Chapitre 66

Dans son antre, Voldemort jubilait, la peur régnait dans le monde sorcier grâce à lui. Il décida de faire une autre attaque dans le Londres sorcier cette fois-ci. En éclatant de rire, il appela ses serviteurs, mais aucun ne vint. Il ne comprenait pas, normalement, ils devaient le rejoindre comme les bons toutous bien dressés qu'ils étaient. Furieux devant cette rébellion, il quitta sa salle du trône et tout en marchant, il découvrit le silence. Un silence lourd et inquiétant, quelque chose c'était passé. Il en eut la certitude quand il glissa sur une flaque humide et qu'il tomba lourdement au sol. Quand il se releva, il découvrit qu'il était couvert de sang. Il sortit sa baguette, lança un lumos et vit que le sol, les murs et les plafonds étaient éclaboussés d'hémoglobine. Un sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis ses jeunes années étreignit son cœur, la peur. La peur de l'inconnu, la peur de savoir ce qu'il y avait derrière la porte entrouverte au fond du couloir. Pourtant au lieu de s'enfuir le plus vite et le plus loin possible, son orgueil et son égo surdimensionné le firent se relever et avancer vers la porte. Pourtant au plus profond de lui-même, le peu d'humanité qui lui restait, lui hurlait de tourner les talons et de fuir avant qu'il ne soit trop tard. Mais il n'écouta pas et atteignant la porte il l'ouvrit et découvrit :

La première chose que son regard écarlate accrocha fut la tête d'Alfonsus Lestranges, le père de Rodulfus et de Rabastan, posée artistiquement sur un plateau en argent avec une belle et attrayante pomme rouge dans la bouche et des bottes de persils dans les oreilles. Après cette vision terrifiante, le terrible Mage noir décida de faire un tour d'horizon et découvrit que tous ses mangemorts étaient ici. Les crânes étaient décalottés et rangés dans un vaisselier. Au plus profond de Voldemort, Tom Jedusor le suppliait de fuir, mais le Seigneur des Ténèbres ne voulait pas reconnaître sa peur, car cela voudrait dire qu'il était humain et cela lui était insupportable. Il décida donc de se promener dans la pièce comme s'il en était le maître et que ce qu'il voyait était une galerie d'art moderne. Il vit que les chandeliers avaient disparu et à la place se trouvaient les bras portant la marque des ténèbres de ses mangemorts. Sur les tables basses et les consoles, il vit d'autres crânes portant des fleurs et sur les murs la peau écorchée de ses esclaves. Devant le bain de sang, il commença doucement à s'énerver, car il n'avait plus un seul mangemort pour lui obéir dans ce manoir. Alors qu'il allait crier sa rage, il entendit un bruit et un léger rire qui avait l'air de venir de derrière lui. Etonné, il se retourna et vit qu'il y avait un fauteuil pivotant devant un bon feu de cheminée et devant un tapis en peau humaine comme un erzats de peau d'ours. Il s'approcha et vit deux pieds chaussés de bottes en cuir de géant posé sur un tabouret. Les pieds du meuble étaient en fait des pieds humains et le haut du tabouret était composé d'avant-bras dont les mains serraient des baguettes entièrement recouvert de peau humaine, le tout éclaboussé de sang frais.

Voldemort posa sa main sur le fauteuil et le fit pivoter. Il sentit une peur innommable quand il croisa le regard amusé et cruel d'une elfe noire. Il fit un pas en arrière quand il vit que l'elfe était en train de boire de la bière bien mousseuse dans la tête décalotée d'un de ses mangemorts, Edwin Lestranges, le frère d'Alfonsus. Les lèves étaient cousues et d'après le sang qui avait coulé, elles l'avaient été du vivant de l'homme, de même qu'il avait été scalpé et décalotté avant d'être tué. Il venait de tomber sur un air encore plus cruel et malveillant que lui.

