Bonjour à tous et à toutes, lecteurs et lectrices dont les yeux ont échoué sur ma Fan fiction.
Moi, Tsuki, suis très heureuse de publier ma première Fan fiction. Et je serais encore plus heureuse si des gens la lisaient.
Donc ceci est ma toute première histoire donc je peux m'améliorer, aussi toutes remarques constructives sont acceptées.
L'orthographe et moi, on est pas copain. La grammaire et les virgules sont mes pires ennemies et la conjugaison et moi ça fait deux. Donc ma chère Silica se chargera, pour mon plus grand plaisir, de corriger et de "franciser" mes chapitres.
Mais faites attention c'est une vrai maniaque des virgules, elle en met partout !
Disclaimer : Aucun des personnages, des lieux et des univers ne m'appartiennent, ils sont, pour Harry Potter, à notre chère J.K. Rowling et, pour Twilight, à Stephenie Meyer.
Rating : Ce sera un M, mais surement un peu plus loin dans la fic.
BONNE LECTURE
Être trahi n'est pas forcément une mauvaise chose.
PROLOGUE
Blanche.
La neige est blanche,… immaculé manteau froid et humide.
Pure.
Parfait opposé de la nature humaine qui ne cherche qu'à être la première à apposer sa marque sur les endroits les plus beaux, les plus purs. Voyez donc, les enfants joyeux qui jouent dans la neige, le but n'est-il pas de laisser le premier son empreinte de pas sur la couverture blanche que revêt la ville autant que la campagne en hiver ?
Les souillant ensuite par leurs projets idéologiques d'immeubles et de complexes touristiques, s'appropriant la terre et ses richesses sans se soucier des conséquences. Ou, alors, uniquement quand la corde du pendu leur est passée au cou et que le bourreau à la main sur le levier, ils se souviennent.
A l'échafaud qu'ils ont eux-mêmes construit, les hommes supplient pour leurs vies. Les hommes sont égoïstes, ils penseront à eux en premier puis ensuite aux autres. C'est toujours moi d'abord puis les autres. Rares sont ceux qui ne sont pas ainsi car la souillure des autres finit par les contaminer ou ceux-ci les mettent de coté et les détruisent car ils sont différents.
Partout c'est la même chose, sauf dans quelques recoins isolés de la civilisation, comme dans certaines régions des Etats-Unis, désertées à cause du climat ou de l'éloignement. Des régions dites ingrates, où les hommes qui y vivent côtoient de près la nature. Là où la verdure reprend parfois ses droits.
Bref, c'est bien de l'une de ces régions dont nous allons parler car c'est l'endroit qui sera le théâtre d'histoires invraisemblables, où se côtoient vampires, loups-garous et sorciers, et où les apparences sont plus que trompeuses.
Donc, c'est dans la petite bourgade tranquille de Forks, dans l'état de Washington, où tous les habitants se connaissent, n'étant pas excessivement nombreux et peuplés de commères. C'est dans les villes comme celle-ci que les rumeurs vont bon train et, qu'en moins d'une journée, elles ont fait le tour des habitants.
Folks n'est pas réputée pour son climat tropical et ses journées chaudes d'été comme certaines viles du sud. D'ailleurs, Forks n'est pas réputé du tout.
Aujourd'hui, il neige. Pas juste une petite neige qui tombe doucement comme dans les noëls de films. Non. C'est une neige de gros flocons, alternant des flocons pareils à de la pluie et des petits grêlons, le tout projeté à grande vitesse par le fort vent. A croire que la malchance s'accroche de toutes ses forces à notre ombre.
Notre ombre ? C'est cette silhouette là, balayée par les vents, soupirant près du panneau annonçant le début de la petite ville et de sa nouvelle vie. Courbée, elle avance péniblement, trainant ses pieds fatigués, engourdis et lourds du long chemin qu'elle a déjà parcouru. Un sac en bandoulière et une cape d'hiver à capuche, laquelle est rabattue sur sa tête, voilà quelles sont ses maigres possessions apparentes.
C'est normal, pourrait-on se dire, puisqu'il fuit. Il fuit ceux qu'il aimait mais qui l'ont trahi, ceux en qui il avait placé sa confiance, qui a été vendue contre quelques pièces d'or. Il s'appelle Harry, Harry Black. Dépité par sa situation, celui que nous connaissons bien, anciennement Harry Potter, a changé de nom et a fui l'Angleterre.
Il a fui longtemps, passant d'un Etat à un autre, n'y restant qu'un jour ou deux tout au plus.
Quand Harry s'était réveillé après deux semaines dans le coma, dans une chambre d'hôpital, aux murs blancs du sol au plafond et à l'odeur de désinfectant et de javel, il reconnut au premier coup d'œil l'endroit où il se trouvait, après avoir passé tant de temps à l'infirmerie de Poudlard et il remarqua aussi qu'il était seul, éploré et perdu.
