Salut ! Ça y est, c'est le dernier chapitre de cette très courte fanfiction. J'espère que cette fin va vous plaire !

Que vas-t-il se passer ensuite ? J'ai dit que je publiais cette fiction le temps que je trouve quelle autre fanfiction j'allais publier sur ce fandom. Et j'ai une bonne nouvelle pour vous, mon cerveau a eu deux idée de nouvelles histoires ! La première fait assez histoire d'horreur et je ne l'ai pas encore écrite, l'autre est un NashAka dont l'idée m'est venu d'un commentaire de SesilliaS (décidément, tu es ma muse !). Si vous voulez aller lire le résumé de cette nouvelle histoire, il se trouve sur mon profile (I order you to survive).

Je ne publierai cependant pas ce nouveau NasAka tout de suite. Je n'ai écrit "que" 13 chapitres de cette histoire et j'attends d'en écrire un peu plus pour être sûre de ne pas être à court. En attendant, je publierai Deux petits pas sur le tatami et un OS sur KNB. Je vous conseil donc de me suivre ou de regarder mon profil chaque week-end en attendant ma prochaine histoire ^^

Auri Sei : Salut ! J'avais peur qu'Aomine fasse trop OOC ^^ Contente que cette version de lui te plaise ! Oui, déjà le dernier... mais comme tu l'a peut-être lu plus haut, j'ai de la réserve ! Mon cerveau a bien travaillé durant les deux dernières semaines ^^ Merci d'avoir lu cette fiction. J'espère te voir sur la prochaine !

Bonne lecture !


Chapitre 6 : Colère et sensualité

Nigou avait les yeux bleus. Kuroko ne s'en était jamais rendu compte. Il les avait toujours vus gris. Mais maintenant, il y retrouvait le même bleu turquoise que les siens. Désormais, dans le miroir, Kuroko ne se voyait plus en nuances de gris. Il voyait ses cheveux couleur de ciel, ses yeux clairs.

La guérison était-elle proche ? C'était sûrement le cas. Kuroko ne pouvait nier qu'il se sentait un peu mieux depuis sa rencontre avec la Confiance deux jours auparavant.

Aujourd'hui, il était censé retourner travailler. Nijimura, son patron, l'avait convoqué. Le jour du licenciement était-il arrivé ? Kuroko ressentait un mélange d'appréhension et de soulagement. S'il perdait son emplois, il pourrait tout recommencer à zéro et mettre à exécution les conseils de la Confiance. Il se savait capable de faire autre chose que d'agencer des couvertures de magazines. Kuroko voulait du changement, il voulait redevenir maître de sa vie.

Mais il semblerait que l'ultime étape de sa guérison ne soit pas encore franchie. Il lui restait encore un peu de travail à faire sur lui. Un sentiment ne parvenait pas à le quitter.

Kuroko était en train d'enfiler une chemise blanche et de nouer une cravate quand il entendit Nigou aboyer devant la porte. Encore un visiteur ? À cette heure-ci ? C'était peut-être Momoi. Cette fois-ci, Kuroko lui ouvrira et lui expliquera ce qui ne va pas. Il se confiera enfin à elle. Il était temps qu'il lui fasse confiance.

Mais ce n'était pas Momoi. Quand Kuroko ouvrit la porte, il tomba sur un jeune homme au teint très pâle et aux cheveux rouges flamboyants. Ses yeux tout aussi rouges étincelaient d'une lueur de défit.

-Je peux savoir qui vous êtes ?

Le garçon aux cheveux rouges sourit d'un air presque narquois.

-Je suis la Colère.

Voilà un sentiment qui n'était pas étranger à Kuroko. Il le ressentait en permanence. La Colère ne lui demanda même pas l'autorisation d'entrer avant de passer la porte.

-Je... Vous tombez mal. Je dois aller travailler. Mon patron tient à me parler.

-Et bien tu n'ira pas. On a des choses bien plus importantes à faire toi et moi.

-Je ne peux pas. Si je n'y vais pas...

