Bon, j'ai fait un essai pour voir si mettre mes textes à part changeait les vues mais comme j'en ai pas l'impression, celui là je le remets à sa place légitime dans le WTF (désolé du coup si vous l'avez déjà luuuu)

OoO

Divination.

Agenda divinatoire du mois de mars de S. O. Black.

De ce troisième mois de notre calendrier lunaire, ce que j'en interprète :

Le premier, notre infortunée planète viendra s'interposer d'un bond entre Jupiter et Saturne, provoquant une chute des températures d'environ 250 degré Fahrenheit. J'aimerai dès ici émettre mon avis personnel en préconisant le tricot d'une écharpe géante et la déversion de nos stocks de pimentine pour prévenir une éventuelle pneumonie de notre planète qui pourrait, en cas d'éternuement, nous projeter dans une autre galaxie. Alors le positionnement des étoiles serait tout changé et mes prédictions deviendraient fausses ce qui s'avérerait être un sacré paradoxe parce que je suis connu pour avoir toujours raison.

Le deux, la Terre reviendra à sa place dans une valse de révolutions qui, toute logique oubliée, nous fera prendre des années à la vitesse de la lumière.

Le trois, nos descendants célébreront la naissance du quatre-vingt-quatre milliardième habitant de la terre. Comme seul un continent aura été épargné par la montée des eaux que j'ai oublié de prédire le jour d'avant à vingt-trois heure quarante-et-une précise, les gens se défenestreront de leurs appartements du cent vingt-deuxième étage pour assister plus vite au concours de château de sable organisé en hommage au nouveau-né. Leurs os fissurés deviendront poudre qui se mélangera au sable provoquant une réaction semblable à nos retourneurs de temps et suite à ça, nous reviendront exactement au premier mars de cette année.

Nous revenons donc au un. Après avoir génocidé les environ quatre-vingt un milliard d'habitants transportés par erreur dans notre époque qui ne s'étaient pas défenestrés, quatre garçons élu des dieux réussiront le miracle de convaincre la planète à ne pas faire sa chieuse et à rester bien sagement à sa place, entre Vénus et Mars. Cela provoquera un paradoxe temporel que nous prendrons soin d'ignorer pour la bonne poursuite de ce devoir.

Le deux, j'obtiendrai ma note à ce devoir et j'en serai satisfait.

Le trois, Neptune réalisera un dangereux looping. Les centaures de la forêt fixeront le ciel sans jamais ciller, perplexe quant à cet événement. Profitant qu'ils se seront positionnés sur une ligne de deux kilomètres et qu'ils seront entrés dans une sorte de transe, notre professeur de soins aux créatures magique organisera un saute-mouton géant. Du fait de la hauteur du dos de certains centaures et de la maladresse des élèves, nous compterons deux blessés graves à la fin de la journée.

Le quatre, les deux blessés de la veille passeront l'arme à gauche dans la nuit, provoquant la mise à pied du directeur de notre école. Enfin libéré de ses obligations envers ses élèves, il partira botter le cul à ce petit merdeux de mage noir qui monte en puissance ces jours derniers, nous donnant par là un avenir de façon plus certaine qu'en nous obligeant à rendre cinquante putains de centimètres de parchemin sur la transformation du canari en pied de table.

Le cinq, je copierai cent fois " La vulgarité dans mes devoirs est un manque de respect pour mes professeurs ". Comme j'écris doucement, ça me prendra toute la journée.

Le six, après une attaque au mou empoisonné, notre sous-directrice sera alitée dans ses quartiers. Une compétition entre professeurs s'organisera pour déterminer qui prendra sa place au sommet des responsabilités de l'école.

Le jeu sera féroce. Le soir nous déplorerons un taux de survie d'environ cinq pourcent de l'équipe enseignante. Le professeur Flitwick s'installera seul au dîner sur le fauteuil du directeur, sa robe encore tachée par le sang de ses anciens collègues.

Le sept, une grande campagne de recrutement est mise en place. Je suis instantanément bombardé nouveau professeur de divination. Mon temps sera dédié à redécorer votre ancien bureau selon mes goûts.

Le huit, du haut de ma tour, je fais une prédiction. L'herbe poussera si haut cette année, que les nuages brouteront. Comme cela s'annonce difficile à vivre depuis le sol, je demande l'importation d'un millier de moutons et de vaches en renfort pour désherber.

Le neuf, le contingent de vaches arrive. Elles se reposent sur les berges du lac en regardant passer le calmar géant de dix heure cinquante-neuf. La paix est revenue au château et les cours reprennent.

Le dix, nous fêtons l'anniversaire du nouveau professeur de défense contre les forces du aïe.

Le onze, encore sous le coup de la soirée arrosée de la veille, le nouveau professeur de métamorphose décide de servir de cobaye à ses élèves. Malheureusement, dans le bordel ambiant, personne ne s'organise et il doit faire face à vingt-trois sortilèges lancés simultanément dans sa direction. Étonnamment, cet épisode laissera peu de dégâts. Il semblerait que tout le monde se soit télépathiquement mis d'accord pour le transformer en étoile de mer.

Le douze, je décide que la tour de divination est définitivement trop éloignée des cuisines. Je déménage donc ma classe et enseigne à mes élèves la délicate science de la lecture de prophéties dans le grumeau de crêpe éclaté.

