Et voilà enfin la suite. bonne année à tous. Pleins de poutou.


Une ombre passa dans un vieux château d'Ecosse. Elle filait dans les couloirs en faisant tournoyer sa cape sombre à chaque croisement. Elle ne s'arrêta que devant un tableau représentant une dryade caché dans un bois pour lui murmurer deux mots.

Deux petits mots qui permit à l'ombre d'accéder à un long escalier qu'elle monta les marches trois par trois. Ses enjambées la menaient en haut d'une tour ou se trouvait une sorte de petite terrasse en balcon.

Sans aucun doute, elle referma la porte et se dirigea vers un pot de fleur en pierre contenant des lys blanc et violet. Déplaçant le pot pour découvrir une petite cavité en dessous. Elle prit les deux objets se trouvant dedans : un vieux paquet de cigarette bon marché et un vieux briquet Zippo.

Elle s'assied à même la pierre froide. Prenant le briquet pour allumer une cigarette qu'elle ne porta pas à ses lèvres. Le tenant juste entre ses doigts. Cela semblait suffire à faire le même effet que la fumée.

L'ombre resta longtemps dans le froid. Cigarette dans une main et briquet dans l'autre. Son pouce jouant avec une gravure sur l'un des côtés de ce dernier. Le tout en fixant le pot de fleur en face.

L'ombre.

C'est comme ça que se voyait Severus Snape. Il n'était plus qu'une ombre. Une coquille vide depuis qu'elle était partie. Depuis cette phrase dite par un crétin de quinze ans.

La seule chose qu'il avait d'elle c'était ses cigarettes et un vieux briquet. Avant, il avait bien des photos d'elle mais son ivrogne de père les avait utilisé, ainsi que presque toute ses affaires de première année, pour allumer le vieux poêle à bois de l'Impasse du tisseur.

Il avait encore les souvenirs, lui avait dit le seul psy qu'il avait été voir. Il avait oubliété directement l'idiot surpayé.

Des souvenirs sont de biens maigres choses auquelles se rattacher quand on sait que l'on a perdu son seul amour. Celle sans qui notre cœur cesse de battre. Celle qui met de la couleur dans sa vie teintée de nuances de gris. A ses côtés la vie avait un parfum de lilas et de jasmin. Maintenant Severus n'avait que ce goût âpre pour la vie.

Il avait pourtant essayé de passer à autre chose sur les conseils de son ami Lucius.

Essayer.

C'est le mot clé.

Qu'importe ce que l'homme tentait, ses pas le ramenait vers elle et lui rappelait ses erreurs.

Il avait tenté de rencontrer d'autre femmes, même des hommes. Il se retrouvait toujours et inlassablement avec une rousse.

Mais jamais "Sa" rousse.

Jamais sa Lily.

Elles n'avaient ni la même couleur, ni la même douceur de cheveux de Lily et ceux-ci n'avaient pas cette même façon de danser lorsqu'elles tournaient la tête.

Elles n'avaient pas ses deux grands yeux de biche verts dans lesquels il aimait se perdre. Jamais il ne retrouverait cette voix qui accélérait son rythme cardiaque aux moindres mots prononcés à son attention.

Plus jamais il n'entendrait son doux rire. Ni la verrait danser quand les premiers flocons de l'hiver tomberont.

Severus l'avait perdu. Potter en avait profité. Lily était partie avec le Maraudeur.

Pourtant, il avait tout essayé pour s'excuser. De l'attente devant sa salle commune de son dortoir, quitte à se faire coller et ceux à plusieurs reprises, aux longue lettre d'excuse. Il avait même essayé de changer. Pour Lily, Severus était prêt à tout. Pour elle, il avait arrêté ses recherches de magie noire. Il aidait même certains élèves qui se faisaient brutaliser par les autres.

C'est à la fin de leur septième année qu'elle lui avait enfin reparlé. A cet endroit précis. Leur endroit. Ils l'avaient trouvé en quatrième année quand ils cherchaient un coin pour tester la cigarette. Une idée de Lily quand elle l'avait vu faire les courses pour son père. Course qui se résumait en trois articles : cigarette, alcool et liste des paris sportifs.

