Edward & Bella, une rencontre, une nuit –OS concours
Titre : Appel à l'aide
Auteur : Sweetmeli
Bêta : Aucun
Disclaimer : Les personnages appartiennent à SM
Vous voulez lire les autres OS du concours, visitez cette page :
http : // www . fanfiction . net /community / Edward_Bella_une_rencontre_une_nuit /74561/
APPEL À L'AIDE –PV D'EDWARD
Je pousse un soupir exaspéré alors que je m'enfonce un peu plus dans ma chaise. De toute ma vie, je crois que je ne me suis jamais autant ennuyé un vendredi soir ! Mais qu'est-ce qui m'a pris d'accepter de remplacer ma sœur lors de sa soirée de bénévolat ? Répondre au téléphone dans un centre d'écoute pour jeunes… existe-t-il au monde une occupation plus ennuyante ? Particulièrement parce qu'il semble qu'à Forks, les jeunes se portent très bien ! Je suis ici depuis plus de quatre heures et je n'ai eu qu'un appel… d'un type qui voulait savoir comment s'y prendre pour inviter une fille qui lui plaît !
J'aimerais bien ficher le camp d'ici, après tout personne n'a besoin de mon aide, mais j'ai promis à Alice de rester jusqu'au bout ! Mon lutin de sœur me connaît si bien… elle devait se douter que j'aurais envie de prendre la poudre d'escampette ! Elle m'a fait ses yeux de chien battu accompagné de sa petite moue suppliante et je n'ai pas pu refuser…
Comme je lui ai promis, pas question que je me défile. Je tiens toujours mes promesses.
J'appuie mes pieds sur le bureau devant moi et je sors mon téléphone cellulaire de ma poche. Tant qu'à être enfermé seul ici, autant passer le temps !
Je surfe au hasard sur internet depuis plusieurs minutes lorsque le téléphone sonne enfin. Je prends le combiné et le porte à mon oreille.
-Centre d'aide pour jeunes, j'écoute ? débitai-je, tentant de sembler le plus intéressé possible.
Seul le silence me répond. Intrigué, je me redresse sur mon siège et repose mes pieds sur le sol.
-Est-ce qu'il y a quelqu'un ? demandai-je avec douceur cette fois.
J'écoute avec attention et je distingue une respiration hachée, comme celle d'une personne qui pleure.
Et merde ! Qu'est-ce que je dois faire maintenant ? Je ne suis pas préparé à recevoir un véritable appel à l'aide !
Calme-toi Edward ! Rappelle-toi les recommandations d'Alice : ne pas brusquer l'interlocuteur, respecter sa douleur et surtout, être soi-même. Ouais… plus facile à dire qu'à faire !
Mais je n'ai pas le choix : je dois me lancer !
-Je… je sais qu'il y a quelqu'un. J'entends ta respiration et je sais aussi que tu pleures… Je suis là, je suis là pour t'écouter si tu en as envie…
Je me tais et attends un instant, mais je n'entends rien d'autre que cette respiration. Je sens l'angoisse me nouer le ventre : et si ce jeune a besoin d'une aide immédiate ? S'il ne va vraiment pas bien ?
-Écoute, tu n'es pas obligé de parler… mais c'est la première fois que je fais cela et là, je panique un peu ! Je dois t'avouer que je ne sais pas quoi faire ou quoi dire… et j'ai un peu peur de rester là comme un idiot à tenter de te parler alors que tu es peut-être en danger de mort… alors si tu vas vraiment mal et que tu as besoin que j'envois la police ou l'ambulance chez toi, ne fais rien… mais si tu vas bien, alors appuis sur un bouton de ton téléphone que j'arrête de me prendre la tête…
Un son aigu coupe alors mon discours et je pousse un soupir de soulagement. Je sais au moins que le jeune au bout du fil n'est pas en danger immédiat.
-Merci. Je me sens mieux maintenant. Un peu idiot, mais mieux !
Je crois entendre un rire étouffé… c'est bon signe ! Et je sais maintenant que la personne au bout du fil est une fille… ce qui ne me facilitera pas la tâche. C'est toujours plus difficile de raconter nos problèmes à quelqu'un du sexe opposé. Alice, pourquoi m'as-tu mis dans ce pétrin?
Je me passe une main dans les cheveux, me demandant ce que je dois dire à présent.
-Si tu n'as pas envie de parler, ce n'est pas grave. Je vais attendre que tu sois prête ! Je peux… je peux commencer par parler de moi si tu veux.
-Je … c'est d'accord, me répond une voix timide.
Je souris, heureux qu'elle ait enfin prononcé un mot. Je note au passage que cette fille est assez âgée, 16 ou 17 ans, et qu'elle semble porter le poids du monde sur ses épaules. Sans comprendre pourquoi, j'ai une envie irrésistible de lui enlever un peu de ce poids qu'elle porte… je veux la faire rire de nouveau… J'ai envie de faire quelque chose de bien, de poser une bonne action !
