Nous y voilà !
Tout d'abord je vous souhaite à tous une excellente année, puisse-t-elle vous apporter du bonheur, de la prospérité, de l'argent, du sexe et de l'amour :D
J'ai vraiment tardé à écrire cet épilogue (deux mois) et je m'en excuse. Disons que je n'avais pas beaucoup de temps pour moi et ces derniers temps je n'allais pas tellement bien. Et il faut dire aussi que j'avais du mal à mettre un point final et raccrocher cette histoire qui existe depuis deux ans et que j'ai sincèrement adoré écrire. Mais j'ai finalement trouvé le courage de la finir il y a quelques jours et j'ai décidé de vous faire la surprise pour le nouvel an, histoire de commencer la nouvelle année sur une note joyeuse... Et puis considérons que c'est aussi mon cadeau de noël en retard xD
ça me fait tellement bizarre de poster l'épilogue et de me dire que plus jamais je n'écrirai sur ces personnages, il faut dire que je suis assez sentimentale et même si je suis heureuse et soulagée d'avoir fini cette fiction, je n'en reste pas moins nostalgique ^^
Je vous remercie pour toutes vos reviews, je les ai toutes lues avec énormément d'engouement et je suis sincèrement navrée de ne pas avoir pu répondre à tout le monde, je me rattraperai pour la fin promis ;)
Certains ont trouvé que la peine des Volturi n'était pas assez suffisante, d'autres l'ont trouvé trop lourde, bah j'ai envie de dire qu'on ne peut pas satisfaire tout le monde ^^
Cet épilogue se situe huit ans après la fin du procès C&V, soit neuf ans environ après le tout début de la fiction. Sans vous en dire plus, je vous souhaite une bonne lecture ;)
ENJOY !
Épilogue
8 ans plus tard
La jeune femme roulait à pleine vitesse aux abords de sa nouvelle Audi noire Q3, joliment acquise lors de son précédent anniversaire. En effet l'ancienne n'est malheureusement plus aussi performante qu'à ses débuts. Après plus de neuf ans de servitude à l'avoir accompagnée et soutenue pour tous les voyages qu'elle et son mari auront réalisés au fil des années, il fallait bien que le compteur de kilomètres diminue…
Mais Bella n'oubliera jamais son ancienne voiture. Après tout, cette dernière avait quand même été le témoin d'un bon nombre de souvenirs tous mémorables et extrêmement intéressants…
Elle sourit à l'idée qu'ils avaient d'ailleurs baptisé cette nouvelle voiture pas plus tard que la semaine dernière, et qu'ils s'apprêtaient à réitérer de nouveau. C'est avec cette optique en tête qu'elle décida d'appuyer sur la pédale d'accélérateur et d'augmenter fortement la dose de vitesse. Elle s'engageait dans une autoroute qu'elle connaissait par cœur pour l'avoir traversée pendant des années. Cela faisait un petit moment qu'ils n'étaient pas venus dans l'état de Washington rendre visite à sa famille, quelques mois environ. Mais l'heure n'était pas aux lamentations, seulement à la vitesse. À la vitesse et à l'anticipation. Surtout à l'anticipation.
Cette simple idée la fit accélérer plus encore, provoquant chez elle une vague d'impatience.
Après seulement quelques minutes, elle entendit la sirène d'un gyrophare derrière elle et vit dans son rétroviseur une Volvo noire spacieuse qu'elle connaissait très bien. Un sourire se forma aussitôt sur ses lèvres et elle se retint de jubiler. Ralentissant un peu plus au fil des secondes, elle finit par se garer sur le bas coté de l'autoroute, ses yeux ne quittant pas le rétroviseur dans lequel elle pouvait presque apercevoir des yeux vert moqueurs… Son sourire s'élargissait et son cœur s'emballait. On y est presque… Pensa-t-elle.
La Volvo s'arrêta derrière elle et Bella inspecta son apparence dans le miroir. Elle devinait que l'homme descendait de sa voiture et se dirigeait vers elle, et elle dût se faire violence pour ne pas regarder dans le rétroviseur, sachant d'ores et déjà qu'elle serait perdue si elle le faisait. Elle replaça nerveusement quelques mèches échappées de son chignon défait et essuya la moiteur de ses mains sur la jupe de son tailleur. Même après toutes ces années, il arrivait quand même à lui faire le même effet qu'à leurs débuts. Toujours ce même désir, toujours cette même appréhension, toujours ces mêmes émotions qu'elle ressentait à chaque minute passée ensemble.
Un bref cognement à la vitre la ramena à la raison et elle tenta de prendre son air le plus détaché au moment d'abaisser la vitre automatique.
« Mademoiselle. » Salua une voix suave aux intonations masculines.
Elle tourna la tête vers sa fenêtre et retint son sourire quand elle aperçut un homme de grande taille, vêtu d'un jean foncé et d'une veste en velours marron ouverte qui laissait apercevoir un marcel blanc. C'était sa tenue habituelle lorsqu'il était en service. Bella l'avait observé une fois en catimini lorsqu'il était arrivé sur une scène de crime, avec sa démarche désinvolte et son air sûr de lui… elle n'avait pas tenu deux secondes pour lui sauter dessus après qu'il soit rentré le soir. Elle le trouvait tellement séduisant quand il était dans le cadre de ses fonctions… Et quand il ne l'était pas aussi par ailleurs. En réalité il n'y avait pas un seul moment où elle ne le trouvait pas à tomber. Elle avait de la chance, et elle en profitait, aucun doute là-dessus.
« Je préfère Madame. » Corrigea-t-elle avec un ton qui se voulait hautain.
« Pardonnez-moi… Madame. » Rectifia-t-il en mettant l'accent sur le dernier mot, un sourire au coin des lèvres.
Bella leva les yeux vers lui et se fit violence pour ne pas craquer en le voyant. Ses cheveux couleur bronze étaient un appel à la tentation, sa bouche tellement bien dessinée, ses yeux vert si envoutants… Qui aurait cru qu'après toutes ces années elle soit encore en totale admiration devant cet homme ? Qui aurait d'ailleurs cru que la perfection pouvait exister ? Elle y croyait depuis le jour où elle l'avait vu pour la première fois. Et ce qui le rendait aussi parfait à ses yeux, c'était que derrière toute cette couche de beauté impeccable et irréprochable, se cachait un être imparfait, avec ses défauts et sa personnalité.
Elle prit une profonde inspiration et redoubla d'effort pour garder la tête froide et ne pas se laisser distraire par ce qu'elle avait sous les yeux.
« Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous inspecteur ? » Demanda-t-elle doucement en arborant un air innocent.
Son sourire s'élargit et il se pencha contre la fenêtre.
« Avez-vous une idée de la raison pour laquelle je vous ai interpellée ? »
Bella se retint de déglutir face à cette proximité et rapprocha son visage dangereusement.
« Non mais je suppose que vous allez me le dire. » Murmura-t-elle en arquant un sourcil suggestif.
« Il me semble… Madame, que vous rouliez à une vitesse bien trop excessive pour votre propre bien. »
« L'excès n'est pas toujours une mauvaise chose, vous n'êtes pas d'accord avec moi ? » Provoqua-t-elle en se mordant la lèvre inférieure.
Il suivit son geste avec des yeux assombris, sans toutefois esquisser le moindre geste.
« Pas lorsque cela vous plonge dans l'illégalité. »
Elle arbora un visage légèrement outré.
« L'illégalité ? » S'exclama-t-elle faussement choquée. « Est-ce que cela veut dire que j'aie commis un délit et que je vais devoir en être punie ? »
« J'en ai bien peur madame. »
« Je suis vraiment désolée monsieur l'inspecteur. » Dit-elle attristée. « Mais l'ennui c'est que je n'aie pas un sou dans mon porte-monnaie et que je n'aie aucun moyen pour payer ma dette de façon… honorable. » Acheva-t-elle avec une voix lourde de sous-entendus.
Il fit mine d'être ennuyé, tout en se rapprochant d'elle de façon scandaleuse à travers la vitre.
« Mais cela ne va pas du tout ! Si vous ne pouvez pas régler ce problème d'une manière honorable, dans ce cas nous allons devoir trouver un moyen qui soit un peu plus… disons… indécent. »
Bella fut troublée l'espace d'une minute, oubliant complètement le rôle qui était le sien. Il y avait deux possibilités. Soit il n'avait pas du tout conscience de l'effet qu'il produisait sur elle en parlant de cette manière tout en étant bien trop proche, soit au contraire il en avait parfaitement conscience et il le faisait exprès pour pousser ses limites à bout. À ce moment là elle se bénie elle-même pour avoir pris l'initiative de ne pas enfiler de sous-vêtement, parce que vu son excitation qui montait, elle aurait dû foutre la pauvre culotte dans la poubelle.
Redoublant d'effort pour ne pas flancher et reprendre contenance, elle y parvint qu'après un long moment durant lequel la tension entre eux avait grimpé à vive allure.
« Je suis sûre qu'on peut trouver un arrangement. » Insinua-t-elle sans se laisser démonter.
« Je le pense aussi. » Renchérit-il en lui faisant un clin d'œil qui n'avait absolument rien d'angélique.
