

De cette manière, le jeune shinobi de Konoha ne s'était jamais dit que quelque chose clochait en lui, et avait toujours agit de manière à briser sa solitude en forçant les autres à lui prêter attention, d'abord par des farces, puis finalement, en forgeant des liens d'attachement.

Mais Gaara, lui, avait toujours su qu'il était, par le démon en lui, différent, anormal. Et il avait toujours pensé que la seule façon pour lui de créer des liens avec d'autres personnes et de ne plus être rejeté passerait par sa capacité à gommer cette anormalité. Quand à se demander en quoi devenir Kazekage à 14 ans ressemblait à un parcours 'normal', c'était une réflexion qu'il valait mieux laisser au cerveau du jeune homme.

Naruto observa le visage de son ami qui progressivement se fermait, suivant apparemment un enchaînement de pensées de plus en plus sombres.

"Je n'en ai jamais eu." Gaara serra les poings sur le bas de son pyjama.

Naruto réagit à l'instinct. Il posa les mains sur les épaules de Gaara et se pencha vers lui jusqu'à ce que leurs regards se rencontrent.

"Gaara, hé, Gaara" dit-il. Les mots lui venaient maintenant, quand son embarras ne comptait plus face à la douleur dans les yeux de son ami et son envie viscérale, urgente, de la faire partir.

"Ecoute, Gaara, ça n'a rien... d'anormal, de ne pas avoir ce genre de réaction. C'est quelque chose qui est dû à des rêves bizarres, donc lié au sommeil, mais toi tu ne dors toujours pas beaucoup, non?" Le Kazekage fit 'oui' de la tête. "Ben la voilà ta réponse! Si tu ne dors pas, pas moyen d'avoir des érections nocturnes'ttebayo!" Il fit un grand sourire, enchanté par son sens de la logique.

Gaara avait toujours l'air dubitatif. Naruto réalisa que son petit discours avait manqué son but, qui était de faire comprendre à Gaara qu'il était parfaitement normal, qu'il devrait retourner au lit et ne pas parler de pénis un peu durs le matin venu. Il se dépêcha de continuer:

"D'ailleurs, il y a plein d'autres façon d'avoir une érection. Genre, en pensant à des filles sexy ou en... euh, se tou-touchant ou en laissant les autres... t-te toucher. Je parie que ça ça te ferait réagir, haha... ha." Merde. Son embarras revenait en fanfare, et avec les intérêts.

Gaara ne parut pas s'apercevoir de la gêne de son ami. Il paraissait plongé dans ses pensées et ses yeux avaient repris leur observation de l'entrejambe de Naruto, qui commençait à ressentir les premières douleurs dues à a tension accumulée. Le jeune ninja remua discrètement, se demandant s'il y avait moyen de sortir plus tard de la tente pour 'soulager' un peu ses...

"Est-ce que tu voudrais bien me toucher?"

Mais il serait difficile de passer sans se faire remarquer de Kakashi, dont c'était le tour de...

Deux secondes. Heiiiin?

"S'il te plaît, Naruto. Je voudrais savoir si moi aussi, je peux avoir une érection."

TBC

Et oui, la scène de cul, ( enfin de cu-cul car y'a quand même de l'amour, voir le titre) c'est pour la deuxième partie.

Je préviens tout de même, peut être qu'au lieu de faire un deuxième chapitre je re-publierai l'histoire en entier, histoire d'en respecter la forme originelle.

A bientôt!