L'homme se souvient comment ils s'étaient débrouillés pour gagner assez d'argent pour acheter un paquet chacun et un Zippo. La rousse avait insisté pour acheter cette marque de briquet. Le gamin qu'il était avait râlé un peu sur ce sujet mais avait vite stoppé quand la jeune fille avait fait graver sur les plus grandes faces leurs noms. L'été suivant il avait fait rajouter une fleur de lys sur le côté de celle qu'il aimait.

Elle ne l'avait remarqué qu'en septième année. Quand après une dispute avec les Gryffondors, elle avait couru dans le seul endroit où elle savait que l'on ne la trouvait pas avec une certaine carte magique faite par les blagueurs.

Severus l'avait trouvé en pleurs. Ils avaient parlé, crié, il l'avait enlacé dans ses bras. Ils étaient assis là où il est actuellement, chacun avec sa cigarette. Elle lui avait dit qu'elle savait pour la Marque sur son bras. Severus lui avait appris que c'était pour protéger ceux qu'il aime qu'il avait pris cette immondice. La rousse avait pensé à la mère de l'homme aux cheveux gras. Eileen était déjà morte. Il ne lui restait plus qu'une personne et c'était cette fille sentant bon le lilas et le jasmin.

Sa Lily fut fort surprise. Mais il n'eut jamais le baiser comme dans les romans à l'eau de rose de Narcissa. A la place il avait le droit à une nouvelle chance d'amitié. Une amitié épistolaire. Les seuls fois où ils pouvaient enfin se voir c'était sur les champs de batailles. Et à la place de dialogue ils se lançaient des incantations.

Ne comptant plus le nombre de fois où il dû la protéger discrètement de mauvais sort. De la quantité de potion de soin qu'il brassait, tant pour le Seigneur noir que pour l'Ordre du Phénix. Il était un agent double selon les dires de certains. Seul lui savait qu'il n'avait qu'un seul camp : celui de Lily.

Même si elle avait choisi Potter, il l'aimerait toujours et à jamais.

Mais le crétin de cornichon de Gryffondor avait choisi la mauvaise personne comme gardien. Et sa douce Lily était morte.

Si seulement Potter ne l'avait pas emmené sur les champs de bataille jamais Lily n'aurait affronté trois fois le mage noir.

Si seulement Potter avait calmé ses hormones jamais le gosse ne serait né en pleine guerre et n'aurait pas été une cible potentielle du Lord.

Si seulement Severus était arrivé un peu plus tôt il aurait peut-être pu la protéger.

Severus sait très bien que les si ne changeront jamais le passé. C'est fait point barre. Alors il avait continué à tenter de s'accrocher à la vie pour une promesse fait à son aimée.

10 ans. Dix longues années à devenir prof. A essayer de faire rentrer dans le crâne de certains cornichons d'élèves les multiples subtilités du noble art qu'est le brassage de potion. En plus évidemment d'essayer de protéger au mieux les élèves de sa maison.

Et il avait réussi. A sa manière bien entendu mais le résultat était là. Il avait formé huit médicomage, une bonne quinzaine de carriériste du ministère. Il avait même eu un des oubliator et deux langues de plomb dans ses élèves.

Chacun de ses élèves lui avait fait une sorte de cadeau. La coupe dans son bureau personnel. Ils lui avaient offert pendant les neuf dernières années cette coupe à la barbe des autres maisons.

Puis voilà que la promotion de 91 arrivait. Beaucoup l'attendait. Cette promotion qui n'a pas connu la guerre. La promotion du Survivant. De ce fichu Potter. Même Severus l'attendait sauf que jamais il ne l'avouera, torture ou pas.

Severus espérait beaucoup que le gosse soit plus le fils de sa gentille Lily que de l'autre frimeur de Potter.

Et il avait été….surpris ? Déçus ? En colère ? Heureux ? À deux doigt de tuer le dit gamin ?

