Bon je sais qu'au début j'ai dit euh 10 chapitre je crois, mais j'avais mal calculée donc voici le dernier chapitre. Je ne sais pas encore si je ferais un vrai épilogue et confirmer un dixième chapitre :o. Qu'en pensez vous ? habituellement je déteste les fins ouverte mais des fois les doigts s'arrêtent d'écrire tout seul parce qu'ils sont satisfait. Serez vous aussi satisfait que mes doigts ? Bonne lecture :).
Au fait merci beaucoup pour vos reviews. C'est chouette de lire vos commentaires.
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Puis, soudain le décor changea. Harry reconnut ce qui s'était passé quand Voldemort l'avait attaqué. Sauf que ce n'était pas la gare mais le jardin du 12 square Grimmaurd. Il avança prudemment vers la table. Sur une des chaises qui l'entourait été assise la femme de la peinture. Grande et le visage recouvert d'un voile noire, ses ailes de la même couleur sombre était bien plus longue que celles d'Harry. Elle ne leva pas la tête mais fit signe au brun de s'asseoir. Il s'exécuta. Et la mort parla.
- Mon cher Harry, comme je suis heureuse de te voir.
- Si je suis là c'est parce que je suis mort ?
- Si tu es là, c'est parce que tu l'as demandé.
- Ça veut dire que vous pouvez faire revenir Draco ?
- Harry on ne joue pas comme ça avec la mort.
- Pourtant, si je suis ici c'est parce que des sorciers ont joué avec vous.
- Ces ailes…sont un cadeau inestimable Harry. Elles te permettront de faire de grande chose. Regarde-toi, tu as si bien compris toute la force qu'elle représentait.
- Que voulez-vous dire ?
- Les hommes sont pétris de péché mais aussi de vertus. Ces ailes t'ont choisie Harry, elles sont nées de mon pouvoir mais elles t'ont choisis toi. Oh comme elles ont eut raison. Tu as fait preuve de tant de bonté d'âme. Je t'ai toujours regardé Harry. Toi et cette faculté à m'échapper à chaque fois. Tu as prouvé que tu étais juste en épargnant Narcissa et Draco et en condamnant Lucius. Tu as prouvé que tu étais charitable en aidant ton ami George. Tu as prouvé que tu savais être prudent en accordant ton amitié à Pansy, tu as fait preuve de tempérance avec Tobias, tu as fait preuve d'amour envers tant d'autres personnes. Et de force tout au long de ta vie Harry. Et tu as vaincu le seul péché qui inondait ton âme.
- La colère ?
- Oui Harry, la colère. Par trois fois tu étais sur le point de venir dans mes bras et trois fois tu m'as échappé.
- C'est pour ça que je suis là ? Vous voulez ma vie ?
- Est-ce que tu veux me la donner ?
- Je vous la donne, en échange de celle de Draco !
- Crois-tu que Draco serait d'accord de ce choix ? Tu es toujours prêt à te sacrifier Harry, toujours prêt à me faire face et jamais tu ne me reviens. Mais peut-être que Draco préférerait donner sa vie pour la tienne. Rien ne dit que si il revient et que toi tu meurs, il décide de mettre fin à ses jours.
- Draco ne ferait pas ça. Il fera de grande chose !
- Et toi aussi Harry, tu peux faire de grande chose avec ses ailes. Plus grande que Draco.
- Il le mérite plus que moi ! J'ai fait assez de grande chose, comme vous dites. Laissez lui une chance je vous en supplie.
- En gâchant ta vie, tu gâches l'amour qu'il te porte.
- Non parce qu'il est plus fort que moi. Il saura que je l'ai fait pour lui et il chérira sa vie parce que je la chérie. Quand je suis venue à vous j'étais prêt à mourir parce qu'à vos cotés il y a plus de gens que j'aime. Aujourd'hui je suis prêt à venir à vous, parce que je veux que celui que j'aime le plus accomplisse ce qu'il doit accomplir. Parce que sur cette terre il lui reste beaucoup à faire et beaucoup à aimer. Draco pourra survivre, il le pourra ! Mais pas moi, je ne pourrais plus.
