La rencontre du Destin
Clap.
Il se crispa. Ses mains se serrèrent. L'anxiété le fit se tendre encore plus en entendant un clapotis qui ne cessait de tomber. Elle était là. De retour. L'Angoisse. A lui susurrer doucement qu'elle ne le quitterait pas.
De voir en face de lui...
Ces yeux rouges qui le mettait mal à l'aise. Cette sensation de les avoir déjà vu en rêve. Mais il n'arrivait pas à se rappeler. Sa cicatrice le brûlait. Lui donnait envie de la gratter. Et de cette sensation oppressante qui lui comprimait la poitrine.
Mais il était seul. Il ne pouvait plus appeler à l'aide. Quirell était partit. A cause de lui. Il en était sûr. Pris par ces hommes étranges. Qui lui voulaient du mal.
Comme cet homme aux yeux mordorés qui le regardait d'un air torve. Qui avait tordu quelque chose en lui. Plus fort que lorsqu'il se retrouvait face à son Oncle. Alors qu'il lui inspirait la peur lorsqu'il se mettait en colère. Ce même sentiment en face de lui.
Qui naissait à sa vue. Lui qui se relevait. Cet inconnu qui ne le quittait pas des yeux. Comme lui-même.
Parce qu'il ne pouvait pas. Parce qu'il ne comprenait pas ces émotions qui lui tordaient les entrailles. De méfiance, d'une pointe de peur mêlée, cette Angoisse toujours là qui ne l'avait jamais quittée...
Mais surtout, cette haine inexplicable qui lui coupa le souffle. De ces chuchotements empressés qui le pressait de les détruites. Tous.
Ces pensées qui ne lui appartenaient pas. Qui l'oppressaient.
Tuer.
De ces visions qui l'avaient hanté. Dans ces cauchemars.
Tout ce sang.
Ce cri.
Et de cette peine. Cette colère. D'avoir perdu quelque chose. En lui. Cette impression qu'il ne savait si elle venait de lui ou d'un autre tant elle lancinait. Douloureusement. De ce manque.
Il recula précipitamment. Voulant échapper à ce malaise qui grandissait en lui. Qu'avait fait naître cet étrange monsieur, par sa seule présence.
Il sentit un frisson lui parcourir l'échine lorsqu'il le vit le scruter. Il ressentait comme s'il le touchait par le poids de son regard. Si lourd. Si...
Mauvais.
Il jeta un coup d'œil nerveux derrière lui. La porte était entrouverte, couverte de crasse et de poussière, causé par l'explosion. Il n'avait juste que quelques mètres à faire. Oui. Il pouvait le faire. Il y arriverait. Il déglutit difficilement, sentant son pouls battre à ses oreilles. Il reporta son attention sur l'homme. Grand. Brun. Recouvert d'une cape sombre, un pantalon noir. Tout en noir. Il n'aimait pas ça. Les ténèbres opaques qui n'attendait que de le prendre à la moindre faiblesse. Quand il perdait le contrôle. Qui le pressait de perdre le contrôle. Pour l'envahir.
Mais pas lui.
Un autre...
Là où le vide l'oppressait encore plus vivement. Où il ne pouvait s'y défaire. Se défendre. Juste lui. Seul. Son cœur se serrant dans un étau. Face à lui-même. A ce qu'il était...
Monstre.
Et les paroles de son Oncle Vernon et sa Tante Pétunia lui revinrent à l'esprit. Ses mains en tremblèrent.
Il mordit sa lèvre violemment. Pour se reprendre. Oncle n'était plus là. C'était terminé. Il ferma les yeux. Pour les rouvrir aussitôt. Il n'était pas tout seul. Il ne devait pas paniquer. Pas alors qu'il y avait cette présence imposante, semblant l'écraser.
Il se relâcha. Un peu. En observant plus attentivement l'homme. Oui. Tout irait bien. C'était juste quelqu'un qui s'était réfugié à cause de l'explosion.
C'était tout. Rien d'autre.
Qu'un homme. Par hasard.
Qui ne tenait pas droit. Blessé. Cela se voyait.
Il pouvait partir sans crainte. Peur qu'il n'avait à ressentir comme cette autre chose qui naissait en lui. Tout ça.
Trop étrange.
Cet inconnu ne lui avait toujours pas adressé la parole. Même si son expression... Il releva la tête. Rencontrant ses yeux. Il la rebaissa aussitôt. Son cœur battant sourdement dans sa poitrine. Encore emprunt de la vision de ce visage si sombre.
Il ne comprenait pas ce qui montait en lui.
Toutes ces choses.
Rien qu'en le regardant.
Fuir.
