Titre : Zero No Tsukaima
Auteur : ToMoYo FaNeL ou Tomochan
Disclaimer : Harry Potter ne m'appartient pas, son créateur est J.K.Rowling.
Genre : Romance (HPxHG) ; Aventure
Résumé : Harry est victime d'un sort raté de Draco et se retrouve dans un monde parallèle avec une Hermione nulle en tout, la risée de l'école et une sorcière de sang pur plutôt effrontée. Pire : il est devenu son Familier. Il ne sait pas ce que c'est mais il ne va pas tarder à comprendre sa douleur…
Rating T
LIVRE 2
« Familier Humain »
HP x HG
POV Harry
Je me redresse en sursaut, sortant d'un terrible cauchemar où j'étais devenu un chien pathétique maltraité par son maître… un bref regard autour de moi et j'ai le malheur de constater qu'être enchaîné au lit d'une soit disante copie d'Hermione, CA ce n'était pas un rêve. Je me lève en m'ébouriffant machinalement les cheveux et réajuste mes lunettes, lâchant un soupir agacé en posant les yeux sur un tas de vêtements.
Qu'est ce que je fais ? Dois-je m'abaisser à faire sa lessive pour obtenir son aide ? C'est sûrement perdu d'avance mais… d'un côté, cette fille me fout les jetons…
« Sinon… Tu seras puni ! »
Un frisson me parcours l'échine. C'est résigné, que je lave le linge sale de madame. Quand c'est fait, la demoiselle est toujours en train de dormir, la bave aux lèvres. Je ne peux pas m'empêcher de profiter de cet instant, où toute trace d'arrogance et de fierté ont disparu de son visage, pour l'observer. Ses cheveux châtains ondulent en de longues mèches sur le coussin et chatouillent ses joues, allant même jusqu'à s'écouler entre ses lèvres roses, d'où un filet de salive s'enfuit. Cette vision enfantine de cette détestable personne m'arrache un sourire… qui se change en une grimace de douleur. Je me maudis d'avoir vu ma meilleure amie pendant une seconde…
Mais je me ressaisis bien vite, me souvenant que cette fille n'est autre que ma « nouvelle maîtresse ». C'est en rassemblant mon courage que je jette l'uniforme sur le lit. Elle se réveille et lève des yeux endormis et perdus vers moi. Visiblement, une longue réflexion s'en suit... Elle se redresse vivement et ramène la couverture sur elle, comme si elle était soudainement prise de pudeur.
Hermione : T'es qui, toi ?!
Je ravale ma colère et lui rappelle posément mon identité. Redevenant égale à elle-même, elle se tient droite et me lance un regard hautain, même si l'effet recherché est quelque peu gâché par ses cheveux décoiffés et sa robe de chambre rose à dentelle… Quand je la vois je ne peux m'empêcher de penser à une gamine qui se donne de l'importance. Mon dédain grandit de plus bel quand elle ouvre la bouche.
Hermione : Oh oui… Tu es le familier que j'ai invoqué hier…
Harry : …
La jeune fille jette un regard sur l'uniforme propre. Elle lève les yeux au ciel avant de les poser sur moi avec un vague air de pitié.
Harry : Ai-je oublié une tâche, Ô grande maîtresse ?
Elle fronce les sourcils et fait une moue en colère que j'ai l'habitude de voir sur ce visage.
Hermione : Parle moi sur un autre ton !
Elle soupire et me désigne une commode en face de son lit.
Hermione : Mes sous-vêtements sont dans le tiroir du bas. Ramène les moi.
Harry : Vas-y toi-même !
La diablesse me sourit mesquinement avant de me menacer de ne pas me nourrir si je ne fais pas ce qu'elle demande. Je n'ai pas d'autre choix que de m'avancer vers ce tiroir : je n'ai pas mangé depuis un moment. Je pioche les sous-vêtements, sans trop m'attarder dessus et lui balance alors qu'elle se décide enfin à quitter son lit. Cette fois j'anticipe et reste face à la commode pour ne pas la regarder se changer.