Pendant quelques précieuses secondes, il ne bougea pas, mais regarda l'elfe. Cette dernière mit pied à terre, posa sa mangechoppe sur le mangebouret et se leva avec un grâce féline. Tout en elle feulait le prédateur et au plus profond de lui-même il l'entendait ce grondement démoniaque et comprit que de prédateur, il était passé à proie. Ce fut à ce moment précis qu'une peur abjecte s'empara de lui, balayant toutes pensées cohérentes de son esprit. Il avait peur, car il n'avait plus d'horcrux. Pire encore, il ne pouvait plus en créer car il ne pouvait plus commettre de meurtre. Il se rendit brutalement compte qu'il pouvait mourir. Comme si elle ressentait l'odeur de sa peur, le sourire qu'elle lui fit, devint encore plus carnassier. Plus elle avançait, plus il reculait sans pour autant réussir à fuir son regard. Il ressemblait à un cerf tétanisé devant les phares d'une voiture. Sa peur, même sa panique lui avait fait oublier qu'il était un sorcier et qu'il pouvait utiliser sa magie... pour fuir, mais aucunement pour attaquer. L'elfe lui sussura d'un air diabolique :

-Tiens, tiens, tiens ! Voldi truc. Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps mon peuple et moi-même sommes à ta recherche.

-Que me voulez-vous ? Lui demanda-t-il d'un ton d'une octave plus aigu que d'habitude.

Au lieu de répondre, elle étendit le bras montrant son œuvre, les mangedeliers, un suprbe mangemustre composé du torse d'un mangemort dont les côtes étaient tordues. Accrochés aux côtes, des oreilles pendaient retenus par des intestins encore chauds et des yeux illuminés par un quelconque sort elfique jetaient une lumière aussi forte qu'un lustre traditionnel. Ravie qu'il observe sa décoration intérieur, elle lui dit avec un sourire canaille :

-Tu aimes ? J'ai fais moi-même la décoration. Magnifique, n'est-ce pas ?! C'est fen-shui !

Elle pointa la cheminée et lui montra un emplacement vide au-dessus de l'âtre.

-Regarde, j'ai même laissé un emplacement pour ta tête. Je pense que j'utiliserais ta peau pour faire une ceinture, soit un fourreau. Dague ou épée ? Je ne sais pas trop. Je verrais s'il y a assez de peau sur ta vieille carcasse pour le faire, acheva-t-elle avec un sourire démoniaque.

Voldemort se réveilla quand l'elfe cessa de jouer et sortit une longue dague acérée d'un fourreau accrochée à sa cuisse. Là, il écouta enfin son instinct de survie, tourna les talons et courut. Il courut comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Il courait parce que sa vie était en danger et que s'il mourait maintenant, ce serait définitif et atrocement douloureux d'après les rires de l'elfe qui l'avait pris en chasse. Il devait rejoindre la salle du trône, il y avait un minuscule espace qui permettait de fuir cas de danger et là, le danger était derrière lui qui riait devant cette chasse impromptue. Il sentit un espoir fou l'envahir alors que la porte de la salle du trône approchait rapidement. Il défonça la porte et courut jusque devant le magnifique trône.

Mais il pila net quand il vit devant lui l'elfe assise sur son trône. Il sentait son coeur battre au niveau de sa gorge et de son cerveau. Il ne savait pas comment se sortir de ce pétrin quand il entendit Nagini siffler :

-"Fuyez mon maître ! Je vais la retenir !"

Voldemort tourna la tête et vit son serpent, un cobra royal se jeter sur l'elfe pour la mordre. L'elfe bondit sur le côté, évitant de justesse l'attaque. Voldemort blêmit en ne ressentant plus la faille lui permettant de transplaner. Il se rendit compte que l'elfe avait bloqué cette porte de sortie dès qu'elle avait pénétré dans les lieux. La seule chose qui lui était possible de faire, c'était sortir du manoir et transplaner dès qu'il aurait quitté les limites de la barrière. Il allait devoir courir sur six cent mètres, dépasser les barrières pour fuir. Il n'avait pas d'autre choix. Laissant son Nagini lutter contre l'elfe, il lança un sort de destruction qui rebondit sur les protections et se précipita sur lui. Il n'eut la vie sauve quand bondissant sur le côté et décida de sortir sans utiliser la magie. Il passa par la porte qu'il avait laissé ouverte et fonça dans les couloirs. Il y avait du sang partout et il glissait à chaque pas qu'il faisait. Il soupira de soulagement quand il vit la porte d'entrée du manoir surgir devant lui. Il ouvrit la porte et s'élança vers le portail.

