Titre : What I didn't know
Auteur : Sephy
Base : Harry Potter
Genre : Drama / Romance / Slash
Couple(s) : aucun
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas, à l'exception de Meïr, et sont la propriété de J. K. Rowling.
Notes de l'auteur :
Et non, vous ne rêvez pas, j'ai encore commencé une nouvelle fic alors que j'en ai encore une dizaine en cours… aucun remords
« … » : pensées des personnages
What I didn't know ProloguePrivet Drive, Londres
Allongé sur son lit, les mains derrière la nuque, Harry Potter, mieux connu sous le nom du « Survivant », tentait tant bien que mal de ne pas sombrer dans la folie.
Chose on ne peut plus difficile lorsqu'on savait qu'il venait tout juste de perdre son parrain et que Dumbledore l'avait une nouvelle fois envoyé passer ses vacances chez les Dursley…
« C'est pour ton bien, Harry », lui avait-il dit alors qu'il embarquait dans le Poudlard Express.
Pour son bien…
Comme si passer l'ensemble de ces deux mois d'été chez sa soi-disant « famille » allait arranger son moral…
Quoique, vu l'état actuel des choses, ils ne pouvaient certes pas l'empirer. Preuve en était qu'au bout d'une semaine et demi, l'oncle Vermon et son cousin s'étaient totalement désintéressé de lui pour se contenter de l'enfermer dans sa chambre avec interdiction de sortir.
Pas que cela changeait grand-chose en soit vu l'état du Griffondor mais bon… les Dursley étaient comme ça et il avait renoncé il y a bien longtemps de cela à essayer de les comprendre.
Se retournant sur le côté, il se mit à fixer les étoiles par la fenêtre grande ouverte.
Pour la première fois depuis son entrée à Poudlard, il passerait ses vacances seul, entièrement seul…
Pas de séjour chez les Weasley car cela pourrait les mettre en danger…
Pas de courrier non plus car il serait susceptible d'être intercepté par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom…
Ne lui restait plus donc qu'à prendre son mal en patience jusqu'à la rentrée… dû moins s'il n'était pas interné à Saint Mangouste avant, bien sûr…
Bien qu'il n'y aurait guère de différence avec le collège vu qu'on le dévisagerait probablement comme une bête curieuse, voir dangereuse…
Après tout n'était-il pas le survivant ? Celui qui avait résisté à l'un des sortilèges impardonnables à l'âge d'un an pour ensuite défier le terrible Mage Noir ?
Il aurait tant aimé n'être qu'Harry… juste Harry, un adolescent comme les autres…
Pourquoi personne ne parvenait à comprendre cela ?
Même ses amis, Hermione Granger et Ron Weasley, ne faisaient pas exception à la règle. Mais pouvait-il vraiment leur en vouloir ?
On était le 30 juillet 1996… et dans quelques minutes à peine, il aurait 16 ans…
En temps normal, il en aurait presque sauté de joie mais là, le cœur n'y était vraiment pas… d'ailleurs à quoi bon fêter son anniversaire lorsque la seule personne qu'il aurait voulue près de lui ne faisait plus partie de ce monde ?
Dire qu'il s'en voulait aurait été faire preuve d'euphémisme.
Il avait commis une erreur et Sirius en avait payé les affreuses conséquences… il en était mort et rien ne pourrait venir changer cela…
Absolument rien…
Il devait continuer, aller de l'avant sous peine de… de quoi ? De sombrer dans la folie ? elle s'emparait déjà de lui depuis un petit moment déj
Depuis qu'il était enfermé ici… dans cette pièce…
Il aurait voulu être un enfant comme les autres, ne pas avoir à se battre, avoir une famille, des personnes à aimer et à protéger…
Un peu comme Malefoy peut-être…
On avait beau dire que ce n'était qu'un gosse de riche, prétentieux et orgueilleux à souhait, il n'en restait pas moins un sorcier normal.
Il n'avait pas à sauver le monde ni même à le détruire. C'était un Malefoy et un Malefoy n'oeuvrait que dans son propre intérêt.
Quoique déjà cela en soit faisait de lui une personne à part…antipathique, certes mais intéressante quand même…
D'ailleurs le Serpentard était la seule personne, une exception faite, à le considérer avant tout comme un être humain plutôt qu'un objet d'exposition. Ce pourquoi il lui en était reconnaissant même s'il ne le lui avouerait jamais, bien sûr.
Après tout, il était un Potter et avait sa fierté lui aussi !!
Mais n'était-ce pas justement cette maudite fierté qui l'avait exposé à un si grand danger ?
Minuit moins cinq…
Il était lasse, complètement vidé… pourtant il ne dormait toujours pas.
Dormir reviendrait à se souvenir, à se réveiller le front couvert de sueur dans le meilleur des cas ou, dans le pire, voir l'affreux visage de la tante Pétunia penché sur lui…
Un cauchemar pour en chasser un autre… ironique, n'est-ce pas ?
Mais que pouvait-il bien y faire ?
Pas grand-chose à part essayer d'arrêter de « se lamenter sur son triste sort », comme l'aurait si bien dit son très cher rival…
- Pff !! même pendant les vacances, il réussit à m'empoisonner l'existence…
Bien que cette phrase se voulait haineuse, il ne s'en dégageait pas moins une note de reconnaissance envers le blond qui réussissait, même à distance, à le maintenir sain d'esprit.
