Et voici le dernier chapitre. Non, ne pleurez pas ! Arrêtez ! Je sais que c'est triste mais c'est la vie. Je dois vous dire que ce chapitre ne sonne pas comme une fin. Et c'est normal… car il y aura une suite ! Intitulée « L'intelligence n'a rien à voir avec l'amour » : mardi prochain sur vos écrans (le rendez-vous habituel quoi !).
Je tiens à remercier toutes mes revieweuses pour leur soutien et leur fidélité : vous m'avez beaucoup aidé à continuer et à ne pas perdre courage (surtout quand je voulais faire ma grosse feignasse !).
Donc un grand merci à Elliania, vava cracra, aminteitha, Faeris, Magikal-Fairy, The Wendy Malfoy, Allima, moutmout, latitemery, senatorsarah, Sandra77, Dark Nara, malfoyhermy, missannie, Silmaril666, Doudah, emy black, malilite, Dinou, samikitty, élodie, virg05, Alex et Bisous.
Interrogatoire final
Chaleur.
C'était si chaud et douillet dans mon lit que je ne voulais pas me réveiller. Malheureusement, mon horloge interne avait toujours été bien réglée, ce qui veut dire que je me réveillais chaque matin à 7 heures. Merde ! Avec réticence, j'entrouvris lentement un œil pour m'habituer aux rayons du soleil.
« Bonjour, mon cœur », murmura une voix douce et rauque.
Ron.
Un sourire involontaire (et sûrement aussi béat) s'épanouît sur mon visage, alors que je me rappelais les évènements qui avaient conduit Ron dans mon lit. Mon corps vibrait toujours des sensations de notre nuit agitée. Une fois, j'avais entendu quelques filles dans les toilettes, disant que les garçons, après l'action, roulaient sur le côté et dormaient. Imaginez ma surprise quand non seulement Ron me garda dans ses bras tendrement après l'amour, mais qu'il était prêt pour le refaire assez rapidement. Je ne pensais pas que quelque chose puisse surpasser ce que j'avais ressenti la première fois. Jusqu'à ce que nous refassions l'amour. Honnêtement, je pensais que je pourrais vite devenir accro à Ronald Weasley.
Je me blottis contre lui, recherchant la chaleur de ses caresses, avant de répondre. « Bonjour, Ron. »
« Ce sourire veut-il dire que tu as passé un bon moment cette nuit ? »
Ledit sourire semblait être gravé à vie sur mon visage, et je ne pensais pas vouloir qu'il parte un jour.
« J'ai passé un merveilleux moment », répliquai-je avec franchise, en me redressant sur mon coude. Je rencontrai les yeux de Ron.
Il sourit, et mon estomac fit un bond. « J'en suis heureux. »
Nous étions juste allongés là, à nous regarder dans les yeux pendant ce qui semblait être une éternité, jusqu'à ce qu'une pensée me frappe. « Depuis quand est-ce que tu te réveilles volontairement avant 9 heures ? » demandai-je malicieusement.
« A part le fait que j'aime te regarder dormir ? A propos, tu es belle quand tu dors. »
« Oui, à part le fait que tu aimes me regarder dormir », répliquai-je rapidement.
La façon dont il dit ça sans avoir l'air de rien (comme si ma beauté était la chose la plus évidente au monde) me bouleversa, et mes joues rougirent violemment. Comment cet homme pouvait me faire tomber amoureuse de lui avec ces simples mots ? Il sourit à mon timide essai de le ramener à ma question initiale et n'insista pas sur mon problème. Ron était au courant de ce que je pensais de mon physique.
« Bon, j'ai dormi extrêmement bien cette nuit », commença-t-il, entourant ses bras autour de moi et m'attirant vers lui pour que j'appuie ma tête sur son torse. « Et », dit-il avec regret, « je dois retourner dans le dortoir des garçons avant que les mecs se réveillent. »
Merde. Je savais que ça ne pouvait pas durer.
Je l'étreignis plus étroitement en acquiesçant. Je tentai de cacher ma déception, mais Ron me connaissait.
