Hello tout le monde !

Bon, pas de surprise, me revoici avec du Malec mdr J'espère que, comme les précédents, celui-ci vous plaira ^^ Oh e sachez que je vais au plus vite pour répondre à vos adorables reviews ! :D

Bonne lecture ~


Promesse

Magnus, observait son bel Alexander, allongé sur le canapé, sa tête reposant sur les cuisses fermes de son petit-ami. Une main douce, étonnement sûre et non tremblante, fourrageait dans ses mèches exempt de gel, lui tirant un agréable soupire. Il se sentait bien, là, en compagnie de son Chasseur d'Ombres, sans distraction extérieure.

Cela ne leur était pas arrivée depuis longtemps, il y avait toujours quelqu'un pour les interrompre, une réunion de dernières minutes, des chasseurs étrangement incompétents depuis qu'Alec était à la tête de l'Institut, des frères et sœurs envahissant ou des clients exigeant ses services pour une urgence ou soit disant pour une urgence. L'un comme l'autre ne pouvait pas juste couper leur téléphone et exiger que le monde les oublie, leur peuple comptait sur eux, écrasant leurs épaules d'un poids qu'ils avaient plaisir à supporter, la plupart du temps.

Alors, être juste là, au loft, dans un calme absolu, profitant simplement de la présence de l'autre, c'était réconfortant, revigorant. Depuis plusieurs semaines, ils s'étaient simplement croisés, et encore si ils avaient assez de chance pour s'apercevoir au matin ou au soir, l'un étant souvent parti avant que l'autre ne se réveille. Leurs journées étaient longues et épuisantes, d'autant plus que Valentine ne leur facilitait pas la tâche, multipliant les attaques à tout bout de champ, laissant ses petites expériences faire des dégâts considérables dans leurs rangs. C'était de plus en plus compliqué de lui tenir tête, ses jouets étaient coriaces, présentant à chaque fois de nouvelles caractéristiques et les forçant à revoir leurs données.

C'était éreintant, pensa-t-il vaguement, laissant ses paupières se fermer.

Ainsi installé, Magnus se sentit soudainement épuisé, comme si la charge du monde actuel et passé venait de lui rompre les os. Son corps devenait lourd, fatigué de rester fort et droit. Son esprit était blanc se déchargeant de ces murs protecteurs, branlants, qui s'écroulèrent comme un château de cartes. Le poids de son cœur mainte fois écrasé sans pitié, pressé jusqu'à ce qu'il ne puisse plus sans se saigner d'avantage, brisé par les doux murmures trompeurs et déchiquetés avec rage par ces êtres qu'il avait aimé remonta douloureusement dans sa gorge, l'étranglant perfidement.

Il était juste éreinté, submergé par tous ces siècles d'existence ternes, bercés dans une nuance de gris qui lui, avant sa rencontre avec Alec, lui convenait parfaitement. Après tout, c'était tout ce à quoi il pouvait aspirer. C'est pas comme si il méritait mieux, pas vrai ? Il n'était qu'une créature abjecte, un meurtrier qui essayait de s'acheter dans un monde qui n'était pas le sien. D'ailleurs, il n'avait même pas le droit à ce bonheur, cette étincelle de vie qui battait en lui, qu'il vivait auprès du Nephilim.

Il n'avait pas le droit de le souiller Alexander avec ces mains couvertes de sang, ce corps sale dont il était si fier car il allumait la luxure dans le regard de quiconque et encore moins avec son amour tordu, possessif et coupant ! Le pauvre garçon ne méritait pas les meurtrissures qui jonchaient ses doigts alors qu'il conservait précieusement son cœur handicapé, disloqué au creux de ses mains chaudes et aimantes. Il ne méritait pas de se couper sur les bords tranchant à chaque fois qu'il tentait de le réparer, de le réconforter lorsqu'il parvenait à déchiffrer ses insécurités sans qu'il ait besoin de s'exposer, lui évitant une humiliation cruelle. Non, non, non, non, non ! Il ne méritait pas tout ça ! Encore moins ses lèvres pécheresses lorsqu'ils s'embrassaient ou ses mains écœurantes caressant sa peau pâle lorsqu'ils se câlinaient sur le canapé ou au lit.

Son Alec méritait tellement mieux. Une créature douce, forte, avec un vrai sens moral, un Chasseur d'Ombres. Quelqu'un de son espèce afin que les persécutions, du fait qu'il se soit laissé manipuler par une créature obscure, cesses et qu'il puisse vivre sa vie librement, sans le jugement constant des deux mondes.

