Disclaimer : Rien d'Harry Potter ne m'appartient, si c'était le cas je serai une femme, je serai plus âgé et bien plus riche. Cette fanfiction est une œuvre originale de Temporal Knight du nom de 'Time takes all' ( /13371464). Merci à lui de me permettre de traduire ses textes!
Les reviews sont très appréciées mais ne sont bien sûr pas obligatoires.
T/N: Suite de 'Comme des grains de Sable dans le Sablier' que j'ai traduit précédemment. Découverte pour moi comme pour vous, je n'ai pas lu ce chapitre avant de le traduire et la suite n'a pas encore été faite par Temporal Knight, j'essaierai de la traduire au fur et à mesure qu'il la sortira à l'avenir.
Les genoux du jeune homme cédèrent sous lui et il s'écroula au sol tandis que la sphère d'influence du Retourneur de Temps s'effondrait autour de lui. La respiration haletante, il posa une main au sol pendant près d'une minute avant de finalement se redresser sur ses genoux et de se forcer en position debout.
"Hé bien, voilà qui était des plus déplaisant. Ah, Albus, que penserais-tu donc de moi à présent? Poursuivant un rêve qui se profile toujours plus impossible au plus je cours après. Une quête futile s'il en est."
Observant ses alentours, il hocha la tête. "Hé bien, voilà une véritable énigme, n'est-ce pas? Où nous as-tu laissés cette fois-ci, hmm?" sembla-t-il fredonner tout en caressant la petite pierre d'un anneau à son doigt. La pierre était craquelée en plusieurs endroits et semblait presque suinter des ténèbres, des ténèbres qui étaient plus profondes que même le vide entre les étoiles.
Alors que les dernières nausées dues à la distorsion temporelle diminuaient et que les doigts de l'homme quittaient la pierre, les fissures qui s'y trouvaient s'étendirent légèrement. Faisant la moue, il secoua sa tête et leva ses yeux, observant ce qui l'entourait. "Une quête futile, vraiment. Il se pourrait que nous ayons manqué de temps pour prendre la relève. Hé bien, devrions-nous voir où donc ce nouveau monde se trouve et pourquoi cette transition était différente? Il est vrai, je ne fais pas cela depuis très longtemps, mais je ne vois pas comment un Retourneur de Temps pourrait se retrouver à avoir une influence directe. Leurs magies sont relativement opposées par nature à mon humble avis. A moins que temps et espace ne soient plus liés que je ne l'ai cru. Quelque chose à considérer, peut-être."
Retirant le petit sablier de sa place autour de son cou, l'homme soupira tout en observant la pièce centrale qui tournait à toute vitesse, des fissures courant le long des côtés du verre. Il leva sa baguette et lança plusieurs sorts sur le dispositif, son expression devenant de plus en plus sombre après chaque sort successif jusqu'à ce que, avec le dernier sort, l'homme ne crache au sol et ne repasse le Retourneur de Temps autour de son cou.
"Bah! Très bien, si tu ne veux pas te taire, alors ne le fais pas! Au moins, je peux déterminer que tu arriveras à court de magie d'ici deux heures. Ce qui… hmm… actuellement, cela ferait sens compte tenu qu'il s'agit du temps que… oui… Hé bien, devrions-nous voir où tu m'as conduit alors? Oui. Je pense que cela pourrait bien être une bonne chose après tout," sourit l'homme ; et si qui que ce soit avait été présent, ils auraient senti un frisson bien distinct parcourir leurs dos, "si le temps peut être courbé ainsi… alors peut-être que je peux aussi le briser! Il y a tant de choses qui peuvent être faites en deux heures! Tant de façons par lesquelles je peux porter atteinte à sa cause et la mettre sur la défensive. Maintenant… comment pourrai-je t'indisposer ma chère? Comment te frustrer?"
Il marqua un temps d'arrêt et un rictus narquois s'étala sur ses traits alors qu'il ressortait lentement le Retourneur de Temps d'autour de son cou. "Et si cela se doit être ma dernière tentative… hé bien, autant que je prépare bien les choses pour moi-même aussi au cas où tu remporterais cette dernière dance, ma chère."
Eclatant de rire, l'homme leva sa baguette, tourna sur ses talons, et disparut avec un craquement.
Une jeune fille rousse tomba à terre, apparaissant de nulle part, tandis que le temps fluctuait de façon erratique autour d'elle et que les couloirs de Poudlard s'ancraient finalement dans la réalité autour d'elle. Tenant ses côtés douloureux, elle observa le Retourneur de Temps tournant à toute vitesse qui venait de tomber de son tee-shirt. Ses yeux s'écarquillèrent et elle gémit tandis que des fêlures pas plus larges qu'un cheveu s'étendaient sur les bords du Retourneur de Temps durant le bref laps de temps où son tournoiement ralentit suffisamment pour qu'elle puisse voir le verre clairement.
"Tiens… les Reliques n'ont jamais fricotées avec le temps auparavant… c'est nouveau… et durant une transition en plus de ça… ça va mal finir…"
"Dora! A l'aide!"
Dora fronça les sourcils face à la vitrine qu'elle nettoyait et relança un médaillon suspect symbolisant un serpent dedans avant de s'avancer en direction des escaliers et le son des appels de Sirius.
"MAINTENANT DORA! A L'AIDE!"
"J'arrive!" Ses cheveux virant au rouge, Dora dévala les escaliers trois par trois, ignorant la peinture de Walburga Black lorsqu'elle passa devant la vieille mégère et fonça dans la bibliothèque. S'arrêtant dans un dérapage, Dora eut un mouvement de recul et prit une profonde inspiration. "Hé ben, c'est pas quelque chose qu'on voit tous les jours."
Sirius luttait contre un livre qui avait grossi jusqu'à près de 6 pieds (1,8 m) de haut et qui semblait essayer de se refermer sur l'homme qui se trouvait pris en étau entre ses pages, maintenant chacun des côtés ouverts par pur force de volonté. L'encre semblait s'écouler sur sa peau et tourner en mots tout en remontant le long de ses bras et de ses jambes. Le livre essaya de se refermer d'un coup sec une nouvelle fois et Sirius se retrouva encore un peu plus comprimé dedans, encore plus d'encre se propageant sur son corps. "Un peu d'aide s'il te plaît!" s'écria encore Sirius, sa voix approchant l'octave supérieur.
Les jambes de Dora s'allongèrent et son torse s'affina. Elle tira sa baguette d'un mouvement fluide et s'élança dans la pièce, lançant presque une douzaine de sorts dans l'épaisse reliure du livre le temps des trois pas qu'elle fit depuis le seuil. La couverture maléfique fut projetée en arrière, s'ouvrant à la volée sous l'impact, mais cela ne suffit pas à dégager son cousin. Dora lança une nouvelle série de sorts au coin supérieur de la tranche du livre avant d'invoquer un lasso. Elle fit passer la boucle de magie autour de Sirius et le tira hors de ses mâchoires tandis que le livre battait en retraite. Avec un glapissement, Sirius fut projeté à travers la pièce et s'écrasa contre son sortilège de Rembourrage (1) avant de glisser au sol. Maintenant qu'il était libéré, Dora envoya une ligne de feu en direction du truc-simili-livre. Il claque encore quelques fois tandis qu'il brûlait avant de rétrécir à nouveau jusqu'à une taille normale et continua à fumer.
(1) 'Cushioning charm', traduit officiellement par 'Sortilège de Coussinage' mais 'Rembourrage' me paraît plus approprié, moins enfantin, pour un sort qui peut t'éviter de te briser le cou.
Sirius se releva et vint se placer à côté d'elle, essuyant l'encre qui couvrait sa peau. "Merci. Par Merlin, qu'est-ce que je hais cette famille."
"Tu as des livres mangeurs d'hommes dans ta bibliothèque?" demanda Dora d'une voix complètement neutre en fixant les pages qui se consumaient.
"Apparemment," soupira Sirius. "Tous les trucs dangereux ont été retirés de la section principale. Mais lorsque Dumbledore a dit de vérifier la Bibliothèque des Blacks, j'ai cru que peut-être nous devrions commencer par parcourir les vieux grimoires qui se trouvaient dans les affaires vraiment corrompues. (2) Pas ma plus brillante idée, on dirait."
(2) 'From the really bad apples' ils parlent donc des affaires qui avaient été retirées car dangereuses. 'Bad apple' est généralement traduit par des 'brebis galeuse' car cela est généralement utilisé pour parler de quelqu'un. Ça ne convenait donc pas ici.
"Ouais, ne refait pas ça seul."
