Auteur : kaiface

Traduction : lovePEOPLEandCOWBOY

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Chapitre 22 : Epilogue

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L'enveloppe avait été postée trois jours après que Derek ait trouvé le mot sur le lit d'Isaac. Erica était la destinataire – cependant l'adresse était le loft de Derek – et il n'y avait pas d'adresse de retour, ni d'indication d'où elle venait. A l'intérieur, il y avait une carte, un golden retriever avec un regard triste qui regarde un cadre en face de lui avec les mots « Tu Me Manques… » imprimés sur le fond. C'était le genre de carte qui était laissée vierge à l'intérieur, ainsi l'acheteur pouvait inscrire son propre message, et celle-ci avait été remplie du coin supérieur gauche au bas inférieur droit.

Erica,

Je sais que tu dois me détester pour être parti sans te dire aurevoir. Je suis désolé, j'imagine que je suis toujours trop lâche pour te regarder dans les yeux. Tu es ma meilleure amie – bordel, tu es presque ma sœur – et tu vas tellement me manquer. C'est déjà le cas, honnêtement, mais c'est mieux ainsi.

Peter et moi, nous sommes quelque part en sécurité, où nous espérons ne pas avoir de préoccupations. Je sais que tu vas essayer de nous retrouver, mais s'il te plait ne le fais pas. Je te promets que nous irons bien. Je te promets que j'irai bien. Je ne sais pas quand, mais je promets de revenir pour rendre visite à chacun de vous, mais pas tant que les choses ne seront pas différentes. Pas tant que nous ne serons pas installés.

Je sais que tu peux prendre soin de toi, alors je ne vais pas te le rappeler. Mais je t'en prie…essaie d'être prudente. Il y a toujours beaucoup de menaces ici, et en tant qu'adolescente loup-garou c'est déjà assez dur. Fais confiance à Scott et Derek, ils sont là pour t'aider. Je sais, ce n'est pas la même chose sans moi. Ça ne l'est pas sans toi non plus, et ça fait seulement quelques jours. Je n'arrive pas à imaginer combien nous aurons changé au moment où nous nous reverrons…j'espère que ça ne sera pas dans trop longtemps.

Reste en sécurité. Sois heureuse. Nous nous reverrons bientôt.

Isaac.

La carte est posée sur la commode d'Erica depuis le jour où Derek lui à donner, servant de rappel constant au siège douloureusement vide à côté d'elle au repas, l'espace vide où son meilleur ami avait l'habitude d'être.

Derek lui a dit qu'Isaac avait laissé son téléphone, alors elle lui envoie des emails à la place. Durant les premières semaines, les emails varient avec de simples phrases ( « je te déteste », et « tu me manques, » le plus souvent répétés), la plupart d'entre eux demande à Isaac pourquoi il est parti et lui demande où il est parti, où Peter l'a emmené. Elle est convaincue, pendant l'espace d'une semaine, que Peter a en fait enlevé Isaac et qu'il n'est pas parti de lui-même, mais elle sait que ce n'est pas la vérité et elle abandonne cette idée quand elle réalise qu'il n'y a personne à blâmer en réalité.

Après quoi, elle envoie des emails chaque semaine avec des nouvelles sur l'activité de la meute, lui demandant occasionnellement si il va revenir bientôt. Il ne répond jamais, mais elle aime imaginer qu'il les lit, en pensant à elle.

A son anniversaire, elle reçoit un email qui ne contient pas de message, mais il y a une vidéo attachée. La vidéo est avec Isaac, les cheveux plus courts et les pommettes plus définies que quand elle l'a vu la dernière fois. La vidéo le film du haut des épaules, il est assis en face d'une plaine, sur fond blanc avec rien d'autre dans le cadre. Il chante « You Are My Sunshine » avec un sourire, ensuite la vidéo se termine avec un simple, « Joyeux anniversaire ! »

Elle pleure en la regardant. Quand elle se termine, elle la télécharge sur son ordinateur afin de pouvoir la regarder encore et encore.

C'était il y a un an. Isaac n'a plus rien envoyé depuis.

Erica finit d'écrire l'email sur lequel elle travaille depuis plus de vingt minutes et il appuie sur envoyer avant de fermer son ordinateur et de s'éloigner de son bureau. Elle fait une rapide checklist mentale – maquillage, cheveux, chaussure, téléphone – avant de se glisser par la fenêtre de sa chambre pour sortir dans la nuit. Ses parents ne savent toujours pas pour le truc des loups, mais elle leurs a déjà dit qu'elle sortait avec des amis pour son anniversaire, et en dépit de leur inquiétude pour la popularité soudaine de leur fille, sa bonne mine surnaturelle, et le peu de problèmes médicaux, ils sont également trop occupé pour objecter quand elle leur parle de ses projets.