- C'est donc là ta seule demande Harry. Ta précieuse vie, contre celle de Draco Malfoy ?
- Oui ! Je vous en prie oui ! Laissez le vivre.
- Ces ailes ne t'apportent aucun réconfort ? Tu ne les désires pas ? Tu ne veux pas savoir tout ce que tu pourrais faire avec elle et toute la puissance dont tu disposerais ?
- Je ne veux pas de la puissance, je ne veux pas être au dessus de tout le monde. Je veux juste qu'on m'aime pour ce que je suis.
- Tu ne fais preuve ni d'orgueil, ni d'envie, ni d'avarice, ni de paresse, ni de luxure et gourmandise. Oh Harry je reviendrais pour toi. Tu ne m'accueilleras pas comme une ennemie.
- Je n'ai jamais pensée ça de vous.
- Non effectivement Harry, tu n'as jamais pensé ça de moi. Je vais t'accorder quelque chose à Harry. Écoute-moi bien. En échange de tes ailes et d'une année de ta vie Harry, je rendrai la vie à Draco.
- Une année de ma vie ? Vous voulez dire une année en moins à vivre ?
- Non Harry, une année entière de souvenir. Acceptes-tu ?
- J'accepte ! Je suppose que je ne choisis pas l'année en question.
- Tu supposes bien. Et tu ne te souviendras pas non plus de notre petite discussion.
La mort se leva et Harry en fit de même. Elle s'approcha de lui et la serra dans ses bras.
- Si difficile de t'avoir. Si facile de te voir. Tu mérites tellement de chose Harry.
Mais Harry s'évanouissait déjà.
OooO
- Ou est ce que je suis ?
Draco pivota sur lui-même et reconnut son manoir. Il s'approcha du fauteuil ou jadis son père aimé s'asseoir. Au lieu d'y trouver Lucius, une femme au visage voilé et aux ailes noires se tourna vers lui.
- Vous êtes la mort ? Je suis mort.
- Oui Draco.
Draco émit un petit rire.
- Est-ce que tu es prêt à me suivre Draco ?
- Je…je suis prêt à mourir mais Harry. Est-ce que ces ailes l'aideront ? Il me suivra vous savez ?
- Et toi Draco ? Si Harry avait donné sa vie pour toi est ce que tu serais venu vers moi.
- Non.
- C'est une réponse bien rapide. Ne veux-tu pas y réfléchir ?
- Si Harry donne sa vie pour moi, je ferais en sorte que cette vie ne soit pas gâchée. Je suivrai les pas d'Harry et peut-être que je vivrai longtemps et ensuite vous m'amènerai prés de lui. Il n'a pas peur de vous et il n'a pas peur du sacrifice. Je n'ai pas peur de vous et je n'ai pas peur de son sacrifice.
- Alors pourquoi ses larmes ?
- Parce que je l'aime.
- Tu te réveilleras Draco et tu vivras. Et Harry aussi.
- Vraiment ?
- Ecoute-moi bien Draco. Harry à offert ses ailes et une année de souvenir en échange de ta vie. Je t'offre ce souvenir là. Prend soin de lui, jusqu'à nos retrouvailles.
- Je le ferais !
- N'oublie pas Draco, parfois l'amour est plus fort que la mort.
Mais Draco s'évanouissait déjà.
OoooO
Draco répéta les mots de la femme pour ne pas oublier, il murmura quelque chose. Sa bouche semblait peser une tonne, son corps était lourd, et son cœur battait à un rythme assourdissant. Il était en vie ! Il sentait la douce odeur de camomille qui régnait dans sa chambre, le tissu des draps qui caressait sa peau et la chaleur du soleil qui l'éblouissait à travers ses paupières. Il murmura encore.
-…Harry…
- Shh Draco ne parle pas. Narcissa va bientôt arriver.
Draco cessa de parler et se rendormi.
Quand il ouvrit les yeux, c'était de nouveau le jour. Sa chambre d'hôpital était vide. Il se redressa et attrapa le verre d'eau sur sa table de chevet. Au moment ou il finissait son verre, la porte s'ouvrit.
- Oh par Merlin ! Draco !