-Tu vas te faire virer ? Ce ne serai pas une mauvaise nouvelle. Tu n'es plus fait pour ce boulot.

Pendant qu'elle parlait, la Colère faisait le tour de l'appartement et observait chaque élément. Il prenait en main des vases, des cadres photos et semblait les soupeser.

-Je vais devoir vous demander de partir. Ou alors je vous enferme là pour la journée.

-Tu es vraiment borné, hein ? Tetsuya, je t'ai dit qu'on avait plus important à faire. Ton patron peut attendre.

-Mais...

-Depuis combien de temps vis-tu ici ?

-Depuis que j'ai commencé à travailler. Ce n'est pas la question...

-La charge émotionnelle doit être importante... Très bien ! Sortons !

-Je...

La Colère offrit à Kuroko un regard froid et lui demanda de le suivre d'un ton sans réplique. Kuroko soupira, enferma Nigou et descendit les escaliers sur les pas de la Colère.

Dans la rue, il n'y avait presque personne.

-Où allons-nous ?

La Colère sortit de sa poche des clés de voiture et déverrouilla une berline noire garée devant l'immeuble.

-Euh... c'est la voiture de mon voisin ?

-Ah oui ? Et bien il n'avait qu'à pas laisser traîner ses clés. Montes.

Kuroko hésita longuement. Monter dans une voiture volée avec la Colère au volant. Il n'était franchement pas rassuré. Mais la Colère le regarda d'un œil noir en le voyant hésiter et Kuroko fut contraint de lui obéir quand bien même il n'en avait pas envie. Il monta à la place passager et son premier réflexe fût d'attacher sa ceinture.

Depuis l'accident, Kuroko était déjà remonté en voiture. Chaque fois, il avait dû prendre sur lui pour garder son calme. Mais là, il était tellement stressé avec la Colère au volant qu'il ne repensa pas une seconde à l'accident qui avait tué sa famille.

Il suffisait qu'un piéton ne traverse pas exactement sur un passage piéton, qu'une voiture roule trop doucement, qu'un feu soit rouge au mauvais moment (du moins, Kuroko supposait qu'il était rouge car lui le voyait gris) pour que la Colère se mette à soupirer et s'agacer. Kuroko n'osait pas parler. Il avait l'impression que le moindre mot de travers allait faire exploser le garçon à côté de lui. Il se montrait déjà très créatif pour insulter les autres conducteurs.

Enfin, ils sortirent de la ville et la Colère eut bien moins l'occasion de s'exprimer. Les routes étaient plus calmes et il n'y avait plus de feus rouges. Ils allèrent dans les terres, dans les campagnes, là où Kuroko avait grandit. Il traversèrent de petites villes, des rizières, des forêts. Enfin, ils montèrent une route de montagne jusqu'à s'arrêter sur le bord dans un petit espace de camping avec une table.

Il y avait un promontoire rocheux. On voyait toute la petite vallée encerclée par les montagnes. À une dizaine de mettre en contrebas, un petit lac.

La Colère s'approcha du bord et regarda en bas.

-Approche donc, Tetsuya. N'aie pas peur. Je ne vais pas te pousser.

Il disait cela mais une lueur taquine flamboyait dans ses yeux rouges.

Kuroko osa s'approcher et regarda le petit lac en contrebas.

-Et donc ? Pourquoi faire une heure et demie de route pour venir ici ?

-Il n'y a personne aux alentours et rien de valeur à casser. Voilà ce que je veux qui tu fasses : tu vas exprimer et extérioriser toute ta colère.

La Colère ramassa une pierre sur le sol et la lança de toute ses forces dans l'eau du lac.

-Hormis terroriser quelques poissons, tu ne peux faire de mal à personne. Dans ton appartement, tu aurais sûrement dû abîmer quelques objets.

La Colère fit un pas en arrière et invita Kuroko à se mettre à sa place. Il regarda le lac, les pierres sur le sol à ses pieds. Il en prit une dans la main.

-Tu peux crier aussi. Fais tout ce que tu veux.