"Soit. Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps?"
"Je… nettoyais," marmonna Dora. Sa moue revint et elle donna un coup de pieds aux cendres du livre malveillant. "Kreattur a laissé un fichu bordel derrière lui, tu sais."
"Dora, qu'est-ce qui ne va pas?"
"Rien."
"Ne me raconte pas de craques."
Les lèvres de Dora se retroussèrent en un grognement alors qu'elle lui lançait un regard noir. "J'ai dit que ce n'était rien, Sirius, alors lâche-moi! Je dois aller chercher Hermione dans quelques minutes."
Sirius hocha la tête et s'assit dans l'un des fauteuils. "Ah. Donc c'est ça. Harry."
Elle lui lança un regard agacé. "De quoi est-ce que tu parle maintenant?"
"Dora, ça ne fait que trois jours. Il va bien."
Dora saisit l'un des livres qui était tombé lors de l'échauffourée et le remit brutalement sur l'étagère la plus proche, sans même réaliser qu'il était à l'envers, et se pencha pour attraper d'autres débris. "Je n'aurai jamais dû le laisser y retourner!"
"C'était son choix. Et ça ne fait que trois jours."
"Trois jours fichtrement trop longs! Tu ne sais pas ce qu'ils lui ont fait là-bas. Tu ne comprends pas. Bordel, Hermione ne le comprend pas. Harry ne le comprend pas!" Elle lança la boule à neige dans sa main, ressentant un bref sentiment de satisfaction lorsqu'elle se brisa contre l'une des bibliothèques. "Il a grandi en étant négligé et seul et avec le flot constant de méchanceté qu'ils l'obligeaient à entendre. (3) Il ne connaît rien de mieux, il ne comprend à quel point ils peuvent être toxiques! Et maintenant, Remus est mort et il retourne à ce – cet, enfer et il va se mettre dans tous ses états et tout ce qu'on a fait pour le faire se sentir mieux au cours de l'année dernière va être réduit à néant par trois putain de jours!"
(3) 'with their vitriol leaking into his ear' : 'vitriol' est un acide mais désigne aussi les méchancetés dites à quelqu'un. J'ai essayé de garder une certaine analogie avec l'idée du liquide.
"Dora," dit Sirius, sa voix aussi calme que la surface d'un étang. (4) "Dis-moi pourquoi tu as respecté sa décision malgré le fait que cela t'inquiète autant."
(4) 'Calm as a mill pond' : cette expression est généralement plus utilisé pour désigner l'état de la mer, par exemple 'une mer d'huile'.
"PARCE QUE C'EST SA DÉCISION SIRIUS!" hurla-t-elle en se tournant soudain vers lui et en lui jetant un livre épais dessus que Sirius n'esquiva simplement qu'en bougeant sa tête de quelques pouces. "Je serai juste aussi mauvaise que tous les autres dans le bordel qu'est sa vie si je le forçais ou le manipulais loin d'eux lorsque tout ce qu'il demande est de tourner la page et les effrayer un peu avec ses meilleurs amis. Je ne peux pas lui faire ça. Je ne peux pas! Peu importe combien j'en ai envie. Mais maintenant, il est coincé là-bas et ça fait trois jours et ils l'ont – "
"Sûrement majoritairement ignoré, comme ils l'ont fait au cours de ces dernières années," la coupa Sirius.
"Tu n'as pas vu sa vie, Sirius. Moi si. J'en ai vécu la moitié lorsque je lui apprenais l'Occlumancie. Je sais exactement comment ils sont!"
"Et je sais ce qu'est un adolescent mal luné bourré d'hormones. Et tu agis très exactement comme une adolescente mal lunée bourrée d'hormones pour l'instant, Dora. Pense avec ta tête et pas avec ton cœur pendant une minute. Ça ne fait que trois jours. Il va bien."
Dora se rembruni et croisa les bras. "Je ne suis ni mal lunée ni bourrée d'hormones."
"Tu te comportes comme une sorcière de dix-sept ans. Mes félicitations, vous avez officiellement à nouveau dix-sept ans, Dora Kirk. Comment ça fait d'avoir un aperçu de ce qu'est l'immortalité?"
"La puberté ça fait chier! J'ai l'impression d'être en chaleur et en colère tout le putain de temps! Voilà comment ça fait, bordel." Dora jura et tourna les talons pour sortir en trombe de la pièce. "Il faut que je me prépare. Ne va pas farfouiller dans ces fichus Grimoires avant que je revienne:"
"Essaye de ne pas arracher la tête de ton petit-ami quand tu le vois, Cousine!"
"Va te faire!"
"Dora, encore une chose!" s'exclama Sirius depuis le bas des escaliers derrière elle. "Lorsqu'Harry en aura fini avec eux… rien ne nous empêcherait toi et moi de leur rendre la monnaie de leur pièce, ne penses-tu pas?"
Dora s'immobilisa, sa main sur la rambarde et se retourna vers lui avec un sourire qui évoquait étrangement une image de requin – littéralement avec de véritables dents de requins – déformant son visage. "Non, non rien du tout. Je savais bien qu'il y avait une raison expliquant pourquoi tu est mon cousin préféré, Sirius."
"Juste parce que j'essaye de me comporter de façon mature ne veut pas dire que je ne suis pas inquiet, Dora, ni que je ne prévois pas de leur faire payer leur traitement envers mon filleul. Nous laissons Harry tourner la page comme il le veut, nous aurons la nôtre."
"Je t'aime aussi, Sirius. Il faut que je me prépare. A tout à l'heure."
Dumbledore mit de côté un formulaire interminable et se frotta les yeux, les muscles de ses mains pris de spasmes. "Je ne suis plus aussi jeune que je l'ai été, mon vieil ami," se plaignit-il, recevant un trille très expressif de Fumseck en retour. Le phénix écarta ses ailes et jeta un coup d'œil compatissant au Directeur depuis son perchoir. "Oui, je sais que tu ne peux rien pour les douleurs d'un vieil homme. Rien ne peut renverser le cours du temps après tout. Même si cela était possible, cela serait gâché sur quelqu'un tel que moi, je pense. J'ai fait bien trop d'erreurs; des erreurs qui se sont combinées entre elles, encore et encore."
Dumbledore tourna son regard vers une photo encadrée qui se trouvait sur le bord de son bureau. Elle était ensorcelée pour montrer une photo aux invités et une toute autre pour lui. Dans sa photo personnelle, Dumbledore pouvait voir l'image d'un jeune homme déterminé dans la fleur de l'âge discutant de philosophie et de la nature du devoir avec un autre jeune et puissant sorcier qui était tout aussi déterminé et talentueux. Leurs bras étaient passés l'un autour de l'autre et ils riaient et souriaient, à la voix l'un à l'autre et à la personne qui avait pris la photo. Avec du recul, Dumbledore pouvait voir les premiers éclats du pouvoir et de son influence corruptrice dans les yeux de son amant d'antan. Un éclat qui lui avait brisé le cœur et avait presque mit le monde à genoux, qu'il soit magique ou Moldu. "Si j'avais vu ce que Gellert était en train de devenir, penses-tu que j'aurai pu le raisonner à cette époque, Fumseck?"
Un trille qui avait une tonalité distinctement affligé résonna à travers le bureau.
"J'aime encore à croire qu'il n'était pas au-delà de toutes rédemptions. Si j'avais vu l'erreur de nos pensées plus tôt… ah, mais c'est de là dont viennent nos problèmes actuels n'est-ce pas, mon vieil ami?" Dumbledore grimaça et reposa la photo face contre terre sur le bureau, reportant son attention sur la lettre qu'il venait d'achever de rédiger pour le Département de la Justice Magique. "J'ai été trop loin dans la direction opposée. Si je n'avais pas essayé de convaincre le Ministère que tout le monde mérite une seconde chance, si j'avais juste poussé pour qu'il y ait châtiment lorsqu'un châtiment était dû, Voldemort n'aurait pas autant de partisans à sa disposition à l'heure actuelle. Nous ne ferions pas face à une nouvelle guerre civile, mais plutôt à des actions de guérilla causées par une petite faction extrémiste."
Dumbledore soupira, une longue vie de regrets amers pesant à présent sur lui. "Mais peut-être que rien n'aurait changé," il secoua la tête avant de se tourner pour regarder par la fenêtre le temps nuageux.
Fumseck prit son envol et vola à travers le bureau, trillant avec colère pendant un long moment, avant de venir planer devant lui et de se poser sur l'appui de fenêtre directement face au regard mélancolique de Dumbledore.
