Hello Hello! Voici encore la suite (vous avez vu c'est plus rapide wouhou!). En espérant que ça vous plaise toujours (vu que dernièrement on a peu de retour), on continue et on laisse pas tomber!

Enjoy! :D

Chapitre 46

Il ne voyait pas bien autour de lui, des voix parlaient, beaucoup de têtes au-dessus de lui, mais il ne les distinguaient pas. Une voix se démarqua des autres.

« Vous le tenez bien ? Ça va le remuer. On ouvre la boîte crânienne et on place la puce. »

Thomas se réveilla d'un coup. Il sentait qu'on le tenait sous les épaules des deux côtés et qu'on courait. Il voyait de l'asphalte sous ses pieds, mais la douleur dans son crâne était tellement forte qu'il ne pouvait rien faire d'autre que se laisser porter.

« Plus vite, les enfants !... »

« Ils sont derrière ! »

« Chuck fais attention, le poteau devant ! »

« Aïe ! Y en a devant! »

« Cette porte ! Entrez là !... »

Thomas voyait une foule autour de lui. Une nouvelle fois, la douleur le frappa, et il dut baisser la tête. Il sentit qu'on le traînait dans une maison.

« Entrez, entrez, entrez ! Plus vite ! »

Une voix d'homme.

Puis le noir. Et le silence.

« C'est bon, on est en sécurité. Emmenez les deux là-haut. On va les poser sur le canapé, et je les examinerai. »

La douleur vrilla son crâne.

« AAAH ! »

« Ça va aller Thomas... » lui dit Chuck dans l'oreille.

Il sentit qu'on le hissait et qu'on le posait sur un canapé.

« Comme ça, voilà. Je vais leur mettre un anesthésiant pour pouvoir les opérer. »

« Les opérer ?! »

« Il faut que je leur mette un produit dans le sang, et j'ai une machine à brancher sur leurs têtes avant. »

Mais soudain, à travers la brume de son cerveau, Thomas sentit que sa main, son bras, ses jambes se mettaient à bouger, tous seuls. Sans qu'il ne le veuille, il se jeta sur l'homme qui avait parlé et essaya de l'étrangler. La moitié de ses amis se jetèrent sur lui pour l'en empêcher, l'autre moitié s'occupant de Gally qui tentait de faire la même chose.

« Bloquez-les ! »

On l'allongea de force, et il sentit une piqûre dans son bras. Il se sentit encore partir très loin. Il ne fit pas de rêve cette fois.

« Thomas ? Ça va ? »

Celui-ci ouvrit doucement les yeux pour voir Chuck au-dessus de lui. Il regarda autour. Il se trouvait dans une petite pièce, une chambre au vu du lit dans lequel il se trouvait. Sa tête ne lui faisait plus mal, mais il avait une forte nausée. Il remarqua Gally allongé sur le lit d'à côté.

Il se leva pile à temps pour que Chuck lui tende une bassine dans laquelle il vomit.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Où sont les autres? »

« Tout le monde dort. On a vécu une aventure, pendant que t'étais dans les vapes, tocard. »

« Dis-moi tout. »

Chuck lui raconta comment, quand Gally et Thomas s'étaient évanoui dans la foret, ils avaient dû les porter jusqu'à Denver, où ils étaient arrivés pile quand la nuit tombait. Max avait eu un rendez-vous avec Hans dans un café près de là où ils se trouvaient. Mais très vite, ils s'étaient faits repérer par les autorités : tous leurs visages étaient affichés sur toutes les vitrines. Il y avait eu une course poursuite, mais Hans, qui savait qui ils étaient, les avait trouvé et emmené chez lui à travers les rues de Denver. Oui on pouvait lui faire confiance, non personne ne savait où ils se trouvaient. Puis Thomas et Gally avaient pété un câble, et Hans les avait endormis pour les opérer. Il avait dit aux autres d'aller se coucher, laissant Chuck au chevet des deux garçons. Teresa pourtant ne pouvait s'endormir, elle était alors restée avec Hans, et ils étaient enfermés depuis quatre heures.

« Ils ont trouvé un truc, Teresa me l'a dit. »

« Quoi ? »

« Ils n'ont pas voulu me le dire, ça. Mais c'est sur ta puce. »

Cela attisa la curiosité de Thomas. Peut-être que comme avant il était si proche de Newt, il allait le retrouver ! Mais c'était rêver.

Il se leva et se dirigea vers le bureau de l'homme, dans le salon il enjamba les compagnons endormis. Il eut un vertige, Chuck l'aida à continuer.

Il entra et découvrit Teresa et Hans devant le grand ordinateur, en pleine conversation. Hans était un homme d'un certain âge, avec des cheveux poivres et sels, et avec des grands yeux gris. Quand ils les virent arriver, Teresa et lui se levèrent et s'arrêtèrent. Teresa prit dans ses bras Thomas et lui demanda :

« Tout va bien ? »

« Oui, merci. »

« Ton compagnon ne s'est pas réveillé, mon garçon ? »

« Non. »

Le regard de Hans s'assombrit, ce qui alarma Teresa.

« Que se passe-t-il ? »

« Ils auraient dû se réveiller en même temps, ce n'est pas normal. »

Hans quitta le bureau pour la chambre, Teresa sur ses talons. Thomas dit :

« J'aimerais qu'on m'explique, pour la puce ! »

« On a besoin que tout le monde entende. Ce sont vos puces ensemble qui ont permis cela. »

« Cela quoi ? »

Hans ne lui répondit pas, examinant Gally qui était inerte. Il respirait mais Hans décréta :

« Ce n'est pas sûr qu'il se réveille. »

« QUOI ?! » demandèrent Teresa, Thomas et Chuck.

« Aidez-moi, soulevez sa tête. On a besoin de lui vivant, » dit Hans, parfaitement calme.

Teresa s'exécuta, tout en chuchotant des choses que personne ne pouvait comprendre, les larmes aux yeux. Hans fit ingérer à Gally une boisson, et Thomas insista :

« Mais c'est quoi ce mystère bordel ? »

« Vos puces combinées détiennent l'équation du remède de la Braise. »