'Sortir' signifie en réalité rejoindre Scott et la meute pour, oui, célébrer son anniversaire. Tout le monde est déjà en train de l'attendre quand elle arrive, la porte s'ouvre pour révéler Stiles qui porte un chapeau rouge de festivité ainsi que son stupide sourire.

« Joyeux anniversaire ! Tu t'es finalement décidée à venir à ta propre fête, hein ? » elle sait qu'il la taquine, alors elle rejette ses cheveux et passe derrière lui, en lui faisant un petit coup de coude tout en entrant.

« Ouais, j'imagine qu'il était temps de vous rendre grâce avec ma belle gueule, bande de péquenauds, » se moque-t-elle, en souriant tandis que Stiles frictionne un endroit sensible sur ses côtes. Il ferme la porte et passe son bras sous le sien qu'elle tient sous l'expectative, pour être dirigée dans le salon où Derek, Scott, Allison, Boyd et Lydia sont déjà réunis. Sa présence déclenche le chant 'joyeux anniversaire' de ses amis et elle sourit, en s'installant à la place libre sur le canapé près de Boyd. Il prend sa main pour enlacer leurs doigts ensemble, et elle la serre doucement en retour. Stiles se lance lui-même à côté de Derek dans le canapé, en laissant un espace étrangement précis entre eux que tout le monde semble remarquer mais que personne ne commente. Lydia s'assoit bien sagement à côté de lui, un genou croisé par-dessus l'autre. Allison est perchée sur l'accoudoir à côté de Lydia, ses pieds reposant sur les genoux de Scott dans le fauteuil.

« D'accord, les cadeaux ! » Annonce Lydia, en faisant un geste vers la petite pile de cadeau empilée au bout de la table de salon de Scott. Erica est légèrement étonnée, ne réalisant pas vraiment qu'ils sont là pour elle, ou que ses amis sont présents pour elle.

« Les gars, vous m'avez fait des cadeaux ? » Elle essaie de ne pas en avoir l'air, mais elle est définitivement touchée. « Vous n'aviez pas à faire ça. »

« Tu es notre amie, » dit Scott, semblant presque offensé qu'elle ne s'attendait pas à recevoir des cadeaux de leurs part.

« Danny voulait être là, mais il est toujours à Londres, » il rend visite à Jackson, est ce que sous entend la phrase, et même si ça l'ennuie, le sourire de Lydia n'en laisse rien paraître. Elle tend à Erica une petite boîte carrée, enveloppée proprement dans un papier doré avec une petite carte dessus. Le message est écrit à la main avec l'écriture de Danny,

Joyeux anniversaire ! Désolé, je ne pouvais pas être là. J'espère que tu aimes ton cadeau (Lydia m'a aidé à le choisir).

Avec amour,

Danny

Erica glisse un doigt manucuré sous le bord du papier et elle le déchire doucement pour l'ouvrir, et en ressortir la petite boîte. Elle soulève le couvercle et elle laisse échapper un rire quand elle voit les petites boucles d'oreilles en argent en forme de loup nichées sur la doublure de satin. Les petites statues de loups sont figées en train de hurler, et sont finement détaillées. Une petite étiquette sur l'une d'elles lui indique que ce n'est pas de l'argent, mais de l'or blanc en fait.

Elle est déjà en train de les mettre, tout en faisant un sourire lumineux à Lydia. « Elles sont géniales, Lydia. Merci. »

Dés que les petits loups sont pendus à ses oreilles, un autre cadeau apparaît dans son champ de vision, celui la beaucoup plus gros et tenu par Stiles. Le cadeau de Stiles s'avère être des chaussures rouges foncées avec une chaîne dorée qui recouvre la pointe et les talons, également choisies par Lydia.

Après que tous les cadeaux soient déballés et ré empilés sur la table – plusieurs bons d'achats, un CD qu'elle voulait depuis des mois, une nouvelle veste en cuir, une bouteille de son parfum préféré, des talons rouges, et les boucles d'oreilles – ils commandent des pizzas, ils s'installent, et ils mettent un film. Au milieu du film The Craft – Erica a choisi, comme c'est son anniversaire – Stiles sort le jeu de cartes Cards Against Humanity, et ils jouent durant le reste du film.

