BrockBuck mon Stony – Allô, Funny problemo

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, action, noir (mais aussi du l'humour quand je peux hein), des sujets durs et sensibles, shonen-ai et hétéro (parce que c'est bien l'hétéro !)

Couple : Stony, FuryPepper, WandaVision, MariaRhodey, TaserGod et BrockBuck ! Qui veut encore de l'amour ?

Disclaimers : Maggie, Natalia, Hal et Stasya sont à moi par contre tout le reste de ce beau monde appartiennent à… eh bien je sais que c'est entre autre à des personnes dans la liste suivante : Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck, Allan Heinberg, Jim Cheung et Stan Lee. (Cette liste étant trop longue et non-exclusive)

Note : Cette fic est la suite de « BrockBuck mon Stony » et je vous conseille de la lire pour tout saisir. Je partage une partie des idées avec ma Sailor Sweety adorée qui me sert aussi d'encyclopédie quand j'ai la flemme de chercher.

Chapitre 31 : Petits coups entre aimés

Malibu, Californie – Le lendemain

Il était encore très tôt mais ça n'empêchait pas Tony de vérifier les différents écrans que JARVIS pouvait lui montrer sans avoir à utiliser tous les codes. Il n'avait pas envie de lancer cette suite de chiffre sans queue ni tête. Puis il avait largement ce dont il avait besoin ici. Il voyait les caméras de surveillance autour de la maison, il avait le petit écran avec le traceur, il pouvait même s'assurer que les maisons de ses amis n'avaient pas été forcées ces derniers temps.

Pas que ça serve à grand-chose quand on savait que ses amis étaient au moins aussi fort que lui, mais il ne l'avouerait pas, ou qu'ils étaient absents en ce moment. Voire les deux.

L'odeur du café germa dans la pièce et il entendit son ventre gargouiller. Il retint un grognement et s'appuya contre le dossier de sa chaise en soupirant.

- Quelle heure est-il JARVIS ?

- Sept heure vingt-six.

- Ah ? Merci, personne un million de fois mieux que JARVIS. Sans vouloir te vexer, JARVIS.

- Je ne le suis pas, Monsieur. Ce n'est pas moi que vous avez épousé. Reprit-il.

Tony tourna sa chaise vers Steve qui lui posa un café sur la table en faisant attention de ne rien renversé. Il soupira en avisant les cernes sous les yeux qu'il aimait tant.

- Je croyais que tu dormais.

- Je me suis réveillé vers trois heures du matin. Je n'arrivais plus à dormir.

- Tu dois te reposer. Ton cœur…

- Mon cœur a lâché, oui. Mais je suis là. Et je me sens très bien à présent.

- Tu n'as pas dormi.

Stark ne répondit pas et but à sa tasse en éludant la question.

- Tu aurais dû me réveiller, Tony.

- Tu respirais, c'était tout ce que j'avais besoin de savoir.

Steve attrapa la chaise que Dumb-e poussait vers lui et il s'assit à côté de son mari.

- Je suis navré, Tony.

- Arrête de répéter mon nom où je vais devoir te le faire prononcer dans d'autres circonstances.

- Vraiment ? Avec ton cœur ?

- Haha ! Tu sais ce que ça fait maintenant ! Lança le milliardaire en désignant son époux.

Le rire qui sortit des lèvres du Capitaine était plus proche de la nervosité que de la vraie joie. Mais oui, maintenant, il connaissait la peur farouche de croire que la personne qu'on aimait allait vraiment mourir.

- Pourtant, ce n'est pas la première fois que tu me fais le coup. L'ogive nucléaire à New York…

- Allez, tu me détestais à l'époque.

- Je ne voulais pas que tu meures. J'aimais bien ce petit côté « j'ai la réponse à tout ». Il n'empêche que la Sokovie, on était en couple.

- Ah, la Sokovie.

- Et on ne peut pas dire que tu aies été très prudent contre Killian la première fois. En fait, tu me reproches de faire exactement ce que tu fais.