-Je m'appelle Edward, j'ai 20 ans et j'habite ici à Forks depuis plusieurs années déjà. Depuis deux ans je ne viens qu'aux vacances et quelques fins de semaine par année parce que j'étudie en médecine à l'Université à plusieurs heures d'ici… hum… quoi d'autre ? Ah oui ! J'adore la musique. Je joue du piano et aussi un peu de guitare. Je suis un fanatique de la vitesse en général et plus particulièrement de ma voiture. Et contrairement à la plupart des gars, je ne m'intéresse pas vraiment au sport. Mon père dit que je suis plutôt du genre artiste torturé parce que je suis plutôt solitaire et que, et bien… parfois j'ai mauvais caractère. Enfin… je veux dire que je suis un peu susceptible mais c'est parce que je suis intense dans tout ce que je fais…
J'éclate de rire à ce moment, me trouvant un peu ridicule.
-Désolé, mais… j'ai l'impression de faire une annonce pour télé-match !
J'entends alors le plus beau son que je n'ai jamais entendu au cours de ma vie : un rire bref, mais sincère. Un rire pur et cristallin qui ne peut sortir que de la bouche d'un être parfait, d'un ange. Mon cœur s'accélère et je bafouille…
-Heu… à vous maintenant…
Je me sens soudainement nerveux : j'ai l'impression de me retrouver lors d'un premier rendez-vous, lorsqu'on attend de savoir si l'autre est aussi parfait que ce que l'on s'était imaginé…
Merde ! Calme-toi Cullen ! C'est une adolescente que tu dois aider, pas une femme que tu peux séduire… tu n'es pas là pour cela ! Et si ça se trouve, elle n'a que 14 ans !
-Je… je m'appelle Bella et hum… j'ai 18 ans. Je fais présentement mon année de terminale et après, j'irai étudier à l'université de Seattle. Je n'ai pas vraiment de passe-temps… je ne suis douée en rien à part faire des gaffes monumentales !
Elle s'arrête un instant, mais je garde le silence. J'ai l'impression que maintenant qu'elle a commencé à se confier, je ne dois pas l'interrompre. Même si je ne suis pas d'accord avec elle : tout le monde a un talent quelconque.
-Je suis arrivée à Forks il y a deux ans, reprend-elle dans un murmure. Je suis venue habiter avec mon père parce que ma mère s'est remariée et qu'elle avait envie de pouvoir suivre son mari dans ses voyages… elle ne me l'a jamais dit, mais je savais qu'elle était malheureuse… alors maintenant j'habite ici avec Charlie et c'est… c'est…
Elle prend une grande respiration et j'ai l'impression qu'elle retient ses sanglots.
-Je… je… je ne me sens pas à ma place ici; je ne me sens à ma place nulle part ! Je me demande même si j'ai vraiment une place quelque part parce que je ne la trouve pas. Il y a toujours ce vide en moi ! J'ai l'impression qu'il me manque quelque chose… j'ai l'impression d'être une intruse dans ma propre vie…
Elle se tait pour laisse échapper une plainte sourde avant de laisser sortir ses larmes de nouveau. Mon cœur se brise à ce son…
-Bella, soufflai-je. Tout le monde a cette impression un jour ou l'autre…
-Je suis désolée, s'excuse-t-elle précipitamment. C'est idiot, je n'aurais pas dû te déranger pour si peu…
-NON ! m'écriai-je, certain qu'elle va raccrocher. Je… ce n'est pas idiot et tu ne me déranges pas! En fait, je m'ennuyais royalement avant que tu ne téléphones ! Alors, ne raccroche pas ! Je t'en prie !
J'attends impatiemment qu'elle me réponde, espérant sincèrement qu'elle ne coupera pas court à notre conversation. Elle n'est pas bien et je veux être là pour elle.
-Je reste alors… mais si je t'embête, dis-le moi !
Je souris, soulagé.
-Crois-moi Bella, il n'y a aucune chance pour que cela arrive !
Cela fait presque deux heures maintenant que je parle avec Bella… et je crois que jamais je n'ai connu aussi bien quelqu'un auparavant. Alors que je ne l'ai encore jamais vu ! Et personne ne me connaît comme elle, même pas ma sœur. Je lui ai raconté des choses sur moi, en échange de ses confidences sur sa propre vie, des choses que je n'avais jamais dites à personne. Je crois qu'elle m'a aidé plus que je ne l'ai fait pour elle… mais elle est comme cela Bella : totalement consacrée aux autres. Je n'avais jamais rencontré une femme aussi douce, bonne et généreuse… même si techniquement, je ne l'ai pas rencontré !
Elle m'a écouté me plaindre des cours à Dartmouth, du programme de médecine qui finalement ne me convient pas… elle m'a même appuyé, disant que je devais faire ce dont j'avais envie, que je devais aller étudier dans ce programme de musique, peu importe ce que mes parents en diraient, que s'ils m'aimaient vraiment ils seraient heureux pour moi…
Et je dois admettre qu'elle a raison. Je suis un lâche… je continue un programme que je déteste simplement parce que je ne veux pas décevoir mes parents, et plus particulièrement mon père qui est lui-même médecin. Ils ont fait tellement pour moi ! Ils m'ont adopté alors que plus personne ne voulait de moi et ils m'ont offert un foyer aimant… penser au temps, à l'argent et aux efforts qu'ils ont dépensé pour rien m'enlève tout courage de leur dire la vérité : je ne suis pas fait pour être médecin !