Ce fut le médicomage qui lui apprit tout ce qu'il devait savoir sur la situation actuelle de l'Angleterre et ce qu'il s'était passé pendant son coma. Ce fut donc de la bouche de ce même médicomage qu'Harry apprit la trahison de sa famille.
Mais le médicomage ne lui apprit pas que des mauvaises nouvelles. Non l'adolescent, quand Mathias (car le médicomage se nommait ainsi) lui avait annoncé celle-là, dire qu'il eût été surpris serait un euphémisme. Heureusement qu'il était allongé car il s'évanouit. Mathias avait d'ailleurs bien rigolé en se moquant de lui.
Ces souvenirs firent chaud au cœur du brun, pris dans la tourmente. Mathias avait été un véritable ange. Il l'avait aidé à se remettre et à partir sans être importuné. Maintenant qu'il était au commencement de sa nouvelle vie, il devait se souvenir de ceux qui l'avaient épaulé quand tout le monde lui tournait le dos.
Il pensa à sa nouvelle vie, où il ne serait pas vraiment seul, mais sans ceux qu'il espérait vraiment. Malgré tout, il aurait voulu la vivre avec ses amants, cette nouvelle vie plus paisible que l'ancienne.
Ils auraient pu être une famille tous ensemble, mais le temps n'a pas joué avec lui. Harry n'oubliera jamais totalement Severus Snape et son éternelle cape noir, ni Draco Malfoy et sa verve piquante. Il vivrait avec, en espérant que le temps apaise ses blessures et que, peut être un jour, il pourra en parler librement sans souffrir, que, peut être, le douloureux manque dans son cœur, ce vide, parviendrait à être comblé.
Il demeurerait seul en attendant. Car personne ne remplace ceux qui sont partis.
Il resterait seul.
Seul avec de bons souvenirs tout de même, comme ces moments passés avec Mathias, dans une petite bulle de paix, dans un monde chaotique.
[Flash-back]
Harry se sentait bien. Il flottait entre deux eaux et n'avait aucune envie d'ouvrir les yeux. Il entendait de temps à autre des gens parler, discuter, mais il n'y prêtait pas attention.
Aujourd'hui, il sentait la brume dans son esprit se dissiper. Son corps retrouvait sa lourdeur tandis qu'il se sentait quitter ce monde où la douleur et la peine sont des valeurs qui n'ont pas de sens, qui n'existent pas. Se retrouver dans la réalité eut l'effet d'une douche froide pour Harry, ses paupières tressaillirent accompagné par d'autres signes de réveil.
Soupirant intérieurement toute l'euphorie du moment précédent disparue. Il lui fallut un petit moment pour s'habituer de nouveau à toutes ces sensations qui n'existe pas là-bas. Il entrouvrit ensuite les paupières mais, aveuglé par la lumière subite, les referma presque aussitôt, souffla, puis les rouvrit doucement se réhabituant aussi à la lumière. Il observa la pièce pour tomber sur des murs blancs et une chaise au dossier tout aussi blanc près du lit où il était allongé. Une chambre d'hôpital. Cela ne pouvait être que ça car à Poudlard l'infirmerie possédait seulement des lits, aux armatures de métal, séparés par des cloisons de tissus.
Harry tenta de se rappeler comment, diable, il avait pu se retrouver là. Alors des flashs de souvenirs l'atteignirent, provoquant un mal de crâne affreux, lui faisant fermer les yeux tandis que tout lui revenait. La bataille. Les sorts fusant partout autour de lui. Les vampires. La rage. Voldemort. Ses amours. Puis le sang. Leurs sangs. Ses paupières se serrèrent convulsivement alors que les larmes inondaient son visage pâle et ses joues amaigries par son long sommeil. Il se souvint aussi comment il avait voulu mourir, s'était battu sans se soucier de ses blessures avec Voldemort, après avoir réduit à l'état de cendres les vampires, assassins de ses amours.
Les larmes roulaient maintenant, sans sembler vouloir s'arrêter, ses mains les essuyant rageusement. Mais il l'avait battu, l'autre était mort. Le monstre avait péri. Il avait tué un homme. Et puis, il se voyait là, debout au milieu du champ de bataille, à côté du cadavre de Voldemort. Les bruits de combats lui semblaient lointains. Il était déconnecté de la réalité alors qu'il relevait la tête, la pluie battant furieusement son visage.
Il sourit faiblement au ciel tandis qu'il s'effondrait. Il se sentait soulagé, libéré mais triste à en crever. Cette guerre lui avait arraché tous ce qu'il aimait le plus. Le noir l'envahit et le vent balaya ses paroles faiblement murmurées :
« A bientôt mes amours »
Et une unique larme perla de ses yeux fermés.