- Non, non, non ! Toi tu épates les gens alors que c'est mon travail et que je ne veux pas que quiconque se rende compte que tu es génial et moi je sauve le Monde !

Steve rit un peu plus franchement et se pencha sur lui.

- C'est vrai, mon héros.

Il l'embrassa tendrement puis appuya son front contre son épaule, jetant un œil vers JARVIS.

- Tu m'as surpris hier… Mais j'y ai réfléchi.

Il embrassa la peau à la jonction entre l'épaule et le cou. Surtout parce qu'elle était libérée de tissu.

- Tu ne voulais absolument pas perdre un ami, n'est-ce pas ?

Tony ne répondit pas et but à sa tasse.

- JARVIS, est-ce que le sport est préconisé après un arrêt cardiaque ?

Steve soupira.

- JARVIS…

- Vous voulez donner un contre ordre, Monsieur ? Questionna l'intelligence artificielle.

- Non, je suis impatient d'avoir la réponse. J'attendrais Monsieur Stark dans notre chambre et je commencerais peut-être tout seul.

Rogers lui vola un dernier baiser puis monta les escaliers en lançant un clin d'œil à son amant.

- JARVIS, réponds moi vite, s'il te plaît. Lança Tony en se levant pour suivre son compagnon.

µµµ

Lorsque Sin ouvrit les yeux, elle fut surprise de découvrir des fleurs dans un vase. Elle se redressa légèrement et gémit lorsque la douleur se sentit dans ses membres. On ne pouvait pas vraiment réparer des côtes et elle devait juste attendre.

- Papy ?

- Arrête de m'appeler comme ça, fillette.

- Arrête de m'appeler comme ça, Papy. J'ai vingt-cinq ans. Soupira-t-elle.

- J'ai deux fois ton âge.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi tu m'offres des fleurs ?

- Tu prends tes rêves pour des réalités.

Brock jeta le livre qu'il lisait sur la table de chevet.

- Je suis là parce que l'artiste s'occupe des bébés et que je fuis Oswald.

- Pourtant il t'appelle papaaaaaaa. Nargua-t-elle.

- Il babille. Il ne dit pas « papa ». Et je hais ce sale gosse. Soupira-t-il. Sinon, les fleurs, ça ne vient pas de moi. Tu as peut-être réussi à conquérir un cœur. J'espère que c'est celui de la poulette ! Vous étiez si adorablement enlacées. Et deux rousses ensemble, y a pas à dire, c'est quand même vachement sexy.

Sin attrapa une fleur pour lui jeter dessus.

- Foutu papy, va ! Lança-t-elle.

Elle grogna puis le dévisagea.

- Il est là, cette fois, Winter Soldier.

- Ouais. Enfin. Souffla-t-il.

- Vous êtes ensemble depuis combien de temps ?

- On compte le temps où on me l'a enlevé ou pas ? Se moqua Brock.

- C'est bien ce que je pensais. Dit-elle.

Il fronça les sourcils, se demandant ce que cette réponse voulait dire.

- T'es vieux. Et tu sors avec un mec qui vieillit plus lentement. Dans dix ans, tes gosses gambaderont partout et tu seras avec un déambulateur.

L'homme toussa en lui jetant un regard noir.

- Si le cancer ne te tue pas avant.

- La ferme, Sin.

- J'ai pris le sang de tes enfants, quand ils venaient de naître. Après avoir tué Madame HYDRA.

- De quoi tu parles ? Tu voudrais que je me fasse transfuser le sang de mes gosses ? Pour… devenir un super soldat ?

- Et te faire appeler maman un jour ! Sourit Sin.

- C'est stupide. Dit Brock.

- Ça t'empêche pas d'y penser…

Brooklyn, New York – Trois semaines plus tard

Tenant la main de Hal et portant Stasya sur l'épaule, Brock faisant les courses. Ou, pour être exact, une partie des courses. Il regarda son fils qui, tout content, poussait le petit caddie et ajoutait les choses que son père lui disait ou qui lui était donnée par l'homme après que la fillette les ait piochés. Lui s'occupait de ce qui était plus lourd, poussant son propre caddie.