Alors je vais continuer ce programme… parce que c'est ce qu'ils attendent de moi, parce que je ne peux pas faire autrement. Bella ne m'a pas fait changé d'avis, mais lui parler de ce secret que je garde pour moi depuis plusieurs mois déjà m'a libéré… j'espère avoir pu en faire autant pour elle !
J'ai essayé de la convaincre à mon tour de réaliser son rêve : aller étudier à l'Université loin de Forks, dans une grande ville où elle pourrait passer inaperçu, où elle pourrait refaire sa vie, devenir une nouvelle Bella. J'ai utilisé tous les arguments que j'avais en poche, plaidant qu'elle avait le droit pour une fois dans sa vie de penser à elle avant tout, mais elle refuse de le faire : si elle part, son père se retrouvera de nouveau seul… et elle croit que cela lui brisera le cœur.
Je n'ai pas réussi à la convaincre, mais au moins elle semble beaucoup plus heureuse maintenant qu'u début de notre conversation… du moins, moi je suis presque euphorique depuis que je discute avec elle ! Depuis deux heures, mon cœur ne s'est pas calmé : il bat à toute vitesse. Et même si je me sens moins nerveux, j'ai encore l'impression d'être à un rendez-vous et non dans un centre d'aide pour jeunes…
Je suis bien installé sur ma chaise, mes pieds sont de retour sur le bureau et j'ai un sourire que je sais idiot sur mes lèvres. Bella et moi parlons de nos déboires amoureux et je dois avouer que ces désastres sont plutôt désespérants.
-Impossible ! lançai-je en riant. Il ne peut pas être aussi idiot !
-Je te jure que c'est ce qu'il a dit ! réplique Bella. Je… je n'ai plus jamais voulu sortir avec lui ensuite, mais il continue de me suivre comme un chien… et je suis sur le point de le détester !
-Oh ! Tu peux faire cela toi ? Tu peux détester quelqu'un ? Je ne t'en croyais pas capable ! dis-je d'un ton badin.
Merde ! Je flirte avec cette fille, mais je ne peux m'en empêcher. Je ne l'ai jamais vu et pourtant, quelque chose m'attire vers elle… j'ai envie de la connaître.
-Bien sûr que je peux ! s'exclame-t-elle d'une voix faussement indignée. Je peux être vilaine et méchante quand je le veux !
-J'aimerais bien voir cela, murmurai-je de ma voix la plus séductrice.
Juste avant de me redresser en me raclant la gorge. Une femme d'une cinquantaine d'années vient d'entrer dans la pièce, me lançant un bonsoir sonore. Je jette un coup d'œil sur l'horloge… Quoi ? Déjà minuit moins dix ?
-Merde ! jurai-je dans le téléphone. Mon service se termine dans dix minutes ! Quelqu'un est déjà là pour me remplacer !
-Oh ! Ce… ce n'est pas grave !
Je devine au ton de sa voix qu'elle est déçue… je le suis aussi. Et inquiet en plus. Après tout, elle était en pleures lorsqu'elle a appelé.
-Est-ce que ça va aller ? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pourrait venir te tenir compagnie ?
-No… non. Mon père est sur une grosse affaire… un meurtre à la frontière de Forks et… je ne veux pas déranger mes amis… mais ce n'est rien ! Je vais bien maintenant…
Je sens pourtant à sa voix qu'elle est de nouveau triste… triste et seule…
-Promets-moi au moins que tu ne feras pas de bêtises !
Elle a un petit rire triste.
-Je te le promets. Ne t'inquiète pas pour moi… tout ira bien.
Je ferme les yeux, me sentant moi aussi soudainement triste et seul.
-Je l'espère vraiment Bella, dis-je dans un murmure.
-Merci pour tout Edward, répond-elle sur le même ton.
-Merci à toi. Tu as égayé ma nuit.
« Tu as égayé ma vie l'espace de quelques instants », aurais-je voulu dire… mais je trouve que cela ferait un peu trop mélodramatique. Alors je me tais et je raccroche, le cœur en miettes, sur le son merveilleux de son rire. Ce son unique que je n'entendrai plus jamais.
Je me prends la tête entre les mains, me traitant de tous les noms. Pourquoi ne lui ai-je pas demandé de me rencontrer ? Pourquoi ne lui ai-je pas donné un rendez-vous ? Pour m'assurer qu'elle se porte mieux mais aussi simplement parce que j'en meurs d'envie.
-Est-ce que ça va jeune homme ? me demanda ma remplaçante en déposant une main sur mon épaule.
-Non, grognai-je entre mes dents. J'ai été idiot…
-Oh ! Et bien, toutes les bêtises se réparent d'une façon ou d'une autre…
Je me redresse sur ma chaise, mon cœur battant la chamade. J'ai une idée… Je bondis sur mes pieds et me précipite vers la sortie alors que j'entends la dame derrière moi me crier que je dois remplir les fiches d'appel avant de partir, mais je ne l'écoute pas. Je reviendrai demain parce que pour l'instant, je n'ai pas une minute à perdre… je vais la voir ! Je vais voir Bella ! Je sais qui elle est, je sais où elle habite… Elle est la fille d'un policier, qui a emménagé ici il y a deux ans… la fille du chef Swann ! C'est tellement évident ! Toute la ville en a parlé pendant des mois avant son arrivée ! Je n'étais déjà plus à Forks, mais j'en ai eu des répercussions de mes parents et de ma sœur !