D'abord surpris par l'apparence de l'enfant de 11 ans. Il l'avait vu le soir ou Lily est morte. Il était content qu'il ait hérité des yeux de sa mère. Malheureusement il avait aussi remarqué qu'il risquait d'avoir la même coupe de cheveux que son abrutie de père. Sauf que non.

Harry avait les cheveux longs attachés en catogan. Peu était les gens qui avait remarqué qu'ils n'étaient pas noir comme les autres Potter. Non à la place les yeux avertis pouvaient voir un léger reflet auburn qui jouait avec la lumière.

S'était léger. Minime. Severus s'en fichait. Cela lui suffisait pour tenter d'être moins méchant qu'avec les autres élèves. Le professeur a la réputation de vampire était près à le faire.

Puis la répartition avait eu lieu. Il aurait aimé que l'enfant aille dans une autre maison. Ça aurait été plus facile d'essayer de l'apprécier. En son fort intérieur il se disait que c'était la maison de sa première amie. Mais pourtant quand la vieille professeur de métamorphose lui avait demandé son avis sur cette répartition il n'avait put s'empêcher de cracher son venin sur Potter père.

Le lendemain matin il s'était dit que peut être que le fils se comporterait plus comme sa mère. Au vu de l'arrivée des corbeaux comme messager, Severus avait su directement qu'un fils de maraudeur ne pouvait pas faire comme les autres.

La colère l'avait pris quand ses collègues avaient parlé du gamin comme du digne héritier de son père. Soit disant aussi doué que lui. Tous oubliaient que Lily l'était tout autant.

Tous non. Filius Flitwick n'oubliait pas une de ses élèves préféré. C'était une bien maigre consolation pour Severus. Au moins une autre personne que lui tentait de voir un peu d'elle en ce garçon.

En tant que professeur, il devait attendre la fin de cette semaine pour avoir cet élève. Un cours Vert et Rouge. Une des choses qui auquelle il avait tout fait pour que plus jamais elle n'ait lieu. Mais le vieux fou glucosé au citron de directeur voulait toujours tenter un rapprochement entre ses maisons même si son professeur de potion lui signalait que c'est justement durant ces tentatives qu'il y a le plus d'accidents. Il a largement moins de problème avec les deux autres maisons. Il n'y a qu'à voir miss Deauclaire qui, si elle continue comme ça, aura son soutien pour rentrer en apprentissage avec un autre maître dans sa matière.

L'homme au nez crochu et au teint pâle espérait que le Survivant soit un peu doué en potions voir plus. Comme sa mère. Comme lui-même. Il fut agréablement surpris. Il avait comme à son habitude fait son entrée fracassante en expliquant les possibilités qu'offrent ses cours à ceux qui aurait le talent et travailleraient avec acharnement. C'était sa manière de s'imposer directement en tant qu'autorité sur ses jeunes cornichons.

Après cette entrée en matière, il interrogea le Survivant, avec des questions dont toute personne lisant par curiosité le manuel demandé pour cette première année, saurait répondre. Les réponses furent parfaites. Ni trop répétition du texte, ni trop survolé. Le petit plus étant qu'il n'était pas arrogant dans sa manière de répondre.

Il avait donc commencé son cours avec la partie technique d'une potion. la description des ingrédients, où les trouver, comment les récolter, la bonne taille s'il y a besoin de les couper, le bon grain pour ceux que l'on doit moudre. Il poussait même sur le pourquoi on utilisait tel ingrédient dans cette potion. Bref un cours théorique que n'importe quel prof de potion digne de ce nom ferait. Sauf que Severus lui ajoutait des petits détails. De légère subtilité du style de la couleur que doit avoir la potion à chaque étape de la préparation avec une palette de couleur que tous puisse comprendre.

Ces petits détails que beaucoup oublie lui ont sauvé la vie quand durant sa première année en tant qu'enseignant. Une élève de Poufsouffle extrêmement maladroite avait presque réussit à tuer tous ses camarades en se trompant de couleur. Un jaune canari n'est en aucun cas un orange coucher de soleil.

