#8 Jeu non-virtuel
Personne ne l'a demandé, c'est un cadeau pour célébrer mes 100 et + followers Twitter et vous remercier. En scène, Newt & Thomas de l'OS #1 Virtuellement Insupportable.
Pairing : Newtmas
Raiting : T+ (presque M)
Autre : UA / Humour – Romance
Bonne lecture *-*
Robin, qui ne vous dira jamais assez merci.
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« Tu plaisantes ? Newt ! C'est une blague ? »
« La ferme Tommy et fait ce que je te dis, » répondit Newt, la langue coincée entre les dents.
« Newt, c'est une photo de profil, ok ? Donc pas besoin d'enlever mon tee-shirt, » dit le brun en se tortillant.
L'idée était venue très peu de temps après la scène de la machine à café. En fait, le soir même, ils avaient échoués chez Newt et, après avoir passé une heure étendus sur le canapé de ce dernier a parler comme ils le faisaient par textos jusqu'à s'épuiser, il avait suffit d'un regard quand Thomas, enivré par le vin qu'ils buvaient, s'était de nouveau penché vers le blondinet et… ils en crevaient visiblement d'envie depuis qu'ils s'étaient retrouvés ensemble dans ce couloir, pour qu'ils ne se sautent dessus.
Après avoir passé la nuit ensemble et s'être endormis au petit matin dans les bras l'un de l'autre, ils avaient décidé deux choses :
Un, il était beaucoup trop tard (ou tôt – selon le point de vue) pour aller en cours ce matin-là.
Et deux, il n'y avait pas moyen de se trouver séparés à nouveau parce que les textos ne seraient clairement plus jamais suffisants.
Thomas s'était rendu compte qu'il aimait encore plus entendre les sarcasmes de Newt que les lire et Newt avait compris (même s'il ne l'avouerait jamais – non, même pas quand Thomas était nu contre lui sous les draps) qu'il aimait pouvoir parler de tout avec le brun.
Ils s'étaient tous les deux demandés si coucher ensemble si vite n'étaient pas une mauvaise idée… comme si, avoir attendu inconsciemment de se trouver les avait contraints à se jeter l'un sur l'autre. Et s'il ne se passait plus rien ensuite ? Si, une fois qu'ils avaient atteint ce point, il n'y avait plus rien d'autre ?
Il s'était avéré qu'ils avaient eu tort et ne pouvaient en être plus heureux. Leur symbiose était totale et le sexe n'avait été que l'apothéose de leurs batailles cinglantes et profondes conversations.
Thomas et Newt, au plus grand soulagement de leurs entourages respectifs, avaient donc commencé à sortir ensemble pour arrêter de se courir après.
Et, ce soir-là, ça ne faisait que deux semaines et Newt avait ramené Thomas chez lui après les cours, comme souvent, et lui avait annoncé le plan de la soirée. Une nouvelle photo de profil.
Pas pour ce site de rencontre merdique, évidemment (ils avaient tous les deux supprimé leurs comptes respectifs le jour même où ils s'étaient mis ensemble, en se marrant), mais parce que Thomas ne pouvait pas décemment « garder cette foutue photo pour son profil Facebook ou peu importe, et enlève ton tee-shirt Thomas, bordel ! »
Bien sur, il n'y avait rien de logique dans ça. Mais Newt n'avait jamais vraiment eu l'intention de renouveler la photo de profil du sportif hautement canon qui lui servait de petit-ami et il fallait sérieusement être aussi aveugle que Thomas pour ne pas s'en rendre compte.
C'est pour ça qu'il poussa un grognement venu d'outre-tombe et que son bras retomba mollement le long de son corps, accompagné de l'appareil photo onéreux que Minho lui avait offert un noël précédent.
Il n'arriverait pas à ses fins comme ça, clairement.
Ce qui était drôle, compte-tenu du fait que le brun lui sautait dessus à la moindre occasion. Mais dès qu'il s'agissait d'être subtile, évidemment…
« Ecoute, Thomas… tu regardes des films, non ? Beaucoup de films, » interrogea Newt en se pinçant l'arête du nez.