J'embarque dans ma voiture et je roule comme un fou jusque chez les Swann. J'aurais aimé dire que si je suis pressé c'est parce que je suis inquiet pour elle, que je veux m'assurer qu'elle va bien. En fait, c'est surtout parce que j'ai une envie folle et irrépressible de la voir, de sentir son odeur, de connaître la douceur de sa peau… je veux tout connaître de Bella Swann.
Je ne l'ai pas encore rencontré mais je sais déjà que cette fille est unique…
Très vite, je m'arrête devant la petite maison blanche où habite le chef de police et maintenant sa fille. Isabella. Je sors de la voiture sans réfléchir parce que je sais que si je m'arrête pour penser un instant à ce que je suis sur le point de faire, je n'en aurai plus le courage. Je frappe à la porte et j'attends, des papillons volant dans mon estomac.
J'entends des pas dans la maison juste avant que la porte ne s'ouvre et qu'un ange apparaisse devant moi. Une jeune fille aux boucles brunes, à la peau pâle, aux formes alléchantes et vêtue seulement d'une camisole et d'un boxer… Je déglutis difficilement en l'examinant du regard, puis mes yeux s'ancrent dans les prunelles chocolat de Bella et j'en ai le souffle coupé…
Je ne peux plus douter maintenant : je suis amoureux.
-Edward ? demande-t-elle d'une voix timide.
J'ignore comment elle a fait pour me reconnaître, mais je suis heureux qu'elle sache qui je suis. Je m'avance d'un pas et je caresse doucement sa joue. Elle ferme les yeux et appuie plus fermement son visage sur ma paume.
-Bella, murmurai-je à mon tour.
-Je… je n'y croyais pas, mais… j'espérais que tu allais venir !
-Je ne pouvais pas simplement retourner chez moi… pas après notre conversation ! J'avais besoin de te voir… de voir si tu étais aussi parfaite que ce que j'imaginais…
Bella baisse alors la tête au sol, le visage rouge, ce qui ne la rend que plus désirable encore. Je l'oblige à relever les yeux vers moi en empoignant doucement son menton.
-Bella… tu es encore plus belle que toutes les images que j'avais en tête…
Doucement, timidement, elle porte ses mains sur mon visage avant d'en caresser chaque ligne. Elle s'attarde sur mes yeux, mes pommettes et mon menton pour terminer par mes lèvres qu'elle n'effleure que du bout des doigts sous mes frissons de plaisir. J'emprisonne sa main et je l'embrasse avec douceur. Puis j'hume le parfum de sa peau, à l'intérieur de son poignet. Hum… divin !
Je lui fais un petit sourire en coin et je la vois retenir son souffle un instant.
-Est-ce que je rêve ? souffle-t-elle. Tu ne peux pas être là, tu es trop parfait pour être réel…
-C'est réel, parce que si c'était un rêve, je t'aurais déjà serré dans mes bras et mes lèvres seraient sur les tiennes…
Je fixe ses lèvres en murmurant cela… elles sont délicieusement tentantes et j'ai vraiment envie de connaître leur goût, leur douceur… même si ce n'est que l'espace d'un instant.
J'ai besoin de sentir ses lèvres contre les miennes, mais je ne peux pas le faire…
Cette bouche parfaite que je fixe toujours s'étire alors en un sourire timide, puis Bella se mord la lèvre d'une façon vraiment sexy. Trop sexy pour son propre bien…
-Je… pourquoi ne le fais-tu pas ? chuchote-t-elle.
Je ferme les yeux un instant. Elle a raison : pourquoi est-ce que je ne le fais pas ?
« Parce que tu ne devrais même pas être là ! » me répond la voix de ma conscience. « Parce que tu vas profiter d'elle alors qu'elle vit une période de faiblesse. Parce que ce que tu es sur le point de faire est contre toute éthique ! »
Et qui s'en souci ? répliquai-je à cette voix.
Je fais alors un pas dans la maison et referme la porte derrière moi. Puis je me tourne de nouveau vers Bella et plonge de nouveau dans ses yeux, me noyant dans son être, dans son âme; me laissant emporter par le tourbillon d'émotions qu'elle suscite en moi.
-Parce que je suis un idiot, répondis-je avant de prendre son visage en coupe et d'approcher lentement mon visage du sien.
Je m'arrête lorsque nos nez se touchent, mon cœur battant à toute allure. Bella ouvre les yeux et me fixe, surprise.
-Si tu veux que j'arrête, dis-le-moi maintenant.
Plutôt que de me répondre, Bella réduit les quelques millimètres qui nous séparent encore et ses lèvres effleurent les miennes. Toutes mes réserves tombent alors : je l'attire plus près de moi et l'embrasse avec toute la passion que je ressens en ce moment.
Mon ange pousse un gémissement avant de passer ses bras autour de mon cou, glissant ses doigts dans mes cheveux. J'empoigne sa taille et la serre de toutes mes forces contre moi, sans jamais lâcher ses lèvres. Puis je glisse ma langue sur le bord de sa bouche, lui demandant la permission d'entrer. Elle me l'accorde et nos langues se touchent enfin, entrant dans une danse délicieuse et excitante. Jamais un baiser ne m'avait fait un tel effet…
Je l'embrasse encore et encore, donnant tout ce que j'ai dans mes baisers, me livrant corps et âme à elle. Mon corps se consume, mes mains sont moites. J'ai envie de plus, bien plus, mais je n'ose pas faire un geste de plus de peur qu'elle me repousse.