Car, il lui fallait bien lui reconnaître ce mérite-l : lorsqu'il pensait à l'héritier Malefoy, il se concentrait moins sur les événements de cette année…
« Prends soin de tes ennemis encore plus que de tes amis car dans les moments les plus dure, c'est eux qui viendront à ton secours… »
Ce furent les dernières paroles qu'il eut échangées avec ce dernier sur le quai de la gare.
Jamais il ne lui serait venu à l'idée que le Serpentard puisse un jour lui donner des conseils. Mais bon… il fallait bien un début à tout et un certain respect commençait à s'installer entre eux.
Minuit moins trois…
Un hiboux tapa discrètement du bec sur le carreau de sa fenêtre avant de rentrer et d'attendre tranquillement sur le rebord de la fenêtre qu'on s'intéresse à lui.
Chose étonnante lorsqu'on savait que Dumbledore avait dressé une protection lui empêchant d'envoyer et de recevoir un quelconque courrier excepté par l'intermédiaire de Fumseck ; ce qui se résumerait plus que probablement à sa liste de fourniture scolaire…
Intrigué par cet animal qu'il ne connaissait pas, Harry se leva et s'en approcha tout en le dévisageant.
D'un regard, on pouvait déjà qualifier son messager d'exceptionnel non seulement par sa prestance mais aussi par son pelage soigneux et scintillant.
Nul doute qu'il devait appartenir à un sorcier d'un longue lignée – sang pur, il allait de soit – et extrêmement riche.
Mais à qui ?
Il se posa mentalement la question, passant en revu toutes les personnes qu'il connaissait et aucun nom ne lui venait spontanément à l'esprit.
Un piège ?
L'adolescent haussa significativement les épaules. Si s'en étai un, il n'aurait plus à se soucier de son avenir ni à réfléchir sur des sujets existentialistes.
Et puis, depuis quand l'oncle Voldi envoyait-il des hiboux ?
Il l'imaginait plutôt envoyant son espèce de reptile ou encore apparaissant brusquement devant lui. Mais certainement pas utilisant un moyen traditionnel de sorcier !!
Détachant la lettre de la patte gauche que lui tendait majestueusement l'animal, il retourna cette dernière, espérant y découvrir son expéditeur.
Surprise ou pas, il ne put retenir un froncement de sourcil en apercevant le cachet de cire qui refermait l'enveloppe.
- Depuis quand il prend la peine de m'écrire…
Qu'il sache où l'Ordre du Phénix l'ait caché ne l'étonnait pas mais cette initiative… que pouvait-il bien mijoter encore ?
Ouvrant prudemment le courrier qui lui avait été adressé, il en sortit une feuille transparente de couleur carmine.
Un sortilège complexe de très haut niveau y avait été posé de façon à ce que lui seul puisse lire ce qui s'y trouvait.
Son très cher correspondant devenait-il paranoïaque ?
Non, le connaissant, il avait très certainement dû vouloir tester l'une de ces dernières inventions, sans plus…
Quant on avait son pouvoir et son renom, on s'amusait comme on le pouvait… même si ce n'était pas au goût de tout le monde.
Tapotant légèrement de sa baguette – car, une fois n'était pas coutume, les Dursley lui avait permis de garder ses affaires d'école avec lui – le bord de la lettre, il fit apparaître une fine écriture penchée et stylée…
« Voici le premier de mes présents… »
Nouveau froncement de sourcils…
Un cadeau de sa part ?
Un léger rire se fit entendre dans sa tête en même temps qu'une étrange scène y faisait son apparition.
Il pouvait y voir Bellatrix Lestrange ou du moins ce qui en restait, en proie avec un serpent géant qu'il ne doutait pas être Nagi.
Au mur, figurait déjà un exemplaire de la Gazette des Sorciers du lendemain où l'on faisait état de la découverte d'un corps impossible à identifier…
« Quand penses-tu ? »
- Que tu as des goûts morbides…
Il n'y avait aucun dégoût ou de colère dans sa voix. Juste une énonciation de fait.
Intérieurement il était soulagé de la disparition de la mangemort même s'il aurait préféré s'en débarrasser lui-même…
Mais ça, « il » le savait aussi…
Une autre particularité de leur « lien » dont il n'avait jamais parlé à Dumbledore…
« Je passerais demain t'apporter personnellement ton troisième présent… »
- Parce qu'il y en a un deuxième ?, lança ironiquement le survivant.
« Et même un quatrième », lui répondit avec amusement la voix dans sa tête.
Il n'était pas sur d'apprécier les cadeaux provenant de cette personne en particulier et pourtant…
Dans un étrange artifice de lumière, le parchemin qu'il tenait jusqu'ici se changea en anneau avant d'emprisonner la patte du hiboux qui n'avait toujours pas bougé depuis son arrivé.
« Il s'appelle Meïr… »
Ce qui voulait signifier…
« A demain….. Harry… »
Qu'il avait devant lui son deuxième présent…
- … A demain, Tom…
Si un jour quelqu'un lui aurait dit qu'il aurait à remercier Voldemort, – de qui plus est pour lui avoir offert des cadeaux d'anniversaire – il lui aurait plus que probablement rie au nez.
Pourtant c'était ce qui venait de se produire juste à l'instant…
Le Mage Noir ne faisant rien sans rien, il ne doutait pas que ce dernier attendait quelque chose de lui mais pour le moment…
Pour le moment, un peu de sommeil ne lui ferait pas de mal….
A suivre