Thomas haussa les sourcils et relâcha les bords du débardeur de course qu'il portait ce jour-là et que Newt appréciait particulièrement pour ses « capacités à mettre son anatomie en valeur mais uniquement du point de vue d'un étudiant en biologie, évidemment Thomas, arrête de te faire des idées ».
« Oui, » répondit donc ce dernier, interloqué.
« Donc tu connais tous les scénarios possibles et inimaginables et très évidents qui mènent deux protagonistes à une partie de sexe inoubliable, non ? »
Le visage du brun s'éclaira enfin de lucidité, faisant grogner Newt encore plus. Ce mec était une plaie.
Tellement sexy.
Une plaie qui s'approcha brusquement de Newt avant de s'arrêter juste devant lui et de faire passer son débardeur par-dessus sa tête, dévoilant son torse et ses abdominaux sur lesquels Newt ne résistait jamais à l'envie de faire courir ses mains pendant des heures.
Hors de question de montrer sa faiblesse, toutefois, alors il conserva son air dédaigneux et lâcha (en prenant soin de ne pas regarder Thomas dans les yeux) :
« J'aimais bien ce débardeur… »
« Je croyais que tu voulais que je l'enlève ? Tu sais, histoire de coller à ton scénario débile qui nous amènerait inévitablement à une partie de jambes en l'air sur le bar de ta cuisine… » roucoula Thomas, tout fier, en faisant courir ses doigts le long de la hanche de Newt.
Ce dernier se concentra pour ne pas céder et préféra continuer avec le je suis décidé à me venger pour le dernier quart d'heure perdu :
« Je ne sais pas si j'te préfère quand tu fais l'idiot ou quand tu l'es vraiment. Et arrête avec ce petit sourire suffisant, Tommy, » dit-il en croisant les bras.
« Pourquoi ? Parce que c'est ton truc le petit sourire suffisant ? » Se moqua Thomas en relâchant Newt.
Ce dernier détesta immédiatement le sourire en coin de son petit-ami. Encore plus quand il récupéra son débardeur et le renfila. Sa fierté l'empêcha néanmoins de l'arrêter, même s'il le regretta quand les abdominaux parfaitement dessinés disparurent sous le bout de tissus offensant.
Ensuite, le brun se pencha vers lui et, lorsque ses lèvres effleurèrent les siennes et que Newt tenta de répondre au baiser (parce que malgré toute la volonté du monde, il ne pouvait pas dire non à Thomas trop longtemps), ce petit enfoiré recula, tout sourire et lui souffla :
« Hin, hin. Pas maintenant. Je sais que t'aimes pas les scénarios prévisibles alors le bar de la cuisine attendra, désolé. »
Là-dessus, il eut l'affront de passer devant le blondinet et de donner une petite claque sur la paire de fesses sous ce jean slim qui rendait Newt si sexy.
« J'vais commander. Sushis ou pizza ? »
Mais Newt n'était pas capable de répondre quoi que ce soit de cohérent et Thomas, qui se balança par-dessus le canapé, lui fit un clin d'œil avant de choisir :
« Très bien, sushis alors. Tu devrais aller prendre une douche en attendant, t'as l'air d'avoir besoin de te refroidir les idées. »
« Foutu idiot, » grommela Newt en s'enfuyant comme une tornade sous les éclats de rire de Thomas.
Il le lui paierait, très vite.
Et, en fait, l'occasion s'imposa d'elle-même très rapidement, quand Newt ressortit de sa douche, vingt minutes plus tard. Il choisit de ne pas remettre son jean et fit un détour par sa chambre pour récupérer un tee-shirt bien précis.
Evidemment, il traversa délibérément le salon en boxer, faisant assez de bruit pour que Thomas ne se retourne et ne le voit. Et son déglutissement manifeste n'aurait pas pu le ravir plus. Newt 1 : Thomas 0.