Quand les festivités commencent à se calmer, Erica décide qu'il est temps de rentrer et elle demande à Boyd de la raccompagner. Scott trouve un sac pour qu'elle puisse reprendre ses cadeaux et ils disent aurevoir pas longtemps avant que Lydia annonce à son tour qu'elle doit rentrer pour faire un sommeil de beauté. Elle propose à Allison de la ramener et elle roule seulement les yeux une fois quand elle et Scott prennent un peu plus de temps que nécessaire pour se souhaiter bonne nuit.

Stiles et Derek sont les derniers à partir, Stiles donnant l'excuse qu'il a encore des choses à lire pour l'école. Scott ne proteste pas, cependant il sait que ce n'est pas l'exacte vérité. Il est devenu clair pour tout le monde au cours de la dernière année que Stiles et Derek, si ils ne sortaient pas ensemble, se tournaient au moins autour l'un de l'autre. Il sait que ce n'est pas ses affaires, alors il essaie de ne pas lui sortir les vers du nez, en espérant que Stiles finisse par lui dire si il se passe quelque chose en fin de compte.

Ils partent ensemble, Stiles propose de reconduire Derek qui en semble reconnaissant. Scott fait signe de la porte, un geste que Stiles répète alors qu'il se glisse sur le siège conducteur et qu'il démarre le moteur. Lui et Derek sont assis dans un silence agréable durant la majorité du trajet, cependant il se retrouve à espérer qu'un imbécile n'ait pas volé sa radio le mois dernier.

Quand ils arrivent dans le parking du loft, Stiles se gare et il reste assis, tournant le haut de son corps pour faire face à Derek.

« Donc, » commence-t-il, et il réalise qu'il ne sait pas vraiment quoi dire, alors il hausse à moitié les épaules quand Derek le regarde dans l'expectative. L'aîné roule les yeux, mais il n'y a pas d'irritation derrière ce geste, juste un peu d'exaspération.

« Tu as parlé à Deaton de l'entraînement d'émissaire ? » Demande Derek comme sortant de nulle part, et Stiles rechigne pendant une minute, ne s'attendant pas à cette question.

« Heu, je penses, pas depuis qu'il m'en a parlé, » il gratte l'arrière de son cou et il détourne son regard de Derek, qui hoche la tête en gardant un visage soigneusement neutre.

« Tu y as pensé, au moins ? » Cette fois il y a moins de douceur dans son ton, mais du sérieux qui pousse Stiles à ramener son regard sur lui. L'adolescent mâchouille sa lèvre tout en considérant Derek et sa question, ensuite il hoche la tête.

« Ouais, je pense que je vais le faire, » dit-il, en tapant son pied contre le plancher de sa voiture, pour dépenser son énergie. Derek hoche encore la tête, et le geste est moins tendu à présent.

« Bien, » dit-il, ce qui énerve un peu Stiles, il ne pensait pas que ça serait si facile.

« Ouais ? » Stiles ne peut s'empêcher de demander, un peu confus. Quand Deaton lui a proposé la première fois de l'entraîner en tant qu'émissaire pour développer la meute de Scott quelques mois plus tôt, Derek n'avait pas semblé apprécier l'idée. Stiles en avait parlé à Derek simplement car il connaissait l'homme depuis plus longtemps que quiconque – même Scott – et il pensait que Derek aurait été capable de lui donner une idée.

Derek roule son cou et il regarde par la fenêtre vers son immeuble, à la place de regarder Stiles quand il parle ensuite.

« Ouais, » son ton est calme, et Stiles tend la main impulsivement pour prendre la main de Derek dans la sienne, et la serrer. Derek sourit, un peu, et il serre tendrement la main de Stiles en réponse. « Tu seras bon. »

C'est tout ce qu'il dit pendant un long moment, et ils restent assis en silence, le pouce de Stiles caresse le dos de la main de Derek, leurs doigts jumelés ensembles.

« La meute d'alpha aurait pu être pire, » soupire Derek après une minute, et Stiles renifle en roulant les yeux, en devinant ce qui va suivre. Ils ont déjà eu cette conversation beaucoup de fois durant l'année écoulée, tellement qu'il commence à se demander si ils ne pourront jamais parler d'autre chose. Chaque fois que Stiles a essayé de parler de leur relation, et de comment elle a tout à coup cessé d'évoluée quelques mois auparavant, ils finissent par avoir cette conversation à la place.