Bien évidemment, il leur avait donné cet exemple comme chaque début d'année. L'histoire s'était en réalité passée durant sa cinquième année. Mais le dire à ses cornichons les forcaient à faire plus attention pour la survie de tous.

C'est donc après moultes recommandations qu'il leur fournit les ingrédients pour que les apprentis sorciers tentent de faire un herbicide.

Potion extrêmement facile. Rapide à faire, environ 5 minutes. Mais comme il le sait très bien que pour beaucoup il leur en faurait le triple.

C'est là que Potter fit….son Potter.

Severus se souvient. Potter était au troisième rang, au centre de la pièce. Pile au milieu de la pièce. Bien entre les verts et les rouges. A ses côtés il avait Longbottom qui semblait très stressé. Ce dernier allait commencer quand le Survivant l'arrêta.

« Stop ! » dit calmement Potter en arrêtant le bras de son voisin. « Tu fais quoi là ?

- Euh …la potion, répondit en hésitant l'autre rouge et or.

-Comme un de ses nombreux amateurs. Le brassage des potions est un art subtil Neville. La moindre erreur peut être dangereuse, tant pour toi-même que les autres dans la pièce, expliqua le garçon à la cicatrice d'un ton professoral.

-Ok. Et alors.

-Alors on se protège, dit Potter en tendant deux boites, une bleue et une verte.

-C'est quoi ? demanda Longbottom.

-Des protections. La boîte bleu est pour les charlottes. Elles sont là pour deux choses. Premièrement pour pas qu'un cheveu tombe dans notre préparation et fausse tout notre travail et ensuite pour protéger nos têtes des vapeurs des potions. Bien que celle-ci soit rapide, à long terme, trop resté dans une pièce avec des vapeurs de potion donne des cheveux gras. C'est pour ça que les trois quarts des maîtres de potions sont chauves. Mais un sang-mêlé australien qui aime trop ses cheveux a trouvé cette solution.

-Je préfère aussi. Et la verte ?

-Des masques.

-Pour pas inhaler les vapeurs, murmura Longbottom.

-Entre autre. Il ne faut pas oublier que l'on chauffe avec des flammes et que certaine potions nécessite une température fixe. Hors le souffle de notre respiration peut perturber ce type de préparation.

-Je comprends. On a déjà les tabliers en cuir et les gants en peau de dragon pour nous protéger. En fait à part nos yeux on est bien protégé. »

Avec c'est dernière parole, Potter donna des grosses lunettes à son camarade. Severus, comme beaucoup d'autre les trouvaient parfaitement ridicule dans cette tenue.

Sauf qu'en tant que maître de cette matière, il avait écouté chaque explication du Survivant. Il devait reconnaître que chacune était parfaitement correcte et légitime.

Après cela, Potter compara son art à de la vulgaire cuisine. Le professeur était prêt à lui enlever des points pour cette stupide remarque.

Excepté qu'il utilisait cette comparaison pour la précision nécessaire pour les dosages. Tous les virent perdent du temps à mettre avec minutie ingrédient avec la quantité nécessaire dans des petits bols. Lui-même effectuait ce type d'opération avant des brassages compliqué ou quand il avait plusieurs chaudrons sur le feu.

Ensuite, Potter demandait à son voisin de paillasse les différentes étapes et lui montrait comment les effectuer avec les bons gestes. Prenant le temps de lui expliquer le pourquoi du comment on écrase d'abord les échines de poisson-diable avant de refaire la même chose avec les mesures de mélanges d'ingrédients standards.

Longbottom expliqua la composition de ce mélange d'herbe séché. Le garçon aux yeux verts montra ce que l'on appelle une mesure dans cette matière grâce à une cuillère à mesure. Objet qui fit tilt Severus car seul les personne qui s'intéresse à cet art ou faisait énormément de brassage prennent la peine d'acheter cet ustensile bien pratique.

Il entendit aussi le fils de Potter argumenter sur la nécessité d'avoir un chaudron avec un fond suffisamment épais car cela amoindri les risque d'accident. Le petit prétentieux se permit même de faire une comparaison avec les différent types de chaudron actuellement sur le marché.