Hermione : Eh bien ? Qu'est ce que tu attends ?
Harry : Quoi ?
Hermione : Un Noble ne s'habit pas lui-même quand un serviteur est présent !
Je me retourne, près à lui hurler de se débrouiller, mais quand ce n'est plus la commode qui me fait face mais bel et bien le corps d'Hermione nu (enfin, elle a quand même enfiler la culotte), je ne trouve plus mes mots et fait volte face à nouveau, rouge jusqu'aux oreilles.
Hermione : Kss ! Quel familier inutile tu fais !
Mais qu'est-ce qui cloche avec cette fille ?!
Hermione : Hey ! Viens au moins fermer ma chemise !
Harry : Fais-le toi-même !
Hermione : Je viens de te dire qu'en tant que Noble, je n'ai pas à faire ça moi-même !
Harry : Tu parles d'une noble ! Arrête de faire l'enfant gâtée et…
Hermione : Très bien ! Tu l'auras voulu ! Tu sais ce qu'on fait aux familiers désobéissants ? On les punit ! Ca veut dire : pas de déjeuner pour toi.
Je ferme les yeux pour m'aider à regagner mon calme, mais la colère monte de plus en plus… Je prends une grande bouffée d'oxygène et me retourne enfin. Elle adopte une posture triomphante : bras croisés sur sa poitrine, un sourire radieux, un regard qui dit « j'ai gagné ». Elle a à peine enfilé sa jupe et sa chemise est ouverte. Elle décroise les bras pour me désigner ses boutons. Je me maudis en posant les yeux sur sa poitrine l'espace d'une seconde. A ce moment précis j'aimerais me taper la tête contre le mur.
Cette fille est aussi provocante que détestable.
Harry : Merde…
oO°Oo
POV Hermione
Hermione : Bon appétit !
Ce chien incapable ! J'ai été contrainte de m'habiller moi-même… Il ne sert vraiment à rien ! J'ai eu pitié de lui quand il a refusé de m'enfiler mes bas. J'espère qu'il deviendra plus obéissant avec le temps. Quoi qu'il en soit, j'ai une faim de loup ! Je crois que lui aussi d'ailleurs… Dommage pour lui… je lui adresse un sourire innocent.
Harry : Tu te moques de moi ?
Hermione : Du pain et du lait. C'est un repas parfait pour un familier !
Il regarde encore une fois son assiette remplit de tranche de pain.
Harry : Ok, si tu veux… Mais laisse moi au moins manger à table !
Il commence vraiment à me taper sur le système dès le matin, çuila ! Je soupire rageusement et délaisse ma tarte préférée pour le regarder droit dans les yeux, déterminée à le faire taire. L'espace d'une seconde, je jouis de ma supériorité : moi sur ma chaise confortable, lui assis par terre.
Hermione : Rares sont les non magiciens à avoir le privilège de manger dans la grande salle ! Tu devrais être honoré en tant que familier !
Harry : Au cas où tu ne m'aurais pas écouté, moi aussi je fais de la magie !
Oh non, il recommence avec son histoire… Soupire…
Hermione : C'est cela… Dans ce cas, prouve le moi. Où est ta baguette ?
Il semble prendre conscience qu'il ne l'a pas puisqu'il cherche dans ses poches… Je m'en doutais.
Hermione : Pas de baguette, pas de magie. Mange ton pain… Potter.
Harry : Tu !...
Je ne fais déjà plus attention à lui et repose toute mon attention sur ma tarte. J'ignore sans mal le regard haineux qu'il me lance tout le reste du déjeuné.
oO°Oo
Aujourd'hui, nous n'avons pas cours : nous sommes supposés passer la journée avec notre familier pour apprendre à communiquer avec lui. Mais moi comme Potter n'en avons vraiment aucune envie… Mais je l'emmène quand même dans la cour, il fait beau aujourd'hui, ce serait dommage de ne pas en profiter.
