Chapitre 1:

N/auteure: Salut, les gars. Bon... j'avais cette idée pendant un moment (depuis le premier épisode de la saison 3B) et j'ai finalement décidé d'écrire ça. Cette histoire est fondamentalement du genre Romantique et Comique mais je devrais mettre un avertissement pour mention de TDAH, anxiété, mutisme et Apraxie. Je ne sais pas ce que cela fait de vivre avec ces troubles mais j'ai fait des recherches et écrit ça comme je le pouvais.

J'espère que vous aimerez cette fic. N'oubliez pas de laisser une review.

N/traductrice: Salut, tout le monde! Donc, voici ma seconde traduction et mon coup de cœur du moment! C'est un Sterek de dix-sept chapitres écrit par Tamyou. Thanks, Tamyou!

TDAH (ou Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité): le TDAH est un trouble caractérisé par des problèmes de concentration, accompagné ou non d'hyperactivité (impulsivité).

Mutisme: Fait de rester volontairement muet OU aphasie (incapacité physique de parler).

Apraxie: Dans le cas de Stiles: Altération de la faculté de s'exprimer oralement alors que les systèmes impliqués sont intacts.

Je crois que tout le monde doit connaître le problème de l'anxiété... /

Rien ne m'appartient à l'exception de la traduction: l'univers est à ses créateurs, l'histoire à Tamyou.


Chapitre 1:

I ran away in floods of shame,

I'll never tell how close I came,

As I crossed the Holland Road (1)


"Êtes-vous absolument sûr de votre décision, M. Hale?"

Derek soupira en s'appuyant sur le dossier de sa chaise et leva les yeux vers le Doyen des Admissions de l'autre côté du bureau, ses doigts tambourinant sur les bras de sa chaise. C'était pour l'autre un bruit agaçant, incessant et qui le rendait nerveux. Ils se regardèrent silencieusement, presque comme dans un affrontement de regards dans lequel le gagnant obtient de faire les choses à sa façon. Le sourcil levé du Doyen s'affaissa légèrement, hésitant et ses yeux noirs se plissèrent derrière ses lunettes.

Après quelques longues secondes, un petit sourire satisfait, comme quand un loup coince un agneau, se propagea sur les lèvres de Derek. Les tambourinements cessèrent. "Oui. Je le suis."

"Très bien." Le Doyen soupira finalement de défaite, son pouce et son index pinçant l'arête de son nez sous les verres sans cadre qu'il portait. Il fit glisser en avant une petite pile de documents puis donna au jeune homme son stylo. "Signez juste ceci, et vous serez libre de partir." Derek prit silencieusement la pile, ajoutant rapidement sa signature aux lettres fines et élégantes.

"Je dois dire..." Le Doyen des Admissions soupira encore. "Que je ne comprend pas pourquoi vous voulez laisser tomber à la mi-semestre. Vous êtes l'un de nos plus brillants étudiants. Ça n'a pas de sens de ne pas continuer dans ce sen-"

"Je ne m'attend pas à ce que vous compreniez." Le calme de Derek se mêla à sa voix, et il glissa les papiers signés sur le bureau puis plaça le stylo à côté avec un léger "clic", se leva et marcha jusqu'à la porte. Il s'arrêta là pendant un moment avec sa main planant au-dessus de la poignée, puis tourna la tête pour regarder le vieil homme assit derrière le bureau. Un sourire, rare et léger, étira ses lèvres quand il dit, "Mais merci quand même".

Et il partit.

Son déménagement alla plus vite qu'il ne le pensait et passa à la vitesse de la lumière. Derek ne savait même pas qu'il avait autant de choses, et était assez surpris de pouvoir toutes les mettre dans un seul - mais tout de même large - sac de voyage. Il le jeta sur son épaule et lança un dernier regard à la pièce qu'il louait depuis trois ans, puis mit son téléphone portable dans sa poche arrière et sortit en fermant la porte derrière lui.

Il passa devant des personnes qu'il connaissait et beaucoup d'autres qu'il n'avait jamais vu. Certains avaient la gentillesse de respecter ses raisons de partir et lui souhaitaient bonne chance... Certains secouaient la tête, déçus ou dégoûtés pour lui - selon eux - et murmuraient entre eux comme s'il ne pouvait pas les entendre. Et certains - certains l'ignoraient simplement. Il fit un signe de tête à ceux qu'il connaissait personnellement, serra des mains et dit au revoir tandis qu'il traversait les couloirs bruyants et bondés.

