Le lendemain de bonne heure, Harry se retrouva dans les couloirs froids de cette battisse qui l'abritait depuis peu. Il se sentait bien mieux qu'hier, et avait eut envie d'explorer un peu ce qui allait être sa maison à présent. Il déambulait sans réel but et en pyjama dans les couloirs. Si Agapito l'attrapait... Quand le jeune homme avait décidé après son réveil de faire cette petite excursion, il ne s'était pas attendu à devoir choisir si tôt la quelle direction dans laquelle il irait. Il avait finalement décidé de partir à droite, et s'était engagé dans ces couloirs qui lui semblaient interminable. Et s'est soulagé que le survivant arriva devant une grande porte en métal qu'il s'empressa de pousser. Avant de ce sentir bête en se rendant compte qu'il fallait la tirer pour qu'elle s'ouvre. Il découvrit une grande pièce remplie d'oiseaux de toutes sorte. Très certainement une volière.
Il s'avança lentement dans la pièce, subjugué par toutes les couleurs qui semblaient danser au gré des vols de ces oiseaux. Quand il arriva au centre, les volatiles se scindèrent en deux groupes et se posèrent sur leurs perchoirs, le regardant. Il se tendis, ne bougeant plus d'un cheveux. Alors qu'il réfléchissait à sortir, un aigle royal aux plumes noires et au bec argenté se posa devant lui. Harry, ne sachant pas comment réagir, ne fit rien à part fixer l'animal qui en faisait de même. Il commençait à s'impatienter quand une pression sur ses barrières mentales durement acquise le fit se reconcentrer sur l'aigle.
Il évalua rapidement les différents risques possible si il baissait ses remparts, et conclu qu'il n'avait surement rien à craindre d'un oiseau qui si il lui voulait du mal lui aurait soit foncé dessus soit aurait détruit sont mental. Le Potter fit tomber ses mur et permit au volatile de rentrer dans son premier palais mental, qui représentait un salon chaleureux. Les deux se faisait face en silence, jusqu'à ce que Harry le brise en posant ses questions d'un ton neutre :
- Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?
L'aigle lui répondit par une voix qui venait directement dans sa tête, l'animal n'aillant pas de cordes vocales :
- Je me nomme Amon petit maître. Et je suis ici pour vous proposer mes services en tant que familier.
Le jeune homme aux yeux vert fronça les sourcils et formula une nouvelle interrogation sur un ton clairement curieux :
- Qu'est-ce qu'un familier ?
Son interlocuteur ébouriffa ses plumes et s'expliqua calmement même si de l'étonnement perçait dans sa voix :
- C'est un animal qui se met au service d'un sorcier et de sa possible descendance en échange d'un apport de magie régulier. C'est une pratique qui s'est perdu au fur et à mesure que la société sorcière s'est crée, causant l'extinction ou le déclin de nombreuses espèces.
- Comme les elfes ?
L'oiseau acquiesça et éclaircit ses propos :
- Les elfes noirs, ou elfes de maison, se sont tous mis au service de créatures plus puissantes mais ça a rapidement dégénéré pour eux. Les sorciers ont décrété qu'ils étaient supérieurs aux créatures uniquement parce qu'elles utilisent des formes de magies différentes. Les centaures peuvent lire des bribes d'avenirs dans le ciel et renforcer leur armes avec leurs magies pour qu'elles deviennent comme une extension de leurs corps.
Et pour revenir aux elfes, il utilisent ce que les mages appèlent de la magie sans baguettes. Elle est beaucoup plus puissante que celle avec baguette, et si ils le voulaient ils pourraient renverser le monde magique en une semaine sans grande perte pour eux... Pour les elfes blancs, ils se sont éteints il y a de cela quelques siècles toujours à cause des sorciers qui pensaient à juste titre qu'ils pourraient être une menace pour eux. Même les moldus ont plus de compassions envers les animaux qui sont dangereux, n'allant pas jusqu'à l'extinction d'une race !
Harry resta un instant pensif, méditant sur ce qu'Amon avait dit. Il ne se souvenait pas avoir étudié cet aspect en cours, que ce soit en classe de Créatures Magique ou en Histoire de la Magie ! Il faudrait qu'il fasse des recherches dessus.
- Merci Amon, je ne savais rien de tous cela...
- Mais de rien petit maître.
Le survivant pencha la tête sur le coté, intrigué par le surnom.
- Pourquoi petit maître ?
Le volatile eut ce qui ressemblait à un rictus, chose très étrange sur un oiseau, avant de paraphraser :
- Bien sûr je ne vous oblige à rien, mais je vous le redemande : voulez-vous bien de moi en tant que familier ? Je pourrais faire affiche de postier et vous défendre ainsi que vous conseiller si besoin est.
- Je... Je ne vois pas pourquoi je refuserais... Par contre je veux que nous soyons amis !
Amon parut clairement surprit par sa proposition mais il se contenta de répondre avec son sourire perturbant :
- D'accord... Je vous remercie petit maître.
- Arrête de me vouvoyiez et de m'appeler petit maître !
- J'accepte pour le premier, mais pour le second tu n'y couperas pas !
Peu après avoir quitté Amon, Harry se retrouvait encore dans les froids couloirs de la grande battisse. Il trottinait a un rythme régulier pour rejoindre sa chambre au plus vite, mais le sort semblait en avoir décidé autrement en le faisant trouver un passage secret. En effet, alors qu'il s'était arrêté pour reprendre son souffle, il avait posé sa main sur le mur et, non intentionnellement, une pierre s'était dérobé. Une pierre en entraînant une autre, il finit par faire face à un couloir en tout point semblable aux précédant. Le jeune homme aux yeux vert jura contre sa curiosité avant de s'engager dans le passage.