Cho : Granger !
Je me tourne vers cette pimbêche et me retrouve face à son Magyar. Mon familier à moi recule à sa vue, manquant de trébucher. Cho s'esclaffe mais ne se gêne pas pour lui faire les yeux doux…
Cho : Ne t'en fais pas, malgré la nature agressive de cette espèce, un familier reste un familier : obéissant envers son maître… Il ne lui viendrait pas à l'idée de s'enfuir par exemple.
Elle m'adresse un regard entendu et je lui demande de s'occuper de ses affaires, ce qu'elle ne fait bien sûr pas.
Cho : Hey, Granger, tu nous as bien eus avec tes beaux discours sur la perfection de ton familier. Mais mis à part son physique à croquer, que sait il faire ? Rien je suppose…
Hermione : Tu te trompes ! Je l'ai correctement invoqué !
Cho : Peu importe, il est à la hauteur de ta réputation, non ? Zéro.
Son rire exagérément aigu s'élève et elle nous abandonne là, son familier sur ses talons.
Je déteste cette fille !!
Je me tourne vers cet incapable qui me sert de familier et décide de passer mes nerfs sur lui.
Hermione : Tu comptes prendre racine ?! Rends toi utile et vas me chercher du thé !
oO°Oo
POV Harry
Elle est chiante à me donner des ordres comme ça. Bon, comme elle était énervée, j'ai préféré ne pas discuter… Et puis ça me laisse un peu de liberté pour changer.
- Byaaa !
Une bestiole me barre la route et sous la surprise, je fais un bon en arrière, ne manquant pas de bousculer quelqu'un.
Harry : Désolé ! Est ce que ça va ?
La jeune fille lève les yeux vers moi et me sourit gentiment pour me rassurer. Je suis son regard et remarque un morceau de gâteau par terre. Je me baisse pour le ramasser et elle en fait de même, faisant heurter nos têtes. C'est là que son visage me paraît familier…
Par merlin, c'est Ginny !
Elle prend le morceau de cake que je lui tends en baissant les yeux, les joues légèrement rouges. Même dans ce monde, elle est timide avec moi… Mais… Elle est beaucoup plus jolie. Je dirais même qu'elle est très belle. Ses cheveux sont courts et encadrent son visage fin parsemé de tâches de rousseurs. Ses grands yeux innocents se posent sur moi avec hésitation alors qu'un sourire timide se dessine sur ses lèvres roses. Je continue de la contempler et suis forcé de me rendre compte que cette Ginny là est plus âgé que celle que je connais, quand mes yeux tombent sur sa poitrine généreuse… Je détourne vite les yeux.
Harry : C'est quoi cet accoutrement ?
Ginny : Oh, c'est le costume de servante. Je ne suis qu'une simple humaine. Euh… Mon nom est Ginny Weasley.
Harry : Enchanté. Harry Potter.
Je prends la main qu'elle me tend et la lui serre. Son regard s'attarde sur le dos de ma main, celle où des runes sont apparues.
Ginny : Tu dois être le familier humain de Miss Granger.
Harry : Tu es au courant ?
Le sourire que j'avais retrouvé en rencontrant Ginny s'évanouit quand le nom de Granger est prononcé.
Ginny : C'est que… un humain pour familier, ce n'est pas très courant.
Harry : Tant que ça ? Mais dis-moi… Tu n'es pas élève à Poudlard?
Ginny : Non, je te l'ai dit, je suis humaine… Comme toi, non ?
Harry : C'est que…
Quelqu'un nous interrompt en interpellant Ginny. C'est Malefoy. Ça faisant longtemps tiens…
Drago : Et ce cake, il vient ?
Une idée émerge soudainement de mon esprit en le voyant assis à une table avec Pansy. Je prends l'assiette des mains de Ginny. Je crois que j'ai trouvé comment améliorer mon humeur…
Harry : Je vais le faire.
Ginny : Mais…
Harry : J'insiste.
