Maudit :
Prologue :
11 août 2011, Manoir Prince, cuisine :
Nous retrouvons Harry dans sa cuisine, en pleine préparation de gâteaux. Le jeune brun s'était découvert une passion pour la pâtisserie. Dès lors qu'il n'y était plus obligé, Harry y avait trouvé un certain réconfort. Dès qu'il avait fini une recette, il en faisait profité tous ses proches. Certains disaient même qu'il faisait concurrence à Molly Weasley. Celle-ci adorait pâtisser avec lui. Une fois, les deux avaient réussi l'exploit de remplir la cuisine de gâteaux à ne plus en voir les tables. Ils avaient continué à s'amuser jusqu'à ce qu'il se rendent compte qu'il n'y avait plus de place pour poser leurs créations. Ils durent envoyer le surplus à Poudlard, pour que leur dur labeur ne soit pas gâché.
Le brun était, en ce moment, en train de se trémousser sous une musique entraînante provenant de la radio, ensorcelée par les jumeaux. Il lisait une recette trouvée dans l'un des livres de cuisine qu'Hermione lui avait offerts à Noël. Tout en rythme, il faisait venir à lui les ingrédients, dont il avait besoin, tout en continuant sa préparation et en dansant. Il n'entendit pas la personne, arrivant derrière lui, l'enlaçant contre lui. Harry, pas surpris, se cala contre ce corps, un sourire satisfait sur le visage. Il se frotta sur le son de la musique, puis se retourna, embrassant son mari.
-Oh, tu es de bonne humeur, à ce que je vois.
-Je t'aime, sourit le brun.
Severus souleva son brun, le posa sur le plan de travail, d'où il avait écarté d'un mouvement de bras, les plats présents. Le couple ne prit même pas la peine d'éteindre le musique, ni de se rendre dans leur chambre, ils s'épanchèrent à prendre leur plaisir où ils étaient. Ce n'était pas comme s'ils ne l'avaient pas déjà fait un peu partout dans la maison, traumatisant de ce fait, leur fils et visiteurs, qui savaient désormais, qu'ils devaient prévenir de leur arrivée, par Patronus. Car, même si quelqu'un venait à l'improviste, la personne savait que les mariés ne s'arrêteraient pas en plein acte. C'est pourquoi, ils avaient troublé plusieurs personnes, certaines n'étaient même plus jamais revenues chez eux.
Et il semblerait qu'aujourd'hui ne soit pas une exception à la règle. Edan Potter, quatorze ans, venait d'entrer dans la cuisine, tel une furie. Au départ, il ne vit pas ladite scène. Ce ne fut que quand il reçut les robes de sorciers de son père, en pleine figure, qu'il comprit.
-Non, mais, franchement ! Père, Daddy ! Souffla-t-il, hors de lui, lançant la robe au sol et repartant tout aussi de mauvaise humeur.
Pas le moins du monde dérangés par l'arrivée de leur fils, les deux hommes continuaient leur affaire. Ce ne fut qu'après que leurs hormones furent calmées, qu'Harry se remémora l'arrivée de leur fils, plus que de mauvaise humeur. Il embrassa son mari et, tout en lançant des sorts de nettoyage, il se rhabilla partant aux nouvelles. Harry parcourut les nombreux couloirs du manoir Prince, pour se rendre aux appartements de son fils. Une fois devant sa porte, il frappa. Tout d'abord, il n'eut pas de réponse, puis, avec un peu de patience, il entendit Edan.
-Va-t-en !
-Edan, que se passe-t-il pour que tu sois de si mauvaise humeur ?
-Rien ! Va-t-en, j'te dis, Papa !
-Tu sais que tu peux tout nous dire, à ton père et moi ?
-Je sais !
-Bon, je te laisse, n'hésite pas à venir s'il t'en prend l'envie...
Harry n'attendit pas la réponse et partit rejoindre Severus. Quand il en parla avec lui, celui-ci répondit qu'il valait mieux le laisser tranquille, quelque temps, qu'il finirait par venir de lui-même.
Plusieurs jours passèrent sans vraiment que les choses changent. L'ado semblait toujours de mauvaise humeur, voire morose, par certains moments. Harry se posait vraiment des questions. Il commençait à être inquiet. Ce fut au moment où il allait tirer les vers du nez de son fils, que celui-ci vint, penaud.
-Papa, j'ai besoin que tu m'aides.
-Qu'y a-t-il ? C'est grave ?
-Non... Enfin si... Dans un sens oui... Dit-il, en soufflant, désemparé.
-Je t'écoute, mon fils, dis-moi et je verrai si je peux t'aider.
-C'est que... il y a un garçon... je l'aime bien... un peu plus que bien... Mais, à chaque fois que j'essaie de lui parler, il m'envoie boulé... répondit le jeune homme, désespéré.
-Oh ! Je vois. Tu veux des conseils en amour ?
-Enfin non... oui, euh... dis, Papa, comment vous vous êtes rencontrés Père et toi ?
Harry partit dans un fou-rire.
-Ton père et moi, c'est une histoire assez compliquée, en fait. Au départ, lui et moi, on ne pouvait pas se voir en peinture... Ton père me détestait et moi, j'étais un jeune ado idiot.
-Non !? On dirait pas, vu comment vous vous comportez, tous les deux maintenant...
-Eh bien,tout a commencé par un malentendu, puis, on a été obligés de se fréquenter tous les deux et, au fur et à mesure, on a fini par comprendre que nous n'étions pas si différents l'un de l'autre. Mais, je ne vais pas dévoiler les secrets de ton père... Sache seulement, qu'en ces temps troublés, nous trouver a été la meilleure chose qui aurait pu nous arriver.
-Ah ! C'est arrivé pendant la guerre ?
-Oui, j'étais encore étudiant. D'ailleurs, ton père était assez déboussolé.
-Père ? Déboussolé ?! Je ne te crois pas, là, papa. Même Mamie Molly n'y arrive pas !
-Crois-le ou non, si cette affaire n'avait pas eu lieu, je ne sais pas si ton père et moi aurions réussi à nous trouver.
-Papa, arrête de tourner autour du chaudron ! Et dis-moi tout !
-Tout ça a commencé par...