Finalement sorti des dortoirs, il put repérer sa voiture dans le parking, noire, élégante et silencieuse comme son propriétaire. Il s'installa sur le siège conducteur, jeta son sac à l'arrière et démarra la voiture. Pendant un moment, il resta assit là en silence, les mains à plat sur le volant et les yeux dans le vide, son cœur battant nerveusement contre sa cage thoracique.

C'est finalement arrivé. Il cligna des yeux, puis se prépara en prenant une profonde respiration, et quelques minutes plus tard, il passait le portail de l'école avec des crissements de pneus et partait sur la route. Il baissa sa fenêtre et laissa le vent décoiffer ses cheveux et faire partir tout ses soucis, la musique provenant de sa radio avalée par le bruit du moteur.

Il souriait, maintenant. Il n'avait pas ressenti autant de soulagement depuis un moment.

Il était libre.

Le trajet en voiture jusqu'à Beacon Hills fut long et fatiguant, et il avait dû remettre de l'essence plusieurs minutes avant que le panneau l'informant qu'il était à onze kilomètres seulement de la ville apparaisse sur le côté de la route. Cela ne le dérangeait pas, il avait de la musique, il avait sa voiture et la route pour lui seul, et c'était la meilleure chose qu'il avait eu depuis longtemps.

Il faisait déjà noir quand il entra enfin aux abords de la petite ville et il conduit lentement dans les rues animées, regardant plusieurs groupes d'adolescents traîner dehors et rire. Il se sourit à lui-même et baissa un peu le volume de la musique, se demandant si son petit frère était avec eux.

Il n'avait pas vu Scott depuis trois ans. Depuis qu'il avait fini le lycée, son père n'était jamais venu le voir, comme s'il était trop occupé avec ses fonctions d'agent de police. Donc, son frère adolescent ne pouvait pas venir non plus, et Derek n'avait pas voulu retourner à la maison de lui-même, trop énervé envers son père.

Quand la silhouette familière de la grande maison McCall se présenta, le cœur de Derek rata un battement. Parler à son père à travers le téléphone de ses intentions d'abandonner l'université sans finir ses études de psychologie était une chose, ça avait été dur. Mais lui faire face maintenant, après qu'il l'ait vraiment fait... Derek appréhendait cela. Ça allait être un vrai combat et il n'était pas trop impatient de commencer.

Il ne voulait pas que Scott pense du mal de lui.

Garant sa voiture dans l'entrée du garage, il arrêta le moteur et souffla, fermant ses yeux alors que ses doigts cherchaient ses clés de voiture. Il prit une profonde inspiration, s'éclaircit la gorge, et ouvrit la portière en glissant hors de sa Camaro noire puis monta les courts mais larges escaliers et arriva sur le porche. Il se tint là, en silence, son poing suspendu avec hésitation dans l'air pendant une seconde.

Puis il frappa.

XxX

"A quoi diable pensais-tu?!"

La voix de Raphael McCall gronda dans le salon alors que la mâchoire de Derek se serra, et sa femme grimaça et ferma les yeux en signe de désapprobation profonde, ses yeux sombres et chaleureux regardant Derek avec sympathie.

Melissa McCall avait toujours été bonne avec lui, et elle n'avait jamais essayé de prendre la place de sa mère dans sa vie. Elle essayait simplement de lui donner de l'attention et du réconfort, plus comme une tante que comme une mère en lui fournissant une politique de porte ouverte chaque fois que son mari perdait son sang-froid avec Derek. Derek appréciait ça, et il avait un profond respect affectueux pour elle, ainsi qu'un amour illimité pour son fils. Son petit frère.

Son père était une histoire complètement différente. Jamais plu, jamais accepté et rien n'était assez bien pour lui. Derek avait essayé. Oh, Dieu savait qu'il avait essayé. Quand il était beaucoup, beaucoup plus jeune, il essayait constamment de prouver sa valeur à Rafe, de gagner son respect. Il se sentait comme un sorte de fardeau à l'époque, mais encore une fois, quel adolescent ne se sentait pas ça?

Après avoir quitté le lycée, Derek avait grandi. Il avait réalisé que, quelque soit la raison, Rafe le reprenait toujours, et ce, depuis que sa mère était morte, que Derek fasse quelque chose bien ou de mal n'avait pas d'importance. Il était heureux d'avoir la chance de connaitre son petit frère, et c'était un encouragement suffisant pour que son père le remette en place.

"Je t'ai dit que j'allais partir", répondit Derek en serrant les dents, les pieds bien plantés dans le sol.