Je ne lui laisse pas le temps de rajouter quoi que ce soit et me dirige à la table. Ils sont en train de discuter de leur familier respectif. En comprenant que la fouine sur l'épaule de cet abruti est le sien, j'ai du mal à me retenir de rire. Celui de Pansy est une petite grenouille jaune.
Drago : Il est aussi mignon que toi.
Harry : Votre cake.
Drago : Apporte moi du thé aussi.
Pansy : Vraiment ? Je suis aussi mignonne ?
Drago : Comment pourrais-je te mentir alors que…
Harry : « …tu as de si jolis yeux ? »… C'est ce que tu as dis à cette fille hier soir, non ?
Deux paires d'yeux se tournent vers moi, je ne peux m'empêcher de sourire face à l'air ahuri de cet idiot. L'information fait lentement son chemin dans l'esprit de Pansy et elle demande des explications à son voisin.
Drago : Je ne vois pas du tout de quoi il parle… Hey toi ! Retourne faire ton travail de domestique.
Harry : Tu te trompes de personne je crois.
Drago : Tu ne serais pas…
Pansy : De quoi il parle, Dray ?
Drago : Euh… Allons parler ailleurs tu veux ?
Il l'entraîne avec lui à l'ombre d'un arbre. Une nouvelle idée de vengeance me vient en tête quand je croise justement cette fille d'hier soir, un gâteau au chocolat dans les bras.
Harry : Tu cherches Malefoy, non ? Il est là-bas.
Je lui indique sa cachette et elle me remercie poliment avant d'aller le retrouver. Quelques minutes plus tard, il est entre les deux filles qu'il courtisait et se prend une claque monumentale à le mettre par terre. La dispute a attiré les élèves avoisinant.
Pansy : Tu n'es vraiment qu'un sale menteur !
Elles partent chacune de leur côté. Les spectateurs se mettent à rire. J'en fais autant. Le pauvre Dray a l'air de ne pas comprendre ce qui lui arrive. Nos regards se croisent et tout semble prendre un sens pour lui. Il se relève et avance d'un pas déterminer dans ma direction, sans me quitter des yeux. Je réussis à stopper mon fou rire mais mon sourire en coin a le don de l'énerver.
Drago : Toi… C'est toi ! Décidément Zéro nuira jusqu'au bout à la communauté sorcière…
Harry : Je ne vois pas de quoi tu parles. Tu n'as eu que ce que tu méritais je crois.
Dans un sursaut de rage, il sort sa baguette et la pointe vers moi. Le rire collectif qui régnait depuis qu'il s'était retrouvé par terre prend fin et un silence d'appréhension s'installe.
Drago : Je te défi en Duel !
Harry : Un duel ?
Drago : Exactement. Non seulement tu n'es qu'un simple humain, mais également un familier ! Ton manque de respect, que dis-je, de civilité a causé la colère de deux ravissantes sorcières.
Harry : Ce n'est pas plutôt ton infidélité ?
Drago : Tu t'es assez moqué de moi !
Il se met en garde et abaisse sa baguette.
oO°Oo
- Professeur Lupin !
L'intéressé ralentit sa course, le temps que son collègue, le professeur Flitwick, le rejoigne. L'agitation du vieil homme attira son attention.
Lupin : Un problème ?
Flitwick : C'est au sujet de ce familier humain.
Lupin : Ah, oui j'en ai entendu parlé… Une nouvelle fantaisie de Miss Granger.
Ils descendirent ensemble les escaliers, se rendant à la salle de classe du professeur Lupin.
Flitwick : C'est cela… Pour tout vous dire, les runes qui sont apparues sur le dos de sa main ne sont pas communes…
Si le jeune professeur s'était désintéressé du sujet lorsque Miss Granger avait été citée, cette remarque réveilla sa curiosité.
Lupin : Que voulez-vous dire ?
Flitwick : Je n'en suis pas sûr… Mais comme vous vous y connaissez certainement plus que moi, j'aimerais que vous fassiez des recherches concernant ces runes.