Être ici, ses lèvres bougeant à l'unisson sur les miennes, est tout simplement merveilleux. Je ne veux pas que cela s'arrête et je ne ferai rien qui pourrait l'éloigner de moi. Rien qui pourrait éloigner cette fille que j'ai attendu toute ma vie !
Mais ce moment prend subitement fin : Bella s'éloigne de moi et je pousse un grognement. J'ouvre les yeux pour me trouver devant un sourire coquin. Elle prend ma main dans la sienne et m'entraîne vers l'escalier.
-Be… Bella… qu'est-ce que tu fais ? demandai-je en bégayant.
-C'est plutôt évident, non ? Je t'amène à ma chambre !
Je m'arrête brusquement et elle se tourne vers moi, son visage reflétant sa surprise et son questionnement.
-Je suis désolé… je ne peux pas faire cela, chuchotai-je péniblement.
Je vois son expression se décomposer, ses yeux se remplirent de larmes alors qu'elle me tourne précipitamment le dos.
CRÉTIN ! Tu lui as fait de la peine ! Explique-toi au moins !
-Bella… j'en ai envie! J'en ai vraiment envie, crois-moi !
Oh oui ! Je le désire, je LA désire ! Je suis déjà dur alors que nous n'avons rien fait d'autre que nous embrasser… et de savoir qu'elle veux faire l'amour avec moi me rend encore plus excité…
-Je ne peux pas faire cela ! continuai-je en déposant mes mains sur ses épaules.
Je caresse doucement ses épaules et ses bras, me délectant de la douceur de sa peau.
-Je ne veux pas que tu crois que je m'intéresse à toi seulement pour cela… que je suis venu pour te sauter… je… tu mérites tellement mieux que ça !
Bella se tourne lentement vers moi et malgré les larmes qui sillonnent son visage, elle a un air déterminé.
Elle prend mes mains qui reposent toujours sur ses épaules et les fait descendre jusque sur sa poitrine ronde et ferme. Je déglutis difficilement.
-Bella…
-Non Edward, me coupe-t-elle. Je veux faire quelque chose dont j'ai envie, quelque chose pour moi… pour une fois ! Je veux faire l'amour avec toi… je veux que cette nuit soit la plus belle nuit que j'ai jamais vécu de ma vie ! Je veux pouvoir en garder le souvenir les jours où je me sentirai mal… alors je penserai à toi et ça ira mieux…
Je ferme les yeux, avec l'impression que mon cœur se déchire en morceaux. Je la désire oui… elle est magnifique et envoûtante… mais je ne veux pas être l'homme d'une seule nuit… je veux rester auprès d'elle aussi longtemps que je le pourrai, l'aider, la soutenir, tout connaître d'elle, de sa vie…
-Je t'en prie Edward, me supplie-t-elle alors d'une voix désespérée. Permets-toi de croire au prince charmant… juste le temps d'une nuit… notre nuit !
Les yeux toujours fermés, je lui fais un petit sourire. Si c'est tout ce qu'elle est prête à m'offrir, alors je le prends sans hésiter. Je pourrai au moins dire que j'ai aimé, le temps d'une nuit… notre nuit.
Je me penche alors vers elle et recueille avec mes lèvres les larmes sur son visage. Puis je le recouvre de baiser, descendant sur sa nuque et remontant vers son oreille.
-Je ferai tout ce que tu voudras… dis-moi ce que tu désires… je suis à toi pour la nuit, soufflai-je au creux de son oreille.
Je sens Bella frissonner contre moi et je ne peux m'empêcher de la serrer dans mes bras.
-Caresse-moi, me demande-t-elle. Caresse-moi comme si j'étais la plus belle femme que tu aies jamais vue.
Je me détache d'elle en souriant, puis doucement, je passe mes mains sous la camisole de son pyjama. Je caresse la peau de son ventre du bout de mes doigts, puis je remonte lentement son vêtement pour le passer par-dessus sa tête.
Mon souffle s'accélère. Bella est nue sous sa camisole… et ses seins sont magnifiques. Deux montagnes blanches, petites mais fermes. Parfaites.
Je pose mes mains sur ces deux monts et Bella ferme les yeux, poussant un soupir rauque. Je commence alors à la caresser de ma paume, pétrissant avec douceur sa poitrine. Puis j'y mets un peu plus d'ardeur, guettant sa réaction. Elle pousse un gémissement de plaisir, rejetant la tête vers l'arrière…
Je me laisse alors tomber sur les genoux et j'emprisonne le bout d'un de ses seins entre mes lèvres, le titillant avec ma langue et parfois mes dents sous les cris de plaisir de ma belle. Mes mains se posent sur ses hanches et je caresse son corps de bas en haut, profitant des lignes de ses courbes magnifiques, de la douceur de sa peau…
Elle est parfaite… une déesse qui a été mis sur la terre pour me rendre fou ! Je retins difficilement un gémissement, puis je sens la main de Bella relever ma tête et ses yeux plongent dans les miens.
