Problematic soulmate

.

.

.

Chapitre 2

Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi lui … ?

Telles étaient les questions qui se bousculaient dans la tête de Katsuki tandis qu'il arpentait

rapidement les couloirs de l'école, le visage complètement rouge.

Il n'avait jamais cru à toutes ces conneries d'âmes sœurs prédestinées à être ensemble pour l'éternité alors… juste pourquoi ? Pourquoi était-ce tombé sur cet imbécile de Deku et pourquoi était-ce arrivé seulement maintenant ?

Pourtant, tout avait commencé comme un jour ordinaire. Un jour comme les autres.

Cela aurait dû être un énième jour de méchancetées et d'humiliations gratuites pour Deku.

Alors… Pourquoi après tout ce temps ?

Ce jour là aurait dû être un jour comme les autres… Il avait même commencé avec la même routine.

.

.

.

- Hey Deku !

Je notais avec ennui que cet imbécile avait accélerré le pas au son de ma voix tout en serrant désespérément ses livres contre sa poitrine.

Je le rattrapais rapidement et lui fit un croche pied. L'habitude qu'il avait de détourné les yeux en ma présence m'étais insuportable. Il tomba face contre terre tandis qu'un gémissement de douleur lui échapait. Pitoyable. Ce gars était pitoyable. Autour de lui, tout ses livres était à présent éparpillés.

- T'es toujours aussi stupidement maladroit ! Tskt ! Même pas capable de garder ton équilibre quand quelqu'un te passe devant !

- Kaachan…

Je détestais ça. Je le haïssait pour ça. Comment, après tout ce que je lui faisait subir, ce gars était encore capable d'afficher son stupide sourire ?

Jusqu'à quel point ce type était débile au juste ? Je le martyrisais chaque jour de sa putain de vie et il continuait à faire comme si de rien n'était. Comme si tout allait bien.

Je l'attrapais par le col de son stupide chandail vert, prêt à l'insulter et à le frapper jusqu'à m'en lasser quand la voix nasillarde de sa putain de copine se fit entendre.

- Bakugou-Kun ! Laisse Deku tranquille à la fin !

- Je ne savais pas que t'avais encore besoin d'une babysitter, Deku.

Nonchalamment, je le rejettais au sol et repartais en marchant sur ses foutus bouquins.

Cette fille me rendait malade. Cet imbécile de Deku me rendait malade.

Et même ma propre attitude me rendait maintenant malade.

.

.

.

Parfois, je me demandais comment j'en était venu à détester à ce point ce mec.

Il avait pourtant été mon meilleur ami.

Nous avions été voisins une bonne partie de notre enfance et avions souvent jouer tout les deux. Même ''Deku'' n'était qu'un surnom amicale que je lui avait donné et ça n'avait,en tout cas à l'époque, rien d'une insulte.

Mais alors qu'est-ce qui avait changé depuis ?

Ah oui, ça me revient.

Les choses avaient subitement commencées à changées quand Izuku avait dû déménager avec son grand-père et sa mère.

Et même si il est vrai que j'avais pleuré ce jour-là tout en lui promettant que l'on serait toujours ami, c'était seulement parce que j'ignorais encore ce qui m'attendais.

Durant cet été, j'avais vécu l'enfer sans lui.

Deku était celui qui m'avait toujours fait oublier les problèmes qu'il y avait chez moi.

Lorsque vos parents sont en instance de divorce, que les insultes et que les violences continuent de fusaient alors même qu'un petit garçon de sept ans est présent et que ceux-ci n'ont aucune considération pour vous, ça blesse. Ce genre d'événements, c'est le genre de

violences que j'ai dû supporter sans lui.

Ce fut difficile sans Deku, car c'est cet imbécile qui me redonnait le sourire. Et c'est ce même imbécile qui avait choisit de disparaître, de se volatiliser au moment où j'avais le plus besoin de lui. C'est pour ça que je le détestais tant.