Dumbledore se contenta de secouer la tête. "Nous savons tous les deux que Voldemort assemblera de nouveaux partisans pour remplacer ceux perdus au cours des derniers jours lors de la bataille au Département des Mystères. Nous lui avons porté un coup, mais il était loin d'être incapacitant. Il était juste frustrant pour lui. Il reviendra, et ce sera pour bientôt. Il peut recruter ouvertement maintenant qu'il n'a plus besoin de se mouvoir dans les ombres. Le fait que nous n'ayons pas déjà vu d'actions de sa part juste après l'attaque est troublant."
Passant une main dans sa barbe pensivement, Dumbledore se tourna vers son bureau et saisit une nouvelle page de parchemin à examiner. "Je me pose de réelles questions à propos de l'explosion sur le rebord de la falaise près de l'ancien orphelinat de Tom cependant. J'avais l'intention d'investiguer la maison des Gaunt à la recherche d'un Horcruxe en premier, mais cela… aurait-il vraiment caché l'un d'eux près de l'endroit où il a grandi à ton avis? Et si c'était le cas, pourquoi aurait-il détruit le lieu où il l'avait caché?"
Fumseck ébouriffa ses plumes une fois de plus, levant ses ailes en un semi haussement d'épaule, et sauta sur le bureau. Il se pencha et donna de léger coups de bec au carnet sur lequel Dumbledore avait travaillé des années durant, le poussant vers deux autres carnets sur lesquels étaient notés 'Harry Potter' et 'Dora Kirk'.
Dumbledore grimaça. "Je sais. Je n'ai réellement aucune envie de les soumettre à cela, cependant j'ai en effet promis de leur donner des explications. Cela pourrait-il attendre encore quelques jours de plus?"
Fumseck donna des coups de bec sur sa main et lui jeta un regard réprobateur.
"Tu as raison, bien sûr. Je n'aurai pas du repousser cela aussi longtemps que je l'ai fait. Il mérite de savoir. Et elle n'aura nul répit tant qu'elle ne saura pas non plus. J'aurai seulement souhaité savoir qui elle était réellement." Dumbledore fronça les sourcils en jetant un coup d'œil à ses engins couinant sur les étagères, n'y trouvant aucune réponse il regarda alors quelques autres gadgets tournoyant de l'autre côté de la pièce. Encore une fois nulle réponse ne lui fut révélée, et il posa sa tête sur la table. "C'est une fille des Black. Cela est pratiquement certain. Sirius et ce Manoir ne la protègeraient pas si ce n'était pas le cas. Et pourtant… pourrait-elle être la fille de Nymphadora? Est-il possible pour un métamorphe de grandir si vite? Tonks est suffisamment rebelle pour que je puisse l'imaginer prétendre être plus âgée et faire une erreur durant ses premières années à Poudlard. Mais de là à arriver à le cacher assez longtemps pour avoir l'enfant sans causer de tort à la fille… et pour qu'ensuite la fille grandisse si vite et qu'elle soit si intelligente…"
Il se frotta le menton et hocha la tête. "Cela pourrait en fait concorder aux faits. En assumant que la fille soit née au cours de la deuxième année de Nymphadora, et qu'Andromeda ait été capable d'obtenir un Retourneur de Temps exempt de toute restriction, et si l'enfant avait été placée sous les douze heures maximales de déplacement quotidienne lors de la période qui suivit… Elle serait alors maintenant physiquement d'environ 12 à 14 ans. Une jeune fille de 14 ans exceptionnellement intelligente ne serait pas si surprenant si l'on considère sa filiation et le fait qu'elle soit née une métamorphe comme sa mère lui permettrait d'être capable de suffisamment changer son apparence pour se fondre dans une masse de jeune gens plus âgés qu'elle."
Fumseck sembla pratiquement renifler moqueusement et retourna se poser sur son perchoir.
Dumbledore se contenta de jeter un regard noir en retour au phénix. "Hé bien oui, j'admets que cela semble un petit peu poussé, mais cela fait plus de sens que la plupart de ce à quoi je peux penser! Essaye donc de trouver une meilleure explication. Une préadolescente énamourée qui se retrouve dans une situation difficile, et une Andromeda légèrement affolée qui a été élevée avec les enseignements de la Famille Black qui essaierait de la couvrir de la meilleure façon qu'elle puisse, cela est encore relativement sensé! Nous ne vivons pas exactement durant les temps les plus logiques."
Le trille de réponse de Fumseck aurait facilement put être mépris pour un rire et Dumbledore dut se masser les tempes avec un grognement face au reproche du phénix.
"Bien sûr je ne suis guère mieux. J'ai grandi dans ce monde. Je n'ai pas les bases que les Moldus et les Nés-Moldus ont. Peut-être que Gellert avait raison, qu'un mélange des deux mondes aurait été un plan intelligent… ah Gellert, si seulement tu n'avais pas été aussi assoiffé de pouvoir. Nous aurions pu accomplir de grandes choses ensemble. Et me voilà ici, seul, et essayant encore de ramasser les morceaux et réparer les erreurs de notre passé."
Dumbledore fit courir sa main le long de la Baguette de Sureau et grimaça face à la pulsation de pouvoir et de contrôle qu'elle envoya courir dans son bras et qui réchauffa son essence. (5) Il savait pourquoi son camarade était tombé.
(5) Ici on parle anglais de 'core', comme 'magic core', c'est-à-dire l'essence magique du chaque sorcier et créature magique. J'hésite entre parler d' 'essence' et de 'noyau', mais si vous avez des suggestions je suis intéressé.
Ce qu'il ne savait pas cependant était pourquoi il avait été capable de résister à la puissance envoûtante de l'artéfact pendant si longtemps. Il serait si facile de prendre le contrôle du Magenmagot en l'utilisant. Et de là, de l'Angleterre tout entière. Et ensuite, le continent suivrait, et la CIS. Cela serait si aisé pour le reste du monde à partir de là et – "
"Non." Dumbledore glissa la Baguette dans son holster et soupira, saisissant une plume pour continuer ses lettres. "Je ne prendrai pas ce chemin. Je refuse."
"Maman! Papa! Est-ce que vous êtes là?" cria Tonks en entrant dans son ancienne maison. Une réponse étouffée venant de l'arrière du bâtiment l'accueillit et elle hocha la tête, ferma la porte et partit à la recherche de son père.
Elle le trouva dans son atelier, mettant la touche finale à une pièce d'horlogerie et hochant la tête en satisfaction à la dernière couche de peinture qu'il venait d'y appliquer. Retirant ses gants tâchés, Ted Tonks sourit à sa fille et s'appuya contre son établi. "Bonjour mon cœur. C'est rare que tu passes nous voir ces temps-ci. Tu es si occupé par ton vrai travail et ton travail supplémentaire que ta mère et moi te voyons à peine. A quoi devons-nous les honneurs, Dora?"
Tonks fit passer son poids d'un pied à l'autre et ce ne fut que grâce à une utilisation prodigieuse de ses pouvoirs qu'elle parvint à éviter de laisser voir une grimace sur son visage face à l'utilisation du surnom habituel que sa famille utilisée. Il allait falloir du temps pour s'y habituer. Maintenant qu'elle était la plus jeune des deux versions d'elle-même… ou alors était-elle… la plus âgée puisque Dora n'avait techniquement plus vraiment 25 ans à cause de sa magie et de ses capacités de métamorphe et…
"… La Terre à Dora… Dora? Nymphadora!"
"Hein?! Oh, désolé, Papa. J'étais un peu dans la lune," dit Tonks, rougissant légèrement.
"Je n'avais pas remarqué," dit-il sèchement. "Mon cœur, qu'est-ce qui ne va pas?"
"Sur quelle horloge travailles-tu?"
Ted fronça les sourcils mais fit un mouvement vers l'objet. "Une commande sur mesure pour l'un des cousins de Molly Weasley. Ils veulent le même genre d'enchantements que Molly a sur la sienne. C'est un peu au-delà de ceux sur quoi j'ai l'habitude de travailler, donc ils paient un bon supplément."
Dora ravala le nœud qui s'était développé dans sa gorge et découvrit qu'elle arrivait à respirer plus facilement tout à coup. "Oh, donc ce n'est pas vraiment une horloge alors."
"Non, pas vraiment une horloge. Je n'ai actuellement aucune horloge de prévue sur mon agenda pour le moment. Quelques gravures animées basiques, quelques travaux Moldus, une ou deux rampe d'escalier, ça… Dora, qu'est-ce qui ne va pas?"
