Coucou à tous !

J'espère que vous allez bien ! On se retrouve enfin pour le chapitre 7 !

Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas oublié cette histoire, mais j'ai un peu de mal à écrire en ce moment, donc la fin finira par arriver, mais dans assez longtemps quand même…

Je m'excuse pour les fautes d'orthographe, je ne me suis pas trop relue pour pouvoir poster ce chapitre le plus rapidement possible… Si vous voyez des fautes qui vous brûlent les yeux, n'hésitez pas à me le dire dans les commentaires !

Voilà, je vous souhaite une bonne lecture !


Peter ricana quand Derek entra enfin dans la voiture. À tous les coups il avait entendu la discussion entre Stiles et Derek. Le plus jeune prit la parole en premier.

- Tu sais que ce n'est pas très polie d'écouter les conversations des autres.

Bien sûr que Peter le savait, mais ça ne l'avait jamais empêcher de le faire jusque là.

- J'ai hâte de voir comment cette histoire va finir, dit-il juste. Toi et Stiles… j'adore l'idée !

Il se moquait clairement.


Des tee-shirts… il avait fait des tee-shirts ! Peter avait fait des tee-shirts sur leur couple ! Derek n'en revenait pas. Comment avait-il pût les faire en aussi peu de temps ? Trois jours pour fabriquer cinq cartons pleins, ça lui paraissait être rapide. Il en prit un et le déplia. Il était blanc avec sur le devant un photomontage grossiers de lui qui embrassait Stiles avec inscrits en gros les mots ''Love Sterek''. Mais où son oncle allait chercher ses idées tordus ?

Peter ricana à la vue des cartons qui étaient enfin arrivés.

- Tu pourras les monter dans ma chambre, mon cher neveu ?

Derek en était sidéré.

- Euh… non en fait. Tu vas te faire de l'argent sur mon dos en vendant ses tee-shirts, parce que c'est bien ce que tu comptes faire, n'est-ce pas ? Et en plus, c'est moi qui doit m'en occuper ? Donc c'est hors de question. Et tu as intérêt à t'en débarrasser rapidement.

Derek ne comprit pas pourquoi son oncle se mit à rire, jusqu'à ce qu'il se mette à parler.

- Tu t'énerves déjà pour ses tee-shirts, j'ai hâte de voir ta réaction devant les autres.

- Les autres ?

- Tu ne croyais quand même pas que je n'allais prendre qu'un modèle ? Il y a deux cartons qui vont bientôt arriver avec une image plus… explicite.

- Explicite ? C'est-à-dire ?

C'est à ce moment-là que la sonnerie retentit. Derek alla ouvrir. Le livreur posa les deux autres cartons devant lui et il grogna. Le timing était parfait. Il s'empressa de les ouvrir et en resta bouche bée. C'était une vraie photo d'eux cette fois, où on pouvait voir Derek fixait du coin de l'oeil un Stiles qui lui tournait le dos. Le regard qu'il posait sur l'adolescent était clairement protecteur et Derek ne se souvenait pas d'avoir un jour couvait Stiles comme ça. Peu importe, il était hors de question que Peter vende ses tee-shirts.


Pourquoi il avait accepté ? Mais pourquoi !

Et qu'est-ce qu'il faisait ici déjà ? Non mais vraiment, Derek commençait à se sentir idiot. Et trop gentil. Oui, Derek se trouvait gentil. Et est-ce qu'il avait vraiment tord ? Il avait quand même accepté de suivre Stiles dans son plan foireux. Et il n'avait même pas grogné ! Pas encore…

Enfin bref, pour expliquer la situation, Stiles et Derek étaient cachés derrière un buisson. Pourquoi ? Le vieux loup se posait aussi la question. Alors ça voulait dire ça être en couple avec l'hyperactif ? Derek aurait plutôt imaginé lui tenir la main dans la rue, peut-être même l'embrasser… il ne savait pas si cette désillusion le rassurait ou s'il était déçu. Attendez… déçu ? Pourquoi serait-il déçu de ne pas embrasser Stiles ? Il fallait vraiment qu'il arrête de se poser autant de questions, il se faisait mal à la tête pour rien puisque de toute façon, rien n'avait de sens.

Il bailla et Stiles le frappa à l'épaule, lui intimant plus de discrétion. De la discrétion ?! Parce que c'est discret peut-être de babiller depuis vingt minutes sur pourquoi les buissons doivent être verts et pas rouges ? Pour ceux qui se posent la question, c'est que si les buissons étaient rouges ont pourraient les confondre avec des camions de pompiers, ou avec le père noël, ou n'importe quel objet rouge…

- Non mais tu te rends compte Derek ? Si on confondait les buissons avec le père noël ? Ce serait tellement grave ! Ça pourrait causer la fin du monde !