Narcissa se jeta sur lui, le visage au bord des larmes. Le blond enlaça sa mère et regarda Andromeda qui avançait juste derrière. Celle-ci se contenta de lui sourire avec bienveillance.
- Je suis là maman, je suis là.
Oui il était vivant. Grâce à Harry. Encore.
Dans la journée Draco eut droit à la visite de tous ses amis et il dut attendre Hermione pour enfin avoir une réponse à propos d'Harry. Le blond se sentait beaucoup mieux et les médicomages lui avait certifié que c'était vraiment un miracle et qu'il pourrait sortir le lendemain.
Hermione se tenait dans l'embrassure de la porte et entra une bonne fois pour toutes quand il n'y eut plus personne dans sa chambre. Elle tira la chaise sur laquelle s'était assise Narcissa et Draco lui fit un franc sourire.
- C'est la première fois qu'il y a autant de monde à mon chevet pendant que je suis à l'hôpital.
- Et encore Draco, tu as reçus tellement de fleur et de message de soutiens qu'on a du tout expédier au manoir.
- Tu plaisantes j'espère ?!
L'étonnement de Draco se lisait sur son visage et Hermione lui prit la main.
- Draco ton discours était merveilleux.
- Mais ce qui s'est passé après à pesé dans la balance. Que s'est-il passé ?
- Cornelius Fudge à libéré les derniers détraqueurs. Enfin les derniers, façon de parler, il y en avait tellement !
- Comment avez-vous fait pour vous en débarrasser ?
- Ce n'est pas nous, c'est Harry qui nous a sauvés. Draco je les ai vus ! Ses ailes, elles étaient magnifiques. C'était la plus belle chose que je n'avais jamais vue et tu avais ça sous les yeux. Je ne comprends pas ce qui s'est passé mais je crois qu'il s'en est servi pour te sauver. Tout le monde à ressentit ça. D'abord le chagrin et après Draco…Il y avait tellement d'amour, c'était une vague tellement forte, tellement puissante. Comme si pendant quelque seconde tout le monde savait que ça se passerait bien, que les problèmes n'existeraient plus.
Hermione pleurait contre sa main.
- Puis la réalité. Vous deux allongés et…Tu es le premier à te réveiller Draco. Harry n'as toujours pas ouvert les yeux.
Le blond avala difficilement sa salive. Il se pencha et embrassa le front d'Hermione. Mais il savait qu'Harry était vivant. Pour confirmer ses pensées comme par magie Ron entra brusquement.
- Il est réveillé !
Hermione se redressa et Draco sortit de son lit comme un diable. Ils marchèrent rapidement jusqu'à la chambre d'Harry. Blaise et Pansy était déjà là, contre le mur et Luna se tenait prés de la fenêtre. Draco entra dans la pièce. Harry avait les yeux clos mais il tournait la tête en direction du soleil. Il prononça quelque chose et Hermione se pencha vers lui pour qu'il recommence.
-…C'est terminé ?
Draco avança vers lui et caressa son front un immense sourire aux lèvres.
- Oui Harry. C'est terminé.
La mort avait tenu sa promesse. Harry n'avait plus d'ailes.
Il était redevenu un garçon normal. Mais cela n'empêchait pas l'amour de traverser toute la pièce. Tous les sentiments de ses amis les accompagnaient. Harry ouvrit de grands yeux sur Draco et le blond se pencha pour l'embrasser. Mais une main le repoussa violement.
- Qu'est ce que tu fous Malfoy ?!
Harry se redressa d'un coup et étudia les serpentards puis son visage se tourna vers Hermione.
- Qu'est ce qu'ils font ici !?
Les lèvres d'Harry se mirent à trembler.
- Hermione ? Vous avez réussis à tuer Voldemort ?
Tout le groupe était complètement estomaqué. Draco tenta de prendre la main d'Harry mais celui-ci la retira vivement se rapprochant le plus d'Hermione.
- Ne me touche pas ! Sors d'ici ! Sortez d'ici !
Draco se releva d'un bond, le visage livide. Pansy le tira par le bras et Blaise ouvrit la marche pour sortir. Avant de fermer la porte il entendit Harry demander ou était Ginny. Draco pleura.