« J'en ai d'ailleurs un peu scrupuleux à vous proposer. » Susurra-t-elle en s'humidifiant les lèvres.
« Vraiment ? » Fit-il semblant d'être étonné. « Je serais curieux de savoir lequel. »
Elle le regarda troublée, le désirant un peu plus à chaque seconde. Il la fixait également, de son regard brûlant et fiévreux, la rendant ainsi totalement fébrile et à sa merci.
« Avez-vous les papiers du véhicule ? » Demanda-t-il après un long moment passé à la contempler.
L'expression de Bella changea et elle fit une moue ingénue.
« Oh… je crains fort de les avoir égarés. » Dit-elle désolée.
Il la scruta intensément en silence, ses lèvres esquissant un sourire anticipateur.
« Dans ce cas je vais devoir vous prier de sortir du véhicule. »
Elle écarquilla les yeux, feignant la surprise.
« Est-ce grave ? » S'enquit-elle sans opposer de résistance.
« Disons que cela constitue un élément de plus dont vous allez devoir répondre de vos actes. » Répondit-il en haussant un sourcil.
Bella s'empressa de défaire sa ceinture et ouvrit sa portière pour descendre de la voiture. Et alors qu'elle aurait cru qu'il aurait la décence de s'éloigner pour lui permettre de sortir, il n'en fit rien, ce qui fait que lorsqu'elle se retrouva hors de son véhicule, il se trouvait face à elle à une proximité des plus déconcertantes.
Beaucoup trop proche et pas assez à la fois…
Il se rapprocha d'elle encore plus si c'est possible, la forçant à reculer et coller son dos contre la voiture, tout en arborant un visage sombre qui laissait présager exactement ce qu'il attendait d'elle.
« Et maintenant ? » Fit-elle dans un souffle, le regard fasciné et la bouche entrouverte.
Il mit ses bras de part et d'autre de son visage, collant ses paumes de main contre la voiture afin de ne lui laisser aucun moyen pour s'échapper. Bella étouffa un hoquet de surprise et perdit toute raison. Elle n'était plus capable de jouer la comédie plus longtemps, si elle ne l'avait pas maintenant elle craignait de se consumer sur place.
« Maintenant… je suggère qu'on en vienne à ce moyen peu scrupuleux que vous avez gentiment proposé pour régler vos dettes. »
Bella fut alors incapable de tenir plus longtemps et laissa tomber toutes ses barrières. Elle se jeta à son cou et s'empara de sa bouche avec empressement et avidité.
« Ça suffit Edward, on arrête de jouer. » Souffla-t-elle contre ses lèvres.
Il sourit et plongea vers ses lèvres comme toute réponse. Elle l'accueillit avec grand plaisir, répondant avec enthousiasme tout en se collant à lui sans ménagement. Il posa ses mains sur sa taille tandis que leurs lèvres se soudaient et faisaient grimper la tension émanant d'eux. Bella fut incapable de s'empêcher de sourire contre ses lèvres à mesure qu'elle fourrageait dans sa chevelure cuivrée et le décoiffait plus qu'il ne l'était déjà.
Elle sentit sa langue effleurer ses lèvres et ouvrit la bouche aussitôt, il plongea alors sa langue dans sa bouche et l'entremêla avec la sienne, faisant ainsi augmenter furieusement la température entre eux. Il avait beau faire frisquet dehors, le corps de Bella était chaud comme de la braise. Elle entoura sa taille avec l'une de ses jambes et le pressa contre elle, puis gémit en sentant son érection contre son intimité couverte.
Edward passa ses mains sous son haut et caressa sa peau avec intensité, remontant progressivement. Lorsqu'il arriva jusqu'en haut de son dos, il se figea et s'éloigna légèrement en écarquillant les yeux.
« Pas de sous-vêtement ? »
Elle se mordit la lèvre inférieure, le désirant plus que de raison.
« Pas un seul. » Murmura-t-elle d'une voix aguicheuse tout en lui lançant un regard plein de luxure.
Il la dévisagea de haut en bas, un sourire au coin des lèvres, puis remonta ses yeux vers son visage et Bella crut que son corps allait se décomposer sous le regard brûlant qu'il lui lançait. Enfin il rompit la distance qui les séparait et se jeta sur ses lèvres comme si sa vie en dépendait. Elle s'accrocha à lui autant qu'elle le pouvait et cambra le dos en le tirant vers elle tandis que leurs bouches se dévoraient. Il descendit ses mains et agrippa ses fesses pour la soulever de terre. Elle enroula ses jambes autour de lui alors que son dos se retrouvait collé à la voiture, le haut relevé presque jusqu'à la hauteur de sa poitrine.
Bella glissa ses mains dans son cou et retira d'un geste brusque sa veste en velours. Cette dernière tomba à terre, le laissant les bras découverts, uniquement vêtu de son marcel. Il embrassa sa mâchoire, puis son cou, avant de poser sa bouche dans son décolleté. Bella s'accrocha à ses épaules et pencha la tête vers l'arrière en fermant les yeux. Il releva son haut pour le faire passer au-dessus de sa tête et l'envoya rejoindre sa veste par terre. Sa bouche vint trouver la sienne et l'embrassa fougueusement, tandis que ses doigts effleuraient ses seins déjà durcis. Elle étouffa un gémissement alors que ses pouces dessinaient le contour de sa poitrine avec douceur.
Leurs dents s'entrechoquaient et leurs langues fusionnaient, la tension réchauffant leurs deux corps malgré ce froid automnal. Bella remerciait le ciel d'avoir eu l'idée de ne pas porter de sous-vêtement, car vu à quel point elle était excitée, aucun doute que sa culotte n'aurait pas survécu. Elle sentait l'érection de son homme devenir de plus en plus consistante et elle frotta son intimité contre elle pour obtenir un réel contact. Il émit un grognement et elle accentua ses mouvements de bassin contre son jean pour l'exciter plus encore, pendant qu'il empoignait ses seins fermement, la faisant pousser un cri de surprise. Elle colla entièrement son dos contre la voiture afin de lui laisser un libre accès à sa poitrine et il en profita pour pincer ses tétons qui pointaient dans sa direction. Elle se mit à haleter et son corps frissonna.
Éprouvant le besoin d'être plus proche de lui, elle fit passer son marcel blanc par le haut et le lui retira rapidement pour l'embrasser à nouveau, collant sa poitrine contre son torse nu. Une brise fraiche effleura son échine dorsale et elle se mit soudainement à trembloter, ce qui inquiéta Edward. Il éloigna sa tête et la regarda sans parvenir à masquer son désir dans ses prunelles.
« T'as froid ? »
Elle hocha la tête faiblement.
«Dans la voiture. » Ordonna-t-elle d'une voix frêle.
Il sourit et accéda à sa requête sans protester. La serrant contre lui, il la porta jusqu'à l'arrière de la voiture tout en l'embrassant et en caressant son dos. Il ouvrit la portière et la déposa sur la banquette puis referma la portière. Bella mordit sa lèvre en le voyant s'approcher d'elle et se placer entre ses jambes. Elle souleva l'une de ses mains et la plaça dans ses cheveux décoiffés, le regardant silencieusement avec anticipation tandis qu'il l'observait avec cette même adoration qu'il avait dans les yeux depuis toujours. Elle tira sa tête vers elle et s'empara de ses lèvres à nouveau avec avidité. Il posa ses mains sur sa silhouette, n'hésitant pas à frôler ses seins accidentellement à plusieurs reprises. Le corps de Bella s'arquait légèrement à chaque contact de ses mains avec sa peau, comme une sorte de réponse automatique.
Les battements de son cœur cognaient de plus en plus vite et de plus en plus fort, au fur et à mesure que le temps passait. Elle s'était remise à frotter son bassin contre son érection pour accentuer le désir qu'elle éprouvait et il suivait le mouvement, créant ainsi une friction entre leurs deux intimités. Leurs langues étaient à nouveau emmêlées et menaient une danse vive et endiablée. Les secondes défilaient et la température de la voiture était devenue insoutenable. Bella s'amusait à le décoiffer tout en passant se cramponnant à son dos pour l'amener plus près d'elle si possible.
N'y tenant plus, il souleva sa jupe et la remonta au-dessus de son nombril. Elle allongea les bras afin qu'il puisse la lui enlever complètement et une fois qu'elle fût entièrement nue sous lui, il posa l'une de ses mains sur la fente de sa cuisse et remonta lentement vers ses lèvres intimes. Elle se mit à gémir lorsqu'il effleura son intimité et qu'il commença à la caresser. Leur baiser redoubla de ferveur pendant qu'il chatouillait son duvet du bout des doigts, et son sourire s'élargit grandement quand il remarqua à quel point elle était trempée.
Bella fut incapable de rester inactive plus longtemps et le força à s'allonger sur la banquette tout en roulant pout se mettre à califourchon sur lui. Elle rompit leur baiser et le regarda avec des yeux ardents.
« C'est moi qui suis censée payer ma dette tu te rappelles ? » Émit-elle le regard aguicheur en haussant un sourcil suggestif.
Edward esquissa un sourire au coin des lèvres, littéralement conquis par cette initiative.