Kuroko lança la pierre qui retomba dans le lac. Il entendit un claquement de langue désapprobateur derrière lui.

-Non, tu manques de conviction. Ce n'est pas un jeu !

La Colère prit une pierre et la mit dans la main de Kuroko.

-Pense à cette foutue biche dans le champs, pense à ce putain de conducteur de camion. S'il y en a bien un qui était en tord, c'était lui ! Tu n'as jamais voulu l'admettre car tu trouvais plus commode de prendre sur toi toute la culpabilité. Mais c'est lui le responsable ! C'est lui qui empiétait sur la route, qui a coupé le virage. Il est vrai que tu as attiré l'attention des tiens à ce moment sur la biche, mais cela n'a rien changé. Même si ton père avait été complètement attentif, il n'aurait pas pu éviter ce camion.

-Mais ce type est venu nous aider ensuite.

-Oui, il t'a sortis de la voiture. Il a été aussi inutile que toi pour sauver les autres. Si toi qui était blessé tu n'as pas pu le faire, lui aurait peut-être pu faire plus. Tu ne crois pas ? Arrête d'être la victime. Pourquoi ne pas avoir porté plainte contre lui ?

-Je ne voulais pas. Je ne voulais pas traîner un procès derrière moi, devoir dire et redire ce que j'avais vécu.

-Mais cela t'aurait assurément aider à tirer un trait sur cette histoire et à rendre justice à ta famille. Il n'y a pas encore prescription sur le dossier. Tu peux encore porter plainte contre ce type.

-Ce n'est pas juste pour lui, il a tenté de se racheter !

-Et alors ? Ce n'est pas juste pour toi non plus ! Pourquoi prendre le partis du coupable ? C'est lui qui a coupé ce virage ! Tu n'as rien fais de mal alors arrête de culpabiliser ! La seule chose que tu n'as pas fait, c'est venger tes parents !

Kuroko repoussa le plus violemment possible la Colère. Il était furieux. Comment pouvait-elle dire des choses aussi affreuses ? Était-ce des parts de vérité que Kuroko n'avait jamais voulu admettre ? La pierre que la Colère lui avait donné, il tenta de la lui lancer dessus. Mais il l'évita d'une geste ample et précis. Kuroko prit un autre pierre, la lança dans le lac en hurlant. Puis, il ne saisit une autre, la lança. Encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'ait plus de munition sous la main et qu'il sente la rage qui l'avait prit retomber.

Il était en larme. Mais il se sentait apaisé. Il avait crié, hurlé ce qu'il pensait. Enfin, le calme semblait être tombé sur son esprit.

Il se retourna. La Colère était là, adossée à un arbre dans une posture étonnement sensuelle.

Kuroko avança d'un pas ferme vers lui. Il le plaqua contre l'arbre avant de l'embrasser. Il ne savait pas pourquoi il faisait ça, pourquoi il était soudainement submergé par ce désir. Il voulait évacuer quelque chose, tout ce qu'il ressentait. Il avait la tête qui tournait, le cerveau fourmillant d'idées.

Il se déshabilla, entendit la Colère soupirer à son oreille.

-C'est bien, Tetsuya.

Il ne réfléchit pas. Ses doigts s'emmêlèrent dans ses cheveux si doux et lisses. Il embrassait ses lèvres pulpeuses, caressait sa poitrine. Il sentait ses hanches larges entre lesquelles il se glissait. Le désir se faisait plus grand, plus fort.

Enfin, Kuroko jouit. Il embrassa la peau pâle sous lui et réalisa alors qu'il n'était plus dans la forêt, sur le bord de cette route. Il était dans un lit, allongé sur Momoi. La jeune fille regardait le plafond en souriant, elle semblait à la fois ravie et surprise.

Elle tourna lentement le visage vers lui et caressa sa joue.

-Momoi-san... soupira Kuroko avant de l'embrasser avidement.

