Salut,

je me lance dans les One Shot, voici mon premier recueil, il comprendra pour le moment au moins 4 OS, et je continuerai surement.

je ne delaisse pas pour autant mes autres fics en cours, ni mes projets long terme, mais un peu d'humeur d'un jout ça change beaucoup de choses

Enjoy!


Miki m'a betarider pour ce texte, et Wendy m'a inspiré, je les embrasse toutes les deux, je vous adore!

Faut-il y croire?


Je vis seul depuis trop de temps. Cette maison me rend fou, sans fenêtre, sans lumière je n'ai aucune distraction.

J'ai peur, je suis enfermé dans ce petit univers que j'ai bâti autour de mon malheur.

On ne m'a pas oublié, je sens les menaces sur ma tête.

Si je réapparais elle sera tuée, il ne fait que me le répéter, j'ai échoué, je dois me cacher pour la protéger. Il est mon seul contact, ai-je un autre choix que de l'écouter ?

Elle était prête à mourir, maintenant c'est moi qui devrai mourir pour qu'elle vive, elle ne le voudra jamais comme je ne l'accepterai jamais.

Elle m'a écrit pour me dire qu'elle quitterait le monde si cela me permettait de vivre, seulement ce n'est pas sa vie qu'il réclame, c'est celle d'un faible qui a échoué - la mienne -

Je n'ai pas vu ma mère depuis des mois, et je n'en ai toujours pas le droit.

Je me noie dans ma solitude.

Bien sur il y a Rogue, il est le seul que je peux voir mais je ne peux plus le croire, il m'a volé ma victoire et le fait savoir.

Il m'a mit dans l'ombre pour recevoir la lumière.

Il prétend préparer mon retour, mais cela fait trop longtemps que ça dure. Il prétend rétablir mon honneur, mais en affichant sa gloire j'en reviens toujours à la place de celui qui a failli.

Cela fait maintenant 17jours qu'il n'est pas revenu. Je ne mange plus, je ne dors plus.

Je l'entends arriver, je ne supporte plus sa façon de me regarder, il est encore seul et semble accomplir une corvée.

« Est-ce si déplaisant d'accomplir ton devoir ? »

« Ce n'est pas si facile d'affronter ces nouveaux temps dont tu n'as pas la moindre idée »

« Je préférai les voir au grand jour, je n'ai aucune raison de rester, aucune certitude par rapport à ce que tu prétends à mon sujet »

« Voudrais-tu sortir et prendre le risque ? Je ne te retiens pas, va rendre visite au maître, ou bien retourne à Poudlard pleurer sur la tombe du Directeur, tu ne comprends rien de ce qu'il s'est passé, ne me juge pas, je te demande de me croire. Je pense avoir besoin d'encore quelques semaines, mais tu sortira je te le promets »

« Je veux voir ma mère »

« C'est impossible, elle ne sait pas où tu es »

« Je deviens fou, je veux voir le monde »

« Patience »

Puis il est reparti, sans un mot, sans un adieu, sans même une once d'humanité face à mon désespoir.

Il lui arrive de temps en temps de me laisser un vieux journal pour que je puisse changer un peu de style de lecture. Les vieux grimoires que je n'ai pas encore lus dans la grande bibliothèque commencent à se faire rare, il ne s'agit que de recette de potions anciennes que je n'ai même pas loisir d'essayer.

Les temps sont durs, pour moi comme pour les gens à l'extérieur, les magazines en témoignent clairement.

Des pages et des pages parlent des horreurs du monde, des gens disparus, des appels à témoins pour les retrouver, des lettres personnelles publiées sans retenue aux yeux du monde. C'est écœurant.

Cette dernière partie me passionne particulièrement, voir des gens chercher des soit disant amis qu'ils n'ont pas vu depuis longtemps tout simplement parce que les temps sont noirs, je trouve cela pathétique et cela me permet de me trouver moins misérable dans mon atrocité.

Ici une femme cherche son fils qui n'est jamais revenu, là un garçon qui pardonne à son père et lui demande de revenir.

Un homme ne pardonne pas ! J'ai bien fini par le comprendre depuis que je suis ici. Petit misérable on ne supplie pas, n'as tu donc pas de fierté pour oser te répandre ainsi, afficher à qui veut le lire que ton père est un lâche.

Cette faible distraction se transforme en rage, en haine. Que savent-ils de la peine tous ces hommes sans honneur. Que savent-ils de la solitude, de l'enfermement et de la peur.

Je deviens fou et ne supporte plus rien.

Le magazine que je viens de jeter tombe et s'ouvre sur une page, malgré moi j'en lis la première ligne

Tu es mon amour, tu es ma vie, tu te reconnaîtras car mes pensées t'atteindront, elles ont traversé le monde pour trouver là où tu te cache, combler ta solitude et forcer ta rédemption.

Rechercher celui qu'on aime, serait-ce une cause moins pire ? Est-ce par désespoir qu'elle accepte d'ouvrir son cœur ?

Son amour se cache, son amour est coupable, et pire que tout son amour est seul.

Son amour me comprend, son amour vit mon désespoir. Seulement son amour est aimé, moi personne ne m'attend.

Je ferme le livre et le dépose avec les autres dans un coin poussiéreux de cette prison imaginaire.

La tristesse m'envahit, la nostalgie aussi. J'ai tout perdu en une nuit alors que j'avais tant à y gagner.

Je m'endors et rêve d'amour.

Le réveil est brutal, la vérité m'arrache un sanglot.

J'envie cet amour esseulé et me plait à prendre sa place.