Finalement, c'est ma mère qui devint ma seule famille. Mon père, après le divorce avait préféré refaire sa vie avec quelqu'un d'autre. Ma mère s'était sentit coupable de son absence et m'avait offert une multitude de cadeaux pour m'éviter d'y penser. En réalité, je m'étais sentis encore plus seul que je ne l'étais déjà.

Et quand l'été a prit fin,mon attitude avait complètement changée. Je savais que ça ne servait à rien de s'en prendre aux autres, mais franchement j'en avait rien à foutre. L'éssentiel c'était que je me défoule et que ça me fasse un peu de bien. Le reste c'était pas mon problème.

C'est vrai que je m'en étais plus pris à Deku qu'aux autres mais pour ma défense, les autres ne m'avait pas trahi comme lui l'avait fait.

Sans vraiment m'en rendre compte, j'avais peu à peu cessé de m'en prendre à tout le monde et j'étais finalement devenu le harceleur personnel de Midoriya Izuku.

-Kacchan, pourquoi ?

C'est la question qu'il m'avait un jour posé, alors que je venait de le frapper pour la énième fois.

Pourquoi ?

Parce que je l'envié.

J'envié l'attention que ses parents lui accordés, tout en sachant que même si son père était souvent en voyage pour le travail, contrairement au mien, le sien il reviendrait.

Je l'envié parce que, malgré le fait que tout le monde le considéraient comme un nerd a qui il n'arriverait jamais rien d'intéressant, il avait encore,toujours, sans relâche et perpétuellement son putain de sourire à la con !

Et j'en étais venu à détesté ça.

Je l'envié, je le jalousais, parce que Midoriya Izuku était tout ce que je ne serais jamais.

.

.

.

Clapotant nerveusement de la langue, je me dirigeais d'un air ennuyé vers le vestiaire des garçons. Je détestais me souvenir du passé parce que, pour moi, il était inutile de se souvenir de ce qui était inutile. De plus, cela me criblait de remords que je n'avais pas a avoir.

Une fois arriver au vestiaire, je jetté ma veste blanche sur le banc au milieu de la pièce. En me retournant, j'apperçu Deku.

-'' Juste à temps '' pensais-je.

J'étais prêt à me défouler sur lui pour toutes les précédentes minutes ou il avait pour l'instant, impunément squatté mes pensées.

- Hey nerd… T'es prêt à continuer notre ''discution'' de ce matin ?

- Kacchan je...

Je souriais de plaisir et de sadisme mélangés quand, tout à coup, je me crispais en ressentant une douce chaleure émmanée de mon buste. Cela s'était produit exactement lorsque Deku s'était retourné, l'air résigné et prêt à me faire face. Je m'apperçu que, comme moi, une lueur se répendait sur sa poitrine. J'étais trop stupéfait pour parler et j'avais peur de comprendre ce qu'il se passait.

Deku prit donc la parole :

- Heu… Kacchan, ta poitrine…

- La tienne aussi… attends...non,non,non,non ! C'est pas possible !

- ça veut dire qu'on est… qu'on est…Kacchan on est…

- Putain, ferme la Deku !

La tête que faisait Izuku était mémorable. J'étais sûr qu'il n'allait pas tarder a se mettre à pleurer mais il restait résolument trop choqué pour dire ou faire quoi que ce soit.

Pour une raison que j'ignorais, je me sentais rougir des pieds à la tête. J'attrapais ma veste et sortit du vestiaire a une vitesse folle, laissant Deku sur place, probablement aussi confus et gêné que moi.

Et voici donc comment je m'étais retrouvé complètement humilié et rouge à courir à travers tout les couloirs existants et possible du lycée.

- Bakugo !

Je m'arrêtais brusquement en reconnaissant la voix de Kirishima.

- Ho frère je t'ai cherché partout ! Le prof est vénère parce que Midoriya et toi êtes pas allés en cours et donc... Tu m'écoutes ?

- J'ai trouvé… le regard dans la vague, je n'arrivais pas à trouver mes mots.