Soudain, alors qu'il ressentait le souffle de la liberté et de la survie caresser son visage et sa magie, il trébucha en sentant le lien avec son familier être détruit. Nagini venait de mourir. Il se ressaisit et se remit à courir jusqu'à ce qu'il sente une brèche dans les barrières. Il s'engouffra dedans et disparut en quelques secondes transplanant pour son repère secret près des grottes des géants des carpates.

Au moment même où il transplanait, il sentit une douleur atroce ravager son auguste postérieur. Il ne vit jamais l'elfe rager d'avoir râté sa cible à cause de ce sale reptile. Cependant, cette rage disparut quand elle vit à l'endroit de la disparition de ce pagut de Voldy une tâche de sang et deux petites boules blanchâtres. Aelita explosa de rire alors qu'elle prenait en main la descendance de cet incapable de Voldemort. Au moins, aucun risque qu'il se reproduise.

Loin de là, Voldemort apparut dans son repère et hurla de douleur. Il découvrit deux changements sur sa personne. Il avait un poignard dans la fesse gauche et un vide au niveau de ses testicules. D'où la double atroce souffrance. Il se lança un sort d'episkey et un autre pour faire disparaître l'odeur du sang. Il avait toujours fait cela, car c'est ce que l'ancien maître des lieux avait eut le temps de dire. Cependant, il l'avait tué avant que l'homme ne lui dise toutes les spécificités de cet endroit.

Dans le manoir des Lestranges, Aelita s'amusa avec les bourses de Voldemort et décida de retourner dans son royaume avec un nouveau cadeau à son cher et tendre. De toute façon, cet idiot était perdu. Les elfes des bois avaient des alliés presque partout et les elfes noirs avaient des alliés dans le presque qu'il restait. Où qu'aille cette andouille reptiliène, il sera traqué et tué. Dommage qu'il n'ait pas volé le sang de son fils, ils auraient eu plus de facilité à le retrouver. Mais bon, le meilleur dans la chasse, c'était la traque, pas la mise à mort. Tout en transplanant, elle se demandait où il avait pu se réfugier. Le seul endroit au monde où les elfes noirs et des bois n'avaient pas d'alliés, c'était dans les montagnes des Carpates et plus précisément dans le domaine des géants des Carpates. On les appelait ainsi car c'était les plus grands vampires qui existaient, le plus petit mesurait un mètre quatre vingt dix huit et le plus grand trois mètres. Les deux races avaient un accord, si un ennemi des vampires fuyaient leur territoire, dommage pour eux, si un ennemi des elfes rejoignait celui des vampires, dommage pour lui. En effet, les vampires détestaient que des habitants viennent squatter chez eux. Mais à la différence des elfes noirs, ils adoraient les sorciers... avec du sel et pas cuit.

Au petit matin, les elfes des bois virent revenir les elfes noirs avec des présents des plus sanglants pour leur cher et tendre respectif. Autant les elfes noirs étaient émus en recevant un morceau de clavicule de mangemorts, autant les elfes des bois firent preuve d'un courage de toute épreuve en prenant un morceau de cotelette et en remerciant leur époux ou épouse en lui disant que c'était le plus beau cadeau du monde. Les elfes noirs ravis que leur moitié acceptent ce présent repartaient discuter de massacre et de tuerie avec leur peuple, sans savoir que les elfes des bois fonçaient se laver les mains en poussant des grincements de dégoût. Mais bon, c'était tellement simple de rendre un elfe noir heureux, et un elfe noir heureux est un elfe noir calme. Surtout calme. Elian serra son épouse contre lui quand elle revint et c'est avec un immense sourire qu'il plaça les couilles de Voldy au-dessus des portes de la salle du trône. Ainsi tout le monde saurait que les elfes noirs avaient vaincu cette ordure de sorcier. Aelita était vraiement heureuse que tous puissent voir le présent qu'elle avait fait à son époux. Surtout qu'il avait lancé un sort qui les préservait de la putréfaction, ce que tous les elfes avaient fait pour ne pas être incommodés par un mangemort pourri.

