Auteur : jharad17
Titre original : Whelp qui signifie le petit d'un animal, généralement du chien donc en français Chiot.
Traducteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.K.Rowlings. Les autres intervenants de l'histoire sont à jharad17.
Genre : Relation père/enfant SR/HP
Rating : M pour violence sur enfant.
Remarques : C'est ma première traduction. Elle fait 27 chapitres et j'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.
Chiot
Chapitre 27
Les jours suivants passèrent sans qu'il n'arrive quelque chose de tragique ou d'horrible à Harry ou à Drago, à la grande surprise et soulagement de Severus, de Pompom, d'Albus et même, si on lui avait demandé, de Nelli.
Vers la fin de la semaine, ils étaient tombés dans une sorte de routine, avec les garçons levés un peu après l'aube, qui s'habillaient et prenaient leur petit déjeuner tandis que Severus somnolait au-dessus de sa première tasse de café, avant de partir dehors avec Nelli et ses assistants, pour courir et jouer en criant. Pendant ce temps, Severus travaillait sur le plan de ses leçons pour l'année prochaine, et aménageait ses salles de classe et sa réserve d'ingrédients. Pendant le déjeuner, les garçons lui décrivaient en détail tous les jeux auxquels ils avaient joués et le gagnant de chacun, aussi bien que les conversations qu'ils avaient eu avec divers habitants du château, y compris Sire Nicholas, le Baron Sanglant, Peeves, et plusieurs des portraits les plus loquaces. Et après, ils étaient encouragés à s'occuper avec des jeux plus tranquilles, dans la chambre de Harry ou dans le salon si nécessaire, alors que Severus assistait à des réunions du personnel ou préparait des potions pour l'infirmerie.
Le dîner se déroula avec les nombreux récits des aventures des deux enfants, et ensuite, ce fut l'heure des exercices de lecture et d'écriture (pour Harry) ou d'une partie d'échecs, et puis la douche, le brossage de dents, l'histoire, et le lit. Bien que Severus n'était pas celui qui les avait surveillé toute la journée, il était une nouvelle fois épuisé en cette fin de soirée, et il s'émerveilla de l'énergie des Elfes de Maison. Sans compter qu'il n'avait pas l'habitude d'avoir tellement… de compagnie et de conversation, et le manque de solitude était quelquefois plutôt déplorable. Une part de lui espérait que Molly Weasley avait raison quand elle disait qu'il s'y habituerait, et une autre partie redoutait presque l'idée que lui, Severus Rogue, s'habitue au bavardage insensé des jeunes enfants.
Pour ce week-end, Albus n'avait pas été enclin à accepter un « non » pour réponse quand il avait demandé que Harry et Drago rencontrent le reste du personnel, et donc Severus s'y était résolu, promettant qu'ils seraient présents pour le déjeuner de samedi. Il avait cependant insisté pour qu'ils ne soient pas immédiatement montrés en présence de tout le personnel. De petits groupes seraient mieux. Pas plus de deux ou trois nouveaux visages. Assuré que Dumbledore acceptait cette demande, il ne pensa pas à spécifier quelles personnes seraient, selon lui, les plus faciles à rencontrer pour le garçon en premier. Ainsi samedi, assis à table au déjeuner, se trouvaient les professeurs McGonagall, Flitwick et Chourave, avec Albus et Hagrid.
Harry, habillé d'une robe verte bien coupée, s'arrêta juste devant les portes de la Grande Salle et les regardait. Drago, naturellement plus assuré, et sans aucun doute habitué aux repas dans lesquels il était présenté à de nombreux nouveaux adultes, lui lança un regard curieux avant de mener Harry par la main jusqu'à la table. Severus suivait derrière eux et les conduit jusqu'aux chaises à une extrémité de la longue table, au lieu de les mettre au milieu du groupe.