"Rien. Vraiment. Plus maintenant. Je ne crois pas en tout cas… Papa, est-ce que Maman est là?"
"Oui, elle est dans le patio. Que se passe-t-il?"
"Ce n'est rien."
"Si ce n'était rien, tu ne continuerais pas à répéter que ce n'est rien," Ted passa à côté d'elle et se dirigea vers l'arrière de la maison. "Viens donc avec moi, jeune fille, allons trouver ta mère et voir si elle peut te faire parler."
Tonks grimaça tout en le suivant. Elle l'avait bien cherché, elle ne pouvait plus fuir maintenant. Lorsqu'ils sortirent par la porte arrière et que Tonks aperçut sa mère, elle leva la main et lui fit un petit geste. "Coucou, Maman."
"Bonjour, Nymphadora. Je t'ai entendue arriver." Quelques instants plus tard, Andromeda tiqua et se redressa bien droite par rapport à sa position précédente appuyée contre le dossier de son fauteuil. "Tu ne m'as pas rabrouée. Qu'est-ce qui ne va pas?"
"Rien. Rien pour le moment du moins. C'est juste… que certaines choses sont bizarres. Vraiment bizarres. Bizarres pour moi et bizarres pour nous et… juste bizarres." Tonks relâcha progressivement son contrôle et elle se sentit reprendre son apparence de bas avec ses cheveux noirs, ses seins trop volumineux, ses jambes trop longues, ses épaules trop larges et son menton trop pointu. Elle ne s'en préoccupait pas suffisamment pour tous les rechanger, trop de choses pesaient sur son esprit pour le moment pour qu'elle se soucie de son apparence actuelle.
"Dora, s'il te plaît assis-toi," dit Ted en tapotant la place sur le sofa à côté de lui. Tonks s'y installa et ramena ses jambes contre sa poitrine. "Veux-tu nous parler de pourquoi tu es là et de pourquoi tu es si bouleversée?"
"Est-ce, hum, est-ce que Do – quelqu'un est venu voir ces derniers jours?" demanda doucement Tonks.
Ses deux parents secouèrent la tête négativement. "De quoi serait-on venu nous parler, ma chérie?" demanda Andromeda. "Est-ce à propos de Sirius? Nous savons déjà à propos de ça bien sûr. Je n'ai jamais vraiment cru que mon cousin ait pu faire ça, mais on m'a empêchée d'une façon assez efficace de rouvrir l'enquête et ton père et moi n'avons jamais eu les poches aussi remplies que les Malfoy ou les Parkinson. Maintenant que j'en suis certaine cependant," Andromeda s'interrompit et, pendant un instant, l'air sombre qui traversa son visage rappela à Tonks de façon très efficace le fait qu'elle et Bellatrix était sœur, "j'aurai dû organiser mes propres plans d'évasion pour mon cousin. Ça n'aurait pas été très difficile. Personne ne suspecte jamais quelqu'un comme moi d'organiser une tentative d'évasion. C'est pour ça que ça marche toujours. La première fois en tout cas."
"Ouais, parce que c'est pas du tout terrifiant, Maman," marmonna Tonks. Elle secoua la tête pour essayer d'échapper aux images que lui envoyait son cerveau. "Ce n'est pas à propos de Sirius. Ce n'est pas vraiment à moi de vous en parler. Je veux dire, je suppose que c'est en quelque sorte à moi. Même si ça ne l'est pas. Quoique que ça devrait l'être. Mais les choses sont vraiment compliquées. Et bizarres. Et je ne pense pas que je devrai être celle qui vous en parle. Parce que ce n'est pas mon secret. Même si c'est le mien, d'une certaine façon. Mais là encore ça ne l'est pas puisqu'elle est… enfin elle n'est pas… et oh merde quoi. C'était stupide et je n'aurai pas dû venir ici avant d'avoir fait le point là-dessus moi-même."
Ted et Andromeda échangèrent un regard et haussèrent tous les deux les épaules. Andromeda se pencha et plaça une main sur la jambe de Tonks. "Mon cœur, est-ce quelque chose de dangereux?"
"Non. Pas du tout. Plus maintenant du moins. Je ne pense pas que ça l'ait jamais été à part peut-être pour les cinq premières minutes."
"Et est-ce que quelqu'un risque d'être blessé par le fait que le secret reste secret quelques jours de plus?"
"Je… ne pense pas?"
"Et est-ce que quelqu'un risque d'être blessé par le fait que tu nous dises le secret maintenant?"
Tonks grimaça. "Je l'ai prévenue que si elle ne venait pas vous le dire elle-même, je vous le dirai. Je ne pense pas vraiment lui avoir donné de date limite par contre."
"Alors, que penses-tu de ça dans ce cas," dit Andromeda en souriant et pressant le genou de Tonks. "Va dire à ton amie de ramener ses fesses ici avant la fin de la semaine. Si elle ne le fait pas, tu nous diras ce qui te chamboule tant. Est-ce que cela te semble être un compromis décent?"
"Je suppose?" dit Tonks en acquiesçant avec hésitation. "Je n'aime pas le fait que vous ne soyez pas au courant, mais si ça a pu attendre aussi longtemps, je suppose que ça peut attendre quelques jours de plus."
"Bien. C'est décidé donc."
"Heu, juste une chose, Maman, Papa. Quand mon… amie viendra. Vous devez me promettre de l'écouter. Ne remettez pas tout de suite en question ce qu'elle vous dit. Ecoutez-la vraiment. Ecoutez l'entièreté. Ça vous paraîtra sûrement dingue, mais il faut que vous l'écoutiez. D'accord? S'il vous plaît?"
Ted hocha la tête avec un sourire doux. "Bien sûr, Nymphadora. Nous écoutons toujours. Je veux dire, tant qu'elle ne commence pas à se proclamer la nouvelle réincarnation de Morgane ou qu'elle n'essaye pas de nous convertir en des partisans de Voldemort. Dans ces cas-là, nous nous réservons le droit de jeter des sorts à ton amie jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'à peine capable de respirer."
"Totalement compréhensible," dit Dora en riant. "Mais ce n'est définitivement pas la direction que prendre cette conversation." Elle s'étira, souriant au poids qui venait de quitter ses épaules. D'une façon ou d'une autre, ses parents allaient découvrir la vérité sur le bordel temporel dans lequel son alter ego s'était retrouvé impliqué très bientôt. "Au fait, pas que je voudrais donner l'image typique de la fille ingrate, mais j'ai senti des pancakes en rentrant. Y a-t-il encore des pancakes?"
Ted et Andromeda éclatèrent tous les deux de rire. Andromeda se leva, roulant les yeux, et fit signe à sa fille de la suivre. "Ma chérie, je suis désolé de devoir t'en informer, mais tu donne en effet l'image exacte de la fille affamée qui ne vient que pour manger."
"Hé! Je gagne ma vie! Et je me fais à manger!"
"Vraiment? A quand remonte la dernière voir que tu as mangé autre chose que des plats à emporter?" demanda Ted avec un large sourire.
Tonks lui tira la langue. "Ce n'est pas ma faute si le four de mon appartement brûle tout ce qu'on y met!" s'exclama-t-elle tandis que la porte entre eux se fermait, étouffant le rire de son père. Elle sourit joyeusement tout en suivant sa mère.
Il n'y avait pas moyen qu'elle laisse Dora manquait ça pour le reste de sa vie. Pas. Moyen.
Voldemort se tenait assis sur son trône improvisé au Manoir Malfoy et regarda sombrement le messager agenouillé devant lui. Il saisit sa baguette d'une main et posa l'autre sur la tête de Nagini. "Que veux-tu dire par 'nous avons perdu le contact'?" siffla-t-il.
Les quelques Mangemorts qui lui restaient de son entourage proche reculèrent un peu plus, s'approchant des portes Il lui restait si peu de membres loyaux, de membres compétents à présent. Il en était réduit à Lucius, Bellatrix, un Rodolphus blessé, Jugson et Avery. Le reste avait été soit capturé soit tué lors du désastre du raid au Ministère. Il savait avec certitude qu'il ne pouvait plus avoir confiance en Severus, même si le maître des potions pouvait au moins être utilisé lorsque cela concernait ses intérêts personnels ce qui faisait de lui un excellent agent double ou triple ou plus encore. Non, il avait besoin de nouvelles recrues. Celles de l'avant-poste qu'il avait établi à Norfolk et des postes d'espionnage qui parsemaient le pays. Le sang neuf serait une façon parfaite de s'étendre, tout particulièrement quand il y avait tant d'ouvertures.