Lupin : A quoi ressemblaient-elles ?
Le vieil homme arrêta de marcher aux côtés de Lupin et sortit un petit bloc note de sa robe de sorcier pour en arracher une page qu'il tendit à son collègue. Ce dernier s'empara du bout de papier et entra dans sa classe. Ses élèves n'attendaient plus que lui pour commencer le cours.
oO°Oo
POV Hermione
Juste avant que Malefoy n'abaisse sa baguette, j'interviens.
Hermione : Mais qu'est ce que tu fiches ?!
Je bouscule tout le monde pour atteindre mon familier de malheur. La foule qui s'était formée avait attiré mon attention. J'ai cru mourir en réalisant que cet incapable était le centre de toute cette agitation. Ce garçon va passer un sale quart d'heure ! Pour le moment, limitons les dégâts… Je chope son bras et l'oblige à s'avancer vers Malefoy.
Harry : Quoi ?
Hermione : Excuse toi auprès de lui.
L'insolent se libère en un geste brusque.
Harry : Pourquoi je devrais m'excuser ? Il l'a bien cherché non ?
Raaaaaa !! Pourquoi ce familier fait-il ce qu'il veut ?!
Hermione : Vas-tu écoutez ton maître ?! Tu n'es pas en mesure de battre un Noble ! Si tu en sors vivant, ce sera déjà pas mal.
Harry : Tu me sous estime un peu trop.
Un dernier regard remplit de haine me fait comprendre que quoi que je dise, il ne m'écoutera pas. Alors je laisse cet imbécile me contourner pour faire face à son adversaire qui savoure déjà sa victoire.
Drago : Tu devrais écoutez Granger et t'enfuir pendant qu'il est encore temps.
Harry : Qu'est ce qu'il y a Malefoy ? Tu as peur de te mesurer à moi ?
Mais c'est qu'il le provoque en plus ! Satané familier ! Je m'interpose entre lui et Malefoy.
Hermione : Malefoy, les duels sont interdits dans l'enceinte de l'établissement !
Drago : Seulement entre Nobles ma belle.
Hermione : Ce combat n'a pas lieu d'être…
Un rictus apparaît au coin des lèvres de ce frimeur. Il jette un regard sur Potter avant de revenir sur moi.
Drago : Se pourrait-il que tu t'inquiètes pour cette pauvre créature ?
Co-comment ose t il me parler sur ce ton !?
Hermione : Ne dis pas de conneries ! Comment je vais faire si tu tues mon familier, hein ?!
J'entends derrière moi le soupire agacé dudit familier mais ne m'en préoccupe pas plus que ça. Après tout cet imbécile l'a cherché. Malefoy s'avance vers moi et plonge son regard dans le mien en m'adressant un sourire enjôleur. Je pourrais bien lui vomir dessus rien que pour effacer cet ignoble sourire de charmeur…
Drago : Peu importe ce que tu diras, Granger… Ce duel…
Il m'écarte de son chemin d'un revers de bras pour attaquer Potter.
Drago : … A déjà commencé !
oO°Oo
POV Harry
Cet enfoiré attaque par surprise… Je me suis pris le coup de plein fouet. Machinalement, j'ai cherché ma baguette dans ma poche. J'avais oublié que je ne l'avais pas avec moi… C'était une erreur douloureuse... Mais j'en ai connu d'autres.
Hermione : Je t'avais prévenu, Potter ! Tu ne peux pas vaincre un Noble !
Elle veut m'aider à me redresser, mais je la repousse. Je n'ai pas besoin de son aide. Cette prétentieuse… Je peux bien affronter Malefoy, même sans magie ! Je me relève et fais face à mon adversaire. Il affiche un sourire satisfait. Je hais ce rictus… La voix agacée d'Hermione m'insulte mais je n'y prête pas attention. Je réfléchis rapidement avant de contre attaquer. Mais j'ai moi aussi sous estimer Malefoy et un nouveau mouvement de baguette me projette contre un mur… j'en ai le souffle coupé…
Hermione : Potter !