Voilà ce qu'il méritait. Et non un pauvre Démon prêt à s'écrouler (parce que u, jeune homme honnête, aimant sans concession et adorable s'était introduit entre ses défenses, les contournant habilement pour appliquer, avec précaution, un baume cicatrisant sur ses nombreuses plaies) et qui risquerait de le blesser ou, au pire, de le tuer avec sa magie infernale !

Cette simple pensée lui glaça le sang. Oh, par Lilith ! Il aurait pu tuer Alexander ! Il aurait pu le blesser à chaque instant Il aurait pu perdre le contrôle, le transformant en une carcasse agonisante et brûlée ! Il aurait pu... Il aurait pu... Il aurait pu... !

Soudainement, comme par magie, tous ces décombres, toute cette lourdeur et cette fatigue plombante s'envolèrent. Comme si rien de tout cela ne lui avait comprimé la cage thoracique, expirant tout l'air de ses poumons, le laissant suffocant.

Papillonnant des yeux, il remarqua qu'ils n'étaient plus dans le salon. Ils étaient allongés sur leur lit, Alec le serrant avec force contre son corps, l'un de ses jambes rejetée par dessus ses hanches, l'enveloppant complètement dans un cocon protecteur. Le sorcier était sûr que si son Ange possédait des ailes, il les envelopperait pour les couper du monde. Son visage était enterré dans le cou pâle, ce même cou qu'il ne prenait plaisir à maltraiter à chaque fois qu'il en avait l'occasion.

Il inhala, discrètement, l'odeur de bois de santal – son beau Nephilim ne jurait plus que par cette senteur depuis qu'il l'avait senti dans la salle de bain et qu'il savait qu'il le fabriquait lui-même – mélangé avec un soupçon de vanille. Cela lui tira un sourire, la fierté coulant dans ses veines, heureux qu'Alexander soit suffisamment en confiance avec lui pour ce permettre cette petite fantaisie de folle comme le disait Robert.

Magnus se souvenait avoir surpris un Alec rougissant qui lorgnait, lors d'un rendez-vous, sur un magasin de parfum. Cela l'avait surpris, son bel Ange ne s'était jamais montré coquet mais il fut ravi lorsqu'il parvint, dans un désordre bégaiant, à lui avouer qu'il aimait le parfum à la vanille. Isabelle avait pour habitude, lorsqu'elle était petite, d'en porter et un jour, elle l'avait asperger en riant. Il n'y avait rien de mal là-dedans, si ce n'était que ses parents l'avaient fortement conseillé de ne pas se comporter comme un enfant et surtout comme une fille alors qu'il était un garçon, car c'était bien connu, seules les filles pouvaient porter ce genre de senteur.

Cela ne l'avait pas surpris, ils connaissaient Maryse et Robert pour savoir que ce genre de « déviance » ne leur plairait pas. Il l'avait ensuite réconforté, lui assurant qu'il n'y avait aucune honte à préférer des senteurs plus douces, et ce même si l'on était un homme et que cela n'avait rien avoir avec son orientation sexuelle. C'est ainsi que, quelques jours plus tard, une bouteille de parfum à la vanille trônait dans la salle de bain.

Il revoyait parfaitement ce petit sourire hésitant, cette rougeur agréable courant jusqu'à ses oreilles et ses yeux brillant de plaisir. Ce fut l'une des plus belle chose qu'il n'ait jamais vu et le meilleur remerciement qu'il n'ait jamais eu durant des siècles.

Revenant au temps présent, il sentit alors un léger mouvement comme si Alec enfonçait son visage dans ses cheveux tel un chat, essayant de le réconforter du mieux qu'il pouvait. Ses doigts traçaient des arabesques apaisantes dans son dos, remontant sa colonne vertébrale jusqu'à la base de sa nuque tandis que des murmures doux et sincères réchauffaient son âme, nettoyant son esprit de ses expériences passées.

« Tout va bien, Magnus. Je te tiens, plus rien ne t'arrivera. »

Ce fut tout ce dont le Grand Sorcier de Brooklyn avait besoin. Ses yeux se fermèrent de nouveaux, son subconscient submergé par des couleurs chatoyantes et des paillettes. Son monde était plus beau , largement plus supportable depuis sa rencontre avec Alexander alors, lorsqu'il lui assurait que plus rien ne lui arrivera, il ne pouvait que le croire. Car, jamais, son bel Ange ne lui ferait du mal ou ne lui briserait le cœur. C'était une promesse.


Voilà, voilà ! ALors, vous en pensez quoi ? A la base, ce n'était pas censé être un début d'introspéction sur le personnage de Magnus mais... QUe voulez vous ? Ce type est trop craquant dans la série ! Et lorsqu'il se montre vulnérable, ohlalala ! Bref, je sais qu'il y avait plus de matière à faire mais j'avais pas le courage de démolir ce pauvre Magnus alors restons soft, pour le moment mdr

Bye ~