Il devait fuir. Non. Partir.
Il recula encore.
Une porte claqua violemment. Derrière lui. Il sursauta. Se retourna vivement.
Une ombre glissa furtivement près de la porte, à terre, à côté des débris.
Il vit deux pupilles qui se fendirent. Puis, entendit un sifflement alors que le serpent à qui il avait parlé, fit irruption à ses côtés:
-Petit homme, tu devrais partir d'ici, ceux qui ont emmenés ton ami, te cherchent.
Il se figea. Et le serpent se rapprocha de lui, sifflotant:
-Ils arrivent, je suis venu te prévenir comme je t'aime bien, après tout ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre quelqu'un qui parle notre langue.
Il s'entendit lui répondre. Oui.
Venir le chercher.
L'emmener.
Il ne voulait pas.
Il était partit. Pour ça. Quand il avait vu Quirell et après avoir entendu son nom être prononcé...
Et ceux de...
Un bruit craqua derrière lui.
Il se crispa entièrement, ses yeux s'écarquillant légèrement.
-Qui es-tu?
Cette rage froide qu'il sentait diriger vers lui. Presque palpable. De derrière lui. Il suffoqua sous la pression de l'atmosphère. Toussant. Sous la force qui le compressait violemment.
Mal. A la poitrine. Mal. Au cœur. Mal. Partout.
L'air sembla se ratifier drastiquement. Et ce mauvais pressentiment. Encore. Il avait besoin de sortir. Maintenant.
Il se précipita vers la porte, et elle bougea.
Il s'immobilisa.
Et la porte s'ouvrit totalement. Des ombres se découvrant.
Trop tard.
OoOoO
Voldemort le scrutait. Un garçon... Il ne l'avait pas entendu arriver. Mais surtout cette sensation de le connaître...
Monstre.
Il se pencha. Vacillant un peu.
Oncle Vernon. Pardon.
Se redressant.
Des tremblements.
La rage obscurcissant son aura.
Lui.
Cette haine qui lui comprima la poitrine.
Non.
De ces visions étrangères à lui.
Pas lui.
Tout ce qui l'envahissait à sa vue. Cet enfant...
Empestait la magie.
Une magie familière. Trop.
Comme si... Il reporta un instant son regard sur la coupe à terre qu'il avait manqué de casser sous l'énervement.
Avant de revenir sur lui.
Le garçon avait relevé la tête qu'il avait abaissé. Il l'avait vu jeté un regard derrière lui.
Avant de remonter sur lui.
Yeux dans les yeux.
Il fouilla en lui. Cherchant cette sensation. Rien.
Mais cette sensation de familiarité ne le quittait pas. Lorsqu'il l'observait, le tendant d'une colère froide.
Un sifflement bien caractéristique retentit. Et un serpent y surgit, de derrière des débris.
Le serpent s'adressait au petit garçon. Il haussa un sourcil, méprisant. Comme s'il allait répondre-
-Oui. Je vais m'en aller.
Il se figea.
Avant que la rage ne l'envahisse. Elle se déchaîna en lui.
Le garçon.. Il avait sifflé.
Ses pupilles rougeoyèrent à nouveau. La fureur se rependant dans ses veines. Cette familiarité... L'impression de sentir quelque chose en lui qui était à lui. Qu'il l'avait déjà vu. Et qu'il parlait la langue des...
Serpents.
PERSONNE! Personne ne pouvait parler cette langue. Il était le seul héritier de Serpentard en ce siècle. Il ne pouvait en avoir deux. Impossible.
Sa magie enchaînée...
Et qu'il sentait en écho. Comme s'il la ressentait mieux auprès de cet enfant. De ce dernier...CET USURPATEUR!
Et quelque chose craqua en lui.
Sa fureur. Alors qu'il...
Des mains grasses...qui le touchaient, s'insinuant en lui. L'écœurant.
Il aurait dû s'en douter.
Lui, pathétique. Sur le sol. Dans sa cellule.
Ce vieux fou... Un stratagème de cet imbécile. Depuis le début.
-Qui es-tu? tonna sa voix.
Avec hargne. Glaciale de se souvenir de ces choses inutiles. Anciennes. Passées.
Il eut un rictus en apercevant le regard du garçon se glissait vers la porte. Comme s'il allait le laisser partir...
La porte s'ouvrit d'un coup, les battants claquant contre le mur.
Deux hommes entrèrent. Ils osaient l'interrompre.
Tous.
Lui faire obstacle. A lui. Mage noir. L'héritier de Salazar Serpentard. Le seul et l'unique.
Il se crispa sous la sensation familière. Cette aura. Quelque chose montait. D'obscur. Comme... Il scruta du regard la pièce... L'inspectant dans les moindres recoins. A sa recherche.