Drago : Tu devrais en rester là… Potter. Je ne voudrais pas abîmer le nouveau jouet de Granger.
Je hais ce rictus, je hais son air supérieur quand il prononce mon nom, je hais quand il se moque d'elle… Je trouve assez de forces pour me relever néanmoins je commence à avoir mal un peu partout.
Drago : Excuse toi et j'en resterais là.
Jamais.
oO°Oo
POV Hermione
Mais pourquoi fait il ça ? Il ne comprend donc pas qu'il n'a aucune chance ?! Un énième geste de Malefoy l'envoie contre un mur, cette fois allant jusqu'à le faire léviter et percuter celui d'en face. J'assiste impuissante au massacre. Pourquoi il continue ? Pourquoi il se relève à chaque fois ? Ce spectacle est trop insupportable, je ne peux pas le laisser faire. Alors je cours vers lui dans l'espoir de le raisonner.
Hermione : Arrête de t'obstiner ! Pourquoi tu fais ça ?!
Il m'ignore et se redresse une fois de plus sur ses jambes tremblantes. Mais je n'en peux plus de le voir se faire amocher… sans m'en rendre compte, j'agrippe sa manche.
Hermione : Tu as fait ce que tu as pu. Tu peux être fier de toi…
Je n'avais jamais rencontré une personne aussi déterminée qui n'a pas de sang noble dans les veines… Je pensais que tous ceux qui ne pouvaient pas faire de magie n'étaient que des bons à rien… Mais lui, il est…
Hermione : S'il te plaît… déclare forfait.
Je m'attends à recevoir un regard en colère ou même indifférent comme réponse. Mais au lieu de ça, il se tourne vers moi et m'adresse un sourire rassurant. Ce qui me semble étrange c'est que cette vision m'apaise réellement. Une douleur fulgurante lui traverse le bras et il gémit de douleur, m'alarmant à nouveau. Pour la première fois depuis longtemps je m'inquiète pour quelqu'un d'autre que moi. Et cet abruti se contente de me sourire quand même en soufflant entre ses dents que ça fait mal.
Seigneur, comment cet inconscient peut il me faire autant réagir ?
Hermione : Tu t'attendais à quoi ?! Bien sûr que ça fait mal !
Comment peut il rester aussi calme alors que son bras est probablement cassé ? Comment peut il continuer de sourire dans une situation pareil ? Et bon sang, pourquoi est ce que je m'inquiète autant pour ce sale chien qui n'en fait qu'à sa tête ?! Il est…
Mes pensées sont interrompues quand il lève une main vers mon visage. Je ne peux détacher mon regard du sien. Ses yeux sont… ils expriment une telle tendresse que l'incompréhension est le seul sentiment qui m'habite. Je ne pense même pas à retirer sa main sale de ma joue.
Qu'est qu'il t'arrive Miss Granger ?
Harry : Tu pleures ?
Hermione : Dans tes rêves !
Je me ressaisie et le gifle. Il fait un pas en arrière et je retrouve une distance respectable entre nous. Je sens encore la chaleur de sa main contre ma joue…
Harry : Je viens de te dire que j'ai mal !
Peste soit de ce chien ! Me voilà en train de rougir ?
Drago : Assez plaisantez… J'admets que tu as du courage alors je vais te laisser une chance.
oO°Oo
POV Harry
Un geste de sa part et une épée sort du sol, juste devant moi.
Drago : Si tu ne veux pas continuer, il te suffit simplement de te mettre à genoux et demander mon pardon.
Hermione : Arrête de te moquer de lui, Malefoy !
Je m'avance vers l'épée mais la fausse Hermione me retient une fois de plus. Elle lui ressemble tellement dans un sens…
Hermione : Ne fais pas ça. Si tu prends cette arme, il ne se retiendra plus. Tu pourrais mourir.