Pendant que les elfes noirs se faisaient un bonheur de traquer et de massacrer tous les mangemorts de la région, Les Wild Cats rejoignirent Poudlard et découvrirent avec amusement les sorciers courir à petites foulées autour du château. Leurs sourires s'épanouirent encore plus quand ils virent Bellatrix hurler alors qu'un basilic gigantesque claquaient des machoires à quelques centimètres de ses jambes, pour le plus grand amusement de Salazar. Ce dernier lança un regard vicieux vers les quatre amis, mais il se tut quand il ne vit pas des enfants, mais le prince et ses bras droits. Il comprit qu'ils n'étaient pas revenus pour les cours, mais pour obéir à leurs souverains. Quand les Wilds Cats arrivèrent, Sirius demanda :

-Alors ?

-Alors ! Tout enfant ayant un parent mangemort peut se considérer comme orphelin. Quant à Voldy, sa tête est mise à prix où qu'il aille, il sera traqué et massacré par tous les alliés des elfes et des elfes noirs et je peux te dire qu'il y en a un paquet.

Les enfants se regardèrent, puis hurlèrent de joie pour ceux qui étaient contre Voldemort tandis que ceux qui étaient de son côté ragèrent fous de rage devant la défaite de leur idole. Si maintenant le soulagement était de mise, car les sorciers savaient que les elfes noirs trouvaient toujours leurs ennemis pour les exterminer, la douleur de la disparition de leurs proches les engloutirent dans une souffrance intense. Salazar depuis qu'il était devenu un elfe, ressentit cette douleur et décida de faire apparaître des sacs de sable pour que les survivants puissent taper comme des bourrins dedans et laisser exploser leur colère sur un objet plutôt que sur des personnes.

Estel regarda un instant les enfants taper sur des sacs suspendus, puis rejoignit les maraudeurs qui énervaient Lily afin qu'elle se déchaîne sur ce sac. La jeune fille savait ce que faisait ses camarades de classe et mentalement les remerciait, car elle voulait exploser depuis longtemps. Alors que la jeune fille tapait sur le sac, Estel demanda à James :

-James, j'ai besoin de joindre Aiwendil pour une discution de roi à prince.

-Je peux te prêter mon hibou si tu veux ?

-Tu penses bien que mon père a déjà fait cela, mais cette bourrique d'Aiwendil ne veut pas répondre, donc je dois le rencontrer face à face.

-Mais je n'ai pas le droit de quitter le château sauf pendant les week-end, s'exclama James.

-Où est partie ton sens de l'aventure ? demanda Sirius.

-En même temps que les lettres de ce matin, murmura James en regardant Lily qui tapait dans un sac de sable en pleurant. Sirius tapota son dos et lui dit :

-Tu n'as rien à craindre avec les Wild Cats dans les environs. Si le prince dit que c'est

important, ça doit vraiment l'être.

-Bien d'accord. Mais tu me couvre auprès des profs, soupira James en sentant qu'il allait se faire remonter les bretelles par son aïeul.

-Aucun problème, Jamesie, lança Sirius avec un léger sourire.

James se tourna vers les elfes et leur demanda :

-Comment fait-on ?

Leana lui dit :

-Je vais lire la destination et la transmettre aux autres et nous transplanerons. Donc tu pourras rester ici.

-Je suis obligé de venir, car aucun d'entre vous n'a été enregistré auprès du manoir, expliqua James.

-Bon ok. Tu partiras avec nous.

Leana survola son esprit et découvrit rapidement la position du manoir et le fait que rien ni personne ne pouvait traverser les barrières sans l'aide d'un Potter. Quand elle eut l'information, elle la donna à des amis, puis tous transplanèrent, Estel tenant le bras de James. En quelques secondes, ils arrivèrent devant une grille gigantesque non en fer ou en acier, mais en mithril damassé. Estel toucha la grille et sentit une légère décharge de magie lui demandant gentiment de reculer. C'est ce qu'il fit d'ailleurs. Il se tourna vers James et lui demanda :

-Que se passe-t-il si je m'obstinais ?

-La mort pour les sorciers mais pour les elfes et les Potter... la transformation en elfe de maison pendant quinze jours.

-Oh ! D'accord.