De ça.
Son regard glissa de nouveau vers l'enfant.
Plus fort.
Ça venait de lui.
-Nous avons emmené ton kidnappeur, tu n'as plus à t'inquiéter Harry, nous allons te ramener chez toi. Ta famille doit s'inquiéter pour toi.
Ses pupilles se fendirent. Sa colère redescendant alors qu'il remarquait que cela grossissait de plus en plus.
La chose.
Qui semblait sortir des ombres. Se fondant en elles. Près de cet enfant. Son regard se fixa sur lui.
Plissant ses yeux.
Il tremblait. Presque imperceptiblement. Mais il pouvait le voir. Habitué à ce que lui, l'inspire. Habituellement. Il observa son environnement. Derrière lui.
De plus en plus.
Ça grossissait. C'était sombre. Et opaque. Des crépitements. Partout dans la pièce.
La magie.
-Tu as dû avoir peur mais c'est terminé. Tu n'as plus rien à craindre.
Et l'homme qui parlait, se rapprochait de l'enfant. Aucun des deux ne l'ayant aperçu.
Il les scruta plus attentivement. Des Aurors... S'ils le voyaient...Ils ne le reconnaîtraient pas.
Vu que ce vieux fou avait caché la vérité.
Un rictus écarta ses lèvres. Découvrant ses dents.
Cela ne l'empêcherait pas de les tuer.
Et cet enfant...
-Non...
Un murmure. Si faible que Tom aurait pu le louper. Mais il avait comme profondément résonner en lui.
Familièrement.
Mais aussi... Autre chose.
-Mais si, ne t'inquiètes pas. Tu n'as plus à avoir peur, on a emmené Quirell, dangereux mage noir que l'on recherchait. C'est finit.
Mage noir?
Cet enfant aurait été en contact avec un mage noir. Qui l'aurait enlevé.
-Non!
Un cri presque. Il vit le garçon paniquer. Essoufflé. Affolé.
Il glissa un autre coup d'œil en direction des Aurors puis sur la posture de l'enfant. Et il comprit.
Ce garçon n'avait pas l'air d'avoir envie de partir avec les Aurors.
Peut-être juste une coïncidence... Le vieux fou n'avait pas été jusqu'à le piéger avec un petit garçon. Trop sentimental. Ce qui l'écœurait.
Mais ce sera sa perte.
Le garçon s'angoissait de plus en plus. Et pourtant les Aurors ne remarquaient rien.
Rien de cette lourdeur.
Cette chose...
Derrière...
-Non! Laissez-moi! PARTEZ!
Lui. Il eut le temps de se plaquer contre un mur.
Avant que tout ne s'effondre en une onde de choc. Propulsant les Aurors à terre. Au loin dans une déflagration.
OoOoO
Ombrage souffla. Elle avait réussi à entourlouper ce lourdingue d'Arthur Weasley. Qu'elle n'était pas dans son département. Qu'elle n'avait pas le droit. Elle serra les dents. Qu'une telle engeance ose lui dicter sa conduite...
Elle inspira profondément avant de sourire. Elle aura juste à faire le ménage lorsqu'elle sera au pouvoir.
Cela avait été si facile de prendre les dossiers des prisonniers d'Azkaban que s'en était risible. Une preuve de plus que le ministère tombait en ruine. Qu'il fallait le changer. En profondeur.
Et elle serait la première à y assister. A même y participer.
Son sourire s'élargit alors qu'elle feuilletait les dossiers. Vraiment ridicule lorsqu'on pensait que l'un des dossiers était celui d'un des mages noires les plus puissant de ce siècle. Elle devait s'assurer s'il était marqué qu'il était mort. Et qui avait ordonné sa mort...
C'était forcément écrit dans son dossier. Une évolution dans le verdict de la justice devait être y inscrit.
Tom Jedusor.
Surement le vrai nom de Voldmort. S'il le lui révélait, c'était qu'il lui faisait confiance. Elle n'avait jamais su son nom. Ce devait être quelque chose de précieux. Et il lui avait confié. Elle en était réjoui. Elle pourrait monter en échelon. L'utiliser pour devenir ministre, elle se devait de l'être. Tandis que Voldemort détruirait tous les nuisibles. Et elle, serait à sa place, qu'elle aurait dû obtenir depuis le début.
Elle ouvrit le dossier, l'excitation montant en elle.
Nom: Tom Marvollo Riddle
Ces doigts effleurèrent les pages à mesure qu'elle le parcourait. Ne s'attardant pas sur la mention des parents de Voldemort, trop obnubilée par l'avidité. Celle de se voir enfin débarrassée de ses mécréants inutiles qui polluaient le ministère.