« Hermione, regarde-moi s'il te plaît », murmura-t-il. Il posa un doigt sous mon menton et me fit lever la tête afin que je le regarde dans les yeux. « Tu sais que je préfèrerais rester là mon amour, mais tu pourrais avoir de sérieux ennuis si on me trouvait dans ta chambre. » Ensuite, il ajouta, avec une lueur malicieuse dans les yeux. « Imagine le scandale ! "Un super beau gosse trouvé dans la chambre de la préfère en chef, le fantasme de toute la population féminine" ! »
Je roulai des yeux et je lui donnai un coup sur le bras. « Tu es vraiment modeste, toi. "Super beau", rien que ça ! »
« Aïe ! » s'écria-t-il avec une indignation feinte. « Je suis absolument comme ça ! »
« Imbécile. »
Ron sourit avec insolence, puis se calma légèrement. « Sérieusement, je ne veux vraiment pas partir. Je pense que je pourrais m'habituer à me réveiller auprès de toi. »
Mon cœur fit un bond et commença une petite gigue. « Moi aussi. » Je soupirai. « Mais tu as raison. Tu dois retourner dans ton dortoir. Imagine tous les points que nous pourrions perdre si on nous trouvait là ! »
« Je crois que ça en vaudrait la peine. »
Je souris. « Moi aussi. »
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Finalement, Ron retourna dans sa chambre, me laissant contempler tout ce qui avait changé. Alors que j'étais debout dans la douche, l'eau ruisselant sur mon corps, je réalisai que Ron et moi ne pourrions plus redevenir juste des amis. Bien sûr, je ne pensais pas que Ron soit le genre "faire l'amour et partir", mais nous n'avions pas discuter sur ce que nous allions faire maintenant. Pourtant, il avait déjà indiqué qu'il aimerait que nous restions encore ensemble. Je devais admettre que moi aussi.
Est-ce que je voulais plus ? Absolument. Et Ron ? Je n'en étais pas sûre. Ce n'était pas comme si il m'avait déclaré son amour éternel. Mais il avait dit qu'il aimait se réveiller avec moi et qu'il pourrait s'y habituer.
Mon dieu, c'était si confus.
Je me séchai rapidement et je m'habillai. Paresser avec Ron dans mon lit avait fichu en l'air mon programme, ce qui signifiait que j'allais être en retard. Comme si le sort était contre moi aujourd'hui, mon sac se renversa alors que je me précipitais hors de ma chambre. Après, j'étais sûre que le sort s'acharnait contre moi car, comme je me ruais dans le couloir, je percutai Parvati. Heureusement, Lavande n'était pas loin derrière et contra notre chute imminente dans les escaliers de la tour avec un rapide sort de stabilisation.
« Pardon Parvati. Je crois que je ne regardais pas où j'allais. » J'étais hors d'haleine à cause de ma presque chute.
« C'est rien. Y'a pas de mal, » lança Parvati.
Elle arqua un sourcil parfait et me scruta. Je remuai, mal à l'aise : je n'avais pas l'habitude d'être examinée comme un animal de laboratoire. Parvati et Lavande échangèrent un regard et commencèrent à m'encercler.
« Est-ce que tu penses ? » demanda l'une.
« Non, mais…peut-être… C'est possible. Je pense que tu as raison. »
« Je sais que j'ai raison. »
Bon. Elles avaient perdu l'esprit. « De quoi est-ce que vous parlez toutes les deux ? » Cette petite "connexion psychique" qu'elles possédaient était assez énervante.
Elles sourirent toutes les deux d'un air diabolique. Oh oh. Je n'aimais pas du tout ce regard.
« Tu as couché avec Ron ! » s'exclamèrent-elles.
Merde ! Merde, merde, merde !
Mes yeux s'agrandirent, paniqués que quelqu'un ait pu les entendre. Je les fis entrer dans ma chambre avec vigueur, et je fermai vite la porte.
« Comment le savez-vous ? » demandai-je, alarmée.
Des cris retentirent à travers la chambre. Parvati et Lavande sautaient dans tous les sens, comme des gamins hyperactifs, ou comme Coq, quand il avait bu trop de bièraubeurre. Seigneur-Dieu, aidez-moi.
« Je le savais ! Je le savais ! »
« Comment le savez-vous ? »
Cette fois, ma voix se fêla. Si Parvati et Lavande étaient capables de le dire juste en me regardant, combien d'autres le sauront. J'arpentai ma chambre, inquiète que l'école entière saurait au déjeuner que j'avais couché avec Ron. Si ils ne le devinaient pas, c'était juste une question de temps avant que Parvati et Lavande laissent échapper le "Ragot du siècle".
« Je l'ai vu », m'informa Parvati.
« QUOI ? » hurlai-je. « Tu nous as vus ? »
Lavande leva les yeux en l'air, et Parvati secoua la tête d'un air découragé. « Je ne l'ai pas vu. Je l'ai vu. »
D'accord.
Je ne comprenais toujours pas. Apparemment, je devais paraître assez bête, car Parvati me fit asseoir et commença à me parler comme si j'avais 2 ans.