Ce qui expliquait pourquoi Voldemort était actuellement en train de serrer fermement sa baguette pointée sur le sot à ses pieds qui venait de lui relater le fait que ses agents 'spéciaux' avaient cessé toutes communications. Et pourtant, il ne pouvait pas le tuer. Ses lèvres se déformèrent sous l'envie irrépressible de le fouetter à lui en arracher la chaire des os et d'ensuite faire bouillir le sang dans ses veines pour avoir l'audace d'amener ces nouvelles aux pieds de Voldemort sans aucun plan sur comment rétablir les communications avec les recrues éparpillées ou qui exactement était responsable de l'attaque. Mais Voldemort ne pouvait pas faire ça. Il avait bien trop besoin de nombres pour le moment pour se permettre de gâcher un messager sur de simples représailles.
"Je suis désolé, Mon Seigneur," dit stupidement l'idiot sans nom. "Nous avons juste reçu la nouvelle un peu plus tôt, lorsqu'ils ont manqué le contrôle habituel. Je suis allé enquêter moi-même peu de temps après."
"Et qu'as-tu trouvé?" Nagini siffla près de Voldemort et il lui caressa la tête tout en questionnant l'homme. Elle pourrait bien avoir son dîner plus tôt en fonction de la réponse de ce benêt.
"Le bâtiment était complètement vide, Mon Seigneur. Il y avait quelques-unes de nos robes dans plusieurs des placards et quelques masques éparpillés au sol. En plus de cela, j'ai découvert des traces de sang, même si peu nombreuses. La pièce a été soigneusement nettoyée. Le peu de sang qui restait semblait avoir été laissé là pour que nous le découvrions. Je… Il y avait un symbole sur le mur, Mon Seigneur." L'homme trembla en décrivant la scène. Et il avait de bonnes raisons pour cela. Il avait été responsable des périodes de contrôles. S'ils avaient eu des communications plus fréquentes, cela ne se serait pas produit et Voldemort aurait eu plus d'hommes agenouillés à ses pieds.
"Décris le symbole."
Le tremblement s'accrût lorsque Voldemort se pencha en avant, mais l'homme leva sa baguette et stabilisa sa main suffisamment longtemps pour dessiner un symbole avec des flammes dans les airs. "Il ressemblait à ceci, Mon Seigneur. Un cercle, avec un triangle renversé à l'intérieur, et une ligne traversant les deux formes horizontalement par le milieu. Je crois qu'il s'agissait du symbole de l'une des anciennes familles car cela me semblait familier, mais je ne connais pas en profondeur les emblèmes des lignées éteintes."
"As-tu réalisé un examen magique de la signature pour tracer celui l'ayant laissée?" demanda Voldemort, sa voix si douce qu'elle en était à peine audible.
"Mon Seigneur, je, je ne connais pas ce sort, je sais qu'une telle chose est possible, mais je viens tout juste de revenir et j'ai cru qu'il serait mieux de venir vous faire mon rapport immédiatement avant de retourner là-bas avec quelqu'un qui sache comment tracer – AAARRRRGHHHHH!"
Voldemort ferma les yeux en écoutant les hurlements du messager. Ce son lui procura une joie enivrante qu'il n'avait plus ressenti depuis un moment. Oui, il était si bon de régler les choses de cette façon. Le Maléfice de Torture suffirait pour le moment. Il ne pouvait peut-être plus tuer les partisans qui le décevaient, mais un Crucio chuchoté serait tout aussi efficace pour les garder sous contrôle. Au moins jusqu'à ce qu'il soit parvenu à traquer l'imbécile qui avait eu la témérité de s'attaquer à ses forces et à abattre ses recrues.
"Avery, emmène Flint et montre-lui comment réaliser un examen magique. Je veux savoir de qui est cette signature. Je veux savoir qui a l'outrecuidance de s'attaquer à mes hommes. Je veux qu'on le trouve et je veux qu'il souffre. Retrouvez cette personne. Trouvez-le, ou subissez son châtiment." Il envoya une nouvelle vague d'énergie par le lien entre sa baguette et le messager, et les cris de l'homme s'intensifièrent tandis que le sourire de Voldemort devenait de plus en plus large. "Trouvez-le."
"Oui, Mon Seigneur. Ce sera fait."
Le son distinct d'une porte claquée ne fit rien pour diminuer les hurlements qui résonnaient dans la pièce alors que Voldemort envoyait encore plus d'énergie par sa baguette. Même un messager devait apprendre à connaître sa place après tout.
Croaker (6) grimaça en abaissant sa baguette d'un geste tranchant, l'achevant par un mouvement circulaire et une poussée en avant. "Sigillum!" Un filament d'un violet brillant surgit de sa baguette et s'enroula de lui-même autour d'une distorsion qui se trouvait dans les airs devant lui. La déchirure pulsa en résistance à ce sort de fortune et les gens prit à l'intérieur de cette réalité brisée retournèrent au début de leur boucle infernale une fois de plus. Lentement – vraiment lentement – la déchirure de l'univers sembla se réduire, les bords déchiquetés de cette boucle temporelle brisée se rapprochèrent, la bulle diminuant de taille. Croaker entendit trois autres Indicibles diriger leurs propres sorts autour de la distorsion, joignant le sien, et la vitesse de dissipation s'accéléra très légèrement.
(6) Croaker est le nom anglais d'un des Indicibles (Saul Croaker, mais le prénom change souvent d'une fanfic à l'autre), Funestar en français. Puisqu'il est rarement mentionné dans l'histoire d'Harry Potter, je me permets de garder le nom anglais auquel je suis bien plus habitué. Il est souvent présenté comme le Directeur du Département des Mystères ainsi que le grand-oncle de Neville (celui qui le lâche par une fenêtre pour qu'il manifeste sa magie lorsqu'il était enfant)
Un homme fut libéré de la bulle; un instant prit dans un cycle perpétuel où il emmenait son chien faire une promenade éternelle, le suivant s'immobilisant en vacillant sur le trottoir tandis que son berger allemand levait la tête faire les cieux et gémissait, un son empli de tristesse et de soulagement. Une femme fut la suivante à être libérée, celle-ci s'était trouvée en train de conduire dans la rue pour livrer du courrier Moldu, revenant sans cesse d'une maison à l'autre. Elle vint s'écraser contre la boîte aux lettres de la seconde maison avant de laisser tomber sa tête contre la volant de son véhicule et se mettre à sangloter. Trois autres furent libérés avant que la bulle ne disparaisse finalement et Croaker put enfin se détendre.
Il fit signe aux Oubliators de s'avancer pour commencer leur travail tandis qu'il s'appuyait contre la barrière la plus proche. L'un de ses subordonnés direct, Steven Liveson, vint se tenir à côté de lui alors qu'ils observaient les autres hommes du Ministère travailler. "Combien ça en fait maintenant, Patron? Vingt?"
"Qu'on ait découvert," répondit Croaker en grimaçant sous son capuchon. "Combien de ces choses peuvent se cacher dans des zones rurales où personne ne peut les signaler? Combien de fermiers isolés, combien d'éleveurs sont pris dans ces phénomènes?"
"Est-ce que Marcus vous a dit qu'il a eu un rapport comme quoi il y en a eu un en France hier?"
Croaker prit une vive inspiration et tourna instantanément son regard invisible vers son lieutenant. "Non. Non, il ne me l'a pas dit. Quelle taille?"
"Assez petites de ce que j'ai cru comprendre." La seule raison pour laquelle elle ait été remarquée est qu'un photographe Moldu a commencé à se demander pourquoi l'un des oiseaux dont il prenait des photos s'était figé dans les airs."
"Par les seins tombants deux fois maudits de Morgane!" (7) jura Croaker, frappant son poing contre un piquet de la clôture. Il eût une exclamation de douleur et secoua la main immédiatement après, jetant un regard mauvais à la clôture en pointe. "On ne pourra pas garder cela secret bien plus longtemps si on ne parvient pas à comprendre comment stopper ces choses. Pas si elles continuent à empirer comme ça, Steven. J'ai besoin d'une solution. Ton unité est en charge de la Salle du Temps et ces choses sont de toute évidence liées à ce qui s'y est déroulé là-dedans l'an passé."
(7) "Morgana's twice damned saggy tits!" Traduction littérale. Je trouvais ça très… imagé.
"Je n'en suis toujours pas convaincu, Patron…"
"Ils sont liés. Je peux le sentir dans mes os. Quand tu travailles dans ce boulot depuis autant de temps que moi, tu apprends à faire confiance à ton instinct. Tout en moi me hurle que ces évènements sont liés. Il faut que nous comprenions ce qui s'est produit et a détruit l'horloge, et comment cela aurait pu causer un retour de flamme tel qu'il soit capable d'endommager la Salle elle-même."