Il se remplissait mais si peu. Parce qu'ils devaient bien manger mais que la paie de Rumlow n'était pas ce qui était la meilleure. Au moins, ils pouvaient remettre de la nourriture dans les placards et espérer arriver à la fin du mois prochain.

Espérer.

Brock revint vers le rayon où il avait laissé son homme. Il entendit d'ailleurs sa voix qui faisait toujours si chaudement battre son cœur. Il parlait russe donc s'adressait sans le moindre doute à Oswald. Mais ce qui le frappa, c'est qu'il entendit clairement le mot « papa ». Il fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que otets a dit ? Demanda-t-il à Hal en se reculant.

- Otets dit papa va acheter sa compote, papa ! Répondit le garçon.

Brock jeta un coup d'œil à Stasya et sourit franchement en ne la voyant pas chercher à tout va après Killian. Néanmoins, il se sidéra en entendant le mot « papa » être encore prononcé par la voix tant aimée.

- Et la purée ! Sourit Stasya.

Crossbones était dépité, vraiment. Fier de ses enfants mais aussi dépité par son homme. Néanmoins, ses lèvres s'étirèrent légèrement. Il regarda dans son caddie puis celui de Hal avant de les pousser pour rejoindre son artiste qui dorlotait son bébé qui pleurait à chaudes larmes. Voyant arriver son partenaire, il lui parla un peu moins et sourit alors que ses yeux revenaient vers les viandes. Il en fallait bien un peu mais est-ce qu'ils auraient seulement l'argent ?

- Alors ? On complote dans mon dos ? Demanda Rumlow d'un ton neutre.

- Comploter ?

Bucky jeta un coup d'œil vers les jumeaux et se détourna pour attraper un paquet de pâtes bon marché et le jeter dans le caddie.

- Tu es trop intelligent pour ne pas savoir de quoi je parle. Et j'adore quand tu fais des petites moues comme ça toutes innocentes. Ajouta Brock en lui prenant la mâchoire pour le pousser à le regarder.

Il tira doucement sur son menton.

- Espèce de petit fourbe. Lui dit-il avant de l'embrasser.

Le Soldat de l'Hiver resserra son fils contre lui et répondit à son baiser en profitant de la main qui glissait sur son cou avec bien plus de douceur. Son pouce caressa même sa clavicule avant de le relâcher.

- Tu ne m'en veux pas ? Demanda Bucky avec une petite grimace.

- Hum… Je comprends. Plus facile pour les enfants. Et tu veux que j'aime ce bébé. … Tu veux qu'on échange ? Ajouta-t-il.

- Tu le veux ? Questionna le Soldat de l'Hiver.

Crossbones fit l'effort de poser Stasya et il prit le petit Oswald dans ses bras. Bucky attrapa sa fille qu'il mit dans le caddie et il demanda quelque chose à celle-ci avant de s'adresser au garçonnet.

- Je ne sais pas ce que otets a dit, mais je le pense ! Dit Brock, faisant rire son amant.

- Juste que Hal était adorable avec son caddie et que Stasya va m'aider.

- Parce qu'ils sont trop fort mes bébés ! Sourit Rumlow avec un petit éclat dans les yeux.

Le Soldat de l'Hiver sourit en voyant son partenaire si heureux avec leurs enfants. Il attrape son téléphone lorsqu'il l'entendit sonner et regarda son téléphone en haussant un sourcil.

- J'ai l'impression que Stark a du mal avec le concept d'amitié.

- Qu'est-ce qu'il veut encore ? Demanda Brock.

Il attrapa la liste de course et poussa le caddie pour que cette histoire d'emplette soit bientôt finie.

- Il dit qu'après-demain c'est Noël et que nos devoirs d'amis sont de venir le fêter avec eux. Sinon, il nous demandera de rendre les neuf dollars restants.

Il montra le téléphone et Brock retint un rire en voyant qu'il y avait tout de même un « PS : Je vous ai versé de l'argent pour que vous n'arriviez pas les mains vides. Vous allez devoir être nos amis pendant encore très longtemps. »

- Ouais, il a un concept de l'amitié très étrange.