-Ne te retiens pas Edward… Laisse-toi aller !
Je ferme les yeux. J'aimerais pouvoir faire ce qu'elle me demande, mais je ne veux pas la brusquer ou la blesser.
-As-tu… as-tu déjà fait l'amour Bella ?
-Une fois… et ça n'a pas été une très bonne expérience, avoue-t-elle en rougissant.
Je lui fais un sourire en coin.
-Alors je vais changer cela !
Je me relève et m'empare de nouveau de ses lèvres d'une façon presque sauvage. Je suis jaloux… jaloux qu'un autre homme ait un jour poser les mains sur elle… mais je vais lui faire perdre la tête, si bien qu'elle en oubliera son propre nom, si bien qu'elle ne saura même plus qu'il y a eu quelqu'un d'autre avant moi.
J'empoigne ses fesses entre mes mains et je la lève avec facilité. Bella pousse un petit cri de surprise contre mes lèvres, mais elle enroule rapidement ses jambes autour de ma taille et se colle contre mon corps en gémissant. Son intimité, recouverte d'un simple boxer pour homme, frotte contre la mienne qui n'a jamais été aussi dur et je gémis à mon tour. Je repose alors Bella sur le sol et j'entreprends de me déshabiller, mais une main douce m'arrête.
-Laisse-moi faire, dit-elle en se mordillant nerveusement la lèvre.
J'hoche la tête et ferme les yeux lorsque ses mains détachent un à un les boutons de ma chemise. Je tremble d'anticipation et je retiens mon souffle jusqu'à ce que je sente ses paumes se poser sur mon torse. Je pousse alors un soupir de contentement et je me laisse emporter par le tourbillon d'émotions qui m'habite.
Je ne suis plus Edward. Je suis juste un homme qui désire une femme. Cette femme.
Les caresses d'abord timides et maladroites deviennent de plus en plus audacieuses alors que Bella suit la ligne de mes hanches. Elle détache le bouton de mon jean et lorsqu'elle donne un coup de langue juste en bas de mon nombril, mon corps prend feu. Un feu qui ne s'attisera que lorsque je serai enfin en elle.
Je m'agite sous ses doigts, impatient. J'ai envie d'être doux et tendre, de lui faire ressentir l'amour que je ressens… mais j'ai aussi envie d'arracher son short et de la prendre brutalement sans plus attendre…
Ressentant mon agitation, Bella me fait un sourire coquin avant de descendre avec une lenteur démesurée mon pantalon et mon boxer, arrêtant son visage devant mon sexe tendu. Elle lèche ses lèvres avec gourmandise et je lâche un juron entre mes dents alors que mon cœur s'accélère douloureusement. Elle ne va quand même pas…
OH MON DIEU !
Elle vient de prendre mon gland entre ses lèvres et je n'ai jamais rien connu de tel. Sa bouche chaude et humide contre mon sexe… c'est le paradis ! Elle enroule sa langue autour de mon bout, me donnant l'impression que je vais défaillir. Puis d'un seul coup, elle m'enfonce complètement dans sa bouche et je pousse un gémissement en me laissant tomber le dos contre le mur. Bella commence un lent mouvement de va et vient avec sa bouche et je dois me retenir contre le mur tant mes jambes sont molles…
C'est bon… tellement bon, mais je veux plus ! Je la veux tout entière. Je veux qu'elle s'offre à moi.
-Bella ! Tu vas me tuer ! grognai-je entre mes dents. Je veux… je veux te sentir autour de moi !
Dans une dernière succion qui secoue mon corps de frissons de plaisir, Bella laisse mon sexe et remonte vers moi pour m'embrasser passionnément, nos langues luttant l'une contre l'autre pour prendre le dessus.
-As-tu aimé ? chuchote-t-elle soudain contre mes lèvres d'une voix sensuelle.
-Tu plaisantes ? J'ai eu peur de venir dans ta bouche…
Elle prend un air satisfait alors que je me jette de nouveau sur ses lèvres. Puis mes mains se posent sur ses hanches et je lui enlève précipitamment son dernier vêtement avant d'entrer un doigt dans son intimité humide.
Bella rejette la tête vers l'arrière et elle pousse un cri de surprise et de plaisir.
-Je… je… je n'avais jamais fait cela avant ! Je n'avais jamais eu avant de prendre le sexe d'un homme dans ma bouche avant toi, dit-elle de façon saccadée et gémissante.
J'entre alors un deuxième doigt en elle et j'accélère le rythme.
-Oh oui ! Edward ! crie-t-elle. Plus ! Je veux plus…
Je lui donne quelques coups profonds et brusques, excité au-delà de ce que je croyais possible… l'entendre gémir mon nom… voir son visage transformée par le plaisir…
Mais je veux faire une dernière chose avant…
-Est-ce qu'un homme a déjà embrassé ton sexe ?
-Que… quoi ?
Sans attendre sa réponse, je me penche devant elle et je donne un coup de langue à l'entrée de son intimité.
-Oh mon Dieu ! Oh ! Encore Edward !
Je souris et plonge de nouveau ma bouche sur ses lèvres, titillant son entrée de ma langue taquine alors que ma main va jouer avec son bouton de plaisir. Bella m'agrippe violemment les cheveux et tire sur ma tête avec force. Je sens son corps se crisper alors je mets plus de force et de rudesse dans mes mouvements… et de mon autre main je fouille dans les poches de mon pantalon, pour en sortir un condom.
