Aujourd'hui est le 5 mars. C'est l'anniversaire de MissClo qui est une grroooossse fan de GoVi. Pour la dédommager d'une promesse non tenue, pour l'encourager à faire face à ses contrariétés et pour la remercier de m'avoir accompagnée et soutenue sur pleins de fics, même quand c'était pas du GoVi, je lui ai promis de mettre en ligne cette fic qui est totalement Under Construction. C'est du GoVi, bien sûr (what else?). Happy b-day MissClo. (ps: bien sûr, tu es interdite de review parce que tu n'es plus objective déjà)

Avertissements: Aucun des perso intéressants de cette histoire ne m'appartient.

Autre Avertissement: C'est M (M, ça veut pas dire que c'est du porno, ça veut aussi dire M) et c'est sombre. "Dark themes" comme on dit.

Autre autre avertissement: Je ne sais pas quand j'updaterai parce que j'ai d'autres trucs en cours.


NUIT

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Interlude 1

- C'est moi !

Videl avait allongé la dernière syllabe de sa phrase pour annoncer son entrain d'être rentrée. Elle tenait toujours le courrier du jour à la main et tendit l'oreille une minute, dans l'espoir d'une réponse qui ne venait pas. Elle défit hâtivement son écharpe et les premiers boutons de son manteau.

- Gohan ?

Elle se débarrassa nonchalamment de ses chaussures et pénétra dans l'entrée de la maison toujours silencieuse. Sans une seconde d'hésitation, elle monta quatre à quatre l'escalier qui menait au premier étage. Un sourire têtu flottait sur son visage.

Elle jeta un œil discret à leur chambre. Le lit défait était vide, la couette épaisse roulée en boule, exactement comme Videl l'avait laissée en se levant.

Tout en retirant son manteau, Videl haussa les épaules et, sans cesser de sourire, elle se dirigea vers la porte qui donnait sur l'accès aux combles. Elle gravit joyeusement les marches exigües et émergea dans le grenier qui avait été aménagé en bureau.

Gohan dormait toujours, la tête dans les bras, écrasant impitoyablement une liasse désordonnée de documents et de notes. Plusieurs livres épais étaient ouverts autour de lui sur le plan de travail, et l'écran de l'ordinateur s'était mis en veille depuis longtemps.

Elle s'approcha à pas de loup et fit courir doucement le bout de son index le long de sa colonne vertébrale pour lui signaler sa présence. Il ne bougea pas, et même quand, arrivée à la base de son cou, elle finit par plonger ses doigts dans la masse de ses cheveux, il resta inerte et silencieux.

- Gohan ! appela-t-elle à mi-voix en se baissant pour chuchoter à son oreille.

Il tourna enfin la tête avec un faible grognement. Elle caressa doucement ses cheveux pour l'encourager à s'extraire de son sommeil.

Qu'elle aimait cet homme. Dans ces moments-là, sans qu'elle sache expliquer précisément pourquoi, ce sentiment s'enflammait. Elle l'aimait à la folie, aucun autre ne pouvait rivaliser dans tout l'univers. Et par un hasard parfaitement calculé du destin, c'était elle qu'il avait choisie pour passer le restant de sa vie. C'était une bénédiction.

Il cligna des yeux et se redressa lentement en l'attirant à lui.

- Tu t'es encore endormi ici, gronda-t-elle doucement.

Il nicha son nez contre son ventre et la serra contre lui.

- Si j'ai loupé quelque chose, je suis sûr que je peux me rattraper… La petite est chez la nourrice ? marmonna-t-il dans le pull de Videl.

Videl eut un petit rire et s'assit sur ses genoux. Il attrapa ses lèvres entre les siennes et l'embrassa.

- Tu as bien dormi ? Même sans l'homme de ta vie à tes côtés ? plaisanta-t-il.

Elle le repoussa doucement et brandit l'enveloppe qu'elle tenait toujours à la main. Il fronça légèrement les sourcils avec étonnement.

- C'est quoi ? Une amende ? demanda-t-il.

Elle le frappa gentiment sur le nez avec l'enveloppe.

- Crétin. Ceci est l'admission officielle de Madame Videl Son à l'école des officiers de police, répliqua-t-elle.

Il se recula en haussant les sourcils. Un large sourire illumina ses traits.

- Ça y est, alors ? répondit-il avec incertitude.

- Et… Il me dispense même de la première année compte tenu de mes états de service, ajouta-t-elle triomphalement.

En réponse il l'enlaça et l'attira à lui.

- Félicitation, c'est génial…

Elle lui rendit son étreinte. Elle était complètement excitée à la perspective de pouvoir enfin intégrer cette école, de pouvoir enfin reprendre un vrai travail. Elle avait passé les trois dernières années à porter, mettre au monde et élever leur fille. Ça l'avait comblée de bonheur mais l'inaction avait fini par lui peser terriblement. Et Pan devenait suffisamment autonome pour évoluer sans elle. C'était comme si une vie nouvelle s'ouvrait devant elle, c'était la carrière dont elle avait toujours rêvé.

Elle sentit Gohan la soulever doucement pour l'assoir sur le bureau. Une pile de livres et de papiers s'écroula lourdement sans qu'il y prenne garde. Suivant le mouvement, il s'était levé et se penchait maintenant sur elle.

Inclinée en arrière, elle s'était suspendue à son cou pour éviter de perdre l'équilibre, et se noyait dans ses yeux noirs et luisants.

- Ça veut dire qu'on va te confier une paire de menottes pour mettre les mauvais garçons hors d'état de nuire, susurra-t-il malicieusement.

Elle rougit légèrement à l'allusion, mais ne put s'empêcher de sourire.

- Exactement, alors il faudra rester très sage, si tu ne veux pas que je sois obligée de m'en servir, siffla-t-elle.

- Hmm, je vais réfléchir… souffla-t-il d'une voix rauque en passant ses lèvres dans le cou de sa femme.

Elle frémit légèrement, en sentant ses mains se faufiler paresseusement sous son pull. Elle ferma les yeux pour mieux savourer les sensations. Qu'elle aimait cet homme. Inconditionnellement. Définitivement. Il était toute sa vie et pour l'éternité.

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