James posa sa main sur le portail et sentit la magie du domaine lui demander pourquoi il était là. Il lui expliqua que le prince des doubles royaumes venait afin de discuter avec le souverain elfique de Godric Hollow. Le domaine était méfiant, jusqu'à ce que James lui montre la bataille de blague et le fait que ces elfes voulaient protéger la Magie. Le domaine ne sentait aucun mensonge et personne ne le forçait à faire cela. C'est pour cela, qu'il lui permit d'entrer dans le parc.

Les Wild Cats regardèrent le portail s'entrouvrire afin de les laisser passer. Sauf que si Ron, Draco, Leana et James pénétrèrent dans le domaine, Estel lui caressait le portail époustoufflé par sa beauté. Au fond de lui, il ressentait l'amusement du domaine. Il n'avait jamais vu un métal aussi bien travaillé. C'était un véritable chef d'oeuvre. Ron eut un léger sourire et s'exclama :

-Si son altesse voulait bien bouger ses fesses, nous pourrions rejoindre le Seigneur de Godric Hollow.

-Mouis bon.

Estel carressa une dernière fois le portail, puis rejoignit ses amis. Tous les cinq se transformèrent et foncèrent vers la demeure des Potter. James galopait fièrement vers sa maison. Alors que les Wild Cats pensaient voir un manoir, ils découvrirent un château qui mêlait harmonieusement l'art humain et l'art elfique. James s'arrêta devant la porte et s'exclama avec un grand sourire :

-Bienvenue à Godric Hollow !

Cependant, son sourire s'évanouit quand la porte s'ouvrit devant un elfe aux cheveux noirs et aux yeux bleus qui lui lança le regard que tout enfant en âge de comprendre craignait. L'elfe siffla au jeune garçon :

-James Charlus Potter ! Que fais-tu ici et non en sécurité à Poudlard ?!

-Il serait en sécurité si un certain seigneur elfique daignait ouvrir les lettres officielles d'un autre seigneur elfique au lieu d'utiliser les-dites missives comme papier toilette, lança froidement Estel.

L'elfe leva les yeux et fut surpris quand il vit trois elfes et une fée le regarder avec amusement pour trois d'entre eux et agacement pour celui qui lui avait parlé. Avant qu'une discussion puisse se faire, James demanda :

-Où sont mes parents ?

-Au coin ! Comme les sales gosses qu'ils sont, siffla le Seigneur elfique toujours autant en colère.

-Pourquoi ?

-Parce que ton père a osé me dire que je serais plus heureux parmis les miens loin de sorciers stupides. Alors en plus d'avoir eu sa fessée, il est puni dans sa chambre, gronda l'elfe.

Ron, Leana, Draco et Estel eurent un mal fou à ne pas exploser de rire devant la tête de James et de l'elfe. Estel toussota un instant, puis se tournant vers James lui dit :

-On va devoir discuter entre elfes et pendant ce temps, tu vas pouvoir consoler ton père.

Là, Ron pouffa entraînant les deux autres. Alors que James se dirigeait vers la chambre de ses parents en bougonnant, les Wilds Cats et Aiwendil se dirigèrent vers la bibliothèque du manoir qui était aussi le bureau du souverain de Godric Hollow. Quand ils furent dans la pièce, Estel lui donna le courrier de son père. Aiwendil ouvrit la lettre et tomba des nues en lisant ce que son cousin lui avait écrit. En effet, Elian lui expliquait tout, mais vraiment tout. C'était un véritable pavé d'une bonne soixantaine de pages qui lui apprenait ainsi qu'il avait raté la guerre de Mornur, la torture puis l'execution de cette ordure de Merlin par les elfes noirs puis la drague maladroite d'Aelita et enfin leur mariage. Il apprit la vie futur qu'il n'aurait jamais et compris que les Potter allaient tous mourir de la main de Voldemort et que le royaume de Godric Hollow faute de protecteur allait tomber entre les mains de mangemorts qui allaient les massacrer jusqu'au dernier en utilisant des géants pour les exterminer. Il découvrit que la reine après la destruction des deux royaumes, avait lancé un sort qui avait ramené le monde 20 ans en arrière. Donc, il allait pouvoir vraiment protéger ses enfants mortels.