Oui, Derek se rendait maintenant compte de la gravité d'un buisson rouge. Assurément, la prochaine fois qu'il en croiserait un dans la rue, il changerait de trottoirs pour l'éviter.

Et non, Stiles n'était pas assez abruti pour ne pas se rendre compte que son sujet de discussion était complétement débile, mais il voyait bien que ça embêtait assez le loup-garou et ça, ça l'amusait énormément. Non mais mettez-vous à sa place, Grincheux est avec vous derrière un buisson et il faut faire passer le temps… Quoi de mieux à faire que d'embêter ledit Grincheux ? L'hyperactif ne voyait pas meilleure activité.

Enfin voilà, Stiles avait réveiller Derek à six heures un dimanche matin pour jouer aux détectives. Ils avaient passé la matinée à suivre Danny à travers toute la ville. Et là, Derek avait froid, faim (fraim ?) et il était épuisé. Et l'hyperactif ne semblait pas décider à lui laisser une pause le temps de se sustenter. Non, Stiles était même bien parti pour suivre Danny toute la journée. Et évidemment, il entrainer le loup partout où il allait. Il ne s'était pas demandé à un moment si Derek n'avait pas prévu quelque chose dans sa journée peut-être ? Non, pour l'hyperactif, si le loup avait quelque chose de prévu, il n'avait qu'à l'annuler. Il pouvait bien faire ça pour son petit ami quand même ?

Et puis ce buisson était quand même petit et pour ne pas être vu, Derek devait se plier en quatre. Autant dire qu'il n'était pas vraiment dans une position des plus confortables. Il soupira, souffrant en silence. Mais qu'est-ce qu'il faisait là ! Si ça continuer, il allait se mettre à pleurer… ou peut-être pas. Les grincheux ne pleurent jamais !

- Mais… Qu'est-ce que tu fais ?

Stiles avait agrippé son poignet et s'était relevé, l'entraînant à sa suite.

- Je t'ai dit qu'on allais le rendre jaloux ? On va le rendre jaloux !

Alors c'était le moment ? Ils allaient s'embrasser ? Non, au lieu de ça, Stiles se dirigeait dans la direction opposé de Danny. Mais où allait-il ? Derek ne comprenait vraiment pas. Enfin, il comprit quand ils arrivèrent sur le parking où était garé sa précieuse camaro et que l'hyperactif s'installa derrière le volant.

- Euh… non.

Derek refusait de prêter sa voiture !

- Si ! Le contredit Stiles.

- Bon, d'accord…

Oui, le loup-garou n'était vraiment pas du genre à se laisser faire. Évidemment. Il s'installa à son tour sur le siège passager et regarda avec un pincement au cœur Stiles démarrait sa précieuse voiture, son bébé, le fruit de ses entrailles, la prunelles de ses yeux, l'amour de sa vie… euh, on se calme Derek !

Respirer. Expirer. Inspirer.

Derek ferma les yeux. Et quand il les rouvrit ses sourcils se froncèrent (encore plus que d'habitude).

- Sois moins violent sur le levier de vitesse ! Bourrin ! Tu te rends compte du mal que tu lui fais, là ? Ma pauvre bibiche… Et arrête d'accélérer enfin ! Tu es déjà à vingt kilomètres heures au-dessus de la vitesse autorisé ! Et pourquoi on a pris ma voiture au fait ?

Stiles s'arrêta devant la terrasse de bar où mangeait tranquillement Danny, accompagné d'un charmant jeune homme blond qui semblait être son copain, vu qu'ils étaient en train de se faire du pied sous la table.

L'hyperactif klaxonna avant d'ouvrir la fenêtre en grand.

- Eh Dan ! Je t'avais dit ou pas que Derek m'aimait assez pour bien vouloir me prêter sa voiture ? Tu me dois trente euros mec !

Danny leur sourit et leur fit un coucou, pas gêner du tout d'avoir été la cible d'un hyperactif hurleur. Il retourna à sa salade et Stiles et Derek repartirent. Tout ça pour ça ? Et depuis quand ce genre de technique rendait jaloux ? Derek s'était-il fait berné ? Non, Derek était beaucoup trop malin pour qu'on puisse le tromper… n'est-ce pas ?

En tout cas, le loup ne se savait pas capable de rougir autant… il n'avait pas l'habtude d'être la cible d'autant d'attention. Tous les passants les regardait maintenant que Stiles avait crié. Et tout le monde les jugeait, ça s'était sûr… Il allait devoir demander des explications pour cette humiliation publique.