Passer ces deux minutes. Potter stoppa de nouveau son camarade de maison.

« Popopopo. On enlève d'abord le chaudron du feu avant de mettre les gouttes de jus de Horglup. Sinon le chaudron à deux chance sur trois de d'exploser à la figure et tu as deux chance sur cinq d'avoir de l'herbe à la place des poils. Et crois-moi, tu ne veux pas à avoir à entretenir du gazon à la place de tes cheveux. En plus ça arrive que des fois il pousse vite et tu te retrouves avec du persil qui te sort par les narines.

-Beurk. Pas cool.

-Je ne te le fais pas dire. Par contre très drôle sur une personne chauve surtout si tu augmentes très légèrement les doses. En contre parti bien évidement, il faut courir très vite car généralement la dîtes personne chauve est maître de potion et donc s'est parfaitement que tu l'as fait intentionnellement.

-Et maintenant on peut remettre sur le feu.

-Oui. Là le truc avant d'allumer en dessous est d'installer tout de suite le thermomètre.

-Parce que ça doit rester que dix secondes. Euh…il entend quoi par moyen ?

-Au-dessus de douze et en dessous de dix-sept Mr Longbottom.

-Merci Professeur Snape. »

Severus n'avait pas pu s'empêcher de surveiller un peu plus près leurs préparations. Pour l'instant, celle du garçon joufflue était au-dessus de celle d'un deuxième année. Il avait, à regret, dû les laisser pour la suite car certains de sa propre maison risquaient de subir ce que Potter avait dit un peu plus tôt. Il les sauva de cette honte juste à temps.

Au final, beaucoup des rouges et ors avaient écouté les conseils de Potter. Pas pour déplaire au maître de potion qu'il est. Mais le Slytherin en lui aurait aimé enlever quelques points à la maison de Godric. Chose impossible car pas un seul petit accident. Des herbicides de suffisamment de bonne qualité pour que Pomona puisse les utiliser pour ses serres.

Pour un premier cours Vert/Rouge c'était pas mal. Si tous pouvaient être comme ça Severus arrêterait de demander le poste de Défense.

Mais voilà, s'il est en haut de cette tour avec une cigarette à la main c'est que justement tous les cours ne sont pas pareils.

Il avait de nouveau le lendemain après-midi le même groupe de cornichon. Il pensait que même si c'était trois longue heures dont une bonne partie était que théorique, le professeur pourrait poser de bonne base sur sa matière.

Son côté serpent était même à passer outre le fait que ça soit des lions arrogant. Severus voulait essayer de faire un petit effort. Pour le fils de Lily.

Le problème, il le connaissait, est que c'est aussi le fils de cet arrogant de Potter. Le gamin avait…avait fait son Potter dans toute sa splendeur.

Le Survivant avait emmené son animal de compagnie, un félin au pelage noir avec des reflets auburn et des yeux du même vert que son maître. C'était…étrange mais la magie a appris depuis longtemps à l'homme que beaucoup de chose peuvent être bizarre ou anormale avec la magie. Severus remarqua que la bête portait un collier en or décoré d'un petit médaillon sur le devant du cou en plus d'une petite cravate aux couleurs des Blaireaux.

Severus ne pouvait pas accepter ça, même s'il aimait bien ses yeux, que c'était le fils de son amie. Non, il avait menacé Potter de le coller et de faire perdre un nombre important de points s'il ne mettait pas le félin à la porte.

L'élève a bien essayé d'argumenter comme quoi l'animal était sage, restait dans sa poche magiquement aménager pour ça, qu'il ne perdait pas de poil car il était traité pour. Rien à faire. Severus ne quitta pas de ses positions, il en profita même pour enlever quelques points à la maison de Potter.

C'est donc à contre cœur que le gamin avait posé le félin, car il insisté beaucoup sur le faite que ça ne soit pas un chat, sur le pas de la porte. Il prit juste le temps de lui dire de l'attendre sagement en lui promettant une récompense s'il était sage.