« Dans ce cas… » Susurra-t-il en caressant l'arrière de ses cuisses sensuellement. « Tu ferais mieux de t'y appliquer. »
Elle sourit à son tour et se pencha pour l'embrasser fougueusement, posant ses mains à plat sur son torse. Elle effectua plusieurs cercles invisibles avec ses paumes, passant sur les lignes de ses abdominaux ainsi que sur son ventre, avant de descendre plus bas, à la ceinture de son jean. D'un mouvement vif et sec, elle la défit rapidement puis en fit de même avec sa braguette. Il avait une main dans ses cheveux et l'autre dans le bas de son dos, effleurant dangereusement l'une de ses fesses. Il sentait le corps de sa femme vibrer sous ses doigts tandis qu'elle était occupée à lui retirer son pantalon, et il s'en délectait. C'était toujours une réelle satisfaction personnelle de parvenir à la faire réagir et la faire vibrer aussi facilement, même après plusieurs années de vie conjugale.
Une fois que son pantalon fût complètement retiré, elle passa la main à l'intérieur de son boxer et frôla son sexe tendu du bout des doigts. Il grogna contre sa bouche et elle sourit, fière de son effet. Elle finit par s'emparer subitement de son membre et de le presser dans sa main. Edward émit un gémissement rauque et empoigna sa fesse durement. Elle s'empressa alors de lui ôter son sous-vêtement avec impatience, étant incapable de tenir une minute de plus sans l'avoir au fond d'elle.
Au bout de ce qui paraissait être une éternité, ils se retrouvèrent enfin complètement nus et fin prêts pour la partie intéressante. Bella qui tenait toujours son membre dans sa main le tira doucement pour le diriger face à son entrée. Elle releva alors la tête pour le regarder tout sourire, une lueur guillerette dans les yeux.
« Joyeux anniversaire. » Murmura-t-elle enjouée avant de capturer ses lèvres une nouvelle fois.
Puis elle s'empala sur toute sa longueur sans attendre, d'un mouvement brutal.
Ils soupirèrent tous deux à l'unisson sans pour autant décoller leurs lèvres. Bella commença à onduler du bassin sur lui et il posa ses mains sur ses fesses pour lui intimer un certain rythme. Leur baiser s'intensifia, de même que leur ébat qui prenait de l'allure au fil des secondes. Edward remonta ses mains vers son dos puis les ramena à sa poitrine. Il saisit ses seins et elle laissa échapper un nouveau gémissement. Il se mit à les malaxer tandis qu'ils étaient toujours en plein ébat et elle rejeta la tête en arrière, respirant de façon hachurée. Il en profita pour se relever et embrasser son cou goulument, descendant vers son sternum en faisant courir sa langue.
Et alors qu'elle avait les yeux fermés et qu'elle s'activait sur lui, il prit l'un de ses mamelons en bouche, la faisant émettre un cri qui emplit l'espace confiné de la voiture. Il se mouvait sous elle pour buter au fond de son antre qui devenait de plus en plus étroite, tout en léchant et mordillant son téton, la faisant ainsi atteindre son apogée. Bella avait de plus en plus de mal à respirer, son cœur cognait dans sa cage thoracique, prêt à s'en extirper, et elle commençait à manquer de souffle. Il finit par passer à son autre sein, lui administrant le même traitement, tandis qu'elle haletait et pressait l'arrière de sa tête contre elle pour l'empêcher de s'en aller. Les parois de Bella devenaient de plus en plus serrées à mesure que leur rythme s'accélérait et devenait de plus en plus dense et fugace.
Sans décoller sa bouche de ses seins, il posa fermement ses mains sur ses fesses et la releva, avant de la pousser vers lui subitement pour la pénétrer plus fortement. Bella poussa un long gémissement et s'accrocha à ses épaules en plantant ses ongles dans sa peau. Il recommença le même manège plusieurs fois, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus tenir et qu'elle le poussa pour le forcer à s'allonger. Elle se jeta sur ses lèvres ardemment et se colla à lui sans ménagement et caressant son corps avec enthousiasme comme s'il s'agissait d'une friandise. Ses ondulations du bassin devinrent plus successives et effrénées, elle se laissait complètement aller à son désir qui la contrôlait. Edward grognait contre sa bouche et accentuait le rythme de ses pénétrations.
Étant proche de la jouissance, Bella ondoyait plus rapidement et Edward la poussait vers lui avec plus de force, son membre remplissant chaque rempart de son antre qui était désormais extrêmement étroite et humide. Il finit par donner une énième poussée qui la fit atteindre son paroxysme. Le corps de sa belle fut alors pris de violents tremblements et ses parois se refermèrent autour de son sexe. Elle dénoua leurs lèvres pour pousser un cri tandis qu'il se déversait au fond d'elle en gémissant d'une voix rauque, touché à son tour par l'orgasme.
Bella retomba complètement sur lui et posa sa tête sur son torse sans ménagement, respirant bruyamment la bouche ouverte et le front couvert de sueur. Le corps d'Edward se soulevait au rythme de sa respiration, également forte et pesante. Il caressait distraitement le dos de sa femme ainsi que ses cheveux, toujours à l'intérieur d'elle et n'ayant pas l'air de vouloir en sortir pour le moment. Après quelques minutes à reprendre son souffle, elle souleva légèrement la tête pour le regarder, un immense sourire sur le visage, reflétant celui qu'il avait au même moment. Elle s'avança pour poser ses lèvres sur les siennes, cette fois avec beaucoup plus de douceur que précédemment.
« Joyeux anniversaire à toi aussi. » Souffla-t-il après qu'ils se soient séparés.
Elle émit un rire bref en réalisant l'étendue de ce que cela représentait.
Cinq ans…
Cinq belles et merveilleuses années de mariage avec le fameux type de l'autoroute. S'il y a neuf ans – jour où ils s'étaient rencontrés – on lui avait dit qu'elle aurait non seulement la chance de le revoir, mais qu'en plus elle fonderait une famille avec lui, elle n'y aurait pas cru un seul instant. Et pourtant elle était là, à fêter leur cinquième année de mariage de la meilleure des manières.
Tous les ans ils célébraient leur anniversaire en rejouant un souvenir épique de leur relation. La première année, ils s'étaient faits un ciné et Edward avait joué sur son statut d'inspecteur pour évacuer toute la salle afin qu'ils se retrouvent seuls. La deuxième année, ils avaient passé la nuit dans son bureau et en avaient baptisé chaque recoin. Cette année, ils avaient eu envie de rejouer la scène de leur rencontre, avec en plus quelques améliorations. Et vu à quel point Bella s'était éclatée, elle était certaine qu'ils réitéreraient l'expérience dans les années à venir.
« Les enfants ? » S'enquit-elle soudainement bien qu'elle connaisse déjà la réponse.
« J'ai appelé Charlie tout à l'heure, ils vont bien et il parait même qu'ils sont en train de dilapider tout son frigo. Je crois que ton frère a déteint sur eux. »
Bella éclata de rire et embrassa son torse.
« Ils savent qu'à chaque fois qu'ils vont à Forks ils vont pouvoir s'empiffrer. »
« Oui et bah je te le dis, dès qu'ils rentrent à la maison je les mets à la diète. » Prévint-il faussement sérieux.
« Edward ils ont à peine quatre ans ! » S'écria-t-elle choquée.
« Je plaisante Bella ! » Rassura-t-il en roulant des yeux. « Cela dit j'ai quand même hâte de les récupérer, Emmett leur apprend toujours tout un tas de gros mots et j'aime pas ça. »
Bella sourit et secoua la tête d'amusement. Elle le connaissait suffisamment pour savoir que la vraie raison qui faisait qu'il voulait les récupérer était qu'ils lui manquaient. Edward était raide dingue de leurs jumeaux – un garçon et une fille – au moins autant qu'elle, et Bella adorait le voir jouer au papa, elle savait que s'il s'occupait autant d'eux, c'était pour ne pas reproduire le même schéma que celui de ses parents.
Il avait toujours cette peur de leur ressembler ou de faire les mêmes erreurs, ni d'être un assez bon père pour ses enfants, et même si Bella était persuadée qu'il ne deviendrait jamais comme les Cullen, elle avait conscience qu'il vivrait avec cette peur au fond de lui toute sa vie. C'était ce que ses parents lui avaient laissé, et rien que pour ça elle trouvait encore la force de les détester. Alors elle ne disait rien, elle se contentait simplement de le rassurer les soirs où il rentrait tard ou encore les fois où il devait s'absenter pour du boulot et qu'il craignait d'avoir manqué quelque chose d'important. En réalité, pour Bella Edward était sans aucun doute le meilleur père dont elle puisse rêver pour ses enfants, mais ça elle aurait beau essayer de le lui faire comprendre, il sera toujours anxieux à l'idée d'avoir une quelconque ressemblance avec Carlisle Cullen, l'homme qui autrefois prétendait être son père.
Elle soupira, la tête reposant contre son torse. Plus le temps passait, et plus Bella se rendait compte de la chance qu'elle avait. Malgré toutes les épreuves qu'ils auront traversées à leurs débuts, leur couple n'a jamais été aussi solide, et elle avait le sentiment que c'étaient ces épreuves justement, qui avaient renforcé l'amour qu'ils se portaient.