« Ne sois pas effrayé, Harry, » chuchota Drago. « Ce sont juste des professeurs. »
« Je ne suis pas effrayé, » protesta Harry, mais la pâleur de sa peau et l'écarquillement de ses yeux suggéraient le contraire.
Drago remua et regarda Severus, qui secoua légèrement sa tête. « Harry, Drago, voici le Professeur Flitwick, qui enseigne les Sortilèges. » Il fit un geste vers l'homme très petit sur sa gauche, qui était assis sur un grand coussin sur une chaise qui s'agrandissait magiquement, comme pour Harry.
« Heureux de vous rencontrer, » dit Flitwick d'une voix flûtée et il fit un grand sourire aux deux garçons.
« Ravi de vous rencontrer, Professeur Flitwick, » répondit Drago avec un petit hochement de tête, et après un moment d'hésitation, Harry l'imita, en mots, intonation et signe d'assentiment.
« Je me rappelle de votre mère, » indiqua Flitwick et il se pencha pratiquement sur la table pour pouvoir voir les yeux d'Harry où il était assis, entre Severus et Drago. « Lily était très douée en Sortilèges. Une de mes meilleures étudiantes. »
« Ma maman ? » demanda Harry, en sautant sur l'avant de son siège, la curiosité surmontant sa circonspection naturelle. « Vraiment ? »
Flitwick sourit et hocha la tête. « Vous avez ses yeux, M. Potter. J'ai entendu dire que vous aviez également un certain talent pour les Sortilèges. »
Harry se mordit la lèvre. « Je ne pense pas, monsieur. »
« Mais j'ai entendu dire que vous pouviez déjà envoyer un message en Patronus ? Et sans baguette de surcroît pourrai-je ajouter. »
Harry se pencha vers Severus et le regarda avec des yeux inquiets. « Père ? »
« Il a raison, Harry. Le message blanc que tu envoies quand tu as besoin d'aide s'appelle un Patronus. Ce n'est pas un sort que n'importe qui peut apprendre, particulièrement quand il est jeune. » Il passa son bras autour des épaules de Harry et le serra contre lui rapidement. « Le professeur te fait un compliment. »
Harry donna au petit homme un demi-sourire. « Ah, hum, merci, monsieur. »
De son autre côté, Drago resta bouche bée. « Un Patronus ? Est-ce que c'était ça la lumière brillante quand le calmar nous a attaqué ? »
« Je le suppose, » admit Harry, pendant que Severus répondait, « Oui. »
« Wouah. Je veux dire, mon Père dit que c'est un sort de cinquième année. »
« En effet, » dit Severus.
Harry remua seulement et joua avec la nourriture de son assiette, et Severus nota son attitude craintive et ses épaules voûtées. Le garçon détestait vraiment que l'attention se porte sur lui. « Drago, pourquoi ne parlerais-tu pas au professeur de ton livre d'énigmes ? »
« Vous appréciez les énigmes, jeune homme ? » demanda Flitwick, et Drago se redressa et expliqua, dans un récit assez détaillé, certaines des énigmes du livre qu'il avait apporté de chez lui. Harry semblait aimer les énigmes autant que Drago, mais l'exposé de Drago enlevait la pression de son fils et il pourrait ainsi manger de nouveau. En attendant que le dessert ne soit servi, Harry mangeait à nouveau normalement – pour lui, ce qui voulait dire qu'il picorait de petits morceaux de son assiette qu'il surveillait soigneusement – tout en écoutant attentivement la voix aiguë de Flitwick avec un minuscule sourire.
Cependant, quand Minerva vint vers lui pour le rencontrer quelques minutes plus tard, Harry se pressa contre le flanc de Severus, essayant de se cacher derrière sa longue robe. Severus y répondit tranquillement par un « ttttt » désapprobateur, et encouragea Harry à montrer ses bonnes manières en se présentant à elle. Avec un regard prudent, Harry chuchota finalement, « Ravi de vous rencontrer, m'dame, » à la femme au regard sévère, mais baissa la tête en le faisant.