Son regard est le même que le sien. Comme tout à l'heure, ce sont ses yeux que je vois. Cette inquiétude qui s'y cache, cette main chaude qui arrête mon bras, ces larmes qu'elle retient, sa voix qui tremble… J'aimerais tellement que ce soit elle…
Hermione : C'est un ordre de ton maître. Abandonne !
J'aimerais tellement qu'elle soit Hermione…
Harry : Je ne pourrais peut-être jamais retourner dans mon monde… Peut-être que je ne verrais plus jamais la Hermione que je connais et que je serais ton esclave jusqu'à la fin de mes jours…
Elle reste silencieuse et me regarde avec compassion. Si seulement elle ne lui ressemblait pas autant à cet instant…
Harry : Je vais devoir rester ici. A t'habiller tous les matins, a faire ta lessive, a manger du pain tous les jours, me disputer avec toi… Je peux accepter ça. Mais…
Je profite de l'inattention de la sorcière pour me défaire de son étreinte de m'emparer de l'épée.
Harry : … il est hors de question que j'abandonne !
Les acclamations s'élèvent. Une douleur me prend à un endroit où je n'ai pourtant pas de blessures… Les runes apparues sur ma main se mettent à brûler. Puis je n'ai plus mal. Je n'ai mal nulle part. Mon bras qui me faisait souffrir le martyr il y a deux seconde à peine semble avoir été remplacé par un nouveau. Je me sens rechargé à bloc. Le rictus de Malefoy laisse place à une grimace en constatant la disparition de mes blessures. Il fait apparaître une autre épée et range sa baguette dans sa robe de sorcier.
Drago : Je te préviens, je suis doué en escrime.
Il attaque et je riposte. Je pare tous ses coups si facilement que je m'impressionne moi même. Ce n'est pas qu'il ne faisait que se vanter, il est vraiment fort mais… C'est comme si je ne contrôlais pas mon corps. Il réagit automatiquement. Après une longue bataille, je réussis à mettre Malefoy en difficultés, tant qu'il trébuche et perd son épée. Il veut la récupérer, mais déjà je le menace de la lame de mon arme. Il enrage et finit par abandonner. Les exclamations des spectateurs tout autour de nous s'élèvent et Hermione vient à ma rencontre. La brûlure sur ma main s'évanouit. La sorcière me parle, je suppose qu'elle me fait la morale, mais je n'entends pas un mot de ce qu'elle dit. Je suis tout à coup vidé de mes forces… je perds connaissance…
oO°Oo
J'ouvre péniblement les yeux… J'ai mal partout, c'est horrible… Je me redresse sur le lit. C'est étrange, je ne suis pas à l'infirmerie mais dans la chambre d'Hermione. On toque à la porte avant d'entrer. Ginny apparaît avec un plateau de nourriture.
Ginny : Mr Potter ! Dieu merci, tu es enfin réveillé.
Harry : Combien de temps j'ai dormi ?
Ginny : Trois jours et trois nuits.
Elle pose le plateau sur la table de nuit.
Harry : Ca a l'air délicieux !
Ginny : C'est Miss Granger qui m'a demandé de t'apporter ton petit déjeuner.
Vraiment ? J'ai du mal à y croire. Ca lui ressemble bien de me laisser mourir de faim… D'ailleurs où est elle ? Je laisse mon regard errer dans la pièce et tombe sur Hermione, installée au bureau en train de dormir. Ginny suit mon regard.
Ginny : Elle a pris soin de toi pendant tout ce temps, elle s'inquiétait pour toi.
Je regarde Ginny avec étonnement puis Hermione pour finalement diriger mon attention sur le plateau repas, ses tartines de confiture, ses brioches et son bol de chocolat chaud… Je baisse les yeux, honteux d'avoir pensé du mal d'elle quelques secondes auparavant…
Ginny : Tu devrais manger pour reprendre des forces.