La mort avait tenu sa promesse, il avait perdu une année de sa vie. La meilleure.
Hostile. Voilà le comportement qu'avait eu Harry à son égard. Draco avait essayé de lui parler et le brun l'avait proprement rejeté. Finalement les médicomage avait mis fin à ses tentatives de discuter. Harry souffrait d'amnésie et lui imposer la vérité n'était pas la chose à faire. La mort dans l'âme Draco s'était effacée.
Hermione venait le voir pour le tenir au courant. Harry avait compris que Voldemort avait été tué. Elle lui avait expliqué pour son année à Poudlard et le brun semblait comprendre qu'une année s'était écoulé depuis sa chute. La brune avait dit à Draco qu'Harry ne réalisait pas vraiment qu'il avait perdu ses souvenirs, il n'assimilait pas que des choses aient pu se passer sans qu'il s'en souvienne. Il ne se remettait pas d'avoir oublié des choses qu'il avait faites et des mots qu'il avait dits, et même si il comprenait il restait bloqué. Harry n'avait rien vécu. Hermione n'avait pas insisté et n'avait pas cherché à lui faire avaler d'un coup tous les événements de sa vie et Harry n'avait pas vraiment demandé. Il n'avait pas posé de question sur les serpentards.
Puis Draco n'eut plus vraiment de nouvelle. Il était retourné au manoir pour le mois de juillet. Blaise, Pansy, Théo, Ron et Hermione venait souvent le voir. Luna lui envoyait des messages plein de couleur et Andromeda et Teddy passaient un temps fou chez eux. Elle ne pouvait pas le confier à Harry qui semblait dans un état second. Draco avait plusieurs fois fais le chemin jusqu'à Square Grimmaurd et avait dû faire des efforts considérable pour ne pas débouler chez lui. Il savait que le brun avait quitté l'hôpital au milieu du mois et qu'il était revenu chez lui. Draco s'était demandé comment il avait réagi en voyant la maison complètement transformé. Hermione lui raconta qu'il n'avait rien dit.
Cette pensée d'un Harry perdu le rendait malade. Draco voulait le voir, il voulait le prendre dans ses bras et le sentir contre lui. C'était peut-être ça le cadeau empoisonné dont Harry parlait si souvent. Avoir la personne qu'on aime si proche et pourtant si loin, être le seul à se souvenir des meilleurs moments que l'on a passé vivre avec en sachant que peut-être il ne serait pas capable de les revivre. C'était peut-être pire que la mort elle-même. Mais pour qui ? Pour lui ou pour Harry ?
Draco se demandait si Harry savait qu'il avait sauvé sa vie au péril de sa mémoire. Si il avait accepté sans se poser de question. Pour le blond c'était évident que oui, Harry aurait sûrement accepté en échange de tous ses souvenirs aussi. Mais qui aurait pu deviner que ça serait justement cette année. Draco réalisa que c'était exactement comme ça que ça devait se passer. Les ailes étaient parties, elles avaient pris avec elles tout ce qu'elles avaient construit. C'était la route logique, toutes les choses qu'ils avaient vécus, c'était en partie grâce à elle.
Peut-être qu'Harry aurait mieux fait de mourir, la douleur aurait été moins atroce. Draco chassa cette idée monstrueuse de sa tête.
« Parfois l'amour est plus fort que la mort. »
Il pleura presque toute la nuit.
Harry faisait les cents pas sous les yeux de Kréature. L'inquiétude de l'elfe lui tapait sur les nerfs, mais il n'avait aucune envie de s'énerver contre lui. Le changement de comportement de l'elfe de maison était trop étrange pour qu'il se mette à lui reprocher tout les malheurs qui s'abattaient sur lui. Harry ne comprenait rien. Il se souvenait juste de la forêt, il se souvenait de Voldemort et de Dumbledore dans la gare de King cross. Mais impossible de se souvenir de la suite. Entre sa mort et le moment où il s'était réveillé à l'hôpital il n'y avait rien. Le trou noir. Il n'y avait pas cru au début. Parce qu'Hermione était là, Ron était là ainsi que Luna. Mais il y avait eu d'autres gens, des gens qu'il n'aurait jamais pensé voir auprès de lui. Pansy Parkinson, Blaise Zabini…et Draco Malfoy.