Malibu, Californie – Deux jours plus tard

La sonnette retentit et Maggie courut ouvrir, portant une robe rouge avec un peu de fourrure blanche. Elle ouvrit la porte puis la bouche, hésita un instant puis cria « Joyeux Noël » en sokovien.

Wanda rit, touchée. Elle s'accroupit pour lui poser un baiser sur la joue alors que Tommy rentrait dans la maison à toute vitesse pour aller dire bonjour tout aussi vite. Billy s'avança pour essayer de faire un bisou à Maggie mais elle était plus grande que lui. Sa mère le prit sous les aisselles pour la soulever et qu'il puisse lui donner son baiser baveux. Ils purent alors entrer, Vision portant un gros sac de cadeau qui faisait envie à la fillette. Elle avait tout ce qu'elle voulait mais les cadeaux venant de ses proches étaient ce qu'elle avait de plus précieux. Elle avait même une collection de fleurs séchées. Toutes venant de personnes les lui ayant donné d'une façon ou d'une autre.

La femme Maximoff arriva dans le salon et vit les robots mettre le couvert, terminer de préparer les apéritifs, installer les verres et tout ce qui allait avec. Les odeurs envoûtantes provenaient de la cuisine qui fourmillait d'armures.

- Où sont le Capitaine et son mari ? Demanda Wanda.

Elle posa Billy qui put courir faire un énorme bisou à Natalia. Celle-ci serra le petit garçon dans ses bras en souriant alors que Tommy était déjà quelque part dans les étages.

- Monsieur Stark est dans la cave, il travaille encore. Expliqua Disco en posant les fourchettes. Et Monsieur son époux est avec Mademoiselle Potts, ils préparent un plan pour que Monsieur Stark nous rejoignent.

- Ils y arriveront. Dit Vision. Tony ferait n'importe quoi pour Steve.

Wanda acquiesça à peine.

- Installez-vous comme vous le voulez, Messieurs, Dames. Proposa Bones. Voulez-vous quelque chose à boire ?

On sonna à nouveau.

- Moi, moi ! Cria Natalia.

Elle serra la main de Billy dans la sienne et ils partirent vers la porte. Si Maggie y avait été seule, la fillette se fit suivre par Eurydice, une Iron Baby-sitter mobile mais extrêmement colorée.

Lorsqu'ils arrivèrent à la porte, ce fut l'armure qui dû ouvrir la porte.

- Parraiiiiin !

- Bonjouuuur ! Fit Billy.

Hal et Stasya se précipitèrent sur eux pour les saluer. Les enfants se mirent à parler dans ce qui ressemblait un langage à eux, usant de mots incompréhensibles, ou de temps en temps de russe pour les jumeaux, et de babillages.

Bucky rentra dans la maison en souriant, attendri, tenant toujours Oswald. Brock pénétra la maison à son tour et donna les paquets cadeaux à l'armure.

- Où est Steve ? Demanda le Soldat de l'Hiver.

- Monsieur est dans le salon du premier étage. Répondit-elle.

- Je vais le rejoindre. Dit le mercenaire. Et…

- Daddy ? Proposa Natalia.

- Ouiiii ! Répondirent les jumeaux.

Billy opina et agita la main vers les parents de ses amis avant de les suivre. Ils filèrent tous les quatre vers la cave. Ils avaient encore du mal avec les escaliers, surtout le jeune Maximoff, mais en descendant sur les fesses et avec un peu de patience, ils arrivèrent en bas.

Natalia ne manqua pas de venir faire un câlin à Dumb-e.

- Monsieur, vous avez de la visite.

- Ah ? Steve a mis en place son opération ? Demanda Tony en tournant sur sa chaise. Oh. Quatre petites visites.

Il tendit les bras vers sa fille qui se précipita vers lui. Il la souleva et la câlina.

- Alors ? Tout le monde est là ?

- Ouiii !

- Et vous êtes envoyé par qui ? Questionna-t-il.