Après le procès, ils ont comme convenu déménagé dans le New Empshire de sorte à ce que Bella reprenne ses études et accomplisse son rêve d'enfance, c'est à dire aller à Dartmouth. La réputation d'Edward au sein de la police l'a précédé après l'affaire Volturi, ce qui lui a permis d'être muté plutôt facilement. Ils auront vécu dans un appartement là bas durant tout le cursus universitaire de Bella, et aujourd'hui elle avait enfin son diplôme d'avocat, ce qui lui permettait de voir Kate assez régulièrement, et même Edward parfois, mais ça ce n'était pas réellement une bonne chose car à chaque fois qu'ils se voyaient dans le cadre du travail, c'était pour s'engueuler, ce qui leur valait au final une bonne réconciliation à la maison.
Outre le boulot, Edward et Bella auront également énormément voyagé durant leurs premières années de vie commune. Edward lui avait promis qu'il lui ferait découvrir le monde en sachant qu'elle n'avait jamais vu rien d'autre que sa petite bourgade de Forks, et il avait tenu parole. Il l'avait emmenée faire le tour de l'Europe, ainsi que tous les États-Unis, l'Amérique du sud et l'Australie. Bella aura vécu les meilleures années de sa vie avec lui, à travers ces voyages et ces moments à deux.
Et puis il avait fini par la demander en mariage, deux ans après leur départ de Forks. Ils se seront mariés un an plus tard, comme le veut la tradition des fiançailles qu'Edward respecte d'ailleurs à la lettre. Aujourd'hui ils vivaient à New York en plein Manhattan, avec leurs deux adorables enfants. Edward bossait pour la NYPD et Bella travaillait pour une société en attendant de récolter suffisamment de fonds pour pouvoir ouvrir son propre cabinet d'avocat.
Cette dernière repensait souvent au jour où Edward lui avait demandée de l'épouser. Ce n'était certes pas la demande la plus romantique au monde, ni la mieux préparée, en réalité elle avait d'ailleurs été un peu chaotique dans son genre, mais elle se dit qu'elle n'en aurait pas voulu une autre, après tout leur couple était comme ça et pas autrement. Chaotique par moments, mais toutefois indestructible…
.
« 6 ans plus tôt
« Chérie je suis rentré ! » Annonçait la voix d'Edward sur le palier.
Un sourire se plaça automatiquement sur les lèvres de Bella alors qu'elle s'attelait à préparer la cuisine, coupant les tomates pendant que le plat dans le four était en train de chauffer.
Son homme était rentré, et comme à chaque fois il lui avait manquée toute la journée. Elle ne pouvait jamais passer une seule seconde sans se languir de lui quand il n'était pas aux alentours. Surtout que ces temps-ci il n'était pas souvent là ou alors il était plutôt préoccupé. Il lui avait fait part d'une enquête qui lui prenait pas mal de temps, alors elle se disait qu'une fois l'affaire classée, elle l'aurait enfin pour elle toute seule. Edward mettait toujours un point d'honneur à prendre un congé après chaque longue enquête, afin de se faire pardonner pour ses absences à répétitions en passant tout son temps avec elle. C'est pourquoi Bella avait hâte qu'il en finisse avec cette affaire là.
Elle avait remarqué cependant que quelque chose d'autre le tracassait, mais elle n'avait aucune idée de ce que cela pouvait être. Cela faisait peut être deux ans qu'ils avaient quitté Forks pour s'installer ensemble dans le New Empshire, mais malgré tout il représentait toujours un véritable mystère pour elle. Elle avait l'impression que d'un coté, elle le connaissait par cœur, et que de l'autre elle avait encore énormément de choses à apprendre sur lui. Peu importe le temps qui passe, elle ne le connaitrait jamais entièrement, et dans un sens elle appréciait ça. Une part d'ombre était toujours mieux que si elle le connaissait parfaitement jusqu'au bout des ongles, ça laissait la place pour un avenir un peu moins prévisible. Et depuis qu'elle l'avait rencontré, elle adorait tout ce qui était imprévisible.
Elle sentit deux bras entourer son ventre et elle se retint de soupirer d'aise tandis qu'il l'embrassait dans le cou. Elle se laissa aller contre son torse et ferma les yeux, élargissant le sourire qui ornait son visage.
« Ta journée ? » S'enquit-elle doucement.
« Longue. » Répondit-il dans son cou. « Notre suspect a été relâché, c'était le seul qu'on avait pour le moment. »
« Pourtant tu as l'air de bonne humeur. » Fit-elle remarquer en tournant légèrement la tête pour l'observer.
« C'est parce que je le suis. » Dit-il souriant en relevant les yeux. « Et tu sais pourquoi ? »
Elle fit non de la tête sans le lâcher du regard tandis qu'il la fixait avec une lueur étrange dans les yeux.
« Parce que dans moins de cinq minutes, tu auras accepté de devenir ma femme. »
Elle cligna des yeux pour être sûre d'avoir bien entendue et se tourna complètement vers lui, la mine choquée.
« Quoi ? »
Edward s'écarta d'elle, le visage étonnamment sérieux, puis sortit de la poche intérieure de sa veste un boitier noir qui fit peur à Bella lorsqu'elle comprit ce qu'il comportait. Il entreprit de se mettre à genoux devant elle, et elle se décomposa sur place.
« Edward qu'est-ce que tu fais ? » Demanda-t-elle embarrassée.
Il ancra ses yeux dans les siens, la fixant avec intensité en tâchant de ne pas montrer à quel point il était tendu. Il prit une profonde inspiration pour se donner du courage puis se lança sans la quitter des yeux.
« J'aurais voulu te demander ça d'une autre façon et à un autre endroit que dans notre cuisine, mais si tu veux tout savoir, ça fait des semaines que je me trimballe avec ça sur moi et que je ne cesse de me prendre la tête à savoir quand et où je suis supposé te demander ça. »
« Oh seigneur… » Soupira-t-elle en se retenant de se taper le front et de se cacher le visage tellement elle était gênée.
« J'ai pas arrêté de me poser la question et j'en ai marre d'attendre le bon moment pour te demander en mariage alors que ça fait presque trois ans qu'on est ensemble toi et moi et que j'aie toujours su que je voulais t'épouser. »
Elle resta sans voix et il ouvrit l'écrin noir qu'il tenait dans la main. Bella faillit faire un arrêt cardiaque lorsqu'elle vit la bague qu'il contenait. Elle était sertie d'un gros diamant et l'anneau était en or blanc. À cet instant elle aurait pu dire oui à n'importe qui, rien que pour avoir cette bague.
« Isabella… Bella, tu sais que je t'aime, et je sais que tu m'aimes. Je t'ai dit que j'attendrai qu'on soit bien installés et qu'on ait enfin une vie stable avant de te demander en mariage. Aujourd'hui deux ans ont passé et j'ai assez attendu. Épouse-moi. »
Bella ouvrit la bouche plusieurs fois pour la refermer, ne sachant pas du tout quoi dire. Ou plutôt si, elle savait exactement ce qu'elle répondrait, c'est juste qu'elle n'y était pas du tout préparée, il l'avait complètement soufflée.
« Tu… tu me demandes en mariage dans la cuisine, alors que je suis en train de faire à manger, que je porte un tablier tâché, que j'aie les cheveux tout en pétards et que mon maquillage date de ce matin. » Énuméra-t-elle abasourdie en se sentant affreusement honteuse à cet instant.
Il esquissa un sourire et secoua la tête d'amusement.
« Désolé, je ferai mieux la prochaine fois. » S'excusa-t-il.
Elle fronça les sourcils.
« Tu sais très bien que y aura pas de prochaine fois. »
« Ça dépend. »
« Dépend de quoi ? »
« Bah de ta réponse ! D'ailleurs dépêche-toi je commence à avoir mal au genou. » S'impatienta-t-il.
Elle le regarda incrédule, sa mâchoire manquant de se décrocher.
« Tu perds vraiment pas le nord ! »
« Bella… » Soupira-t-il.
« Quoi ? »
« Tu veux bien répondre ? »
Bella s'apprêta à répondre mais se ravisa en voyant le regard sévère qu'il lui lançait. Elle leva les yeux au ciel et fit mine de réfléchir. Puis elle eut une idée. Elle reporta son attention sur lui et sourit mystérieusement.
« Si… si je dis oui… tu acceptes de me laisser grignoter dans le lit ? » Émit-elle avec un air angélique.
Il écarquilla les yeux.
« Tu plaisantes là ? »
« C'est juste que t'es tellement maniaque…à chaque fois tu refuses, et moi j'aime bien manger tout en restant au chaud sous la couette, et puis y a les plateau-repas, c'est sympa ça aussi. »
Edward ouvrit la bouche puis la referma, pris au dépourvu. Jamais il ne se serait attendu à ce qu'elle émette certaines conditions. Mais après tout ce n'était pas n'importe quelle fille qu'il demandait en mariage, c'était Bella. Il aurait dû se douter que ça ne se passerait pas comme il le pensait et qu'elle le surprendrait.