Minerva sourit gentiment en réponse. « Pas aussi extraverti que son père, n'est-ce pas ? »
Severus fronça les sourcils, mais ce n'était ni l'heure ni l'endroit pour faire savoir aux professeurs que Harry était son véritable fils, plutôt que son fils adoptif. Il n'avait toujours pas dit la vérité à Harry !
« Non, » convint-il à la place, parce qu'il était vrai que Harry n'était pas aussi communicatif que Severus l'était. Pas avec les adultes, du moins, pensa-t-il, après avoir observé le garçon avec Drago – mais également avec Ron et Charlie – la semaine passée. Il donna au garçon un petit clin d'œil pendant qu'il continuait, « Mais il est tout à fait capable de répondre aux questions qui le concernent, si elles lui sont adressées. »
Avec un pincement désapprobateur des lèvres, Minerva renifla brusquement, et Harry cacha une nouvelle fois son visage. Cette fois, Severus put sentir le rire silencieux du garçon, insonorisés par sa robe, et il était heureux de cela. Plus il trouverait cette expérience amusante, au lieu de terrifiante, plus il arriverait facilement à s'habituer à la vie de Poudlard après que les étudiants ne soient arrivés. Du moins, il l'espérait ainsi.
Pomona Chourave s'arrêta seulement brièvement, en disant qu'elle devait retourner aux serres et couper les Chardonfléox avant qu'ils ne se ressèment et infestent entièrement le parc de l'école. Mais elle fit un signe de tête aux garçons et un amical et plutôt distrait sourire, et Harry la trouva moins menaçante que Minerva une fois qu'il fut parvenu à les éloigner toutes les deux, avec seulement un regard en biais vers Severus.
Le jour suivant était le jour où Drago rentrait à sa maison, et une fois que le garçon blond eut pris la Cheminée pour rejoindre ses parents qui l'attendaient, Harry resta déçu et inquiet, demandant à plusieurs reprises quand son ami pourrait revenir. « Pas avant que l'école ait bien commencé, » lui disait Severus, à chaque fois. « Cela va nous prendre du temps à tous les deux pour nous habituer à notre nouveau programme, et comme je n'ai jamais enseigné avant, je ne suis pas encore sûr de combien d'heures de libre j'aurai une fois que les classes auront commencé. »
« Mais nous avons Nelli et Bitti et Fran ! » insista le garçon. « Ils peuvent prendre soin de moi. »
« Pendant le jour, oui, et ils continueront à faire ainsi quand les classes auront repris, mais les soirées seront assez occupées entre les copies à corriger et les leçons à préparer, ainsi que la vérification de tes propres devoirs. Je ne pense pas avoir le temps d'en consacrer à tes amis, en plus. »
Harry avait alors boudé, pour la première fois dans la mémoire de Severus, et il avait été assez surpris quand il avait envoyé le garçon dans sa chambre jusqu'à ce qu'ils se calment tous les deux.
Plus tard en soirée, Harry avait regretté son geste, suppliant son père qu'il lui pardonne d'avoir été grossier et insolent. Severus avait de sérieux doutes sur le fait que le garçon connaisse la signification du mot insolent, mais il avait rassuré Harry en lui disant qu'il était pardonné et qu'il n'était pas fâché, pas vraiment. Pour le prouver, il tint pendant longtemps Harry sur ses genoux, laissant le garçon s'accrocher à lui pendant qu'il le serrait étroitement. Le réconfort, Molly le lui avait indiqué, était primordial dans leur relation, rassurer Harry sur le fait qu'il était aimé et protégé, et que Severus serait là pour lui n'importe ce qu'il faisait.
Elle avait également indiqué que Harry, particulièrement par rapport à ce qu'il avait vécu, avait besoin qu'on lui montre fréquemment des signes physiques d'affection. Bien que Severus n'ait jamais trouvé le contact physique rassurant, et même plutôt affligeant, il comprenait le besoin de Harry pour ça, et était devenu plus attentif aux demandes non-dites de Harry d'être serré dans ses bras et réconforté d'un doux geste. C'était quelque chose qu'ils s'habitueraient tous deux à développer, avait promis Molly.