Billy tendit les bras vers lui et le milliardaire l'attrapa à son tour pour le mettre sur son autre jambe.

- Nous ! Répondit Stasya en souriant.

- Alors je vais être obligé de venir. Remarqua-t-il.

Il posa les enfants et se leva.

- Filez, j'arrive.

- Course ! Lança Hal avant de se précipiter vers les escaliers.

Natalia et Billy lui coururent après mais ils se retrouvèrent tous devant le même problème insurmontable : gravir les escaliers. C'était difficile d'être un bébé !

- Et toi, tu ne files pas ? Demanda Tony à Stasya.

Celle-ci hésita en lui prenant la main.

- Tonton Tony… Hal et Oz y disent papa à Brocky…

Le milliardaire s'accroupit.

- C'est parce que c'est votre papa, tu te souviens ? « Brocky » s'est occupé de toi et Hal pendant très longtemps avec que « Papa Killian » vous emmènent.

- Oui.

La petite était toute hésitante, elle passait d'un pied à l'autre comme si elle devait aller aux toilettes.

- Mais papa c'est papa.

- Si tu le veux. Mais si tu veux que « Brocky » soit ton papa, il peut l'être aussi. Tu as déjà deux papa, pourquoi pas un troisième ?

Stasya était toute perdue et elle lui tendit les bras.

Tony l'attrapa et regarda vers les autres enfants qui escaladaient sous l'attention pas très avisée de Dumb-e. Il avait néanmoins empêché Billy de tomber. C'était ce qui comptait !

Le milliardaire s'assura qu'ils grimpaient tous les marches avant de les monte à son tour.

- JARVIS, tu déploies la grille ?

Celle-ci sortit du sol et condamna la cave. Mesure de sécurité quand il y avait des enfants, même si les Iron Baby-sitter étaient toujours alertes. Il ne manqua pas de remarquer Steve qui discutait avec son meilleur ami et Pepper. Il était clair qu'ils préparaient un plan.

Happy, habillé en Père Noël, taquinait Maggie qui riait. Il avait bien sûr expliqué qu'il remplaçait le Père Noël qui était très occupé. Et les enfants pouvaient comprendre cela vu les emplois du temps de leurs parents respectifs.

- Ah, Bucky ! Content de te voir.

- Bonjour, Stark. On ne peut pas dire que j'aie vraiment eu le choix.

- Je voulais être sûr que tu serais là. On est tous là.

Il désigna Bruce qui buvait un verre d'un cocktail quelconque et Darcy jugée sur les genoux de Thor en lui parlant avec animation alors que Natasha les écoutaient, un verre à la main.

Bien sûr, Rhodey et Sam discutaient, accompagnés par Maria et Phil. Même Sharon était là, riant avec eux. Clint et sa famille étaient bien sûr présents. Fury était appuyé contre le mur et surveillait Tommy qui courait à une vitesse modérée dans toute la demeure.

- Tu peux m'inviter autrement. Tu as un Steve et tu sais t'en servir.

Ledit Steve rit légèrement et le serra dans ses bras. Pepper sourit et s'éloigna vers Fury, récupérant un verre que Jack lui proposait.

- Oui. Mais une dernière chose !

Il brandit son doigt sous le nez de Bucky.

- On appelle ses amis par son prénom, s'il te plaît.

- D'accord. Steven, appelle-moi James et j'appellerais ton époux « Tony ».

Le milliardaire le posa et applaudit sarcastiquement.

- Appelle-moi juste Tony. Et puisque tu as de la répartie : s'il te plaît.

- Avec plaisir.

- Tout le monde est à l'intérieur ? S'assura Iron Man.

- Brock a été fumé. Répondit Bucky. Je peux aller le cherch…

- Moi !

Stasya sourit et fila vers les portes menant à la plage.

- Bon eh bien, dès qu'il entre, on fait la fête ! Sourit Tony en lançant des ordres aux robots.

La fillette sortit lorsque les portes s'ouvrirent devant elle et elle trottina vers les vagues. Brock entendit le son de ses pas et tourna la tête vers la fillette.