Là, il récupéra le maillot de rugby que Thomas avait abandonné là quelques jours plus tôt et l'enfila. Il était beaucoup trop grand (même pour le brun) et tombait adorablement sur une épaule, dévoilant à l'occasion sa clavicule fine sur lequel un suçon disparaissait.
Quand il entra de nouveau dans le salon, il retrouva un Thomas fébrile sur son canapé qui se rongeait les ongles devant la télé. Un sourire cruel se dessina sur ses lèvres alors qu'il se laissait tomber à côté du brun qui fit un effort manifeste pour ne pas se tourner vers lui. Newt 2 : Thomas 0.
Le blond ne perdit pas une seconde et se pencha dangereusement vers Thomas, puis, à quatre pates, il tâtonna de l'autre côté du canapé, passant délibérément par-dessus les cuisses de l'autre garçon pour récupérer la télécommande. Thomas eut un gémissement rentré distinctif et Newt ne put retenir un rire. Newt 3 : Thomas -12.
« Désolé, je cherchais la télécommande Tommy… »
« Newt, merde, elle est sur la table basse, tu l'as très bien vue, » grogna Thomas en reculant au maximum dans le canapé.
Newt tourna la tête, l'air faussement innocent et ouvrit la bouche comme s'il était surpris. Little bitch.
« Oh, oui ! Désolé Tommy… »
Il se rassit à côté de lui, tirant volontairement pour dévoiler une épaule du côté du brun, et se pencha suggestivement en avant pour récupérer ce qu'il cherchait.
D'abord, il entendit un autre gémissement et cria victoire intérieurement. C'était plus que cruel de se pencher comme ça devant Thomas.
Ensuite, deux mains puissantes l'attrapèrent soudain par les hanches et le tirèrent brusquement en arrière. Mais, au lieu de le rasseoir sur le canapé, Thomas le fit rasseoir sur ses cuisses et le fusilla du regard.
« Je ne sais pas à quoi tu joues… »
« A rien, mais de toute façon, j'étais en train de gagner, » répondit Newt en se mordant la lèvre pour ne pas rire.
La réponse alluma clairement quelque chose chez Thomas de dangereux et juste après, le blondinet se retrouva arraché à son maillot de rugby, pour se retrouver presque nu sur le brun, toujours à califourchon.
Pas sûr qu'il continue à gagner très longtemps. Encore moins quand Thomas, après avoir ôté son propre débardeur, passa ses mains sous les fesses du blond et le souleva, collant leurs deux torses. Newt gémit et verrouilla immédiatement ses jambes autour des hanches de son petit-ami.
Des lèvres brulantes se collèrent aux siennes et Thomas se mit à bouger mais Newt avait fermé les yeux et ne les rouvrit que lorsque la sonnette de l'appartement retentit.
Les deux garçons grognèrent contre la bouche de l'autre et se retrouvèrent au milieu du salon, arrêtés net, Newt toujours en boxer, les jambes fermement enroulées autour de Thomas qui jeta un coup d'œil agacé à la porte.
« Les sushis ! » Murmura alors Newt, effaré, avant de sourire encore plus cruellement.
Le regard fiévreux de Thomas se reposa immédiatement sur lui et ses mains pressèrent une seconde les fesses du blondinet, lui arrachant un couinement.
« Rien à faire ! »
« Thomas ! » Grogna Newt en se tortillant.
Il s'arracha lui-même un autre gémissement et Thomas se remit à marcher, mais pas vers la porte d'entrée.
« Thomas, où tu vas ? » Parvint à demander le blond dans un soupir quand les dents du brun se reposèrent sur la marque sur sa clavicule.
Il frémit de la tête aux pieds et sentit subitement une surface dure et froide sous lui, quand Thomas le reposa.
« On a rendez-vous avec le bar de la cuisine, » gronda le brun.
Et l'exclamation de Newt se noya sous un nouvel assaut alors que Thomas plaquait de nouveau sa bouche sur la sienne.
Newt 0 : Thomas 1000.