Steven secoua la tête. "La Salle n'est qu'un symptôme, pas la cause. Et puis qu'en est-il de ces enfants qui se sont infiltrés dedans il y a quelques jours? Je maintiens qu'ils ont dû déclencher quelque chose qui a fait tout fait empirer."
Croaker secoua la tête à son tour. "Potter s'attire des ennuis peu importe là où il se trouve, mais ces fractures ont commencé à se produire bien avant que son petit groupe ne commence à sévir. Non, c'est notre problème. C'est à nous de régler ça." L'air renfrogné de Croaker revint lorsque l'appareil à son poignet se mit à chauffer. Il tourna l'instrument vers lui et lut l'écriture fine sur le métal, les dents serrées. "Une autre! Retourne au Département. Steven! Débrouille-toi comme tu veux mais… Résous. Moi. Ça!"
"… S'il n'y a plus d'autres affaires prévu sur notre agenda, alors nous conclurons la session d'urgence du Magenmagot d'aujourd'hui. Des élections spéciales seront organisées Mardi pour nommer le nouveau Ministre de la Magie. Tous les candidats devront être présents. Je vous remercie." Le marteau s'abattit, mettant un terme à cette réunion hâtive des officiels du gouvernement.
"Vous ne pouvez pas faire ça! Je demande à ce que le vote soit refait! Comment aurai-je pu savoir?! Je n'étais pas au courant! Vous ne pouvez pas me faire ça, je suis le Ministre de la Magie!" tonna Fudge depuis sa ridicule petite table au centre du cercle que formait la pièce. Son visage devenait de plus en plus rouge tandis que ses cris tombaient dans l'oreille d'un sourd.
Amelia Bones parvint de justesse à retenir son sourire narquois intérieur de se propager à son visage. Ce n'est plus aussi amusant quand vous êtes celui que l'on jette dans le Nid du Dragon, pas vrai Fudge? Pensa-t-elle. "Cornelius, au cas où vos oreilles vous auraient fait défaut malgré votre intellect supérieur, la session est close. Vous n'êtes plus le Ministre de la Magie," déclara-t-elle, échouant à cacher un sourire moqueur grandissant tandis qu'elle l'interpellait depuis les rangées supérieures de sièges qui le surplombaient. "Et sur une note personnelle – et pendant que les journalistes s'installent – j'aimerai signaler que la seule façon dont vous vous auriez pu 'ne pas être au courant'," Amelia fit un geste avec les doigts pour symboliser qu'elle le citait au grand amusement des reporters qui prenaient une multitude de photos, "du retour du Seigneur des Ténèbres aurait été soit d'être membre de son groupe et d'intentionnellement essayer de cacher sa résurgence, d'être trop stupide pour vous trouver au poste que vous occupez, ou de déléguer une telle quantité de votre travail à d'autres que vous ne possédiez fondamentalement aucun pouvoir ni autorité par vous-mêmes. Je vous ai moi-même dit à dix-sept occasions différentes que les activités Mangemorts étaient en recrudescence, et soutenues par un pouvoir plus puissant et organisé. Albus Dumbledore vous a fait part de ses suspicions. Harry Potter vous a raconté de façon répétée, et en grands détails des expériences qu'il a vécu. Expériences qu'une simple utilisation d'une Pensine aurait révélées véridiques. Vous n'avez rien fait. Par conséquent, ou bien vous aviez connaissance de son retour et souhaitiez le cacher, ou bien vous étiez obstinément aveugle à la situation. Dans tous les cas, la Motion de Censure sera maintenue. Sortez immédiatement de ces Chambres avant que je n'ai mes Aurors vous jeter dans l'une de nos cellules de détention provisoire."
Une vague d'applaudissements accueillit sa petite tirade lorsqu'elle abattit une main sur le bureau, une expression sombre fermement gravée sur son visage. Fudge était devenu pâle, et, d'une façon relativement amusante, il sembla perdre encore plus de couleurs lorsque plusieurs flashs furent déclenchés juste en face de lui. Les journalistes criaient des questions, Fudge balbutia qu'il ne répondrait à aucune question et tourna les talons avant de pratiquement s'enfuir hors de la pièce.
Amelia secoua la tête et fit mine de partir à son tour, attrapant ses dossiers au passage. Elle n'alla pas bien loin avant qu'Arthur Weasley ne lui emboîte le pas, tout sourire. "C'était brillant, Amelia."
"Je n'aurai pas dû perdre mon calme face à lui comme ça," dit-elle avec un soupir. "J'étais juste si fatigué par ses coupes constantes de notre budget année après année, et maintenant ce pauvre fou a l'audace de proclamer qu'il n'avait aucune idée de ce qui allait se produire? Et après toute cette campagne de diffamation de l'année dernière? Si je pouvais le condamner pour ces charges, je le ferai sans la moindre hésitation!"
'Hé bien, au moins tu as pu faire enfermer cette horrible femme crapaud," dit Arthur en haussant les épaules. "Je maintiens qu'il aurait mieux valu la jeter à travers le Voile. Personne ne devrait être capable de lancer un Maléfice de Mort dans Poudlard et se voir offert de la clémence."
Les lèvres d'Amelia se serrèrent en une ligne fine et son acquiescement fut à peine perceptible. "Il y a des circonstances atténuantes là-dedans, Arthur. Des choses dont je ne peux pas parler malheureusement. Je peux te dire en revanche que même si cette femme a été manipulée, cela ne fait aucune différence, elle reste un chef d'œuvre de folie et le jour où elle quittera Azkaban sera le jour je mettrai un ordre de Baiser à Vue à son encontre."
"Et si tu n'es plus au DJM à ce moment-là?"
"Hé bien, il existe d'autres moyens permettant de s'assurer que justice soit rendue," murmura Amelia si doucement qu'il dut se pencher plus près d'elle pour l'entendre. Arthur s'étrangla, les yeux écarquillés, mais Amelia le fusilla du regard avant qu'il ne puisse proférer le moindre mot. "Ma nièce se trouvait aussi là-bas, Arthur. Cette garce aurait pu tuer Susan tout aussi facilement qu'elle aurait pu tuer les tiens. Elle ne quittera jamais Azkaban et si jamais elle en sort, je m'assurerais que cela soit dans un sac mortuaire; bien sûr, dans cette situation-là, cette conversation n'aura jamais eu lieu."
Arthur déglutit difficilement mais hocha néanmoins la tête lentement. "Je voudrai protester ce que tu viens de dire, mais je ne le peux pas car tous les instincts paternels que j'ai en moi hurlent leur accord. Changeons de sujet, veux-tu? Quelque chose de moins morbide, peut-être. As-tu entendu parler de cette personne que Parkinson à proposer en tant que candidat au poste de Ministre? Un peu un homme mystère, pas vrai?"
Amelia haussa les épaules. "Personne ne va voter pour lui. C'est un parfait inconnu sans histoire et avec seulement le support de quelques familles mineures."
"Je suis plus intrigué par le fait que les Parkinson soient derrière lui, mais que les Malfoy ne le soient pas. Tu ne penses pas qu'il… que Tu-sais-qui serait impliqué, si?"
"Une marionnette? C'est possible, mais je doute qu'il puisse mettre quelqu'un en position aussi vite. Mais je n'écarte aucune possibilité. J'ai déjà quelques personnes qui fouillent son passé, tu peux rapporter ça à ton petit club si tu veux, Arthur."
Arthur trébucha et s'arrêta le temps de quelques pas, devant ainsi se dépêcher pour rattraper Amelia tandis qu'ils approchaient de son bureau. "Tu, tu es au courant de ça?"
Amelia eut un reniflement sarcastique et lui tapota l'épaule. "Arthur, trois de mes meilleurs Aurors en font partie. Plusieurs de mes informateurs en font partie. Dumbledore lui-même en fait partie. Vous autres êtes loin d'être aussi subtiles que vous ne le croyez, pour quelqu'un qui sait ce qu'il doit chercher du moins, et je suis dans ce domaine depuis très longtemps. Je suis peut-être née sorcière, mais j'ai participé à des entraînements Moldus. Je sais comment remonter une piste de preuves et d'indices."
"Je vois."