Il arriva rapidement au bout de celui ci et se trouvait de nouveau devant une porte, cette fois ci double et en bois claire, du bouleau certainement, avec pleins d'arabesques d'or. Tremblant à cause du froid et de l'excitation, il pénétra dans cette nouvelle pièce. Le sorcier y découvrit une immense bibliothèque, remplit de livres et de parchemins du sol au plafond.
Tandis qu'il évoluait dans les rayonnages, il aperçut une cheminée accompagné d'imposant fauteuils de cuir ainsi qu'à sa droite une grande table où trônaient des parchemins vierges, des encriers et des plumes prêts à l'emplois. Reposant ses yeux sur les bibliothèques, il décida d'en feuilleter un ou deux, histoire de passer le temps et de ne pas s'endormir. Il se baladait, s'émerveillant face à tout ces chef d'oeuvre de la littérature. Il avait avait pu en voir sur pleins de sujets différents, botanique, DCFM, histoire de la Magie et autres mais c'était arrêté sur un qui expliquait les tenants et aboutissants des créatures magique, son familier avait su piquer sa curiosité.
S'installant confortablement, Harry fut tout de suite prit par la plume de l'auteur. Le premier chapitre portait sur les loups-garous et son cœur fut prit dans un étau douloureux. Remus était l'un des seuls qui ne s'était pas retourné contre lui, le seul à l'avoir défendu et consolé avant de mourir en prenant un sort à sa place. Il lui devait une dette de vie comme toutes les personnes, involontairement ou non, l'aillant aidé sans mauvaises intentions.
Il secoua la tête et se replongea dans les explications beaucoup plus pertinentes et intéressante que celles donné en cours du livre qu'il avait entre les mains.
Même si il était complètement dans sa bulle, il remarqua Onofrio. Certes il ne savait pas qu'il l'observait affectueusement mais il enregistra le fait qu'il se soit assit dans un fauteuil proche de lui.
- Je vois que tu as trouvé la bibliothèque, dit-il s'un ton emplit d'ironie.
- En effet... Même si cela relève plus du hasard qu'autre chose.
Un gargouillement les interrompit. Le plus jeune rougit violemment et bégaya de piètres justifications, sous le sourire goguenard de Mortem :
- Et bien jeune maître... On a faim a ce que je voit...
- Tais-Tais-toi !
Le sourire de la mort s'agrandit encore plus si s'était possible et se releva, tendant une main a Harry :
- Allons-y.
L'élu acquiesça et referma son livre puis imita le plus vieux en essayant de faire disparaître la lave de ses joues après avoir soupiré.
Une fois de retour dans sa chambre, il se fit apostrophé par un elfe de maison terriblement inquiet et énervé. C'est vrai quoi ! Qu'est-ce-que son maître avait dans la tête pour sortir encore convalescent dans les froids couloirs et en pyjama !
Le sermon passé, il fut expédié dans la salle de bain pour qu'il puisse se réchauffer et éviter accessoirement d'attraper la crève. Il prit un bain rapide, aillant toujours l'estomac dans les talons, avant de se rendre compte qu'il n'avait rien pour s'habiller...
Soupirant pour la énième fois, il promena son regard dans la pièce maintenant familière et retint enfin la deuxième porte jusqu'à lors inexplorée. Harry l'ouvrit et sa respiration se coupa. Devant lui se trouvait un énorme dressing, remplit de robes, capes en tout genre et il pouvait apercevoir une autre porte au fond de l'imposante gracieuseté. L'oxygène commençant à lui manquer, il inspira longuement, et s'avança toujours subjugué devant tant de classe. Il l'ouvrit et y découvrit un espace semblable au précédant, mais remplit d'habits moldu de grande qualité. Le doute commençant à monter en lui, il appela Agapito d'une voix faible :
- Agapito ?
- Oui jeune maître monsieur ?
Le sorcier déglutit.
- Est-ce-que... Tout ça est à Onofrio ?
Le petit elfe le regarda étrangement en lui répondant :
- Non, jeune maître monsieur. C'est à vous.
Ses yeux s'arrondirent.
- Mais... Mais... Mais pourquoi ?
- Mais parce que vous le mérité amplement ! Et que dirait le Maître si il vous voyait avec vos anciennes guenilles ?
- Je ne pe-
Il fut coupé avant d'avoir pu exprimer son objection.
- Vous n'avez pas le choix jeune maître monsieur ! Alors vous allez vous dépêcher d'être présentable et vous irez manger votre déjeuné !
Et c'est sur ces paroles oh combien agréable que le petit elfe jeta un sort sur la porte l'empêchant de sortir sans être convenablement habillé avant de transplaner.
Il passa dix bonne minutes à se casser la tête pour trouver une tenue qui convenait à cette fichu porte ! Elle avait fini par céder face à une chemise blanche en zéphyr agrémenté d'une cape légère verte, un short arrivant un peu en dessous des genoux noir et une paire de chaussures bateau de différentes tintes de brun. Soupirant, frustré de ne pas avoir pu remplir son estomac plus tôt, il s'installa devant son déjeuné qui comprenait deux œufs un bout de bacon et un grand verre d'eau. Pas qu'il aurait pu avaler autre chose de toute façon...
Quand il eut terminé, Harry reprit son livre et se réinstalla sur le balcon où il passa le reste de son après midi.
Il fut tiré de son occupation par l'elfe qui avait un petit sourire narquois sur le visage, afin qu'il dîne. Le sorcier l'expédia rapidement et partit se coucher sans plus de délai.