Pourquoi le blond se trouvait à son chevet ? Pourquoi lui avait-il tenu la main ? Et ce regard, ce soulagement qu'il avait lu sur son visage, puis la tristesse.
Harry essayait de penser à tout mais c'était toujours cette image qui apparaissait dans son esprit. Le visage illuminé de Draco qui lui souriait avant de devenir livide. Harry l'avait blessé, il ne savait pas comment mais il l'avait blessé.
Hermione avait essayé de lui dire qu'ils étaient tous devenu amis, ça aurait pu satisfaire Harry et il aurait aimé se satisfaire de cette réponse. Mais en vérité on aurait bien pu lui dire que Sirius était revenu à la vie durant son trou noir qu'il ne l'aurait pas accepté non plus. Parce qu'au-delà de ses souvenirs disparut, ce qui l'effrayait le plus c'était la perte des sentiments qu'il avait ressentis durant cette année. Il n'y avait qu'une seule question qui tournait en boucle dans sa tête, une question qui prenait forme chaque matin, à chaque fois qu'il se réveillait caresser par les premiers rayons de soleil. Une question qui se formulait à chaque fois que son rêve se terminait, le même rêve encore et encore.
Il volait, et le ciel prenait la teinte d'un bleu mauve d'une douceur éclatante. Au loin, sur la coupure que formait l'horizon une ligne d'un rouge sanglant découpait le décor terre, ciel. Au dessus de lui la lune était pleine, ronde et grise. Le même gris qu'il avait vu après son réveil. Des yeux qui avaient la couleur de la lune, de la pluie, de l'orage. Alors il se réveillait et posé la question à voix haute mais pour lui-même :
- J'ai été heureux ?
Harry se mortifiait à l'idée d'être passé à coté de chose qui aurait pu le mettre en joie. Parce que tout ce qui tourné dans sa tête étaient les événements cauchemardesque qui avait suivis la mort de Dumbledore. Tout ce qui tournait dans sa tête était le moment ou il s'était décidé à retrouver la mort. Une fois pour toute. Mais il n'était pas mort, il s'était passé des choses et Harry sentait à chaque fois le chagrin le gagnait. Il pouvait demander ce qui s'était passé, tout le monde aurait été prêt à lui en parler. Mais Harry ne voulait en discuter qu'avec une seule personne.
Il cessa de tourner en rond, il grimpa les escaliers jusque dans sa chambre. Il n'en revenait pas de tout ce qui s'était passé dans la maison de Sirius. Même ça, ça le rendait malade, comment cette demeure sans âme était devenue un véritable havre de paix, sans lui. Quand il pénétra dans sa chambre une buse au plumage rouge l'attendait sur son bureau, à coté d'elle il y avait un petit paquet. Harry détacha le paquet et retira la lettre posait dessus. Il l'ouvrit.
Mon cher Harry, je sais que le médicomage à dit qu'il ne fallait pas forcer les choses. Mais j'espère que tu ne prendras pas mon geste comme une façon pour moi de le faire. Je ne te dirais rien sur ce qui s'est passé cette année, je ne pense pas que ça soit à moi de le faire. Il y a quelqu'un qui aimerait sûrement en parler plus que moi.
Alors je te donne juste un petit peu d'aide, pour toi et pour le mur de ta chambre. Je trouve qu'il manque quelques photos, tu ne crois pas ? J'espère sincèrement que ta mémoire reviendra et si elle ne revient pas et bien ce n'est pas très grave. Tu es vivant et on pourra toujours créer plein de chouette souvenir ensemble.
Je te donne déjà ceux que je possède. Moi j'y vois beaucoup de bonne chose.
Avec tout mon amour, ta chère amie Luna Lovegood.
Harry détacha le paquet et observa ce qu'il contenait. Il repassa tout les papiers glacé sous ses doigts plusieurs fois jusqu'à ce que sa vue soit brouillée de larme.