- Tu m'expliques, là ? Grogna-t-il à l'attention de Stiles.

- Il m'a dit que tu ne m'aimerais jamais assez pour me prêter ta voiture, je lui prouve le contraire !

- Et c'est sensé le rendre jaloux, ça ?

- Bah oui, il a toujours rêvé de conduire ta camaro…

Stiles se retourna vers lui et lui offrit son immense sourire d'innocent. Mais Derek ne pût jamais lui rendre…

- Stiles ! Le poteau !

L'hyperactif donna un grand coup de volant mais on entendit quand même le bruit du métal contre le capot de la voiture. Les yeux du loup virèrent au rouge. Stiles trouva un endroit où s'arrêtait et se gratta la nuque, gêné de sa bêtise.

- Il traversait au mauvais moment, ce n'est pas de ma faute…

Derek ne dit rien. Il était en colère, oui, mais c'est surtout qu'il avait eu peur. S'ils avaient eu un accident, lui s'en serait sorti, c'était sûr, mais pas Stiles. Mais ça, il ne l'avouerait jamais, plutôt mourir. Il grogna, pour la forme et sortit de la voiture. L'hyperactif le rejoignit et ils s'assirent sur un banc. Leurs cœurs battait à l'unisson, Derek l'entendait.

- Bon… on fait quoi maintenant ? Demanda d'une voix timide le petit brun.

- Maintenant… c'est moi qui choisi.


Ils s'étaient assis dans un café tranquille, où aucun d'eux n'étaient jamais allée. Ils s'étaient promené dans les rues de la ville et ils avaient vu cette petite terrasse sympathique, où il n'y avait pas grand monde. Ils s'étaient installé le temps de se reposer et de simplement passer du temps ensemble.

- Bon, tu choisis ce que tu veux, je t'invite. Souffla Derek

Il savait qu'il allait le regretter mais il était trop fatigué pour y faire attention. Il comprit son erreur quand une serveuse apporta tous les plats qu'avait commandé Stiles. Comment un si petit être pouvait manger autant ?

Il ne se posa pas la question. Il était si épuisé. Si… épuisé…

Sa tête alourdit bascula sur la table, entre ses bras. Et il s'endormit comme ça, dans le plus grand des calmes.

Stiles eut un sourire doux en voyant son loup aussi éreinté. Il était rare que Derek baisse à se point sa garde pour être capable s'endormir devant quelqu'un.

Le téléphone du brun sonna et il décrocha, murmurant ses mots pour ne pas réveiller le plus vieux.

- Allô ?

- Stiles ? Alors ça se passe comment ? Il y croit vous sortez ensemble pour de vrai ?

- Danny ? Oui, oui, ça a marché. Il croit que j'essaie de te séduire en te rendant jaloux… Sans savoir que c'est lui ma vraie cible ! Il va craqué pour moi, je le sens… Et toi alors, avec Ethan ?

- Pareil, ça roule. Et autant dire qu'il est plutôt entreprenant, comme je l'imaginais… royal ! J'adore ça ! Bon, je te laisse, il y a un loup qui m'attend. Courage avec le tien !

Stiles le remercia et raccrocha. Si leur plan avait marché pour Danny, alors pourquoi pas pour lui ? Lui aussi voulait son loup… Il approcha sa main des cheveux sombres et se permit de caresser les mèches noires. Il adorait la douceur des cheveux de Derek. Tout dans le grincheux lui plaisait en fait. Il était niais, non ? Un peu, mais il ne pouvait pas s'empêcher de l'être.

Le loup ronronna sous son toucher et le sourire de Stiles s'agrandit. Peut-être qu'un jour ils sortiront vraiment ensemble, pour de vrai ? Peut-être qu'un jour ils s'aimeront ? Stiles ne perdait pas espoir là-dessus.


- Derek ! Derek, réveille-toi, il faut qu'on parte !

Le loup grogna mais finit par ouvrir les yeux. Il ne comprenait pas pourquoi l'humain le tirait par la manche, aussi inquiet. Ils étaient encore à la terrasse du café et Stiles regardait dans une direction précise, transpirant comme s'il était en danger. C'est ce regard effrayé qui fit réagir le loup-garou. Mais que se passait-il bon sang ?

Il regarda dans la direction de son humain mais ne vit rien d'autre qu'une jeune fille brune qui se dirigeait en courant vers eux. Qui était-ce ? Elle était encore trop loin pour que Derek puisse voir précisément son visage, peut-être qu'en fronçant un peu plus les sourcils…

Stiles ne lui laissa pas plus de temps dans sa contemplation, le tirant par le bras et Derek fut bien obligé de le suivre.