J'ouvre le magazine

Tu es mon amour, tu es ma vie, tu te reconnaîtras car mes pensées t'atteindront, elles ont traversé le monde pour trouver là où tu te cache, combler ta solitude et forcer ta rédemption.

Du haut de la tour j'ai vu le soleil s'éteindre, mon empire s'effondrer. Mais grâce à la lune, j'aperçois ta lueur, je vois ta main se baisser pour saisir un espoir, en vain…

Mais les anges descendent du ciel pour accueillir ton pardon.

Ou que tu sois reviens moi.

Peu après ton départ il est revenu, celui que j'ai tant haïs pour son geste je l'ai pardonné. Il t'a protégé, c'est la force de mon respect.

Aujourd'hui tout le monde le sait, il nous l'a raconté, tu ne les aurais pas trahis, pas ceux qui ont eu foi en toi.

Le lord est fort mais ensemble nous le sommes encore plus. Le monde a changé, mais pas mon amour.

Ou que tu sois reviens moi.

J'ai trop peur de ne plus jamais te revoir.

SDB

Epuisé à force de pleurer je m'endors et rejoins le sommet de la tour où ma vie a basculé.

Il est là face à moi, il semble éreinté. Nous ne sommes pas seuls.

Je le menace mais il semble détendu, il protége de ses ailes une fille que la pénombre m'empêche de voir. Elle ne me juge pas, elle me supplie.

Dumbledore me parle, je sens qu'il pénètre mon esprit, il me dit qu'il croit en moi. La peur resserre mes entrailles, mais la lune m'illumine et un espoir me réchauffe le cœur. Mais soudain le monde se renverse, je chute dans le vide du ciel, je quitte la terre pour ne plus jamais y revenir.

Mon sommeil a été agité, mon esprit est embrumé. J'ai cette fille dans la tête, elle est apparue ce soir, je ne sais pas qui elle est.

Mon magazine est à coté de moi, je le prends et relis encore une fois ce message. Des larmes coulent encore sur mes joues, mais en relevant la tête je vois la fille, elle est là, au fond de la pièce sombre, je ne vois toujours pas son visage.

« Qui es-tu ? »

Mais elle ne répond pas

« Es-tu mon amour ? Est-ce moi que tu cherches ? »

Elle ne répond toujours pas et s'enfuit.

Comme si je n'étais pas assez fou, je continue de lui parler même si elle n'est plus là.

« Est-ce toi qui écrit pour me retrouver ? M'aimes-tu ? Qui es-tu, qui est SBD ? »

Je ne connais personne avec ces initiales.

Mon entourage se limite à Poudlard, les filles que j'y côtoie y sont peu nombreuses, mais celles qui voient Poudlard et Dumbledore comme un empire le sont encore moins.

Il n'y a que la sang de bourbe qui verraient le soleil se coucher à la fermeture du collège, la vie ne se limite pas aux études, la vie ne s'effondre pas si on ne peut pas étudier, elle s'effondre quand on a tout perdu. Ma vie s'est effondrée, la sienne n'a pas de sens, elle ne pense qu'à étudier et n'a jamais aimé personne, ce n'est pas moi qu'elle aimera.

Cette sang de bourbe n'est pas mon amour SDB, mais un détail me chagrine, un simple détail sans importance, et pourtant ses initiales sont les mêmes.

Cette sang de bourbe ne m'aime pas, mais elle n'est sang de bourbe qu'au travers de ma voix.

Si elle m'aimait elle ne me l'aurait jamais dit, est-ce possible que je ne l'ai pas compris ?

Et pourtant elle n'est sang de bourbe qu'à mes yeux, c'est ce détail qui nous relis, c'est son appel au secours que seul notre secret peut percer. Elle est la sang de bourbe, je suis celui qui l'a construit.

La sang de bourbe m'aimerai, elle aurait pardonné à Rogue, elle me chercherai pour nous battre, elle était là, sur la tour, elle sait tout, elle a lu dans mon cœur.

As t-elle lu dans mon cœur la solitude ? Souhaite t-elle m'apporter cet amour que je n'ai jamais eu ? Devrais-je l'accepter s'il n'y que ce moyen pour sortir de ce gouffre.

Ma sang de bourbe tu m'aimes et je t'aimerai pour m'avoir sauvé.

Tes pensées atteignent à présent mon esprit, je sors de ma peur.

Ensemble nous affronterons le monde.

Attends-moi ma belle sang de bourbe, je reviens à toi.

Rogue me l'a interdit, mais je suis sorti, j'ai parcouru le monde, avec contre moi cette page cornée et humide, cette page qui va changer ma vie.

Le sorcier qui rédige les lettres du journal a accepté de me recevoir, je lui montre la page et lui demande où trouver mon amour.

Il doute, mais craque, il croit en moi, mon cœur est sincère.

Ma sang de bourbe a quitté Londres, elle vit dans le Nord de l'Ecosse, seule perdue dans la lande.

Ma sang de bourbe j'arrive.

Je respire bien fort et tape à la porte

« Qui es là ? »

« Etes-vous SDB ? »

« Qui êtes vous ?

« C'est moi ! je suis revenu à toi »

« Non, monsieur, vous vous êtes trompé, au revoir »

« Ne partez pas, revenez, je dois savoir qui elle est ? »

La voix a disparue, je martèle la porte aussi fort que je pleure

« S'il vous plait, j'ai besoin de savoir, dites-moi qui est SDB »

je suis effondré devant la porte close, elle ne répond toujours pas et puis la porte s'ouvre

« C'est moi, je suis Sarah Dewitt Buckater, mais mon amour est déjà rentré »