Ses doigts s'arrêtèrent sur une ligne.
État: Mort
Elle sourit. Il était mort. Personne n'avait encore découvert le subterfuge. Surement grâce au gain de temps dû à l'évasion massive qui avait suivi celle de Voldemort.
Il ne lui manquait plus qu'à en apprendre plus sur ce qui s'était passé à Azkaban. Elle sourit. Et à retrouver les autres mangemorts pour mettre en place le plan. Du grand retour de Voldemort et de la défaite inéluctable de Dumbledore et surtout...
D'un changement du ministère où elle y serait à sa tête.
Parfait.
Elle allait refermer le dossier lorsqu'elle distingua une lueur. Ses yeux globuleux se rapprochèrent de la première page qui concernait l'état civil de Voldemort dont émanait ce scintillement. Qui devenait de plus en plus fort.
Troublant les inscriptions qui se trouvaient dans le dossier. Semblant les effacer.
Jusqu'à l'aveugler sous la lumière vive qui lui brûla la rétine.
OoOoO
Harry toussa. Effrayé. Regardant droit devant lui. Partis.
C'était...lui qui avait fait ça.
Il s'était énervé... Et ça s'était produit.
Non. Ce n'était pas Quirell. Ils avaient tort. Quirell n'était pas méchant. Il était gentil. Il l'avait sauvé du froid. Mais il n'aurait pas dû. C'était lui qui l'avait condamné.
Mais non. Il n'avait rien fait. Ça existait pas.
Juste. Sa. Faute.
Monstre.
Il suffoquait. Et ils se relevaient. Ces monsieurs. Ils allaient l'emmener. Voir son Oncle et sa tante. Il voulait pas. Pas ça. Pas alors qu'il était partit. Il ne pourrait plus jamais revenir. C'était faux. Tout n'allait pas bien. Tout n'était pas terminé.
Ils avaient menti. Ces hommes.
Tom se redressa, crachotant du sang. Sa main posé sur le mur. Pour le soutenir. Il abhorrait cette faiblesse qui l'envahissait. De plus en plus. Sans qu'il ne puisse rien faire. Par la faute de ce vieillard. Qui avait touché à sa magie.
Mais...
Étrangement, il la ressentait. Crépiter. Tout autour de lui. Elle n'avait jamais été aussi proche de lui. Aussi forte. Depuis longtemps.
Un rictus s'afficha sur son visage. Sanglant. Dumbledore n'avait pas réussi. Il la sentait plus que jamais. Ses chaînes se brisaient. Il ricana, faiblement. Et cette chose. Obscure. Qui avait explosé. Une fois encore. Qui avait enveloppé l'atmosphère d'une chape lourde. Opprimante.
Volant la vie.
Détruisant.
Cette pulsion destructrice qu'il connaissait. Et qu'il... apercevait en ce garçon.
Qui tremblait.
Cette ombre opaque...
Ce ne serait que de la magie accidentelle? Peut-être lié à ce garçon. Lui qui aurait fait tout ça.
Mais...Dans la prison. Dans la cellule. Le garçonnet n'y était pas. Alors...
Il sentit ses lèvres s'étirer. Cette chose sombre quoiqu'elle soit. Elle lui serait bien utile. Et cet enfant...y était lié, s'il n'en était pas la cause. Et cette puissance...lui serait utile.
L'un des Aurors toussa fortement.
-Mais qu'est-ce que? Qu'est-ce qui s'est passé?
-J'en sais rien.
-Le gamin...Harry, tu vas bien? Ou es-tu?
Harry recula précipitamment. Il ne pouvait pas sortir par là. Vite. Alors derrière lui. Il pouvait encore s'enfuir. Il couru. Ignorant l'appel de ces hommes.
-Harry.
Il se crispa, trébuchant sur un cailloux qui égratigna son genoux. L'entaillant profondément. Il se mordit la langue sous le coup de la douleur.
Avant de se remettre debout. Péniblement. Boitant. Il y avait une porte à l'arrière. Il pourrait s'y fureter.
Tom l'observa. Le gamin ne l'avait pas vu, dans sa panique. Non. Il n'avait rien à voir avec ce vieux fou... Ou du moins, il n'était pas avec ce dernier. Et surtout, Tom n'avait jamais pu ressentir sa magie aussi pleinement. Peut-être que la magie de ce garçon y était pour quelque chose. Il sourit, puis repensant à la conversation, il lui glissa:
-Tu ne veux pas revoir ta famille?
Il le vit se figer avant de se retourner vers lui. Avant de s'éloigner de quelques pas.