Bella le surprenait toujours.
« D'accord. » Concéda-t-il. « Si tu veux, peu importe. »
Le sourire de la brune s'élargit et elle se retint de sauter au plafond.
« Et le teeshirt que tu détestes tant et que tu insistes pour le mettre à la poubelle. » Rappela-t-elle. « Je veux le garder. »
Il manqua de s'étouffer.
« Quoi ? C'est hors de question, il est affreux et en plus il a une odeur bizarre ! »
« Tu veux m'épouser oui on non ? » Lança-t-elle en arquant un sourcil inquisiteur.
Edward fronça les sourcils, énervé de se faire piéger de façon aussi grotesque.
« Tu vas vraiment me payer ça. » Prévint-il agacé.
« T'es d'accord pour que je le garde alors ? »
« Oui garde-le, tant que je peux te l'enlever rapidement je m'en fiche. » Marmonna-t-il. « Est-ce que maintenant tu pourrais enfin dire oui que je puisse me lever ? »
« Et le placard dans la salle de bain ! » Renchérit-elle. « Je veux qu'on échange, je préfère le coté gauche. »
« Tu veux rire ? C'est toi qui l'as choisi quand on a emménagé je te rappelle ! » S'exclama-t-il furieux.
« C'est faux ! Tu m'as demandée quel coté je voulais et j'ai dit que ça m'était égal. Mais c'est parce que je pensais que tu prendrais le droit ! » Contra-t-elle.
« Et pourquoi tu m'as pas dit que tu voulais le gauche ? »
« Je ne voulais pas paraitre pour une fille chieuse qui ne sait pas ce qu'elle veut, tu comprends ? »
Il ferma les yeux et soupira d'exaspération.
« Rappelle-moi pourquoi je t'ai demandée en mariage déjà ? » Dit-il d'un ton blasé.
« Edward ! » Fustigea-t-elle vexée.
« Ça va Bella ! Tu peux prendre le coté que tu veux, tu peux manger dans le lit et mettre les vêtements que tu veux, j'en ai rien à faire mais pour l'amour du ciel, réponds à ma putain de question ! »
Bella se mordit la lèvre pour retenir son rire qui menaçait de s'échapper. Elle le faisait tourner en bourrique, et le pire c'est que ça l'amusait. Elle aimait le voir ramer, même si elle savait qu'elle lui accorderait toujours tout ce qu'il voulait, y compris un mariage princier avec une énorme pièce montée et deux cents invités si c'était ce qu'il voulait. Il commençait vraiment à perdre patience et à être énervé et elle se promit plus tard de se faire pardonner ça.
Doucement, sans un mot, elle prit la bague de l'écrin et la contempla entre ses doigts.
« Bella ? » Appela-t-il.
« Elle est vraiment belle. » Dit-elle en regardant la bague avec émerveillement.
Puis elle la passa à son doigt sans retenir son sourire.
« Ça veut dire oui ? » Demanda-t-il comme s'il n'arrivait pas à y croire.
« Mais bien sûr que oui imbécile ! Pour qui est-ce que tu me prends ? »
Il lâcha un soupir de soulagement, comme s'il avait vraiment eu peur l'espace d'un moment, puis laissa son sourire apparaitre sur son visage, en écho à celui que Bella arborait. Il se releva et ne lui laissa pas le temps de protester qu'il la prit dans ses bras et l'embrassa fougueusement. Bella émit un rire bref contre ses lèvres et passa ses bras autour de son cou.
« On va se marier. » Dit-il heureux en réalisant l'étendue ce que cela signifiait.
Le sourire de Bella s'élargit et elle hocha la tête, son cœur tambourinait dans sa poitrine et elle avait des étoiles dans les yeux.
« Je vais enfin pouvoir mettre le nom Cullen sur ma carte d'identité. » Songea-t-elle rêveuse.
Il secoua la tête et fondit sur sa bouche. Elle se laissa aller dans ses bras, parfaitement aux anges. Bella allait se marier avec l'homme de ses rêves qui venait d'ailleurs de lui offrir une bague magnifique, que demander de plus ? Bien sûr il aurait très bien pu ne pas lui offrir de bague elle aurait dit oui quand même… disons que c'était juste un plus. Un tout petit plus… Bon d'accord, un très très gros bonus.
Au bout d'un long moment, il s'écarta d'elle en reniflant, le front plissé.
« Dis, tu ne trouves pas que ça sent le brûlé ? » Demanda-t-il.
Bella le regarda déroutée, avant de se rappeler soudainement du plat qu'elle avait mis au four juste avant qu'il n'arrive. Sa bouche s'ouvrit d'horreur et elle le repoussa subitement.
« Oh non c'est pas vrai le four ! » S'écria-t-elle en se précipitant pour l'éteindre rapidement.
Elle sortit le plat du four après avoir enfilé un gant et un énorme jet de fumée en sortit, empestant ainsi la pièce. Lorsqu'elle posa le plat sur le plan de travail, elle faillit pleurer en voyant qu'il était complètement cramé.
« J'aurais peut être dû attendre avant de te faire ma demande en fin de compte. » Suggéra Edward désolé en éventant avec sa main pour faire partir la fumée.
Bella releva la tête vers lui, toute trace de bonne humeur envolée. Elle le darda d'un regard noir et foudroyant.
« Tout ça c'est ta faute Cullen ! J'ai passé trois heures à cuisiner et il a fallu que tu viennes tout gâcher ! » »
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« A quoi est-ce que tu penses ? » Demanda Edward, mettant fin aux réflexions de Bella qui était plongée dans son souvenir.
Elle caressa son torse avec sa main, et un sourire se forma sur ses lèvres.
« Je repensais au jour où tu m'as demandée de t'épouser. »
« Ce même jour où tu as fait cramer la cuisine. » Se remémora-t-il avec amusement.
« Moi j'ai fait cramer la cuisine ? » Protesta-t-elle révoltée. « Je te rappelle que si Monsieur n'avait pas été aussi stressé et avait attendu un peu plus longtemps pour faire sa demande, nous n'aurions pas été obligés de finir avec le traiteur chinois ! »
« D'ailleurs si je me souviens bien, la prédiction qui se trouvait dans mon gâteau de la fortune disait que la patience était la vertu la plus louable. Si seulement je l'avais eue plus tôt… » Songea-t-il.
« La patience n'a jamais été ton fort de toute façon. Il suffisait de t'observer le matin quand tu me criais dessus pour que je te cède la salle de bain. » Sourit-elle.
« Les choses ont changé depuis qu'on a eu des enfants. » Lui fit-il remarquer.
« C'est vrai… » Murmura-t-elle en relevant la tête pour le regarder. « Maintenant t'es encore pire. »
Il rigola et avança son visage pour l'embrasser. Elle se laissa faire sans mal, souriant même contre sa bouche, se sentant réellement complète.
Elle repensa à ses enfants, incapable de s'en empêcher. Elle savait qu'ils allaient bien car elle avait appelé Carlisle et Esmée il y a tout juste deux heures pour s'en assurer. Mais c'était plus fort qu'elle, elle passait son temps à s'inquiéter.
Carlisle et Esmée Cullen…
Il aura fallu longtemps à Edward et Bella avant d'accepter de leur confier leurs enfants. Edward ne s'était jamais réconcilié avec ses parents et Bella évitait tout contact avec eux, se contentant du strict minimum. Toutefois ils avaient consenti à rester civilisés et à garder un certain contact avec eux, pour le bien de leurs enfants, afin qu'ils puissent avoir leur grands parents.
Bella se souvenait du jour où elle les avait revus pour la première fois après le procès, c'était une semaine avant leur mariage. Ça n'avait pas été par plaisir, mais pour Edward qu'elle était allée les revoir. Parce qu'elle avait senti qu'il avait besoin de ça.
Et elle avait eu raison.
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« 5 ans plus tôt
Cela faisait maintenant cinq minutes que Bella se trouvait devant cette porte et elle n'avait toujours pas osé appuyer sur la sonnette. C'était la première fois qu'elle voyait cette maison, et il faut dire qu'elle était plutôt jolie. Un peu coquette, en retrait de la ville et pas très grande… Elle préférait largement cette atmosphère légère plutôt que l'ancienne atmosphère lourde de leur ancienne propriété qui ressemblait plus à un palace ou à un domaine royal. Car oui, Bella se trouvait bel et bien devant la maison de Carlisle et Esmée Cullen.
Les parents de son fiancé.
Elle ne les avait pas revus depuis le jour du procès, à l'instar d'Edward, c'est-à-dire depuis trois ans. Edward n'avait jamais cherché à les retrouver ni à prendre de leurs nouvelles. Il estimait avoir suffisamment souffert à cause d'eux, et ne voulait plus aucun contact avec eux, aussi futile soit-il. Cependant Bella l'avait bien observé ces derniers temps. À l'approche du mariage qui était seulement dans quelques jours, elle voyait qu'il était un peu triste mais qu'il ne tenait pas à le montrer. C'était là qu'elle avait réalisé qu'alors qu'elle aurait toute sa famille avec elle, lui n'aurait même pas ses parents avec lui ce jour là. Bien évidemment, il aurait ses amis, il avait d'ailleurs nommé Garrett comme témoin, ce qui avait valu une crise de jalousie de la part d'Emmett et même de Jasper qui avait râlé. Mais même si Edward était depuis un très long moment considéré comme un membre de la famille Swan, Bella savait que ce n'était pas évident pour lui de ne pas avoir ses propres parents présents le jour de son mariage.