« J'ai regardé dans la boule de cristal et je l'ai VU. »
« Aaaaahh ! Tu nous as vus, Ron et moi, coucher ensemble ! »
Parvati s'effondra de tout son long sur mon lit et enfouit la tête dans ses mains. « Mon dieu Hermione ! Si tu n'avais pas laissé tomber la divination en troisième année, tu saurais qu'on ne voit pas vraiment les choses. Pas comme si tu regardais par la fenêtre ou quelque chose dans le genre. C'est plus des signes et des indications de ce qui va se passer. »
Bien. Je le savais.
« Donc, ce que tu veux dire, c'est que tes "signes" indiquaient… »
« Toi et Ron prenant du bon temps », finit-elle pour moi.
« Génial, le fait que tu l'aies vu et que tu ne l'aies pas vu me rassure énormément », dis-je très sarcastique.
Lavande sauta sur mon lit. « Donc ? Comment c'était ? C'était bien ? IL était bien ? Combien mesure sa…baguette ? Je veux des détails ! »
Je fixai Lavande assez incrédule. « Tu ne serais pas un peu perverse des fois ? »
« Hermione ! » geignit-elle. « Nous t'avons aidé : tu nous le dois ! Allez. Juste un détail ! S'il te plaît ! »
Elle prit son air de chien battu, ce qui me fit éclater de rire.
« Ce visage marche avec Dean ? »
Lavande sourit d'un air diabolique et échangea un regard avec Parvati. « Tu serais surprise de voir ce qui marche avec Dean. »
« Beurk ! Je ne veux pas le savoir. »
Les deux filles ignorèrent mon commentaire et attendirent patiemment que je leur donne un petit potin à se mettre sous la dent. A l'allure où ça allait, nous ne quitterions jamais ma chambre, et pour être franche, j'avais prévu la visite de Ron, donc Parvati et Lavande devaient absolument partir.
« Bien ! Juste un détail. » Elles s'approchèrent. « Nous l'avons fait deux fois. »
Cette fois, nous fûmes trois à pousser des cris perçants. Vous auriez dû voir ça : tous les trois sautant sur mon lit comme des cinglées, criant et rigolant. Finalement, nous tombâmes toutes sur le lit hors d'haleine et fatiguées par notre comportement enfantin. Je ne pouvais pas m'arrêter de glousser.
« Ecoutez, n'en parlez à personne », glapis-je.
« T'inquiète pas », répliquèrent-t-elles, bien que je savais que Dean et Seamus le sauraient dans l'heure.
Une fois mon calme recouvré, je jetai un coup d'œil à ma montre.
« Merde ! » criai-je, droite comme un i. « Nous sommes en retard en Potions ! »
« Oh merde ! » s'écria Parvati.
Nous descendîmes à toute vitesse la tour Griffondor, nous courûmes dans les couloirs, jusqu'au donjon. C'est un miracle que Rusard ne nous aie pas attrapé. Nous aurions sûrement eu une punition. Comme c'était parti, nous en recevrons une de Rogue.
Vingt minutes plus tard, nous entrâmes dans la salle de Potions, hors d'haleine, cherchant notre souffle.
« Nous sommes désolées d'être en retard, Professeur ! » m'excusai-je, en sachant que c'était inutile.
« Bien, bien, bien. Notre préfète a enfin décidé de nous honorer de sa présence ! » dit-il, en plissant les yeux.
« Nous étions à l'infirmerie, Professeur », continua Lavande rapidement.
« Vraiment ? » Rogue n'en croyait pas un mot. Je ne l'en blâmais pas ; c'était un mensonge après tout.
« Oui ! Hermione avait…euh…des problèmes…féminins, et Lavande et moi l'avons emmenée voir Mme Pomfresh ! » s'exclama Parvati.
Rogue eut un mouvement de recul, ne voulant pas d'autres détails sur des possibles "problèmes féminins". « Bien. Un point en moins par minute de retard pour chacune de vous. »
Aïe. Soixante points en moins pour Griffondor.
« Maintenant, asseyez-vous ! On n'a pas toute la journée ! » Ensuite le professeur Rogue ajouta, « oh, et Granger, essayez de ne plus avoir de "problèmes féminins" sur mes cours. »
« J'essaierai, monsieur. »
Rogue retourna à sa leçon, et nous nous sourîmes toutes les trois, pendant que Ron arquait un sourcil interrogateur.
Je le mettrai au courant de la plaisanterie plus tard.
Et voilà c'est fini ! Snif ! Ca m'a fait plaisir de partager cette fic avec vous tous. Laissez-moi une petite review d'adieu… en attendant ma prochaine histoire, bien sûr. Gros bisous !