Je prends la main de Bella et la pose sur son clitoris pour qu'elle me remplace le temps que j'enfile le condom sur mon sexe, puis ma langue reprend sa place dans son intimité sous son gémissement d'approbation. Ses hanches bougent frénétiquement contre moi et un cri monte dans sa gorge en même temps que son plaisir jusqu'à ce que son corps se crispe complètement, secoué de violents frissons.
-EDWARD !
Je n'attends pas qu'elle se remette de son orgasme. J'empoigne de nouveau ses fesses, la soulève du sol, et j'entre en elle alors qu'elle est encore tremblante et haletante. Elle pousse un nouveau cri, plus fort que tous les autres.
Je m'arrête un instant, alors qu'elle passe ses jambes autour de ma taille, profitant de la sensation d'être en elle. C'est comme si… comme si nos corps étaient faits l'un pour l'autre… jamais je ne me suis senti aussi bien à l'intérieur d'une femme… son intimité est chaude et étroite autour de moi. Mon corps est fait pour aimer le sien…
Bella attrape mes épaules, les serrant avec force, et elle fixe son magnifique regard chocolat dans le mien. Son regard assombri par le plaisir, son regard qui reflète aussi un amour infini… ou peut-être est-ce seulement le reflet de ce que moi je ressens.
-Edward, chuchote-t-elle. C'est si bon… Te sentir en moi.
Elle caresse tendrement mon visage, puis je sens ses hanches bouger contre les miennes. Je fléchis les genoux, puis tournant mon corps pour que Bella prenne appui sur le mur, je commence de rapides mouvements en elle. Je ne peux détacher mon regard de ses yeux : le spectacle est trop beau pour que je puisse m'en détourner.
Je VEUX croire que c'est de l'amour que je lis dans son regard…
Mais au bout d'un moment, le plaisir devient trop puissant et je dois fermer les yeux. J'entre avec force dans son intimité, butant contre son poing G à chaque coup que je donne. Je sens les parois de Bella se refermer autour de mon sexe et mon plaisir devient si intense que l'attente en est douloureuse.
Puis, Bella éclate dans un nouvel orgasme, encore plus puissant que le premier, et je me laisse moi aussi aller dans le plaisir ultime, me déversant en elle.
J'appuis mes mains sur le mur derrière elle, attendant de reprendre pied dans la réalité. Lorsque j'ouvre enfin les yeux, je rencontre le regard humide de Bella.
-Hey ma belle, chuchotai-je, étonné par ses pleurs. Est-ce que je t'ai fait mal ?
Elle secoue la tête en reniflant. Je me retire doucement d'elle, à contre-cœur, puis je jette le condom souillé dans la poubelle. Je reviens ensuite vers Bella et, la prenant dans mes bras à la manière des nouveaux mariés, je la porte à l'étage.
-Où est…
-Deuxième porte à gauche, me répond-elle d'une petite voix.
J'entre dans sa chambre et je la dépose délicatement sur le lit avant de m'allonger à ses côtés, mon corps tourné vers le sien.
-Pourquoi pleures-tu ? Est-ce… est-ce que tu regrettes ce qui vient de se passer ?
Mon cœur se serre douloureusement à cette idée. Je viens de vivre le moment le plus intense, le plus sensuel et le plus merveilleux de toute ma vie… mais peut-être n'a-t-elle pas ressenti la même chose que moi…
Bella me tire de mes pensées en déposant un doux baiser sur mes lèvres. Elle se recule et me sourit.
-Je ne regrette rien Edward… comment le pourrais-je ? Pour la première fois depuis trop longtemps, je me sens bien. J'ai l'impression d'être exactement là où je dois être…
Je lui souris à mon tour avant de l'embrasser avec passion, serrant son corps contre le mien, toute mon âme ayant envie de crier de joie.
Puis nous nous glissons sous les couvertures, Bella se lovant contre moi. Je fixe le plafond, heureux, caressant du bout des doigts les courbes de Bella et je sens que ma belle tombe peu à peu dans le sommeil.
-Edward ? murmure-t-elle. Est-ce que… est-ce que tu restes avec moi cette nuit ? Tu m'as promis une nuit entière à mes côtés…
-Oui ma belle. Les princes charmants ne se sauvent jamais avant le lever du jour…
Elle rit faiblement avant de se laisser aller dans les bras de Morphée. Je ferme les yeux à mon tour, mais le sommeil ne vient pas. Je ne veux pas manquer une minute du peu de temps qu'il me reste auprès d'elle…
Bella ne me voulait que pour une nuit… mais je savais que moi je ne pourrai jamais l'oublier. Et je resterai là, dans l'ombre, à attendre le jour où elle voudra plus de moi… ayant pour seul souvenir, pour seul espoir le souvenir de cette nuit. Notre nuit.