Malheureusement il serait toujours trop fier pour l'avouer, ne serait-ce pour même l'évoquer.
C'est pourquoi elle avait décidé de prendre les choses en main. Elle avait recherché l'endroit où ils habitaient et il s'avère qu'ils avaient décidé de rester dans l'État de Washington, puisqu'ils habitaient dans une petite maison isolée de Port Angeles. Malgré leur énorme dette, les Cullen s'en sortaient plutôt bien. Ils n'étaient pas dans le besoin, au contraire il leur restait assez d'argent pour vivre jusqu'à la fin de leur vie sans avoir besoin de travailler. Bella se demandait d'ailleurs comment ils pouvaient encore être dotés d'autant d'argent après une dette aussi consistante. Il faut croire qu'elle n'aura jamais la moindre idée d'à combien s'élevait la valeur de leur fortune avant le procès.
Soupirant et remettant de l'ordre dans ses idées, elle consentit enfin à sonner. Quelque par au fond d'elle, elle espérait qu'aucun d'eux ne soit là et qu'elle n'ait pas à les affronter. Mais ce ne serait pas juste. Ça ne la concernait pas elle mais Edward. C'était uniquement pour lui qu'il faisait ça. Elle attendit, tapant du pied, commençant à trouver le temps long. La peur de leur réaction lorsqu'ils la verraient lui tenaillait le ventre. Et s'ils refusaient ? Qu'importe s'ils refusaient, c'était eux les perdants, et Edward ne saurait jamais qu'elle était venue les voir.
La porte finit par s'ouvrir sur une femme que Bella n'avait pas vue depuis des années mais qu'elle n'avait pas oubliée. Esmée Cullen.
Celle-ci n'avait pas changé, toujours le même aspect, et toujours cette allure digne. Toutefois lorsqu'elle reconnut Bella, son visage fut déformé par la surprise. Elle ouvrit la bouche d'étonnement.
« Isabella ? »
Bella se dandina sur elle-même, se demandant si finalement tout ça était une bonne idée. Elle nota que les vêtements d'Esmée n'étaient plus les mêmes que ceux à quoi elle l'avait habituée. Sa tenue vestimentaire n'était plus aussi proprement chic et impeccable, mais elle restait néanmoins distinguée.
« Bonjour Mme Cullen. » Salua-t-elle incertaine, incapable de se forcer à sourire.
Cette femme l'avait fait souffrir, elle ainsi que sa famille, et en particulier Edward. Jamais elle ne pourrait prétendre que rien de tout cela n'était arrivé. Esmée n'avait pas l'air réceptive, trop sous le choc de la visite impromptue de sa belle fille avec qui elle n'avait pas eu le moindre contact.
« Carlisle ! » Appela-t-elle les yeux toujours rivés sur Bella pour être sûre qu'elle ne rêvait pas.
Des bruits de pas se firent entendre et quelques secondes plus tard, le père d'Edward fit son apparition aux cotés de son épouse.
« Qu'y a-t-il ? » Demanda-t-il, n'ayant pas remarqué la présence de Bella.
« Regarde qui vient nous voir. »
Carlisle tourna la tête vers la visiteuse et se figea en la reconnaissant. Bella qui était de plus en plus mal à l'aise à cause de toute cette attention détourna les yeux et inspira lourdement.
« Je sais que ma visite doit vous surprendre. » Commença-t-elle hésitante. « Pour être honnête je me suis longtemps demandée si c'était une bonne idée de venir vous voir. »
« Que faites-vous ici Isabella ? » Interrogea Carlisle sans plus de détour.
Cette dernière reporta son attention sur lui et s'accorda une minute d'introspection en détaillant son apparence. Carlisle Cullen était toujours aussi bien coiffé, il avait toujours cette démarche et cet air digne sur le visage, mais quelque chose dans ses yeux le rendait… plus humain. Il n'était plus aussi impressionnant, mais il n'en restait pas moins intimidant.
« En fait si je suis venue… je ne sais pas si vous êtes au courant, mais Edward et moi nous nous marions samedi prochain. »
En vue de la tête incrédule qu'Esmée avait, Bella devina qu'aucun d'eux n'avait été informé de ce mariage. Pas étonnant…
« Comprenez-moi bien, je ne suis pas là parce que ça m'enchante, ni pour faire la paix, ni parce que je souhaite que vous fassiez partie de la vie d'Edward, pas après tout ce que vous nous avez déjà fait. Cependant je pense qu'il serait bien que pour une fois, dans votre vie, vous vous comportiez comme de vrais parents. Vous avez toujours fait en sorte qu'Edward vous haïsse mais toutefois il reste votre fils, et malgré ce qu'il prétend je pense qu'il n'a pas totalement tourné la page. »
« Vous voulez que l'on vienne à votre mariage ? » Devina Esmée en écarquillant les yeux d'étonnement.
Bella soupira de lassitude et sortit de son sac à main un faire part qu'elle lui tendit.
« Ce sera la seule chance que vous aurez de voir votre fils unique se marier. » Déclara-t-elle impassible tandis qu'Esmée s'emparait du faire part tout en la regardant déroutée. « J'espère que vous la saisirez. »
Puis sans un mot ni regard, elle s'en alla, laissant les Cullen seuls face à leur unique chance de rédemption.
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Une semaine plus tard
« J'ai une surprise pour toi. » Annonça Bella en relevant la tête vers Edward tandis qu'ils étaient en train de danser ensemble.
Dire qu'elle était heureuse était un euphémisme. En réalité elle exultait. En même temps quelle personne ne serait pas heureuse le jour de son mariage ? Elle portait une jolie robe blanche que sa meilleure amie et demoiselle d'honneur avait confectionné pour elle, toute sa famille était là ainsi que leurs amis les plus proches. Bella avait refusé un mariage en grande pompes, elle ne voulait que le strict minimum et Edward avait approuvé. Celui-ci était si élégant, lorsqu'elle l'avait vu avec son costume, sa cravate et son sourire en coin, elle s'était retenue de ne pas courir vers lui à l'autel.
Leur mariage avait été parfait, en tout cas pour elle. Même si elle se serait volontiers abstenue d'écouter le discours d'Emmett qui n'avait d'ailleurs pas hésité à faire une remarque sur leur rencontre ni sur la manière dont ils étaient sortis ensemble. Elle avait vu du coin de l'œil Charlie se resservir une nouvelle coupe pour digérer l'information et faire passer la pilule. Garrett en avait rajouté une couche derrière et n'avait pas hésité à faire quelques allusions au père de Bella afin de l'agacer. Irriter Charlie était devenu le sport favori de Garrett depuis qu'il l'avait rencontré. Ça et le catch bien évidemment.
« Je me trompe où tu es anxieuse ? » S'enquit Edward en voyant son visage principalement composé d'appréhension.
Elle haussa les épaules et s'octroya un léger sourire.
« J'ai seulement peur de la réaction que tu pourrais avoir. » Avoua-t-elle.
« Une chance que tu m'aies déjà passé la corde au cou alors. »
Cette fois elle ne put s'empêcher de rire à sa remarque.
« Viens avec moi. »
Il fronça les sourcils de curiosité et d'incompréhension alors qu'elle le tirait par la main vers un endroit isolé de la piste de danse.
« Bella est-ce que c'est vraiment nécessaire ? » Demanda-t-il tandis qu'elle l'entrainait à l'extérieur.
« Je pense que ça l'est. »
Il allait ouvrir la bouche pour répliquer lorsqu'il vit les deux personnes se trouvant en face d'eux, au loin. Il cligna des yeux plusieurs fois pour s'assurer qu'il n'était pas en pleine hallucination. Sa bouche s'ouvrit et se referma plusieurs fois, ses lèvres se pincèrent et il baissa la tête pour regarder Bella avec contrariété.
« C'est toi qui les a invités ? » Accusa-t-il.
Elle se mordit la lèvre et se sentit coupable.
« Je suis désolée Edward mais… je pense que tu devrais au moins leur parler. »
« Pourquoi ? » S'énerva-t-il soudainement. « Qu'est-ce qui t'a pris de les amener ici ? Après tout ce qui s'est passé, je n'arrive pas à croire que tu… »
« C'est pour toi que j'aie fait ça idiot ! » Se défendit-elle. « Toi et moi on est mariés maintenant, et il est temps de repartir à zéro, démarrer une vie en laissant toutes les ombres derrière nous. Tu n'es pas d'accord avec moi ? »
« Bien sûr que si mais… Bella tout était parfait sans eux, tu n'avais pas besoin de… »
« Non en effet je n'en avais pas besoin. » Le coupa-t-elle avec assurance. « Mais toi en revanche si, tu en as besoin. Et cesse de dire le contraire parce que ça va m'agacer et je n'ai pas envie d'être agacée le jour de mon mariage. »
Il eut un sourire amusé et secoua la tête en levant les yeux au ciel.