- Putain t'acouche Bakugo ? Qu'est ce t'as trouvé ? Ton cerveau ? Quoi que ça fait si longtemps qu'on le cherche que ça me surprendrais quand même…

Le roux se mit à rire à pleine voix mais s'arrêta imédiatement en voyant la mine déconfite de son ami. Celui ci avait l'habitude de répondre au quart de tour quand on l'insulté mais la, il fixait le mur d'un air bizarre comme si c'était la chose la plus intérressante au monde.

- Hé mec, tu te sens mal ? Pourquoi t'es pas allé en gymnastique ? Hé ho,je te parle…

Bon allez viens, j't'accompagne à l'infirmerie. On expliquera au prof que tu te sentais pas bien et…

- J'ai trouvé mon âme sœur…

Kirishima s'arrêta net, les yeux grand ouvert et garda le silence. Réfrénant un fou rire il reprit la parole :

- Tu…tu peux me répéter ça, j'ai dû mal entendre…

Katsuki hocha la tête, faisant comprendre à son ami qu'il avait très bien entendu.

Eijiro détailla Bakugo des pieds à la tête, essayant de déceler un indice qui pourrait lui prouver que son ami se foutait de lui. Voyant que celui ci arborait toujours un air choqué il craqua et éclata de rire tandis que quelques larmes roulaient en même temps sur ses joues.

- Trop fort ta blague mec ! Franchement t'as faillit m'avoir !

- Ta gueule putain ! Je raconte pas de bobards ! Tu crois que ça m'amuse de savoir que mon âme sœur c'est cet enfoiré de Deku !?

- Attends… Le garçon cessa de rire et devint tout à coup très sérieux. Tu veux dire que c'est Midoriya ton âme sœur ?

-Putain oui ! T'es sourd ou quoi !?

Kirishima était sans voix. Il éssayer toujours de trouver un indice, n'importe quoi qui puissent lui prouver que tout ça n'était qu'une vaste blague. Quand, après quelques secondes de silence il laissa échappé un ''pffff''' mal camouflé. Il finit par éclater d'un rire éfronté et sans vergogne pour son ami.

- Putain, rappelle moi pourquoi toi et moi on est potes déjà ? Katsuki soupira d'exaspération. Il se demandait vraiment pourquoi il trainait avec un tel blaireau.

- Désolé mec, désolé… puis, riant plus doucement il continua :

- Mais, c'est vraiment une mauvaise plaisanterie du destin quand même. Midoriya ton âme sœur ? C'est quoi la suivante ? Mineta populaire auprès des filles ?

Le roux recommenca à rire comme un fou puis s'arrêta quelques minutes plus tard complètement épuisé.

Katsuki commencé sérieusement a avoir des envies de meurtres sur ce gars qui lui servait présentement de meilleur ami quand celui-ci, calmé, repris la parole :

- En tout cas, touttes mes félicitations Bakugo-Kun. Les jours qui vont suivres risquent d'êtres très intéressants.

- Ferme la espèce de blaireau ! C'est pas du tout ce à quoi je m'attendais… Je me demande si il y'aurait pas moyen de changer tout ça…

- Désolé mec, mais apparement c'est impossible et c'est justement ce qui rend les choses encore plus intéréssantes.

- Je te hais…

- Je sais et moi je t'aime.

Le roux se mit de nouveaux à rire et a le taquiner sur sa situation.

Cependant, Katsuki lui, continuait de réfléchir. Il n'avait jamais pensé que les choses pouvaient se passées comme ça. Il devait être maudit.

Pourtant, au fond de lui et même si il ne l'admettrait jamais, un bonheur inéxpliquable grandissait à la seule pensée que Midoriya Izuku soient son âme sœur.

Que se passerait-il maintenant ?

Bonjour/Bonsoir tout le monde !

J'espère que vous avez aimé ce chapitre ! :D

Pour ma part j'ai pris beaucoup de plaisir à le traduire.

Merci à ceux qui ont postés des reviews, ça m'a fait super plaisir !