-Je peux t'aider à te sortir d'ici, à faire en sorte que ces hommes ne te ramènent pas chez ta famille.
Tom avait bien vu juste. Ce gamin détestait sa famille. Ou en avait peur.
Il le vit hésiter. Jeter un coup d'œil aux alentours.
Mais Tom sentait qu'il allait céder. Et ils pourraient partir. Il n'avait plus transplaner. depuis longtemps Sa magie bridée. Mais là... Elle s'était réveillée. Elle fouillait. Dans ses doigts. Voulant lui servir.
Il s'en délectait. De cet empressement de ces Aurors. De la peur de ce garçon. Son hésitation. Sa colère.
Harry en tremblait. Son estomac se serrant d'angoisse. Il ne savait pas quoi faire. Venir avec cet homme? Qui faisait naître d'étranges images en lui. Et des émotions disparates qu'il ne parvenait à démêler. A comprendre. Il ne pouvait pas.
Pas faire confiance.
Mais...Il regarda le visage de cet homme qui lui tendait la main. Harry ne devait pas rester ici. Eux qui voulaient le ramener à sa famille qui le détestait. Il le savait déjà lorsqu'il avait vu ces inconnus, qu'ils voudraient l'emmener. Il les avaient vu s'approcher de Quirell. L'emporter. En lui demandant où était Harry?
Il aurait dû se montrer. Mais il ne l'avait pas fait. Il avait voulu aider Quirell. En se montrant. Mais c'était trop tard. Il avait disparu à peine pendant le temps où Harry avait hésité, où il avait à peine quitté la scène des yeux. Quirell emmenait surement dans un recoin secret pour être interroger.
Alors qu'il avait voulu intervenir, le sauver à son tour. Comme il l'avait fait.
Mais trop tard. Comme toujours.
Alors il s'était caché. La culpabilité au creux de son ventre. Dans les déchets de l'explosion.
Alors il ne pouvait pas se laisser attraper.
Pas alors que Quirell l'avait aidé.
Pas alors qu'il était loin de sa famille.
Alors...il se tourna à nouveau vers l'homme. Se contraction alors qu'il entendait les autres l'appelait. Ne le voyant pas à cause de la fumée. De la pénombre.
Il scruta le visage de l'inconnu. A la recherche d'un signe. Il vit ses pupilles se fendant. Comme... A la manière d'un serpent. Étrangement, cela le réconfortait. Un brin rassuré. Car les serpents ne lui avaient jamais fait de mal.
Tom sourit. Victorieusement. Lorsqu'il vit le gamin tendre sa main pour attraper la sienne.
Avant que son sourire ne se fige. Comme l'expression de l'enfant...
Lorsque leurs paumes se touchèrent pour qu'ils puissent transplaner. Loin d'ici.
Il avait bien sentit le sol se dérober sous en lui en même temps qu'une décharge le parcourir violemment.
Et une lumière envahir la pièce en une déflagration.
Les aveuglant tous.
OoOoO
Elle se couvrit les yeux sous la lumière aveuglante qui jaillissait du dossier. Cette sensation... De la magie! La magie, les actes réglés par celle-ci étaient directement consignés dans le dossier des contractants. C'était symbolique et irrémédiable.
Mais... Que pouvait faire Voldemort comme acte magique?
Il ne lui avait rien dit.
Elle fronça légèrement les sourcils. Elle se mordilla les lèvres. Elle était avec lui alors pourquoi...
Soit.
Peu importait. Puisqu'elle allait le découvrir.
Elle reporta son attention sur le dossier lorsque la luminosité diminua jusqu'à s'éteindre. De sa main, elle chercha un changement. N'importe lequel qui expliquerait cet acte magique.
Ses pupilles regardait de haut en bas. Jusqu'à se figer.
Sur une ligne.
En dessous de la date de naissance...
Elle sentit ses yeux s'écarquiller en lisant plus attentivement.
Impossible. Juste...Pourquoi?
Elle avait beau lire et relire...
Elle voyait toujours...
Noir sur blanc...
Ces inscriptions qui l'emplissait tant de confusion.
"Situation Familiale: Célibataire. A un enfant au nom d'Harry Riddle, non lié par le sang, lié par la Magie".
Fin de la partie 1
Voilà la fin de la partie 1 :) C'était le dernier chapitre, un peu plus long que tous les autres mais au moins, cela marque bien la fin de la partie 1. Avant de commencer la partie 2, le prochain chapitre sera un interlude sur Dumbledore et d'autres personnages :)
N'hésitez pas à dire ce que vous en avez pensé et merci encore pour les derniers commentaires :)
