Coucou les copains ! Voila le premier chapitre d'une série de 18 OS, sur du Boy's Love, sur les Avengers, bien évidemment. Il y en aura un par semaine minimum, ils sont presque tous écrits.
J'ai demandé à ma girlfriend les mots qu'elle préférait, et j'écrit donc un OS par mot. Plus ou moins long, on verra !
Si ça vous plait, je ferai d'autres nuances de Boy's Love, avec des chiffres, des couleurs, des morceaux de musiques, je vous laisse me dire en commentaire ce qui vous ferait envie !
On se retrouve en fin de chapitre, amigos.
AUTOMOBILE. Steve n'avait jamais détesté de mot en particulier, à part certaines insultes, bien sûr, mais le mot automobile lui était difficilement supportable.
Pas pour l'objet en lui-même, non. Il n'était jamais malade, encore moins en voiture, mais pour ce que le mot, cet affreux, horrible et répugnant mot pouvait indiquer dans sa mémoire.
Automobile, c'était un peu le mot de la fin à ses yeux. C'était le mot contre lequel il ne pouvait rien faire. Enfin, il pouvait toujours essayer de tenter quelque chose, mais à part une dose de cheval de calmant, il ne pouvait pas faire autre chose.
C'était le genre de mot qui vous réduisait à un degré d'impuissance peu commun, une infériorité telle qu'un mendiant dans les rues de Calcutta avait plus d'impact sur le choix du programme TV du dalaï lama ce samedi soir que vous. Et Steve n'était pas habitué à être réduit a l'attente, et à l'impuissance. Merde quoi, il était Captain America ! Le bouclier, les muscles, la gentillesse légendaire. Pas le "pauvre chaton en position fœtale" (Merci Natasha pour ce surnom) qu'il était quand on ajoutait la variable "Automobile" dans le délire.
Donc, ce mot parfaitement bateau, et tout à fait commun qu'était automobile s'apparentait à un mauvais quart d'heure pour Steve. Comment diable le terriblement grave Captain pouvait-il avoir peur d'un mot ?
LA réponse est un unique autre mot.
Je vous aide, il commence par B et se termine par -ucky.
Parce que oui, cette fameuse automobile, qu'elle soit une coccinelle, ou une Chevrolet, elle plongeait Bucky dans une spirale meurtrière, un ascenseur fou rempli de sang, de russe, de flingues et d'autos. Typiquement le genre de cocktail qu'on évite de servir à des gens fragiles mentalement, parce que s'amuser c'est bien, mais ne pas tuer de gens c'est pas mal non plus.
Pour terminer cette digression excessivement longue et outrageusement bourrée d'adverbes, Steve avait en horreur le mot automobile, parce qu'il le privait de son Bucky.
Qui a dit que Steve n'était pas égoïste ?
Steve aimait Bucky. Oh, ce n'était pas nouveau. Il l'aimait depuis une éternité, mais il s'en était rendu compte quand Bucky avait été mobilisé. Son cœur ... s'était vraiment brisé, en une myriade de petits morceaux sanglants et brillants et dégoulinants de tendresse, qui éclaboussaient tout le monde autour d'eux. Alors je ne vous pas dit l'explosion dans sa tête, dans son cœur, partout, quand il avait arraché cet effroyable masque qui cachait la moitié du visage de la Souffleuse à Neige soviétique, on remercie Anthony pour le surnom pas piqué des hannetons, l'explosion donc, le grand boum émotionnel qu'il avait pris en pleine face.
Parce que vous êtes bien mignons de penser que si Steve a fait chuter l'avion dans le Groenland, c'est juste pour sauver New York. Mais c'est un peu extrême, quand même. Il aurait pu prendre un parachute et ioupla boum, on repart pour sauver le monde ! Sauf que voilà, Bucky était mort à peine quelques jours plus tôt, et bordel, c'était le putain d'amour de sa vie, il l'avait déjà perdu une fois, il l'avait retrouvé, mais la chute qu'il avait fait du train ne laissait pas de doute possible, Bucky était mort mort. Vraiment mort.
Vous avez déjà perdu l'amour de votre vie, vous ? Je crois pas, et c'est mot ça qu'aucun d'entre nous ici présent ne peut remettre en question la tentative de suicide de Steve, dans cet avion, au-dessus de l'océan.
Quand il s'était réveillé, quel cauchemar. 70 ans de passés dans la glace. Plus de Peggy. Plus de Bucky. Plus d'Howard. Tous ceux qu'ils connaissaient étaient sûrement mort. Les commandos Hurlants, décimés dans la jungle Vietnamienne. Plus personne. Plus de repères, et sous ses yeux l'échec cuisant de sa tentative de mort, ainsi que son inutilité quant à l'évolution de l'Amérique.
Donc, le mot automobile était LA bête noir de Steve. Elle avait été dure à tuer, cette bête du Gévaudan mentale, tapie dans les recoins sombres de l'esprit de son ami, prête à bondir, les crocs et les griffes acérés.
Steve se tourna vers le réveil qui se trouvait sur la table de chevet, et qui indiquait 6h.
Quelle idée saugrenue de penser à débattre sur le degré de laideur et de déplaisir que le mot automobile pouvait lui procurer, alors qu'il était seulement 6h du matin. Mais après tout, il n'y a pas d'heure pour penser, et quand Steve avait vu les rayons du lampadaire qui était devant son appartement de Washington se refléter sur la peau de son amant endormi, il avait pensé que grâce à Loki, les voitures n'étaient plus qu'un mauvais souvenir.
Alors que Steve se redressait sur son coude, pour passer doucement, légèrement ses doigts sur la peau de son amant endormi, il se dit que peut être, les automobiles avaient du bon. Sans automobile, pas de soins pour l'esprit de Bucky. Pas de soins veulent dire pas de Bucky qui fait des cauchemars et donc pas de Steve pour le prendre dans ses bras, priant de tout son cœur que son pauvre cœur de soldat amélioré reste bien dans sa poitrine plutôt que de sauter sur Bucky pour le couvrir d'amour, et de suçons aussi. Et s'il pouvait éviter de bander comme un taureau parce que Bucky était contre lui, et le tenait fort dans une étreinte qui Luis on ait l'impression d'être une bouée de sauvetage, c'était pas mal.
Maintenant, alors qu'il regardait les cheveux bruns épars de son amant, il était soulagé de pouvoir le couvrir de suçons à sa guise. De pouvoir le marquer, clamant silencieusement au monde que James Putain de Buchanan Barnes était à lui, dans son lit et dans ses bras tous les soirs. Il pouvait laisser son voleur hors de sa poitrine, puisque de toute façon, son cœur, c'était Bucky qui le gardait. Bien au chaud dans sa propre poitrine.
Alors qu'il glissait toujours ses doigts sur la peau frissonnante de Bucky, le brun se rapprocha de lui et ramena Steve le nez dans l'oreiller en passant un bras autour de sa taille, à moitié réveillé.
"Rendors-toi, Stevie. C'est pas l'heure des chatouilles. "
Steve nicha son nez dans le cou de Bucky, lui procurant une délicieuse sensation de plénitude.
Il adorait les automobiles.
J'ai toujours sur que les automobiles avaient un potentiel insoupçonné :)
Merci à vous d'avoir lu, n'hésitez pas a commenter (ça réchaufferai mon petit coeur), je reviendrai la semaine prochaine pour le second OS, qui est sur le mot ... Serpentin !
Qui sera le sujet de cet os ? A vous de deviner !
A plus dans l'bus !
Eris