Manque de peau pour eux, à peine la porte fermée que l'animal grattait cette dernière tout en miaulant de manière bien triste. Severus trouva la solution à ce bruit qui insupportait son cours. Il avait ouvert la porte et lancer un sort à côté de la créature qui partit en quatrième vitesse.

Sauf que plus le temps passait, plus Potter devenait pâle. Severus pensait que c'était juste la réaction d'un gamin pourri gâté qui voulait juste son animal pour faire un caprice.

Excepté que petit à petit la respiration du gamin se saccada puis s'accéléra. L'enfant transpirait comme s'il était en plein désert. Pourtant la pièce était froide, les autres élèves allaient parfaite bien. A part Longbottom qui s'inquiétait de son camarade.

Ce qui mit la puce à l'oreille du professeur c'est quand il attaqua le descriptif des effets de l'ajout d'une goutte de citron dans une potion d'enflure. Durant tout le cours le Survivant prenait de manière studieuse des notes.

Là il bloquait.

L'homme eu juste le temps de voir que la main de son élève tremblait pour se précipiter vers lui. Un réflexe qui lui permis d'éviter la chute de l'enfant de sa chaise car il commençait à avoir des spasmes.

Severus ne pensa plus qu'à une chose emmener le Gryffondor à l'infirmerie. Il le porta dans ses bras. Monta quatre à quatre les marches. Usant de passage secret. Dans sa course effrénée, il ne put éviter Peeve qui jouait avec une armure. Seules ses années à faire la guerre lui permit de garder son équilibre et de poursuivre sa course en pestant sur l'esprit frappeur.

Il se souvient d'avoir ouvert la porte en donnant un grand coup d'épaule dedans. L'infirmière lui avait indiqué un lit où déposer l'élève qui n'arrêtait pas de bouger en répétant toujours la même phrase incompréhensive.

La soigneuse lui demanda directement comment c'était arrivé. C'est là où pour Severus venait le problème : Il ne savait pas le pourquoi du comment de l'état actuel de son élève.

Et quand il vu les grimaces sur le visage de Mme Pomfresh, il sut qu'il allait se prendre un savon du Dragon. Heureusement pour lui, l'infirmière s'occupait en priorité de ses patients. Severus fut forcé de se mettre sur un lit car dans sa course il n'avait pas remarqué que sa rencontre avec l'esprit frappeur et une armure lui avait laissé une profonde entaille sur son bras.

Il pouvait très bien se soigner tout seul mais d'après la vieille Mcgo, il y avait pas mal de sang dans le couloir. Même si à l'heure actuelle, elle avait tout nettoyé pour ne pas effrayer les élèves. Il était donc beaucoup trop faible pour quitter le lit selon Pomfresh.

Le maître de potion détestait les infirmeries et hôpitaux. Trop blanc, trop lumineux. Puis il détestait être dépendant des autres. Or dans cette infirmerie, il en avait la forte impression.

Mais durant ce moment il s'en fichait bien. Il était plus inquiet pour le petit.

Ce dernier, malgré les efforts de l'infirmière, continuait à frissonner comme en plein hiver tout en disant des choses incompréhensibles.

Merlin merci, un tableau a prévenu le vieux directeur qui arriva à au moins à calmer un peu l'état de l'enfant.

Minerva et Poppy Pomfresh voulurent savoir le pourquoi un élève se retrouvent comme ça. Lui-même ne le savait pas. Il ne comprenait pas. A sa grande surprise le grand Albus Dumbledore était dans le même cas qu'eux.

Ils spéculaient sur différentes raisons de l'état de cet élève. Quand soudain les portes de l'infirmerie s'ouvrirent en grand pour laisser passer une femme. Severus pourrait même dire une très belle femme aux longs cheveux noirs attachés sûrement rapidement en queue de cheval. Habillé bizarrement, même selon la mode sorcière.

Et pourtant, il se dégageait d'elle une confiance, une sorte d'aura qui faisait que même là elle avait plus de classe que la plupart des ladys venant de familles de sang pur. Or Severus s'y connait car il est ami avec Narcissa Malfoy, vue comme la quintessence de la classe Sang Pur.