Cette fois, ses mots et son contact semblèrent fonctionner, et bien que Severus ait pensé que les cauchemars pourraient être plus mauvais ce dimanche soir, ils ne le furent pas. Harry avait, une fois encore, été capable d'éclaircir suffisamment son esprit pour éloigner les pires d'entre eux.
Mardi, Molly Weasley était revenue avec Ron et Charlie. Ils avaient été installés dans les appartements des invités au deuxième étage, laissant Harry s'habituer à avoir de nouveau sa propre chambre. Tandis que Charlie tenait les garçons occupés le matin, Molly et Severus discutaient des différentes façons d'être parent et elle répondait à plusieurs des questions qu'il avait sur la manière de prendre soin de Harry, questions qu'habituellement il n'avait pas réellement besoin de poser. Les après-midi, ils observaient le jeu des garçons, et il attendait souvent son signal quand il fallait intervenir ou quand il fallait laisser les garçons récolter les conséquences de leurs gestes, ou encore quand il était nécessaire de faire respecter les règles à suivre, ou quand elles pouvaient être relâchées.
Ce fut plutôt une semaine épuisante.
Le plus grand test dans son nouveau rôle de père et protecteur de Harry vint quand Charlie voulut donner aux deux plus jeunes garçons une chance de jouer au Quidditch. Severus, au début, répondit, « Non. Absolument pas, » mais Molly négocia par la suite avec lui (pas devant les enfants cependant), pour qu'il accepte « Seulement sous la surveillance stricte d'un adulte. »
Ses craintes – que le garçon soit blessé par un Cognard ou chute ou encore pire, qu'il puisse devenir aussi obsédé par le Quidditch que James – se réalisèrent complètement quand les joues de Harry étaient littéralement devenues rougies de plaisir après avoir été sur un vrai balai pour la première fois. Le garçon semblait vivre pour le vol, et sa compétence et sa grâce dans le ciel étaient stupéfiantes, pour un garçon si jeune et si peu expérimenté. Quand ils touchèrent enfin le sol, Charlie complimenta Harry, et le garçon fut tout sourire pendant les heures suivantes. Et donc, Severus pouvait difficilement dire non aux demandes répétitives de jouer encore une fois. De plus, il devait admettre que Harry avait un don pour Attraper le vif, mais il observait toujours son fils soigneusement, toutes les fois que ses pieds quittaient le sol.
Harry semblait s'entendre assez bien avec Ron, bien que le rouquin soit un peu plus lunatique que Drago, et plus fort également. Tant qu'ils étaient dehors, cela n'avait pas d'importance pour Severus, mais il ne supportait pas les cris dans ses appartements. Hormis lors de ses cauchemars, Harry était vraiment un enfant très tranquille. Severus supposait que c'était encore un autre résultat de son éducation, et un désir de passer inaperçu. Severus n'apportait pas d'importance à ce comportement particulier, bien qu'il doive en retour souvent cajoler son fils pour connaître ses besoins.
Ce qui était une surprise pour Severus, était la façon dont Harry considérait Charlie, restant avec lui autant que possible comme un caneton suivant sa mère. Il regardait de plus en plus Charlie pour recevoir une approbation ou un compliment quand ils jouaient au Quidditch, ou même aux 'Cartes Splosives' et acceptait les avis du plus âgé comme s'ils étaient paroles divines.
Apparemment averti de l'admiration qu'il inspirait, Charlie donnait compliments et approbations au compte-gouttes autant que possible, et c'est pendant une soirée, après que les deux plus jeunes soient allés au lit, que Severus lui parla de cela autour d'un chocolat chaud.