OooOooO
- Draco ou est ce que tu as mis la bouteille qu'Andromeda nous a offert.
- Mère, je vais croire que tu perds la tête. Toi et ma tante vous l'avez bu d'une traite en une soirée.
Narcissa partit dans un fou rire.
- Ah oui c'est vrai !
Draco la suivit des yeux pendant qu'elle repartait dans le salon en riant. Hermione et Ron le regardèrent amusé, tandis que Blaise tenait Teddy dans ses bras.
- Ça te va bien les bébés Blaise.
- Merci Pansy, je pense que je ferais un excellent père.
- Pourquoi à chaque fois qu'on se voit on parle de futilité avant d'aborder le sujet principal de notre conversation ?
Hermione leva les yeux au ciel sous la remarque de Théodore.
- Théo à raison, souffla Ron. Dans deux jours c'est l'anniversaire d'Harry, je ne sais même pas si il va accepter de le fêter.
- Moi je continue de penser que ce n'est pas une bonne idée de le laisser seul.
- Je n'y peux rien Draco, Harry semble allait bien, je veux dire il se comporte normalement.
- Il a perdu la mémoire et tu trouves que c'est raisonnable de le laisser seul.
- Il ne l'est pas vraiment, apparemment Kréature est une vraie mère poule.
- Encore une fois on s'éloigne du sujet. Est-ce qu'on se pointe tous chez lui ?
- Pour qu'il fasse une crise cardiaque et nous claque entre les doigts.
- Est-ce qu'on peut arrêter de blaguer sur une éventuelle mort d'Harry Potter.
- Moi j'aimerais qu'on parle des ailes.
Hermione et Draco se tournèrent vivement vers Ron.
- Pardon ? S'étonna Draco.
- Oui les ailes ! J'ai pas rêvé, après le discours c'était bien des ailes. J'aimerais bien savoir d'où ça venait.
- Je trouve ça logique. Harry était en fait un ange.
- Théo tu sais ce qu'est un ange ?
- Après la chute de Voldemort, mon père est devenu croyant. Il s'est tourné vers une religion moldu. Selon lui, les anges sont des êtres protecteurs, qui apaisent les malheurs et soutiennent les âmes. Ils délivrent des messages, guide les gens dans leurs choix pour qu'ils fassent les choses justes. Donc je suppose qu'après tout ce qu'Harry a vécu et fait, c'est un peu normal qu'il ressemble à un ange. Enfin ce n'est que mon avis.
Hermione ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Elle regarda Draco qui semblait vivre ce retournement de situation de la même façon. Le seul bruit dans la pièce était les babillages de Teddy. Il fut coupé par une grande chouette blanche qui traversa l'immense pièce du manoir. L'oiseau tomba doucement et atterris à coté de Draco. Le blond ne fit aucun geste en sa direction parce qu'il avait reconnu l'oiseau.
-Draco c'est…
- Oui je sais qui c'est.
- C'est Pero, la chouette d'Harry.
Tout le monde observa Ron qui haussa des épaules. Hermione se leva et détacha la lettre du rapace qui mordilla tendrement ses doigts, elle glissa le message entre les mains tremblante de Draco. Elle s'agenouilla contre lui et prit ses poignets dans ses mains.
- Draco ?
L'ancien Serpentard prit une profonde inspiration et ouvrit la lettre. Ses yeux lires les mots à une vitesse folle, il replia la lettre et se permit de respirer. Il se leva d'un coup et agrippa le bras d'Hermione pour ne pas la faire tomber.
- Je vous confie la maison, débrouillez vous pour la soirée.
- Draco ou est ce que tu vas ?
- C'est évident voyons.
Pansy lui sourit, Blaise leva le pouce et Théodore se contenta d'un bref hochement de tête. Hermione s'empara du manteau de Draco et l'aida à le mettre, elle avait les larmes aux yeux.
- Que quelqu'un m'explique ?! S'exclama Ron.
- Je vais chez Harry, Ron.
Draco transplana. Le hibou s'envola pour retrouver son maître. Laissant la lettre sur le canapé.
Peux-tu venir chez moi, j'aimerais qu'on discute.