Tout en étant subjugué par cette femme, non dame, il en avait peur. Ses années à côtoyer un mage noir lui disait que cette femme pouvait le tuer juste pour une respiration de travers. Il le savait. Il le voyait à ses yeux.

Elle n'en avait rien à faire de lui. Elle passa à ses côtés comme s'il n'était rien.

La nouvelle venue poussa la prof de métamorphose de son chemin afin d'être prêt de du fils de Lily.

C'est quand elle commença à vérifier son pouls que tous comprirent enfin ce que le gosse baragouinait.

« Taty…D..m.

-Je suis là Harry. Je suis là, lui répondit la brune. Je vais avoir besoin de Le voir, alors tourne toi Harry »

Evidemment personne ne comprit de quoi elle parlait sauf que Potter obtempéra. C'est là que la femme, d'un coup de baguette, déchira purement et simplement les vêtements de l'enfant. Révélant son dos nu.

« Harry James Potter ! dit l'inconnue d'une voix autoritaire. Je ne t'ai pas appris les glamours pour que tu me caches des choses. Alors tu as intérêt à vite les enlever sinon crois moi ça va barder pour toi. »

Suite à cette menace, Severus eu la surprise, comme les autres aussi, de voir ce dos d'enfant se couvrir de fines cicatrice de différentes tailles et formes mais surtout d'un magnifique tatouage représentant un arbre dont les branches tombantes se liaient aux racines. Un arbre de vie.

Le dessin était encore plus complexe aux niveaux du feuillage droit ou à la place des feuilles se trouvait un vol de corbeau. Comment il savait que c'était des corbeaux ? Il n'en savait rien, il le sait c'est tout.

Entre les liaisons branche / racine et le tronc de l'arbre, il y avait un espace. Juste suffisant pour laisser une biche se promener d'un côté tandis que de l'autre on apercevait le début d'une tête de cerf.

La femme toucha du bout de ses doigts les corbeaux qui retournèrent sous forme de feuilles. La tête de cerf disparue complètement derrière le tronc. Seul restait la biche qui était aux aguets, guettant le moindre danger.

La respiration du garçon se calma légèrement. Lui laissant demander à la femme une chose dans une langue que le professeur de potion ne connaissait pas.

Après tout se passa très vite. Si vite qu'il a encore du mal à s'en remettre. Il eut l'impression d'avoir de nouveau 5-6 ans et se faire gronder par sa mère. Une des rares fois où il fut puni par elle. Mais là ce fut pour lui le même effet.

La seule chose qu'il lui donne un peu le sourire c'est d'avoir pu voir le grand Albus Dumbledore dans le même état, en plus de s'être pris une sacrée droite qui le fit tomber sur ses fesses.

Oui, pour lui cette femme était une véritable tempête. Il ne sait pas qui elle est mais une chose est sûre : On ne fait rien à Potter sinon gare à la Tempête.

Ensuite, Severus cru qu'elle avait sifflé dans une sorte d'appeau et une forme noire a littéralement détruit la porte de l'infirmerie pour aller sur le lit du dernier des Potter. Là il crut y voir une sorte de gros félin, genre lynx. Sauf un clignement d'yeux plus tard il avait en face de lui l'animal du garçon, un mignon petit chat noir aux yeux vert émeraudes et un collier en or.

Chat qui regardait tout le monde comme s'il allait en faire d'eux son quatre heure. Oui, Severus n'a pas peur de se l'avouer, il craignait la boule de poil. Il était une menace. Jusqu'à que le garçon lui fasse des papouilles. Le ronronnement qui se fit entendre fut la seule chose qui entendit car l'infirmière qui l'avait soigné venait de le sortir lui, Minerva et le directeur de son antre sous le prétexte qu'elle devait parler en privé avec la tutrice de Mr Potter.

Ce n'est que le soir en haut de cette tour, cigarette au bec, que le maître de potion se dit que oui il protègera le fils de Lily. Enfin du mieux qu'il peut.