« Et bien, j'ai quatre jeunes frères, monsieur, » dit Charlie. « Je suis plus ou moins habitué à ça. »
« Cependant, » lui indiqua Severus, « J'apprécie la façon dont vous interagissez avec Harry. Il a besoin de personnes ... »
« Auxquelles il peut faire confiance ? » devina Charlie.
« En effet. » Severus dévisagea avec perspicacité l'adolescent de quatorze ans. « Que vous a dit votre mère sur ce qu'il a vécu ? »
Charlie remua. « Pas grand-chose. Je veux dire, chacun connaît Harry Potter… heu, enfin, Rogue maintenant, mais Potter avant que vous l'adoptiez, mais elle n'a rien dit d'autre excepté qu'il avait vécu quelque chose de difficile. Je pouvais le deviner par moi-même, juste en le regardant. »
« Ah ? »
« Ouais, et bien, il observe beaucoup, n'est-ce pas, avant de commencer un jeu ou même de prendre de la nourriture à table, comme s'il vérifiait pour s'assurer qu'il faisait la bonne chose ou qu'il en avait le droit. Et les regards qu'il lance parfois… Ron est arrivé sans faire de bruit derrière lui une fois quand nous jouions dehors, et la chatouillé, et j'ai pensé qu'il allait vraiment s'évanouir, il semblait si apeuré. »
Severus hocha la tête. « Merci de l'avoir aidé cette semaine. Nous avons tous deux une dette envers vous. »
Charlie lui fit un grand sourire. « En aucune manière, monsieur. J'ai aimé être ici, et c'est très amusant d'être avec lui, même si c'est un petit garçon. Il m'a même présenté convenablement à Hagrid, et nous avons eu les meilleures conversations que j'ai jamais eues sur les dragons. Je veux dire, Harry est timide et naïf, mais c'est vraiment un bon garçon. »
« En effet, » convint Severus, et il se réjouit une nouvelle fois que Molly est amenée le garçon avec elle.
Une fois que le Weasleys furent rentrés chez eux, il ne restait que quelques jours avant le début de l'année scolaire. Severus était sur les nerfs, et se trouvait lui-même un peu plus brusque avec Harry qu'il ne l'aurait aimé. Pour essayer d'atténuer les problèmes, il insista auprès de Nelli, Bitti et Fran pour qu'ils gardent le garçon presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tandis qu'il s'occupait lui-même de sa nervosité de pré-enseignement.
Après deux jours de cette situation, cependant, Nelli vint l'avertir du fait qu'il ne pouvait pas juste abandonner Harry au soin des Elfes de Maison sans craintes de répercussion.
Harry était perdu de ne pas pouvoir passer du temps avec son père, rapportait-elle, bien que les mots que Nelli avait utilisé étaient, « Les pleurs de Maître Harry sont mauvais maintenant, Maître Rogue. Il sanglote que vous ne voulez plus de lui. »
« Montre-moi, » demanda Severus, et Nelli l'amena à une salle de bain peu utilisée du deuxième étage. Les compartiments en bois de la salle de bain étaient usés et mal-fixés, et même les éviers en pierre étaient troués et ébréchés. Harry était caché au-dessous de l'un des éviers dans la rangée sous un miroir craquelé, replié en une petite boule, son corps mince tremblant silencieusement.
Severus s'accroupit près de lui, mais ne toucha pas le garçon, sachant que faire ceci effraierait plus Harry qu'il ne l'apaiserait, du moins au début. « Harry, » dit-il doucement. « Sors de là-dessous, s'il te plaît. »
Les épaules du garçon se crispèrent quand Severus dit son nom, mais il ne le regarda pas. Il marmonna quelque chose entre ses bras que Severus ne put pas comprendre.