Harry Potter.
OooO
Draco atterrie dans le salon dans un craquement sonore. Son cœur battait la chamade. Toutes les lumières étaient éteintes, sauf celle des escaliers et du couloir du haut. Il s'avança lentement ne sachant plus quoi faire. Il entendit une porte s'ouvrir et Harry apparut en haut des marches. Il faillit avoir un haut le cœur, son estomac se tordait dans tout les sens. Le brun l'observa un long moment, il se gratta l'arrière de la tête.
- Tu veux bien monter ?
Draco ne se fit pas prier, il grimpa les marches pour se trouver à hauteur du brun. Harry s'écarta et lui fit signe d'entrer dans sa chambre. L'héritier détourna la tête du lit. Les souvenirs des nuits passés en compagnie du brun revenaient charger son esprit comme un troupeau d'éléphant chargeant avec force. Il vit qu'Harry avait deviné son trouble. Il tira la chaise de son bureau pour Draco. Mais aucun d'eux ne s'assirent. Draco se sentit soudain mal à l'aise. Il était en train de presque se convaincre qu'il ferait mieux de faire demi-tour. Il se disait qu'il aurait du demander à Hermione de l'accompagner. Mais Harry prit la parole et Draco se rendit compte à quel point il lui avait manqué.
- J'espère que je ne t'ai pas dérangé ?
- Non j'étais avec…avec Blaise, Ron, Hermione enfin…je…
Harry leva la main pour lui faire signe que ce n'était pas nécessaire de s'expliquer.
- Hermione parle beaucoup de toi. Il parait que tu veux devenir médicomage ?
Draco grimaca. Harry et lui avait longtemps discuter de leurs choix de vie et l'entendre poser la question comme si c'était une simple nouvelle lui fit affreusement mal.
- Oui.
- Pourquoi ?
Draco étudia Harry et ce dernier le regardait avec sérieux.
- Parce que je veux sauver des vies. Parce que je veux faire quelque chose de bien de ma vie. Parce que je veux être utile.
Le blond se retint de lui dire qu'il voulait aussi le faire pour lui. Harry finit par s'asseoir et Draco suivit le mouvement. Le brun détourna les yeux et mis ses doigts contre sa bouche.
- Est-ce que ta mère va bien ?
Draco écarquilla les yeux. Avec sa manche il essuya les premières larmes qui débordaient. Harry posa son regard sur lui et le blond vit qu'il souffrait autant que lui souffrait.
- Elle va très bien Harry…grâce à toi.
- J'ai lu le rapport de justice. Sur Narcissa, sur toi et sur ton père.
- Oui…je suis sûr que tu l'as fait.
Harry se tourna vers son bureau et ouvrit tout en parlant.
- On a déjà eu cette discussion n'est ce pas ?
- Oui, souffla Draco.
Le brun sortit le paquet qu'il avait reçus de la part de Luna et le déposa dans les mains de Draco. Ce dernier comprit dés la première photo. Andromeda tenait sa sœur dans ses bras pendant que celle-ci portait Teddy. La photo suivante montrait Blaise et Ron dévoilant leurs muscles et Hermione qui riait. Celles d'après : Théo et Neville en cuisine, une autre, lui et Andromeda se disputant, Luna, Hermione et Harry rangeant des affaires dans les nouveaux meubles. Draco fit défiler les photos du jour ou ils s'étaient tous réunis chez Harry d'une main tremblante. Vers le milieu de celle-ci le reste des photos avaient été classé.
Il n'y avait que des photos de lui et Harry, ou de juste lui ou Harry. Harry qui tenait Teddy, Harry qui se frottait le front plein de peinture, Harry qui rigolait sur presque toutes les photos. Puis eux. Eux qui s'embrassaient, eux qui s'enlaçaient, eux qui plaisantaient et enfin lui. Lui qui regardait Harry avec des yeux rêveur, lui qui caressait les cheveux du brun, lui qui riait aux éclats, lui assit entourés des Gryffondor et Teddy endormit contre lui. Il caressa du bout des doigts la dernière photo et la voix d'Harry mis fin au silence.