« …et tu voudrais que je sois capable de me protéger si quelque chose t'arrivait, j'imagine, » marmonne Stiles en réponse, en essayant de retirer sa main. Derek la reprend rapidement, cependant, et il tourne finalement son regard sur Stiles, la bouche tirée en une ligne sévère.

« Je suis sérieux, Stiles. »

« Ouais ? Et bien, moi aussi, Derek. J'en ai sérieusement marre d'entendre ça. »

Ils se dévisagent l'un l'autre pendant une longue minute avant que Derek relâche finalement sa main, en soupirant. Il lance les siennes en l'air, pour les laisser mollement retombées sur ses genoux alors qu'il regarde par la fenêtre, sans plus regarder Stiles.

« Sérieusement, je veux en parler. Qu'est que nous sommes ? Je sais que nous avons décidé de ne rien faire jusqu'à mes 18 ans, mais nous n'en avons pas parlé du tout, et j'ai bientôt 18 ans dans quelques mois, » Stiles laisse sortir les mots, ayant besoin que Derek lui parle ou qu'au moins il l'écoute pour une fois, à la place de dévier ou de fuir dans la nuit comme à chaque fois. « Pourrais-tu simplement me parler ? De quelque chose d'autre que ces conneries surnaturelles, pour une fois ? »

« Bien, » soupire Derek, et ce n'est pas ce que Stiles espérait. Il marque un temps d'arrêt.

« Quoi ? »

« J'ai dit, 'bien', » marmonne Derek, en tournant son regard vers lui. Il est clair à son visage qu'il n'est pas content de ça, mais Stiles bouillonne à l'intérieur, de finalement avoir cette conversation qu'il attend depuis presque un an maintenant. « Tu as raison, nous devons en parler. Nous attendrons que tu aies 18 ans. »

« Et puis ? » Demande Stiles après une longue pause auquel Derek ne dit rien. Le loup roule les yeux, clairement prêt à en finir avec la conversation.

« Et puis, » Derek pince ses lèvres et il regarde vers Stiles, qui ne tressaille définitivement pas. « Tout ce que tu voudras. »

Stiles bondit pratiquement dans l'espace entre eux pour poser un baiser rapide sur la bouche de Derek avant que l'homme ne puisse protester. Son visage est rouge quand il s'éloigne, mais il sourit, et Derek ne peut retenir un petit sourire en réponse. L'adolescent retourne sur son siège et fait sautiller sa jambe, en tapant ses doigts sur le volant.

« Promis ? » Demande-t-il, alors que Derek secoue la poignée de la porte passager, la seule manière de l'ouvrir de l'intérieur. Elle s'ouvre doucement après un moment et il sort, ferme la porte, et il se penche sur le châssis de la fenêtre ouverte.

« Parle à Deaton, » est ce qu'il dit, et Stiles peut vivre avec ça. Il peut définitivement vivre avec ça.

« Je le ferai, » dit-il, et Derek le sait, car il sourit une fois de plus avant de se retourner pour se diriger vers l'immeuble. Stiles attend jusqu'à ce qu'il soit rentré avant de tourner la clef du contact, pour faire vrombir le moteur de la vieille jeep, et rentrer chez lui avec un sourire sur le visage durant tout le trajet.

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A la maison, Erica vérifie ses emails une fois de plus avant d'aller au lit. Il n'y a rien qui l'attend, par de message pour son anniversaire de la part d'Isaac cette année. Elle est désappointée, mais elle ne peut pas dire si elle s'attendait vraiment à en avoir un. Beaucoup de chose peuvent changer en une année. Elle pense toujours à lui chaque jour, mais ses pensées sont un peu moins amères à présent, plus contrôlées, plus dans la compréhension.

D'une certaine manière, elle est jalouse qu'il ait eu l'opportunité de quitter Beacon Hills, la seule chose qu'elle ait toujours désiré faire.

Elle ouvre un nouvel email et elle écrit,

Isaac,

Tu me manques, comme toujours. La meute m'a organisé une soirée d'anniversaire formidable. Elle aurait été bien meilleure si tu avais été là, cependant.

J'espère que tu n'es pas mort dans un fossé quelque part.

Elle ne signe pas, elle l'envoie simplement et elle va au lit, en ressentant que peut-être, bientôt, la vie redeviendra normale.

FIN

Je ne voulais vraiment pas terminer ce dernier chapitre ! J'attends désespérément le chapitre 3 du sequel que Kaiface a nommé : The Process of Adaptation. Je vous en prie, même en français, allez l'encourager à écrire la suite !

Au fait, bonne fête de fin d'année à tous.