- Salut ma puce !

- Tonton Tony dit fête !

- Il aime bien ça. S'amusa Rumlow en jetant son mégot sur le sol pour l'écraser.

Il attrapa son enfant adorée et la laissa passer ses bras autour de son cou. Il la ramena alors vers l'intérieur et rejoignit son partenaire qui s'était assis entre Steve et Natasha et qui avait posé Oswald sur ses cuisses.

Brock se pencha pour poser sa fille et qu'elle puisse aller dérober des chips. Il était plutôt content, tout compte fait, que Tony essaie d'acheter leur amitié ou peu importe comment ça s'appelait. Ils étaient au moins assuré que les enfants aient des repas décents une fois la semaine et en de grandes occasions. De plus, Stark ne les laissaient pas repartir sans des restes.

Ça valait bien plus que dix malheureux dollars.

Mais il se rendait aussi compte que l'amitié de ses gens qu'il avait aimé puis exécré, dans le cas de Rogers, ou toujours détesté, pour ce qui était de son mari, était ce qu'il avait de plus précieux.

Après son artiste et leur petite famille.

- Je veux rester, papa Brocky.

L'ex-Commandant se figea au milieu de son geste et il regarda sa petite fille chérie qui resserrait ses bras autour de son cou.

- Qu… Quoi ?

- Veux rester… Répéta-t-elle d'un ton larmoyant.

Ses petites mains se serrèrent autour de son cou.

- Comment tu m'as appelés ?

Elle fit une moue et regarda vers Tony occupé à embêter à la fois Darcy, Pepper, Happy et Maria qui avaient le malheur d'être tous ses employés.

- Tonton Tony dit t'es papa.

- Ouais…

Il lança un regard vers Bucky qui lui souriait, ravi pour l'homme qu'il aimait tant.

- Merci, ma puce. Dit-il en la serrant dans ses bras et lui posant un baiser sur le front.

Il n'allait pas la lâcher après ça ! Il n'allait plus jamais la lâcher !

- L'artiste ?

- Oui ?

- Je crois que des clés à molette ce n'était pas un cadeau suffisant.

- Je pense aussi. Répondit le Soldat de l'Hiver en tendant le bras pour l'attirer près de lui et lui voler un baiser.

- Ça me fait mal à dire mais depuis le temps qu'il veut s'amuser avec ton bras, tu devrais le laisser faire.

- Moi ?

- Lui ? Questionna Steve. Tony mérite un tel cadeau ?

- Après celui qu'il vient de me faire, je dois au moins lui donner ce que j'ai de plus précieux. … Prêté ! Se rectifia-t-il.

- Je préfère ça. Rit Bucky. Très bien.

- Moi je t'accompagne pour te protéger. Dit Natasha en se levant.

Le Soldat de l'Hiver confia Oswald à son meilleur ami puis se redressa. Il vola un dernier baiser à son homme et en posa un sur le front de sa fille puis accompagna la rousse vers Tony.

Brock s'assit dans le fauteuil à côté de Steve et resserra Stasya contre lui, regardant Bucky s'éloigner.

- Tony ne lui fera pas mal.

- Je sais.

C'était autre chose qui embêtait Rumlow. Le fait que Sin n'avait pas tout à fait tort.

Il n'avait que trois plaisirs dans sa vie.

La cigarette qui ne le laisserait jamais tomber, sauf s'il le décidait, mais qui le tuait petit à petit.

La joie d'épouser des idéaux dangereux et désuets et qui l'avaient entraîné depuis longtemps dans une folie qu'il chérissait.

Et pour finir, sa famille…

Est-ce qu'il lui restait vraiment dix ans ? Il cachait ses toux, il faisait avec les maux de gorges mais même Bucky les remarquait. Il le réveillait certaines nuits… Et puis il avait deux fois l'âge de son artiste ! Ou l'inverse, il ne savait plus.

Il voulait protéger sa famille plus que tout. Il ne voulait pas la perdre. Pas encore une fois…