S'il ne se sentait pas si fatigué, il lui aurait sûrement refait l'amour sur le champ. Il ne se souvenait pas comment il était arrivé là. Mais il s'en fichait. Peut importait ce qui s'était passé. L'important était qu'il était là, contre elle, avec elle et qu'enfin, il se sentait vivant. Il n'avait pas cette lourdeur sur les épaules, dans la tête. Il était léger, épanouis.

Il réalisa alors que les cheveux de Momoi qu'il voyait auparavant gris était désormais d'un beau rose pâle. Il avait retrouvé toutes les couleurs. Il était guérit.

-Je t'aime, souffla Kuroko. Je suis tellement désolé de te le dire si tard.

-Ce n'est rien, murmurât Momoi.

-En plus de ne pas te l'avoir dit, je ne te l'ais pas montré non plus. J'étais si mal...

-Je sais. Mais tu vas mieux, non ?

-Oui, je crois.

Momoi se déroba à l'étreinte de Kuroko et alla prendre une douche. Elle revint enveloppée dans une serviette puis informa Kuroko qu'il commençait à se faire tard.

-Tu reste dormir ici ?

-Nigou est tout seul...

-D'accord.

Il aurait bien voulu demander à Momoi quand il était arrivé, ce qu'ils avaient fait avant d'en arriver là, puis réalisa que ces questions n'avaient pas beaucoup de sens. Il était là. Il était heureux.

Néanmoins, quand Kuroko rentra chez lui après de long au revoir avec Momoi où il s'excusa encore une fois de l'avoir fait attendre, de l'avoir mise de côté, Kuroko constata que la voiture de son voisin était bien sagement garée devant l'immeuble. La Colère l'avait-elle vraiment empruntée ?

Nigou attendait son maître derrière la porte et sembla remarquer qu'il allait mieux car il se montra très joueur et câlin. Pour la première fois depuis des mois, Kuroko passa une bonne nuit. Pas trop de cauchemars ou d'idées morbides. Il se réveilla le matin avec l'esquisse d'un sourire à l'idée de revoir Momoi.

Quand il arriva au travail, c'était d'un pas décidé, ignorant les regards interrogateurs de ses collègues. Il se dirigea vivement vers le bureau de Nijimura et entra sans frapper.

-Kuroko ?

-Bonjour, Nijimura-san. Vous vouliez me voir hier ?

-Oui... en effet.

Nijimura le regarda de haut en bas, à priori très surpris de voir Kuroko coiffé, habillé normalement et de bonne humeur.

-Permettez-moi de parler en premier. Je sais que je n'ai rien fait ces derniers mois. J'allais mal. Je n'avais plus envie de rien. Ça va mieux. J'ai... je pense avoir remonté la pente. Pour autant, je ne sais pas si j'ai envie de continuer ce travail. Je sais que mes collègues ont appris à faire sans moi et je me demande si ma présence permettra un meilleur travail où si je serai un handicap.

-Je suis heureux de voir que tu vas mieux, Kuroko. Mais apprendre que tu remontes la pente pour quitter mon entreprise... Je ne t'ai pas payé six mois en attendant que tu t'en remette pour que tu nous lâche. Avant que tu prennes la décision de nous quitter, je veux que tu essais de retravailler avec tout le monde, d'accord ? Je ne peux pas t'empêcher de démissionner si tu sens que ce métier n'est plus fait pour toi.

-D'accord. Merci de m'avoir écouté.

Nijimura lui renvoya un demi sourire puis le congédia.

Dans l'open space, Momoi le regardait, grand sourire aux lèvres. Elle lui demanda immédiatement comment s'était passé l'entretiens. Kuroko lui fit part de ses réflexions et questionnements sur son travail.

-Quoique tu décides, Tetsu-kun, je serai toujours de ton côté.

-Je sais, Momoi-san, répondit-il en souriant et lui caressant tendrement la joue.


Et voilà ! J'espère que vous avez apprécié cette fin !

Merci d'avoir lu jusqu'au bout !

On se retrouve la semaine prochaine pour un OS et Deux petits pas sur le tatami, et sûrement dans deux semaines pour ma nouvelle histoire ! Bisous !

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