« Harry, » dit-il encore, avec une expression peinée. « Je ne parle pas le Baragouin. Tu va devoir me le répéter en Anglais. »
« Suis désolé, » dit Harry, mais seulement un peu plus fort, soulevant sa tête de ses bras et effaçant rageusement ses larmes avec ses avant-bras. « Suis désolé, Père. »
« Que fais-tu là-dessous ? » Harry se mordit la lèvre et évita son regard. « J'reste hors de votre chemin. J'veux pas être un fer mal. »
Severus fronça les sourcils, puis comprit. Il avait utilisé ce mot la veille au soir, quand il avait essayé désespérément de finir un plan de cours qu'il devait rendre ce matin à Dumbledore, alors que Harry n'arrêtait pas de bavarder sur sa dernière visite chez Hagrid. « Si tu arrêtais d'être infernal, » avait-il dit sèchement, « Je pourrais finir ça et alors nous pourrions parler tranquillement. »
Harry avait été tranquille après cela, et il aurait du réaliser que le garçon était trop tranquille. Il n'avait pas parlé du tout au petit-déjeuner aujourd'hui, par exemple.
« Je suis le seul à être désolé, Harry, » dit-il finalement. « Tu n'es pas infernal. J'étais occupé la nuit dernière, et contrarié, et plutôt que te demander poliment de revenir plus tard, quand j'aurais fini, j'ai été désagréable. »
« C'est pas grave, » dit Harry, en regardant toujours ailleurs. Il frotta son bras sur son visage une nouvelle fois. « J'aurai pas du vous embêter. »
« Oh, mon enfant. » Severus tendit la main en hésitant et la glissa sur le dos de son fils. Harry s'écarta un peu, mais ne recula pas très loin, et le regarda finalement, de ses yeux verts encore humides de larmes. « J'ai été plutôt stressé ces derniers temps, mais ce n'est pas de ta faute, pas du tout. Sors de là-dessous, s'il te plaît. »
En le câlinant un peu plus, Harry vint dans ses bras, et Severus promit de se garder une heure tous les jours juste pour tous les deux, même lorsqu'il était très, très occupé. Se rappelant quelque chose que Molly lui avait indiqué au sujet de l'honnêteté et de la franchise, il dit, « C'est nouveau pour tous les deux, tu sais. » Harry, toujours très raide, risqua un regard vers son visage et Severus lui fit un petit sourire. « Je n'ai jamais eu de fils avant, Harry. J'ai besoin d'un ajustement. »
Un autre coup d'œil, le front plissé de confusion. « Je dois m'habituer à ça. » clarifia Severus, Le froncement de sourcils de Harry s'atténua comme il hochait la tête, juste un peu. « Ne pense pas que je ne veux pas de toi, » ajouta-t-il, et il embrassa les cheveux fins et noirs du garçon. « Tu es mon fils. Tout le temps. »
Enfin, Harry sembla se détendre assez pour être étreint et ses larmes diminuèrent. Un moment plus tard, il se tortilla un peu et put passer ses bras autour du cou de Severus et le serrer à son tour. « Pour toujours ? » chuchota le garçon à son oreille.
« Pour toujours, » assura Severus.
FIN
Petit mot de la traductrice :
Plus de vingt minutes pour trouver un jeu de mot qui aille en français ! Sinon et bien, je vous ai mis les quelques mots de fin de l'auteur, et je vous remercie moi-aussi pour tous les messages et le temps passé à lire cette histoire. Une autre traduction viendra peut-être s'intercaler avant la suite de Whelp mais comme je n'ai pas encore demandé aux auteurs et bien, c'est en attente (de la fin de mes vacances ! )
A bientôt et bonnes vacances à ceux et celles qui en ont !!
Bye
Mot de l'auteur :
Whelp est fini ! Cette histoire, de Harry et de Rogue devenant une famille et commençant à comprendre comment vivre ensemble, est maintenant achevée. Je mettrai en ligne une suite bientôt, en réalité, qui commencera par les premiers jours d'enseignement de Severus et l'habituation de Harry aux étudiants, etc. ; Je dois juste penser à un titre. Merci à tous ceux qui ont lu et laissé des reviews au cours de cette fiction !