Ils courraient dans les rues, sans savoir où ils allaient. Ils finirent par entrer dans un centre commercial et Stiles les fit se cacher dans un magasin de vêtements, duquel il se firent immédiatement chassé. Mais pourquoi choisir un magasin de lingerie féminine quand on veut se cacher dans les vestiaires aussi ?

Derek suivait sans posait de questions, récoltant les regards jugeurs. Pourquoi tout le monde pensait toujours que tout était de sa faute ? Surtout qu'il n'avait vraiment rien à voir dans tous ce bazar, lui-même ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait.

Ils s'arrêtèrent enfin dans un coin reculé, assez sombre, prêt d'un cinéma. Stiles était à bout de souffle, n'ayant pas l'habitude d'autant utiliser ses capacités sportives. Derek lui laissa le temps de se reprendre avant de commencer à poser des questions. Pour une fois que c'est lui qui parlait beaucoup…

- Bon, tu m'expliques là ?

Tiens, il n'avait pas déjà posé cette question plus tôt dans la journée ? Alors ce serait désormais ça son quotidien avec Stiles ? Bizarrement ça ne lui déplaisait pas tant que ça…

- Tu vois la fille qui se dirigeait vers nous ?

Derek hocha la tête, attentif. Il n'osait plus dire un mot, écoutant Stiles parlait d'une oreille intéressée.

- Et tu te souviens du monstre gluant qui m'a embrassé à la soirée ? Et ben c'est la même personne. Elle s'appelle Andréa et elle est folle de moi…

- Folle de toi ?

Ça paraissait étrange à Derek que l'humain puisse avoir autant de succès.

- Philtre d'amour qui a mal tourné…

- Alors… tu es amoureux d'elle ?

- Non, non ! Absolument pas ! Je visais plutôt… quelqu'un d'autre… et par accident, c'est elle qui l'a bu. Je ne la connaissais même pas avant.

« Quelqu'un d'autre ? » Se demanda intérieurement Derek. « Toi imbécile » pensa Stiles.

- Quel accident ? Demanda plutôt le vieux loup

- J'avais mis le philtre d'amour dans une gourde que j'avais oublié à la cantine. Les gens ont pensé que c'était de l'eau à l'intérieur et quand Andréa a fait un malaise, on lui a donné à boire le contenu de ma gourde.

Derek retint un rire. Alors c'était vrai ? C'était vraiment arrivé ? Il aurait pu sortir un commentaire du genre :« je t'avais bien dit qu'il ne fallait pas jouer avec le surnaturel ». mais il n'en avait pas envie. Parce qu'il était quand même un peu jaloux de la fille pour avoir bu un philtre d'amour préparé par SON Stiles. Parce que oui, maintenant c'était son Stiles. Il était pourtant sûr de ne pas en être amoureux…

Ils attendirent encore quelques minutes pour être sûr que l'ennemi ne viendrait pas les chercher ici avant de décider de sortir du centre commercial. Une fois dehors Stiles respira enfin l'air frais qui caressait son visage. Il se sentait bien là.

Ça ne dura pourtant pas longtemps. Il aperçut du coin de l'œil un éclair brun et il sut immédiatement qui c'était. Il s'accrocha aux bras de Derek.

- Elle va me retrouver ! Murmura-t-il inquiet.

Il fallait trouver une solution immédiatement. Derek ne savait pas quoi faire, alors il décida de suivre son instinct. Il embrassa Stiles. Enfin il fit semblant de l'embrasser. Il n'allait quand même pas s'abaisser à ce cliché de film romantique ? Il suffit qu'il se colle contre Stiles, dos à la jeune fille qui arrivait, rapprochant son visage de celui de l'adolescent pour que l'illusion soit parfaites. Ce n'était peut-être pas la meilleure solution mais ça fonctionna. Ils virent Andréa s'arrêtait à quelques mètres d'eux, les yeux grands ouverts, ébahis. Elle secoua la tête et reprit ses esprits. Stiles comprit que le philtre d'amour avait cessé de fonctionner à partir du moment où il venait de lui briser le cœur. Il s'en voulut un peu, se trouvant quand même méchant avec cette pauvre fille qui n'était qu'une victime de sa malchance. Mais il ne pouvait pas y réfléchir pleinement, les lèvres de Derek était beaucoup trop près de lui, leurs corps collés l'un à l'autre, c'était plutôt agréable…

- Stiles ?

Les deux amoureux se séparèrent dans un sursaut de surprise et se retournèrent vers l'homme qui avait parlé.

- Papa ? Il faut que je t'explique…

Vu le regard du shérif, Derek sentit que c'était pas bon pour lui. Et merde…