A la fin de la lecture, il se tourna vers son cousin et lui dit :

-Dit à ton père que je viendrais au festival interelfique, mais à une condition.

-Laquelle ? Demanda Estel,

-Ma famille humaine vient avec nous, répondit Aiwendil, intransigeant.

-Mon père va être ravi de rencontrer les Potter. Je vais le prévenir.

-Parfait. Je vais mettre en place les plus puissantes protections sur le domaine et mes petits auront interdiction de sortir tant que les mangemorts vivent.

-Ma mère est allée à la chasse au Voldy. S'il arrive à survivre, il ne pourra plus mettre un pas là où il y a des elfes et des fées.

-Bien jouer. J'ai toujours adoré les elfes noirs et leurs sens sanglant de l'humour, lança le souverain avec un sourire amusé. Il n'empêche que je vais quand même installer les protections les plus puissantes, il est hors de question que mes enfants mortels perdent la vie parce que je n'ai pas fait attention.

-Bien, votre majesté.

-Appelle moi Aiwendil.

-Bien, Seigneur Aiwendil.

-Tes amis savent pour le festival ?

-Non, Seigneur Aiwendil. Nous voulons leur faire la surprise.

-Je crois que je vais faire la même chose avec mes tous petits, ils auront la surprise.

-Vous...

-Tu, je préfère que tu me tutoies.

-Bien, Aiwendil. Donc je disais, tu ne te souviens plus de l'organisation du festival interelfique.

-Plus du tout.

-En fait, c'est comme une grande foire. Les humains sans magie ont la même chose qu'ils appellent l'exposition Universelle. Les différents états humains présentent leurs artisanats et leurs inventions. Donc tous les peuples venant au festival montrent leur savoir-faire.

-Oh ! Nous n'avons rien à montrer.

-Vraiment ?

-Oui, vraiment.

-Pourtant, le portail est une véritable merveille et je n'ai jamais vu un tel travail du métal.

-Oh ! Alors ça peut-être n'importe quoi ?

-Tissage, cuisine, magie, travail de la forge, écriture... tout ce qui fait votre différence.

-C'est quand ?

-En décembre à Noël pour les sorciers et les sans magie. Cette année, cela va durer deux semaines du vingt deuxième jours de décembre au septième jours de janvier, répondit Ron avec un léger sourire.

-Merci. Je vais prévenir mon peuple et nous viendrons.

-Parfait. Nous attendons James dans le hall.

-Je vais le prévenir. Merci d'avoir sauvé Godric Hollow mon tout petit. Car même si tu es un elfe, mon sang coule dans tes veines. S'il faut combattre, je combattrais à tes côté.

Estel fit un grand sourire à son aïeul, puis après l'avoir salué avec respect, rejoignit le hall avec ses amis. Ils étaient surexités et avaient vraiment hâte de voir les modifications des deux royaumes. Ils discutaient tranquilement, quand James revint accompagné de ses parents. Le père de James se tourna vers son ancêtre elfe pour lui dire pour une énième fois que son peuple était libre, quand Estel le coupa en lui disant :

-Monsieur Potter, pour le peuple elfique, Godric Hollow est un royaume elfique au même titre que la forêt d'émeraude. Leur demander de partir, c'est comme les chasser de leur maison.

-Oh ! Je ne voyais pas ça ainsi. Je pensais qu'ils étaient toujours menacés d'esclavagisme et que maintenant qu'il n'y avait plus de problème, ils pouvaient rentrer chez eux, retrouver leur famille.

-Monsieur Potter, vous êtes leur famille. Une famille qui vieillit plus vite qu'eux et qui meurt plus vite qu'eux, mais qu'ils n'abandonneraient jamais pour tout l'or du monde.

-Je... je ne veux pas les voir partir. Mais je ne veux pas qu'ils se sentent obligés de rester. Je veux qu'ils soient libres de leur vie.

-Mais ils le sont. S'ils ne l'étaient pas, cela ferait depuis longtemps qu'ils seraient retournés au double royaume.

-Vous avez raison, votre altesse. Merci. Merci pour tout.

-Bien. On vous enlève James. Nous devons retourner à Poudlard.

-Au revoir.

A suivre