"Gardez vos proches en sécurité et battez-vous dans cette guerre à votre façon. Je combattrai avec la mienne. Nous nous retrouverons à mi-chemin s'il le faut," dit Amelia. Elle hocha la tête en direction de l'homme et s'avança d'un pas décidé dans son bureau. Lâchant les papiers sur son bureau, Amelia soupira et tira l'un des formulaires de sa boîte de réception.
Même les candidats au titre de Ministre de la Magie devaient faire leur travail jusqu'aux élections après tout.
Dora frappa à la porte de la maison au fond du cul-de-sac. C'était une jolie petite maison tout bien considéré, quoique la cour aurait pu avoir un peu plus de couleur. Elle prit nonchalamment une mèche de ses cheveux, couramment bleus, entre deux doigts et essaya de se représenter si des fleurs jaunes ou des roses iraient mieux avec le décor de la zone. "Rose. Rose est presque toujours mieux," murmura-t-elle pour elle-même, hochant la tête et changeant ses cheveux en rose pour essayer de voir si celui-ci convenait avec l'arrière-plan visuel.
La porte s'ouvrit et Hermione Granger l'observa avec un sourire à moitié réprimé et un roulement des yeux. "Je ne vais pas porter de rose aujourd'hui, Dora. Ne songe même pas à essayer de me convaincre. Tu ne portes même pas de rose toi-même, alors il n'y a absolument pas moyen que tu me fasses accepter ça."
"En fait, je pensais juste que vous auriez besoin de plus de fleurs et que du rose rendrait bien ici. Quelques tâches de couleurs sont toujours une bonne chose."
"La voiture de mon père est rose. Il la laisse dans l'allée parce qu'il pense comme toi, et ma mère a la main verte. (8) Elle refuse d'engager des jardiniers. C'est un peu sa façon de se rebeller. Est-ce que tu es prête à y aller?"
(8) "to have a brown thumb" est l'équivalent de "avoir la main verte" en français. Je dois avouer que je préfère la version française haha.
"Ton père a une voiture rose?" demanda Dora en clignant des yeux de façon répétée et laissant sa mâchoire pendre ouverte en n'exagérant l'expression qu'à un modeste degré. "Peut-on par pitié l'emprunter pour aller chercher Harry?! S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît?! Peux-tu ne serait-ce qu'imaginer l'horreur de Vernon et Pétunia Dursley s'ils nous voyaient arriver en conduisant une voiture rose?! Oh par Merlin, ce serait fantastique! Allez, Hermione, on ne peux pas ne pas le faire maintenant que tu m'as dit ça."
Hermione se contenta de rire, sortit et ferma à clé derrière elle tout en faisant passer une sacoche couverte de perles par-dessus son épaule. "Primo, mes parents ne sont pas à la maison puisque tu as décidé de faire la grasse matinée, de toute évidence."
"Hé bien en fait, non, j'ai dû sauver Sirius d'un livre maléfique de la bibliothèque. Ne pose pas de questions."
Le doigt levé d'Hermione se baissa lentement et son expression boudeuse promettait une véritable guerre si une explication ne lui était pas fournie plus tard. Elle soupira et hocha la tête, abandonnant pour le moment. "Enfin, à part ça, deuxio, est-ce que tu sais conduire? Parce que moi non. Puisque toi, Sirius et Tonks m'avez appris à Transplaner je ne voyais pas vraiment l'intérêt à apprendre à conduire dans l'immédiat. La société Moldue ne me laissera pas passer mon permis avant mon anniversaire de toute façon, alors je ferai aussi bien d'attendre que ça me soit utile."
L'excitation de Dora diminua et elle dut garder le contrôle de ses cheveux pour qu'ils ne passent instinctivement à une légère nuance de blond. "Mince, ça aurait été amusant."
"Ho, mais on va s'amuser. On pourra toujours énerver les Dursleys. Juste pas tout à fait autant. J'ai assez hâte d'y être en fait. Harry est très réservé sur tout ce qui concerne le temps qu'il passe là-bas et tu ne m'as pas dit grand-chose non plus, mais j'en sais suffisamment pour réaliser qu'ils méritent un bon retour de karma. Oh, est-ce que Grimmaurd est suffisamment habitable pour qu'on y retourne, ou bien est-ce que Sirius a finalement abandonné et acheté une nouvelle maison maintenant qu'il est libre et qu'il a tout ces dédommagements qui lui ont été donnés?"
"Des pot-de-vin plutôt," marmonna Dora. "Il ne peut pas déménager, pas s'il veut continuer à faire ses recherche dans la bibliothèque des Black. Un bon nombre de ces livres ne peuvent pas quitter le bâtiment sauf pour être déplacé dans un autre manoir des Black, et la plupart de ces autres manoirs sont dans un état encore pire. Kreattur avait au moins gardé Grimmaurd dans un état relativement vivable. Je ne pense pas qu'il se soit jamais rendu dans aucune autre propriété. Et ni Narcissa ni ma mère ne peuvent y accéder puisqu'elles ne portent plus le nom de famille."
"Tu ne le porte pas non plus," pointa Hermione.
"Très juste, mais je pense que la Maison me reconnaît comme l'Héritière ou un truc du genre. Je n'ai pas vraiment compris quand Sirius a essayé de m'expliquer. Quelque chose à propos d'être la plus âgée et la plus digne et bla-bla-bla. C'était stupide et j'étais bien trop inquiète à propos des ennuis de mon petit-ami pour faire attention à quelques vieux problèmes familiaux de Sang-Purs. J'ai accès aux propriétés et elles sont toutes délabrées et feraient mieux d'être démolies. C'est le seul point important. Maintenant, arrêtons de perdre notre temps et allons sortir notre ami de Durskaban."
Hermione grimaça. "Tu es obligée d'appeler cet endroit comme ça?"
"Tu n'as pas vu ses souvenirs, Hermione. Cet endroit est l'Azkaban d'Harry. Nous n'aurions jamais dû le laisser retourner là-bas même pour quelques jours."
"Nous étions toutes les deux d'accord que la décision revenait à Harry et Harry voulait coupait les ponts proprement plutôt que juste les laisser attendre sur les quais de la gare."
"J'aurai dû rejeter son choix," s'assombrit Dora en suivant Hermione hors de la cour et plus bas dans la rue. "Cet endroit et ces monstres sont toxiques. Je jure que s'ils lui ont encore fait du mal…"
"Alors tu ne seras pas la seule sorcière en âge qu'ils devront gérer," répondit fermement Hermione. "S'il te plaît, arrête de broyer du noir. Connaissant Harry, il doit le faire suffisamment pour nous trois. Nous ferions mieux d'être souriantes lorsqu'on arrive là-bas – ça aidera à améliorer son humeur sombre plus que n'importe quelle idée de revanche qu'il a pu concevoir depuis qu'il y est. Les champs anti-Transplanage se terminent au coin. On peut partir d'ici."
"Je n'arrive pas à croire que tu soit parvenue à convaincre l'Ordre de mettre en place des protections anti-Transplanage chez tes parents. Qui est-ce que tu as réussi à baratiner? C'était Shack pas vrai? Ou peut-être Maugrey, il apprécierait l'idée d'être aussi bien préparé."
"Nous les avons fait installer par les Gobelins après que j'ai lu L'Histoire de Poudlard avant même que je n'ai posé un pied dans le train." Lorsqu'elle vit la tête de Dora se tourner vers elle si vite qu'elle aurait pu s'en faire un torticolis, Hermione se contenta de ricaner et lui fit un clin d'œil. "Ma famille n'aimait pas l'idée que quelqu'un soit capable d'apparaître magiquement directement dans ma chambre s'il le voulait – ils ont fait chauffer leur carte bancaire. Il y a un bon paquet de protections autour de chez nous."
"Bordel de merde ma vieille," siffla admirativement Dora. "Tu parles d'une famille qui déchire."
"Je m'assurerai de leur mentionner que tu as dit ça. On est au bord. Prête?"
"Prête."
"Excellent. Tu vas devoir me prendre en Accompagnatrice. Je n'ai jamais vu sa maison."
"Il sera fait selon votre commande, maîtresse," dit Dora avec un rictus narquois. Elle saisit la main d'Hermione et un tour sur elles-mêmes et craquement plus tard elles avaient disparu.
Une impression d'être passé dans un tube plus tard et les deux jeunes filles se retrouvèrent de l'autre côté de la rue par rapport au Numéro 4 Privet Drive. Lâchant la main d'Hermione, Dora prit la tête et traversa la chaussée. Elles avaient à peine posé un pied sur le gazon lorsqu'elle vit un scintillement dans les airs et ralentit, une baguette dépassait d'un repli qui était apparu au beau milieu du scintillement. "Mot de passe?"