Le treize j'ai enfin finit de manger toutes les réserves de nourriture du château. Ma transformation en boule lipidique de dix mètres de diamètre munit de deux mains deux pieds me permet de chasser des proies grimpant à contre sens sur un terrain en pente. Malheureusement, les pierres du château se révèlent être stupidement horizontales et après qu'un petit malin ai profité de mon état de faiblesse pour me rouler de sorte que mes yeux soient face au plafond, mes élèves décident de sécher les cours.

De fait, plus personne n'est là pour me donner de l'élan.

Le quatorze, le professeur de défense contre les forces du aïe organise une série de feu de camp autour de mon corps en détresse. Il s'excuse et me promet qu'il essaiera d'éviter la colonne vertébrale en m'embrochant mais qu'ayant ingérer l'équivalent des réserves pour le prochain hiver, je me retrouvais être plus sacrifiable que les vaches du parc pour le repas de midi.

Je reconnais le bon sens de ses propos malgré mon envie de l'écraser. Après de houleuses discussions sur nos avenirs respectifs, il accepte de foutre le camp en échange d'une promesse de l'aider à bâtir une maison en chocolat.

Le quinze, ces deux jours de diète m'ont ramené à ma forme d'entant. Je mets le feu à la classe de défense par vengeance.

Le seize, le feu s'est étendu. Tout le monde évacue.

Le dix-sept, nous nous rendons compte de l'absence de notre professeur de métamorphose. Il est vrai qu'il est rare de voir une étoile de mer piquer un sprint, même lors d'alerte incendie. Ma récente tentative de meurtre sur patte me rappelle ma promesse.

Il est temps de rebâtir Poudlard.

Le dix-huit, nous entassons brique de chocolat sur brique de chocolat. Le soleil tape fort ce jour, faisant fondre la moitié de la production, déstabilisant les échafaudages et provoquant sept morts. Ajouter à cela la perte de contrôle du chef des travaux que nous surprenons trois fois en train de gober alégrement son propre projet, la reconstruction n'avance pas vite. D'un commun accord, l'équipe éducative décide d'instaurer le fouet et le coup de pied au cul.

Le dix-neuf au matin, le château est revenu, identique, fier et majestueux, quoique de couleur légèrement plus sombre. Je dépose un bonbon au citron au sommet de la plus haute tour discrètement, prit d'une soudaine nostalgie d'un temps moins totalitariste.

Le vingt, je décide que la destitution du tyran Flitwick est loin d'être une utopie. McGonagall est toujours agonisante dans ses anciens quartiers mais ce mou empoisonné devait certainement avoir un antidote. Je passe en coup de vent dans les cachots, où le nouveau professeur de potion tente de m'assassiner alors même que je n'avais pas proféré plus de trois insultes à son égard dans ma phrase d'introduction. L'infirmière, plus mesurée, me conseille un massage des coussinets et un gratte-gratte derrière l'oreille puissant.

Le vingt-et-un, ne m'étant pas sentit à la hauteur de la tâche, je pars à la recherche DU spécialiste du gratte-gratte derrière l'oreille.

Le vingt-deux, je trouve en la personne de notre professeur de métamorphose présumé mort après l'incendie, l'expert tant recherché. Je dépose soigneusement l'étoile de mer grillée sur le félin malade et je la contemple gratter à son rythme.

Le vingt-trois, l'étoile de mer gratte.

Le vingt-quatre, l'étoile de mer gratte.

Le vingt-cinq, l'étoile de mer gratte, gratte, gratte et se rétracte.

Le chat baille et ouvre doucement les yeux, qu'une lueur courroucée animera au moment où ils se poseront sur moi, probablement par habitude.

Le vingt-six, armé du chat, je fais le tour des résidents du château. Un seul regard sévère les ramène à leur place dans le monde. Les élèves en élèves, les profs en élèves, le tyran en prof, les vaches dans leur pré. Seul l'étoile de mer reste fidèle à son poste sur la tête du chat, grattant.

Le vingt-sept, nous fêtons l'anniversaire de l'étoile de mer. Je tente de la convaincre de changer de mode de vie mais elle semble être tomber amoureuse de notre nouvelle directrice. Je décolle mes deux amis de la rampe d'escalier qu'ils grignotent et nous attendons la nuit pour arroser d'alcool la tête de McGonagall. L'étoile de mer, d'un hic d'ivrogne glisse finalement au sol, libérée de sa tâche.

Le vingt-huit, la tour des gryffondors s'effondre.

Le vingt-neuf, l'ancien professeur de défense contre les forces du aïe disparait.

Le trente, je caresse inquiet le bonbon au citron sur la plus haute tour. Mon ami n'est toujours pas revenu. Notre ancien directeur sort du bonbon au citron sans prévenir. Il m'explique qu'il y est parti prendre quelques vacances bien méritées à la suite de sa victoire. C'est à ce moment-là que le château s'écroulera de nouveau.

Le trente-et-un, nous retrouvons sous les décombres mon ami disparut. Il se prend une retenue pour avoir mangé les fondations. Un stock de pierre arrive sur dos de sombrale et à la demande du concierge, la pratique du fouet est maintenue et l'esclavagisme toléré.

Je contemple la reconstruction, le cœur remplit d'espoir.

Demain sera un autre mois.