- Quand je me suis réveillé. J'étais censé être amoureux de Ginny. La première chose que j'ai fait en sortant de l'hôpital ce fut de me rendre au Terrier. Elle à ouvert la porte avec un grand sourire. J'étais censé aimer ce grand sourire, ses yeux pétillants et sa voix, j'avais aimé ça tellement de fois. Mais quand je l'ai vu, il n'y avait que le vide. Je me suis réveillé en pensant aimer quelqu'un et ce quelqu'un ne me faisait ni chaud ni froid.
Draco leva les yeux sur Harry qui ne le regardait toujours pas. Le brun continua sur sa lancé.
- Chaque nuit je rêve Draco, je rêve que je vole. Je rêve que je suis ailleurs, un endroit merveilleux, sublime et reposant. Et tu sais ce que je crois, je crois que c'était quand j'étais mort. Je crois que je rêve du moment où je n'existais plus. Du moment où absolument rien n'avait d'importance. Mais ces photos…sur ces photos j'ai l'air tellement bien.
La voix d'Harry se brisa dans un sanglot.
- Pourquoi je ne me rappelle pas de ça. Pourquoi je ne me rappelle pas des sourires et des rires, pourquoi je ne me rappelle pas de la joie. Est-ce que c'est vrai Draco ? Est-ce que ça c'est vrai ?
Draco se leva et s'approcha d'Harry.
- Harry ?
- A chaque fois que je ferme les yeux. C'est ton visage que je vois, ton visage qui me déteste, je vois ta colère et ta tristesse. Et je me demande si je t'ai fais du mal. On s'est réconcilié Draco ? On s'est pardonné et on a vécu quelque chose. Et j'aimerais m'en souvenir, j'aimerais savoir si c'était bon ? J'aimerais savoir si…
Harry releva un regard meurtri sur Draco et le blond vacilla. Il n'y avait rien de pire et rien de meilleure, Harry voulait juste savoir mais après. Qu'en ferait-il ? Toutes ces mois à apprivoiser Harry, à partager des secrets, des souvenirs, des réponses et des rêves.
- Qu'est ce que tu veux savoir Harry ?
- Je veux savoir si j'ai été heureux ?
Draco se mis à genoux devant lui.
- Tu dis que tu rêve, avant que je te réponde tu veux bien me le raconter ?
Le gryffondor secoua un peu la tête et soupira.
- Je rêve que je saute dans le vide et que je m'envole. Il fait nuit et il y a quelqu'un prés de moi, je ne vois pas son visage, mais on vole ensemble je crois. Après c'est l'aube…et c'est merveilleux. Et je suis contre cette personne et mes yeux regarde le ciel, j'ai juste l'impression d'être incroyablement vivant. Mais je suis mort.
- Non Harry. Tu n'étais pas mort et tu as été heureux. Parce que je fais le même rêve.
Harry plongea ses yeux verts dans ceux de Draco. Des yeux qui avaient la couleur de la lune, de la pluie, de l'orage. Ses lèvres se mirent à trembler. Draco glissa ses doigts contre les mains d'Harry doucement et celui-ci ne fit aucun mouvement pour le repousser.
- C'était toi ? C'est toi qui vole à mes cotés ? Qu'est ce que c'est ?
- C'est un souvenir Harry.
Draco ferma les yeux et laissa ses larmes dévaler ses joues, il n'arrivait plus à les retenir maintenant. Il en était sûr il n'y aurait pas de bonheur possible pour lui sans Harry. Il avait mentit à la mort. Soudain la main du brun vint caresser son visage et Draco ouvrit les yeux. Harry lui souriait. Draco prit sa main dans la sienne et embrassa sa peau, il la pressa contre ses lèvres et pleura sans se retenir. Harry caressa ses cheveux.
- Est-ce que tu veux bien me raconter ?
Draco se releva doucement et tira Harry vers le lit. Il le fit s'allonger et fit de même à coté de lui.
- C'est une longue histoire.
Harry se cala dans l'oreiller et sourit.
- j'ai tout mon temps je crois.
- D'accord…C'est l'histoire d'un ange. En fait, c'est l'histoire de mon ange.
FIN.