« Va les voir Edward. » Insista-t-elle. « Va leur parler, que ce soit pour leur dire à quel point tu les détestes ou que tu ne veux plus les voir, peu importe je m'en fiche, mais il est temps que tu mettes un terme à ce qui t'empêche d'être pleinement heureux. »
« Bella, je suis heureux. » Contra-t-il.
« Edward… » Menaça-t-elle en lui faisant les gros yeux.
Il soupira d'exaspération et rendit les armes.
« Très bien, j'y vais. Mais tu m'en devras une belle. »
Elle sourit de satisfaction et se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
« Ne t'inquiète pas, je saurai me montrer généreuse. » Assura-t-elle d'une voix suggestive avant de se détourner pour le laisser seul tandis que Carlisle et Esmée Cullen se trouvait à quelques mètres, n'osant pas bouger.
Edward la regarda partir avec des idées plein la tête, idées qu'il s'empresserait de mettre à l'œuvre plus tard.
Il se tourna vers ses prétendus parents et son regard se durcit inconsciemment. Ils étaient immobiles en face de lui, habillés en tenue de ville. Probablement qu'ils avaient longuement hésité à venir et qu'ils n'avaient pas prévu une tenue adéquate. Dans tous les cas Edward savait d'ores et déjà que la conversation n'allait pas durer longtemps. Il savait exactement quoi leur dire. Il savait très bien ce qu'il voulait, s'il les voulait à nouveau dans sa vie ou pas… C'était la première fois qu'il était aussi sûr de lui, et il se dit alors que Bella n'avait pas eu une si mauvaise idée après tout.
S'armant de courage, il s'avança vers eux, s'assurant de garder son impassibilité et sa fermeté. Plus il se rapprochait, plus il réalisait qu'ils ne lui avaient pas du tout manqué. En fin de compte, le fait qu'il ne les ait pas revus depuis le procès, c'est-à-dire depuis trois ans, ça ne le touchait pas plus que ça. Ça ne lui faisait rien, c'était du pareil au même. C'est à cet instant qu'il comprit qu'il n'avait et n'aurait jamais besoin d'eux. Ils ne faisaient pas partie de sa vie. Ils n'en avaient même jamais fait partie, y compris durant son enfance.
Il put voir sur le visage de sa mère qu'elle avait du mal à contenir ses émotions en le voyant, quant à Carlisle, il était aussi impassible que lui. Edward n'en fut pas étonné, il n'avait jamais laissé filtrer la moindre émotion, alors pourquoi est-ce que cela changerait ?
« Carlisle, Esmée. » Salua-t-il comme s'il avait affaire à des inconnus, ce qui dans un sens était plutôt proche de la vérité.
« Ta… femme nous a invités. » Déclara Carlisle qui avait hésité, n'arrivant pas à se familiariser avec cette appellation.
« Tu as l'air de te porter bien. » Intervint Esmée pour éviter une quelconque dispute en voyant qu'Edward s'apprêtait à répliquer.
« Vous aussi. » Répondit-il après une minute d'hésitation.
« Nous ne sommes pas venus pour gâcher ta journée Edward. » Rassura Carlisle qui n'était pas à son aise. « Ta mère et moi sommes seulement venus pour te féliciter et te souhaiter le meilleur. »
Edward hocha la tête, n'arrivant pas à émettre un quelconque sourire.
« Merci. »
« Edward… » Murmura Esmée avec un air triste. « Je sais que l'on t'a fait beaucoup de mal… »
« C'est le cas de le dire. » Répliqua-t-il cinglant.
« Nous ne pouvons pas changer le passé ni effacer les erreurs que nous avons commises, mais tu nous manques. » Dit-elle presque désemparée.
Edward fronça les sourcils, ne sachant comment réagir face à cette déclaration. Quelque part au fond de lui il aurait aimé pouvoir leur dire que c'était le cas à lui aussi. Mais il ne le pouvait pas, parce que ce serait mentir.
« Je sais que tu ne nous pardonneras jamais, » continua-t-elle fataliste, « mais y a-t-il au moins une chance pour qu'un jour on puisse former ne serait-ce qu'un tout petit peu une famille ? »
Le jeune homme réfléchit silencieusement à la question. Puis après réflexion, il secoua la tête de négation, sans même en éprouver une pointe de culpabilité.
« Non aucune. » Lâcha-t-il finalement. « Tu l'as dit toi-même, je ne pourrai jamais vous pardonner. Vous ne m'avez pas seulement fait du mal à moi, vous vous en êtes aussi pris à ma femme, à sa famille ainsi que ses amis. Et puis regarde les choses en face Esmée, nous n'avons jamais été une famille, tout a toujours été une question d'argent avec vous, et peut être que si vous vous en étiez rendus compte plus tôt, avant de tout perdre, les choses auraient pu être différentes. Mais à présent il est trop tard. »
Esmée hocha la tête faiblement, retenant ses larmes. Elle aurait tant aimé qu'il lui dise le contraire, mais elle s'était toujours doutée de sa réponse. Il fallait admettre la vérité, Edward n'était plus son fils. Il n'avait d'eux que leur nom de famille. Rien de plus. Son mari passa un bras dans son dos pour la soutenir et la réconforter. S'il ne le montrait pas, Carlisle aussi était déçu. Mais contrairement à son épouse, il n'avait jamais eu le moindre espoir, il s'était résigné depuis bien longtemps.
Edward s'apprêta à se détourner pour retourner auprès des siens, mais se ravisa à la dernière minute pour s'adresser à eux une dernière fois.
« Cela dit, je suis content de voir que vous allez bien. » Parla-t-il doucement. « Et si vous tenez tant à vous racheter, il n'y a qu'un seul moyen pour ça. Un jour Bella et moi on aura des enfants. Et il est peut être trop tard pour vous et moi, mais vous pourrez toujours vous occupez de vos petit enfants si vous le voulez, je ne vous interdirai pas de les voir. » Apprit-il sérieusement.
Esmée entrouvrit la bouche d'étonnement, à l'instar de Carlisle qui n'en croyait pas ses oreilles.
« Edward c'est… »
« Donnez-leur ce que vous ne m'avez pas donné, c'est tout ce que vous pouvez faire. » Interrompit-il d'un ton sec.
Il s'en alla, n'ayant définitivement plus rien à leur dire. Cette fois c'était pour de bon, la page était bel et bien tournée et elle ne se rouvrirait pas. Et s'il leur avait accordé le droit de voir les enfants qu'il comptait avoir avec Bella, ce n'était clairement pas pour eux. Edward avait une famille maintenant, une famille qui s'agrandirait dans quelques temps – il allait d'ailleurs s'atteler à la tâche le plus vite et le plus souvent possible – et dont Carlisle et Esmée Cullen ne faisaient pas partie. »
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Ainsi Carlisle et Esmée ne faisaient pas partie de leur vie, pour eux ils étaient simplement les grands parents. Ces derniers avaient fini par s'y faire et se contentaient de ce qu'ils avaient. Ils voyaient leurs petits enfants régulièrement et les gardaient de temps en temps lorsqu'Edward et Bella avaient besoin de se retrouver. Quand elle y réfléchissait, Edward et elle avaient la belle vie. Elle n'était certes pas parfaite, mais c'était ce qui la rendait meilleure. Ce qui était fabuleux, c'était que toute sa famille était avec elle, même s'ils ne vivaient pas tout près, ils ne se perdaient pas de vue, ils se voyaient aussi souvent que possible et ils étaient toujours là les uns pour les autres.
Alice était d'ailleurs venue vivre dans le New Empshire à coté de chez eux dès qu'elle avait appris pour leurs fiançailles. Elle était devenue folle et complètement hystériques, ne cessant de répéter qu'il fallait absolument s'y mettre et tout préparer. Jasper n'avait pas eu d'autre choix que de la suivre, et quand Edward avait appris qu'ils avaient l'intention de chercher un appartement, il avait insisté pour qu'ils viennent vivre chez eux. Ils avaient donc vécu à quatre pendant plusieurs mois. Ces deux là vivaient d'ailleurs tout près de chez Bella et Edward à présent, Alice et Bella étant incapable de vivre séparées. D'autant plus qu'Alice adorait s'occuper de leurs enfants. Elle était devenue leur nourrice attitrée. Bella et Edward avaient décidé d'un commun accord de désigner Jasper et Alice comme les parrains et marraines de leurs enfants.
Coté professionnels, Alice avait finalement réussi à ouvrir sa propre boutique, toujours appelée la Brandon Moon. Les adolescentes et jeunes femmes de la vingtaine se ruaient toutes dessus. Quant à Jasper, il avait décidé de la suivre dans son projet en gérant sa comptabilité. Leur affaire marchait très bien, malgré des hauts et des bas.
Mais cependant, Jasper n'avait toujours pas franchi le pas et demandé à Alice de l'épouser, ce qui désespérait cette dernière. Elle rêvait de mariage et d'enfants et apparemment, Jasper avait une vraie peur de l'engagement qui l'empêchait de lui accorder ce qu'elle désirait. Plusieurs fois elle avait songé à le quitter en voyant que tout le monde autour d'elle se mariait ou avançait, contrairement à leur couple qui en était toujours au même point. Mais elle l'aimait beaucoup trop pour vivre sans lui. Alors elle attendait, espérant qu'un jour il daigne se jeter à l'eau et accepter un changement dans leur vie.