Harry : hum…
Je prends le plateau pour le placer sur mes genoux. Je dévisage une dernière fois Hermione, un nouvel espoir naissant en moi. Une chaleureuse impression de ne pas être si seul enfin de compte… Je ressens un sentiment familier que seuls Hermione et Ron savent faire naître en moi. Quand je remarque que la belle au bois dormant bave encore, je ne pense pas à retenir un sourire.
Harry : Peut-être que tu es vraiment Hermione…
Ginny : Comment ?
Harry : Euh non, rien… Bon appétit.
oO°Oo
Le lendemain matin, je suis parfaitement remis. Hermione laisse tomber un panier de linge, remplit à ras bord, à mes pieds. Je la considère un moment sans comprendre. Ou plutôt, je ne suis pas sûr d'avoir envie de comprendre…
Harry : C'est quoi ?
Hermione : Le linge sale accumulé pendant que monsieur dormait.
Harry : Tout ça ?! En trois jours ?
Hermione : Evidemment !
Toujours dans son rôle de gamine fière, elle se tient droite devant moi, la tête haute, impérieuse… Mais je me retiens de lui en vouloir. Après tout, elle s'est occupée de moi pendant que j'étais convalescent. Je lui dois bien ça en plus de remerciements.
Harry : Au fait, je voulais te remercier.
Elle hausse un sourcil, m'incitant à m'expliquer davantage.
Harry : Ginny m'a dit que… Tu étais resté avec moi pendant ces trois jours où je dormais.
Hermione : Et ?
Harry : Ben, je voulais te remercier.
Elle soupire et se laisse tomber sur son lit.
Hermione : Je crois qu'il y a un malentendu.
Harry : Quoi ?
Hermione : Tu es mon familier ! En tant que maître, je dois m'occuper de toi.
Ah, d'accord… Cette fille ne perd pas le nord.
Hermione : Arrête de rêvasser, chien malade. Retourne travailler !
Elle se lève, ramasse le panier pour me le mettre de force entre les bras et me jette dehors. Et dire que je me suis encore fait avoir ! Non vraiment, elle et la Hermione que je connais sont complètement différentes ! On m'y reprendra plus !
Je la hais, je la hais…
Ne voyant pas à un mètre devant moi à cause du panier remplit, je rate une marche et dévale les escaliers. Je me retrouve sur le cul, couvert de sous vêtements féminins. Les élèves qui passent se moquent se moi. Je me débarrasse rageusement du soutiens gorge qui me cache la vue.
… JE LA HAIS !!
oO°Oo
Dans la bibliothèque, le professeur Lupin fait des recherches au sujet des runes qui sont apparues sur le fameux familier humain de Hermione Granger.
Lupin : Je… Je n'arrive pas à y croire ! C'est impossible… Ce pourrait-il que…
To be continued…
Dans le prochain chapitre :
Sale Chien stupide ! Qui crois tu être pour me parler sur ce ton ?! De toutes les filles de l'école, pourquoi a t il fallu que ce soit cette Cho et ses énooormes seins que tu choisisses ?! Tu vas me le payer, chien ingrat !!
Note de l'auteur : J'ai mis du temps à m'y remettre mais quand je l'ai fait, l'écriture de ce chapitre a été si rapide que j'ai du mal à y croire moi-même 0.0 Sinon, je me suis remis à « Zero No Tsukaima », ça m'a motivé assez pour continuer cette fic. Une troisième saison est encore prévue alors que je viens à peine de terminer la seconde. Mais je ne sais pas si ma fic ira aussi loin. Pour le moment, je vais continuer jusqu'à la fin de la saison 1, c'est déjà pas mal, surtout vu la rapidité déconcertante à laquelle je poste… (ironie vous l'aurez compris) Je me le fixe comme objectif. Après ces 13 chapitres, je vous redemanderais si je dois continuer ou non. (Y a des scènes entre les deux personnages principaux qui me plaisent bien dans la saison 2, ce serait quand même dommage de ne pas les exploiter kukuku)
Voilà et bien dites moi quelles impressions vous a laissées ce chapitre tant attendu ! Reviews onegai !