"Salut, Hestia," dit Dora en faisant signe à la personne qui tenait la baguette. "Tu te rends bien compte que nous n'allons pas connaître le mot de passe pour une évasion non autorisée, hein?"
La baguette trembla légèrement mais ne s'abaissa pas. "Très juste. Comment puis-je être sûre que vous deux êtes vraiment les camarades de classe d'Harry?"
"Parce qu'on peut te dire l'adresse du 12 Square Grimmaurd," dit Hermione en s'avançant aux côtés de Dora.
"Ouais, ça marche." La baguette disparut dans la cape et l'air retourna à son scintillement à la place de la déchirure qui s'y était trouvée. "Ces gens sont affreux alors je ne vais pas vous empêcher de venir le chercher. Est-ce que vous ramenez Harry au Quartier Général?"
"C'est le plan." Dora tapota l'épaule de son ancienne amie lorsque les deux adolescentes passèrent à côté d'elle. "Tu as besoin d'une nouvelle cape au fait. Celle-ci arrive en fin de vie."
Un soupir résonna derrière elles. "Crois-moi, je le sais. Les sortilèges repousseurs d'intempéries ont aussi lâché. Je comptais m'en acheter une nouvelle moi-même si on ne nous en fournie pas une nouvelle très bientôt. Je suppose qu'on a plus trop à se faire de soucis si les tours de garde arrivent à leur fin. Amusez-vous bien à effrayer ces abrutis vous deux. Je serai ici, si jamais vous avez besoin de quoi que ce soit vous pouvez juste m'appeler."
Dora leva une main en salut et poursuivit jusqu'à la porte du Numéro 4. Prenant une profonde inspiration pour se calmer et redresser son dos bien droit, elle prit le temps de s'assurer que ses cheveux étaient de la nuance de bleu la plus criarde qu'elle pouvait tout en se donnant un pouce supplémentaire en taille et un menton plus pointu. Un peu d'intimidation physique ne faisait jamais de mal lorsqu'on s'occupait de brutes. Appuyant sur la sonnette, Dora croisa les bras en attendant que les Dursleys ne répondent à la porte.
Elle n'eut pas longtemps à attendre. La porte s'ouvrit après moins d'une minute et elle se retrouva à fixer une baleine mourant de faim. Dudley Dursley tint la porte ouverte et ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il aperçut les deux filles qui lui faisaient face. Dora quant à elle était relativement impressionnée que le garçon soit parvenu à prendre son corps avec un surpoids incroyable et à le transformer en quelque chose ressemblant moins à une crise cardiaque ambulante. Il ressemblait toujours à un cochon, mais au moins il semblait être plus en muscles qu'en graisse à en juger par le nouvel aspect de ses bras. Il est vrai qu'elle faisait la comparaison basée sur des souvenirs vus durant les entraînements d'Occlumancie, mais tout de même, certains d'entre eux étaient des souvenirs assez récents.
"Vous êtes des amies d'Harry?"
"En effet. Tu es Dudley. Le meneur de la Chasse au Harry. Un tel plaisir de te rencontrer," dit Dora, son sourire s'élargissant. Elle ne put pas résister à l'envie de laisser ses dents s'effiler sur la fin de sa phrase. La grimace que la baleine lui retourna à cela était moins de la peur et plus… autre chose. Elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus.
"Ouais, je suppose que c'était moi. Je ne suis pas fier de soit – plus maintenant. Après tout ce que je lui ai fait, il aurait dû me laisser mourir face à ces monstres. Entrez. Harry est en haut, dans sa chambre. Je crois qu'il essaye d'empêcher que Maman et Papa de remarquer que son amie est toujours là. Je peux les garder occuper pour vous si vous voulez monter discrètement. Ou est-ce que vous voulez que j'aille vous les chercher?"
"Heu…" Ça ne se passait pas du tout comme prévu.
Hermione, cependant, décida de prendre les choses en main. "Nous allons aller parler à Harry en premier, merci. Ensuite nous, hmm, aurons une discussion avec tes parents – une longue discussion – concernant la façon dont ils ont traité notre ami. Si tu ne souhaite pas être impliqué, je te suggère de ne pas rester dans les environs."
"Non, je mérité tout ce que vous comptez leur faire. Je resterai."
"Bordel mais qu'est-ce qu'il t'est arrivé?" bafouilla Dora tandis que Dudley s'écartait de la porte pour les laisser entrer.
Il eut un petit rire et sourit, même si l'expression n'atteignait pas ses yeux. "Mon cousin m'a sauvé la vie alors que tout ce que je lui ai jamais fait aurait dû le pousser à me laisser mourir et en rire plus tard. Il ne reviendra plus une fois que vous partirez, pas vrai?"
"Pas si nous avons notre mot à dire," répondit Dora d'une voix grave et menaçante. "Il n'aurait jamais dû être amené ici de toute façon."
"Si vous l'emmenez avant que je n'ai la chance de le lui dire moi-même, s'il vous plaît dites-lui que j'étais sérieux tout à l'heure et qu'il m'envoie son adresse une fois qu'il s'installera quelque part. J'aimerai avoir une chance de faire amende honorable et je veux vraiment essayer de rester en contact."
Hermione posa une main sur le bras de Dora et hocha la tête vers Dudley. "Nous lui dirons. Merci de bien vouloir faire une diversion un moment." Dudley opina et s'éloigna dans la pièce suivante tandis qu'Hermione et Dora se dirigeaient vers les escaliers.
Dora se tourna vers Hermione lorsqu'elles s'arrêtèrent près du haut des marches. Elle laissa sa baguette tomber dans la paume de sa main. "Est-ce que tu as fait attention au fait qu'il a dit qu'une amie d'Harry est là?"
"Tu ne penses pas que c'est Tonks, si?"
"Peu probable. Possible, mais peu probable. A-t-il déjà mentionné des amis Moldus?"
"Pas à moi," dit Hermione en secouant la tête et en empoignant sa baguette à son tour. "On la défonce ou on y va en douceur?"
"Les Dursleys sont toujours en vie et Hestia ne semblait pas avoir remarqué quoi que ce soit d'inhabituel ni n'agissait comme si elle avait été Imperiusée. En douceur, mais reste vigilante. Sois prête à tout, Hermione."
Dora gravit les dernières marches et s'avança à pas feutrés de la porte d'Harry. Elle frappa et, sans attendre de réponse, l'ouvrit à la volée en entrant dans le même mouvement, baguette pointée à mi-chemin entre le sol et l'espace qui lui faisait face.
"Approche prudente. Tu me dois cinq gallions!" Une voix féminine résonna dans la pièce et assaillit les oreilles de Dora. Ses yeux se plissèrent jusqu'à n'être que deux fentes alors qu'elle examinait la rouquine qui était assise face à Harry sur son lit, une poignée de cartes à la main. Elle fit un large sourire au petit-ami de Dora qui grommelait et se frottait les tempes. "Et aussi, pioche."
"Fichu jeu de carte de merde, fichu chance de merde, fichu pari de merde." Il fixa Dora et Hermione d'un œil accusateur et pointa un doigt vers elle. "Et vous deux! Vous êtes censées être inquiète pour ma vertu et ma sécurité! Une fille bizarre dans ma chambre, vous devriez entrer en jetant des sorts à tout va!"
Le cerveau de Dora eut une raté pour la troisième fois ce matin-là alors que ses yeux faisaient des allers-retours entre les deux personnes sur le lit, essayant désespérément de donner un sens à cette situation. "C'est quoi. Ce. Bordel?"
"Yo, je suis Cordelia. Alors, j'ai cru comprendre que tu es celle qui a brisé le Temps?"
A/N: Et voilà un départ sur les chapeaux de roue! Je vous voie d'ici: "Hein? De quoi? C'est qui ça? Tu ne vas pas nous dire qu'il n'y a pas de suite pour le moment et que ça s'arrête là?!'
Et bien il n'y a pas de suite pour le moment à cette fic-ci, CEPENDANT il y a un one-shot que je n'avais pas vu qui permet de comprendre certaines choses sur ce personnage et un autre que vous avez peut-être déjà deviné.
J'ai toujours beaucoup de travail, le one-shot mettra donc peut-être quelques temps à sortir. Tout dépend de si j'ai la flemme de travailler et envie de traduire! Je ne garantie rien.
(J'ai hésité à attendre de traduire le one-shot pour vous sortir les deux ensemble, mais je me dis que ça ferait peut-être une longue attente? Et puis maintenant, ça vous laisse avec des questions sur qui sont ces personnages! *rire sadique*)