Un jour peut être… Se disait-elle constamment.
Emmett et Rosalie quant à eux étaient restés à Forks. Emmett avait enfin trouvé un job comme prof de sport au lycée, ce qui avait d'ailleurs provoqué une multitude de remarques moqueuses de la part de Bella, Garrett, Alice et Edward qui n'hésitaient pas à plaisanter à propos de lui, Emmett Swan, celui qui était supposé détester le lycée. Rosalie avait trouvé du boulot dans le garage de Jacob Black et après de longues délibérations, Emmett et elle en ont conclu qu'il était temps de quitter la maison de Charlie. Ils auront vécu pendant longtemps chez lui, ce que Charlie avait adoré dans la mesure où il n'était pas tout seul, mais le mariage d'Edward et Bella leur ont donné envie de faire de même, voilà deux ans maintenant.
Malheureusement leur vie n'a pas été des plus joyeuses. Après de nombreuses tentatives vaines à essayer de faire des enfants, Emmett et Rosalie ont appris que cette dernière était stérile et ne pourrait jamais en avoir. À cette annonce, Edward et Bella ont pris la décision de revenir à Forks quelques jours afin de soutenir le frère de cette dernière, confiant non sans de lourdes hésitations leurs enfants aux parents d'Edward. Alice et Jasper avaient suivi et ils s'étaient tous retrouvés à Forks, à s'entraider de la même manière qu'ils l'avaient fait quelques années auparavant. Rosalie et Emmett auront mis quelques temps pour se remettre de cette nouvelle, mais ils ont finalement accepté d'adopter. Cela fait plus d'un an qu'ils ont posé leur candidature à l'agence d'adoption, et toujours aucune réponse.
Mais ils ne désespéraient pas. Tant qu'ils étaient ensemble et unis, l'espoir vivrait avec eux.
Après vingt ans de célibat, Charlie a fini par trouver chaussure à son pied en la personne de Sue Clearwater, la mère de Leah et Seth, et veuve de son ancien ami Harry. Cela a fait beaucoup de remue-ménage, d'autant plus que c'est en quelque sorte grâce à internet que leur histoire a commencée. Après que Charlie ait découvert l'existence de son profil sur un site de rencontre créé par son fils, il est entré dans une colère noire. Mais en voyant le nombre de femmes prêtes à converser avec lui, il s'est finalement prêté au jeu. Apparemment pour toutes les quarantenaires, Charlie était un homme charmant, séduisant et certaines le qualifiaient même comme un Don Juan. En réalisant t le succès qu'il suscitait auprès des femmes mûres, Charlie a fini par avoir confiance en lui et s'est lancé, non pas avec une internaute, mais avec Sue pour qui il avait le béguin depuis un bon moment.
Et pour ce qui est de Kate et Garrett, ces deux là roucoulaient toujours ensemble, installés également à New York. Edward et Bella les voyaient fréquemment, même très souvent. Edward a d'ailleurs passé beaucoup de temps à soutenir sa meilleure amie après que celle-ci se soit retrouvée sans famille. En effet, après le procès Eleazar et Carmen Denali ont décidé de bannir et de renier Kate de la pire des manières possibles. Cette dernière a beaucoup été malheureuse de ce rejet, mais elle a fini par s'y faire et elle vit désormais paisiblement avec son compagnon. Elle attend d'ailleurs un heureux évènement prévu pour dans quelques mois, et elle a déjà prévu de demander à Edward d'en être le parrain.
Au final, la vie des Swan n'était pas toute rose, mais ce n'était pas important car quoi qu'il arrive ils étaient tous capables de se relever.
Quelques mois avant leurs fiançailles, Edward qui avait fait des recherches a réussi à retrouver la mère de Bella. Renée était toujours mariée à ce Phil Dwyer et vivait en Floride, ils avaient trois enfants. Lorsqu'Edward en a parlé à Bella pour lui laisser le choix de la contacter ou non, celle-ci a refusé.
En réfléchissant, elle avait réalisé qu'elle n'avait pas besoin de tourner la page avec sa mère, car la page était déjà tournée depuis longtemps. Renée les avait abandonnés mais ça ne lui faisait plus rien. Elle avait appris à vivre sans mère et elle s'en portait très bien. Renée avait refait sa vie de son coté, tant mieux pour elle mais Bella ne voulait pas en savoir plus. Peut être qu'un jour elle aurait envie de reprendre contact avec elle, rien que pour lui dire tout ce qu'elle pensait et ressentait, mais pour l'instant elle n'en éprouvait pas le besoin, et Edward n'y voyait pas vraiment de problème. Il savait qu'un jour elle finirait par avoir le courage et l'envie de contacter sa mère, et ce jour là il serait là pour elle, exactement comme il l'a toujours été.
Mais pour l'heure, ils avaient leur propre vie de famille à gérer, leur couple, leurs enfants, tout ce qui en somme comptait réellement.
« Je t'aime Edward. » Avoua-t-elle soudainement en le regardant dans les yeux avec dévotion.
Il sourit et posa une main délicatement sur sa joue.
« Moi aussi Bella. Je t'aime et tu sais quoi ? Je vais de ce pas te le prouver. » Dit-il en avançant sa tête pour l'embrasser goulument.
Elle sourit de satisfaction, anticipant déjà le prochain round qui s'annonçait plus tôt que prévu.
Qui aurait cru que la meilleure chose que Bella ait jamais faite fût de se faire arrêter pour excès de vitesse ?
THE END
The End :D
Merci à tous d'avoir suivi cette histoire jusqu'au bout, de l'avoir fait vivre à votre façon ainsi que pour tous vos encouragements, commentaires, messages personnels et j'en passe.
Je n'aurais jamais cru que cette fiction connaitrait un tel engouement sur ce site ni qu'elle serait autant apprécié. Vous êtes près de 600 à avoir mis cette fiction dans vos favoris ainsi qu'en alerte, et je ne compte plus le nombre de commentaires... C'est vraiment énorme, merci infiniment.
J'espère que cet épilogue aura été à la hauteur de vos attentes, j'ai toujours voulu faire une sorte de remake du premier chapitre, histoire de boucler la boucle bien comme il faut ^^ Comme vous pouvez le voir il ne s'agit pas d'un happy end à la walt disney (notamment pour Rosalie et Emmett), la fin est un peu ouverte, Edward ne s'est pas réconcilié avec ses parents et Bella n'a pas encore accepté de revoir sa mère, mais c'est comme ça que je le voyais. J'aime les fins qui laissent quelques questions en suspend et qui permet de vous faire votre propre opinion ou idée sur la suite. Toutefois vous noterez que Edward et Bella filent le parfait amour :D D'ailleurs avant qu'on me pose la question, je n'ai pas mis le nom de leurs enfants, pour la simple et bonne raison que je ne savais pas du tout comment les appeler et que je n'avais pas envie de me prendre la tête à chercher des prénoms xD Donnez leur ceux que vous voulez tant que vous n'appelez pas la petite Renesmée et le garçon Edward Jacob O_o Non je n'aime pas du tout les gouts de Stephenie Meyer lol
J'adresse un merci tout particulier à la marraine de cette fiction, celle sans qui elle n'existerait pas car elle m'a suivie et poussée jusqu'au bout. Donc merci à samy940 (ma Samia :D) car c'est elle qui m'a poussée à participer au concours Une rencontre une nuit d'Allocop', c'est elle qui a insisté pour que j'écrive une suite, qui m'a conseillée pour tout ce qui était affaire juridique, enquête etc... elle m'a été d'une précieuse aide du début jusqu'au dernier chapitre, m'a soutenue, gueulée dessus quand elle était pas satisfaite, et rectifiée quand j'écrivais quelque chose d'incohérent. Je sais pas ce que j'aurais fait sans toi Sam' ;)
Je fais aussi une petite dédicace à ma Sister, ma Siamoise et ma Vilaiiine, les amours de ma vie :D
Vous êtes nombreux à me demander si je compte écrire une nouvelle fiction après celle là, et laissez-moi vous rassurer tout de suite, vous n'avez pas encore fini d'entendre parler de Popolove ^^
J'ai beaucoup de projets en tête, plusieurs fictions de commencées déjà et dès que j'aurais beaucoup d'avance je vous en posterai une en ligne (j'ignore encore laquelle je ferai au feeling xD). En attendant vous pouvez toujours me suivre sur mon autre fiction actuelle "Murder in Chicago" et je vous invite à me mettre en alerte auteur si vous voulez être tenus au courant lorsque je posterai une nouvelle fiction ;) Je rappelle aussi que je possède un compte twitter (Poppolove) pour ceux qui tiennent à être informés de mes prochaines mises à jour.
Quoi qu'il en soit, je vous souhaite une bonne continuation et vous dis à bientôt sur l'une de mes fictions :D
C'est la der' des der', votre dernière occasion de laisser une review sur cette fiction alors lâchez vous !
Votre Dévouée Popolove