"Je pensais que tu PLAISANTAIS. Que c'était une PHASE!"

"Eh bien, tu n'aurais pas dû! Tu es sérieux avec TES fausses hypothèses sur MOI? La prochaine fois, demande-moi av-"

"Assez!" La voix de Melissa retentit fermement, les stoppant tous les deux. Ils restèrent là, se fusillant du regard l'un et l'autre avec la même colère. "Fermez-la, vous deux! Donc, il a arrêté ses études, et alors?" Elle fixa son mari, ses sourcils délicats se rejoignant. Elle pouvait être carrément terrifiante quand elle le voulait. "S'il veut ruiner sa vie, c'est sa décision, pas la notre." Cette fois, elle donna à Derek un court et effrayant regard qui fit reculer le jeune homme.

Ses lèvres se séparèrent en signe de protestation.

"Je n'ai pas-"

"Je m'en fiche." Souligna lentement, dangereusement Melissa avant que Derek puisse trouver plus d'excuses. "Ce ne sont pas nos oignons. Ce sont les tiens."

"Mais, chérie-"

"Non."

"...bien." Grommela Rafe, vaincu, et Melissa sembla heureuse, même si elle était encore énervée.

"Maintenant, que devrais-je faire pour dîner?" Elle soupira quand les deux hommes arrêtèrent de se regarder comme s'ils allaient se jeter à la gorge de l'autre. "Il est tard, mais nous t'avons attendu, mon chéri." Elle adressa à Derek un sourire rassurant. "Scott devrait être ici dans quelques minutes, maintenant."

XxX

"Je devrais vraiment y aller," Souffla Scott en mettant sur pause le jeu, et en posant sa manette. Stiles leva les yeux vers lui, désappointé, avec des grands yeux marrons, un bâton mince et long de réglisse encore suspendu à ses lèvres.

"Ne me fait pas ce regard de Bambi." Scott roula des yeux alors que Stiles commençait à faire la moue et à battre des cils comiquement, ses immenses yeux whisky regardant son ami avec un regard qui était censé le faire fondre. Malheureusement, cela servit uniquement à faire souffler et grogner Scott.

"Tu sais que ça ne fonctionne pas sur moi."

Stiles laissa tomber le regard et se renfrogna en plissant les yeux vers Scott. L'autre adolescent soupira.

"Sérieusement?" Demanda Scott avec un sourcil arqué. "Tu es sérieusement en train d'essayer de tirer la carte "je ne te parle plus", maintenant? Parce qu'on sait tous les deux que tu ne supportes pas d'être fâché contre moi plus de deux minutes." Là-dessus, Stiles lui tourna le dos avec un soupir et un regard noir qui dura moins d'une seconde. Il leva ses mains et fit bouger ses doigts avec des mouvements rapides, fixant le petit sourire narquois qui se propageait sur le visage de Scott.

"Tu m'as appelé "trou du cul"?" Renifla t-il. "Pardon, mais tu es le seul qui essaye de m'empêcher de voir mon frère."

Stiles s'arrêta, les sourcils se haussant de surprise. Ton frère est de retour en ville? Demanda t-il, ses doigts se mouvant frénétiquement en face de son corps. Scott hocha la tête.

"Il doit déjà être là. Maman dit que nous allons dîner assez tard, ce soir, à cause de ça. Quelque chose du genre "Bienvenu à la maison" en dîner." Il haussa les épaules, essayant d'avoir l'air indifférent. Mais Stiles savait à quel point Scott adorait son frère aîné, alors il fit des gestes avec ses mains en souriant d'une manière moqueuse.

Qu'est-ce que tu attends pour y aller? Stiles sourit largement tandis qu'il signait, ses mains se mouvant presque trop vite pour que Scott puisse suivre. Va!

Scott lui répondit par un grand sourire, tapota l'épaule de Stiles avant de prendre son sac et de se précipiter hors de la chambre de celui-ci.

Il se retourna et lança à son meilleur-ami un autre regard heureux avant de lancer un rapide "Merci, mon pote. T'es le meilleur!". Et il se propulsa dehors.


Wrap up your questions, keep them down,

Let the water lead us home.


(1): L'Holland Road est une rue située dans la ville de Londres.


Les paroles proviennent de la chanson "Home", de Mumford and Sons.


N/traductrice: Donc, voici le premier chapitre! J'espère qu'il vous a plu et que vous en redemanderez, haha! Bref, passez une bonne journée/soirée/nuit!