5 mois plus tard…
Je suis de retour à Forks, après avoir passé plusieurs mois loin de ma famille. Après avoir laissé tomber le programme de médecin de Dartmouth, je me suis retrouvé devant rien. Les inscriptions pour cette session universitaire était passé et je ne pouvais pas m'inscrire dans un autre programme. J'avais donc décidé de partir, de parcourir le monde, de vivre de nouvelles aventures. Je me suis aussi inscrit au programme de musique, dans lequel j'ai été accepté et je commence dans quelques jours. Alors je suis de retour à Forks pour passer un peu de temps avec ma famille avant de repartir pour New-York. Je ne leur ai pas dit que je revenais, je veux leur faire une surprise… et j'ai un arrêt à faire avant.
Un endroit où j'aurais dû aller depuis longtemps déjà, une personne que j'ai envie de voir depuis des mois. Depuis le matin en fait où je l'ai quitté.
Bella.
Depuis cinq mois, je ne pense plus qu'à elle. J'ai cru que m'éloigner m'aiderait à l'oublier, mais après tout ce temps elle est plus présente que jamais dans mon esprit et dans mon cœur. Bien sûr, mon petit lutin de sœur a senti que quelque chose avait changé en moi… un soir, alors que nous discutions au téléphone tous les deux, elle m'a simplement dit :
-Edward, arrête de faire l'idiot ! Reviens ici et cours dire à cette fille que tu es amoureux d'elle !
C'était il y a deux semaines… j'y ai ensuite beaucoup réfléchi et j'ai dû admettre qu'elle avait raison. Je dois savoir ce que ressent Bella, je dois en avoir le cœur net. Même si cela risque de gâcher le souvenir que j'ai d'elle, j'ai besoin de lui dire ce que je ressens. De lui dire aussi que j'ai finalement décidé de changer ma vie et que c'est entièrement grâce à elle. Je veux qu'elle soit fière de moi.
Je m'arrête devant la petite maison des Swann, mon cœur battant à toute allure. Je n'arrive pas à croire que je suis là, que je vais la revoir ! Je frotte mes mains moites contre mon pantalon, puis je sors de ma voiture de location et je marche à pas lents vers la porte.
Tiens bon Cullen ! Tu en es capable ! Ce n'est qu'une fille après tout !
Oui, mais ce n'est pas n'importe quelle fille ! C'est Bella, l'ange dont tu es amoureux…
Je prends une grande inspiration, pour me donne du courage, puis je frappe contre le battant. Tout comme ce soir-là, j'entends des pas qui se dirigent vers moi et je répète dans ma tête les mots que je dois lui dire.
« Bella, je sais que tu ne voulais qu'une nuit, mais je suis tombé amoureux de toi lorsque j'ai entendu le son de ton rire… j'ai essayé de t'oublier, mais j'en suis incapable ! Je veux apprendre à te connaître, je veux tout savoir de toi ! Et je veux que tu aies envie de tout savoir de moi… »
Mes pensées s'interrompent lorsque la porte s'ouvre sur le chef Swann. Il me juge un instant du regard, puis il fait un faible sourire lorsqu'il me reconnaît.
-Tu es le fils du doc Cullen non ? Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
Je passe une main dans mes cheveux désordonnés.
-Heu… est-ce que Bella est là ? Je suis un ami et je voulais lui parler…
Les sourcils de Charlie se froncent lorsqu'il me répond :
-Non. Bella a déménagé hier dans son nouvel appartement. Elle commence les cours à l'Université dans quelques jours…
J'ai l'impression que mon estomac tombe en chute libre dans mes talons. Non ! Impossible ! Elle ne peut pas être partie ! Je dois lui parler !
-Mais… je croyais qu'elle était inscrite à Seattle…
-Oui, mais elle a changé d'avis. Elle a fait des inscriptions tardives et elle a été acceptée à…
Je n'écoute déjà plus Charlie. Mon cerveau ne peut plus accepter d'autres informations, car une seule a de l'importance: Bella est partie. Elle l'a fait ! Elle s'est inscrite dans une Université d'une grande ville, elle a réalisé son rêve ! J'aimerais être heureux pour elle, mais une seule idée m'obsède : elle est partie.
Et avec elle, tous mes espoirs de la revoir, tous mes rêves de pouvoir l'aimer à nouveau.
Sans cet espoir, ce rêve, je me sens soudain seul. Un trou béant vient de se creuser dans ma poitrine. La place qu'occupait Bella depuis notre rencontre est maintenant vide, aussi vide que mon cœur. Je me détourne en bafouillant un aurevoir à Charlie, puis je m'éloigne d'un pas lourd. J'entre dans ma voiture et je reste un long moment à fixer l'horizon, une unique larme coulant sur mon visage. J'ai mal… une souffrance insupportable engourdi mon être. J'ai envie de crier, de hurler, de frapper dans tout ce qui est à portée de ma main, de pleurer même… mais je ne peux pas laisser échapper cette douleur. Je ne peux pas la laisser sortir.
À présent, cette souffrance doit rester emprisonne dans mon cœur, car c'est le seul souvenir qu'il me reste de Bella…
Voilà, c'était ma contribution au concours ! Je sais que contrairement à la plupart des os il est peut-être moins centré sur le lemon, mais j'espère que vous l'aimerez quand même ! Laissez-moi vos commentaires et allez lire les autres os du concours, il y en a des très bons.
PS : Il se peut que je fasse une suite si cela intéresse certains… je suis encore en réflexion à ce sujet. Mais j'ai de la difficulté à terminer sur un Edward aussi triste et seul ! : (