Titre : You kaïdi aïdi aïda

Autatrice : lasurvolte (de pseudo) ou mari (mais vous pouvez m'appelez aussi Plectrude si ça vous dit ^^)

Pairing (futur) : Destiel

Disclaimer : Supernatural appartient à ses créateurs.


Castiel ne savait pas s'il se réjouissait ou non de partir en colonie. C'était la première fois qu'il ne passait pas les vacances avec son père, et il se demandait s'il réussirait à se faire des amis. Il espérait que oui, ça le changerait un peu. Du haut de ses cinq ans Castiel savait déjà ce que c'était d'être le bouc émissaire. D'être celui qu'on rejetait parce qu'il était un peu différent. Ce n'était pourtant pas sa faute si certaines choses lui échappaient, s'il avait du mal à comprendre les dessins animés, s'il s'intéressait plus aux étoiles qu'aux jeux vidéo. Il aimait bien construire avec des légos mais on l'accusait souvent de prendre tous les légos pour lui – parce qu'il voulait toujours fabriquer des villes immenses. Il ne voyait pas l'intérêt d'inventer des histoires avec les personnages ensuite. Pour ces raisons, les autres se moquaient de lui, l'appelaient Castiel le taré, ou « gogol » pour faire plus simple.

Il espérait qu'à la colonie les choses seraient différentes. Qu'il serait juste Castiel.

L'endroit où le bus les attendait grouillait d'enfants et d'adultes. A peine arrivé, son père l'avait refilé à un animateur puis était parti. Du boulot. Comme toujours. Castiel restait dans son coin et observait, espérant que là dedans, il trouverait un ou une amie. Il y avait beaucoup de bruits, beaucoup de cris, certains enfants étaient déjà entrain de parler entre eux alors que lui se sentait mal à l'aise, pas à sa place. Il avait envie de rentrer chez lui, de jouer aux légos, de faire une tour immense en cube, de rester seul dans sa chambre, en sécurité. Le moment du départ fut annoncé. Castiel, suivit le groupe en silence, se contentant de continuer à observer et à faire attention de ne bousculer personne. Des enfants se poussaient en riant, alors ce n'était pas aussi facile que ça en avait l'air, Castiel devait se glisser entre eux, jouer l'anguille. Il alla vite s'asseoir dans une place au fond du bus, contre la fenêtre pour pouvoir voir le paysage défiler, s'occuper, s'évader si jamais on l'embêtait.

Personne ne vint s'asseoir à côté de lui. Il semblait même que personne ne l'avait remarqué, comme s'il avait été invisible, il ne savait pas si c'était mieux d'être Castiel le fantôme plutôt que le taré. Il soupira, au moins on ne l'avait pas encore embêté. Quand les animateurs firent l'appel, Castiel essaya de mettre une tête sur chaque prénom et de retenir qui était qui. Il avait bonne mémoire en général, et ce ne fut pas difficile à faire. Quand ce fut son tour Castiel leva la main. Les deux derniers à passer furent Sam et Dean Winchester. Dean faisait le guignol sur les sièges derrière avec un groupe, il parlait fort, riait fort, faisait tout brusquement comme s'il essayait de déplacer l'air autour de lui et de montrer toute la force de son existence. Sam était assit à côté de lui, juste derrière Castiel et semblait plus calme, presque exaspéré. Jamais deux frères n'avaient paru si différents. Ses yeux bleus scrutateur étaient toujours posés sur Sam quand celui-ci tourna la tête et le surprit entrain de l'observer. Castiel ne su pas comment réagir, se retourner brusquement ou faire comme si de rien n'était et sourire ? A la place il resta bêtement sans bouger à fixer Sam.

- Salut, fit Sam en souriant.

- Salut, répondit Castiel.

- Tu t'appelles comment ?

- Castiel et toi Sam.

- Oh comment tu sais ?

Castiel haussa les épaules et répondit comme une évidence :

- Les animateurs l'ont dit.

- Ah oui et t'as retenu les noms de tout le monde comme ça ?

- Oui.

- Super !

Sam tendit la main vers Castiel à travers le siège :

- Enchanté Castiel !

Castiel loucha sur la main un moment avant que Sam lui dise :

- Faut que tu la serres !

L'enfant fit ce que Sam lui dit.

- Enchanté Sam, dit-il à son tour.

Dean choisi ce moment pour se tourner vers son frère :

- Eh ! Tu te fais des amis Sammy ! Génial, tu me présentes ?

Mais sans laisser le temps à Sam de parler, il tendait déjà sa main vers Castiel à son tour. Ce dernier savait désormais quoi faire de cette main tendue, il la serra dans la sienne.

- Moi c'est Dean et toi ?

- Castiel. Répéta Castiel.

Dean hocha la tête, trois fois, puis sourit comme si Castiel avait dit quelque chose de merveilleux. Il relâcha sa main et s'amusa à décoiffer Sam, sans raison apparente, juste affectueusement.

- Arrête Dean, si tu veux décoiffer des cheveux, décoiffes les tiens !

Castiel ne les quitta pas des yeux, Sam poussait Dean et râlait, mais il voyait bien que le petit frère aimait le grand, ce n'était pas dans les mots, c'était simplement visible. Castiel n'avait jamais eu de frères et sœurs, mais s'il en avait eu, il aurait voulu être proches d'eux comme ces deux là. Leurs corps penchés l'un vers l'autre, sans même s'en rendre compte. Différents et pourtant reliés, c'était magnifique à regarder.

- Vous êtes biens des frères, remarqua Castiel à voix haute.

Dean et Sam arrêtèrent de se pousser et de se taquiner, puis se tournèrent vers Castiel, surpris.

- Première fois que j'entends ça, fit Dean.

- Moi aussi. Dit Sam.

- Personne ne trouve que vous êtes frères ?

- Faut dire qu'on se ressemble pas beaucoup, lâcha Dean.

Castiel ne pouvait pas le nier. Que ce soit physiquement (Dean avait des cheveux courts bruns et des tâches de rousseurs, Sam avait des cheveux plus longs, seuls leurs yeux verts se ressemblaient), ou mentalement (Sam était calme, posé, Dean combattait avec le vent), ils ne se ressemblaient pas.

- T'as quel âge ? Demanda Dean changeant de sujet.

- Cinq ans. Répondit Castiel.

- Moi neuf et Sammy comme toi, cinq ans. Vous êtes des bébés tous les deux.

Castiel prit une moue boudeuse, fronça les sourcils :

- Je ne suis pas un bébé !

Dean éclata de rire. Qu'est ce qu'il y avait de si drôle ? Sam roula des yeux :

- Ne fais pas attention à lui, il est grand mais bête !

L'aîné décoiffa encore Sam.

- Fais attention à ce que tu dis bébé Sammy.

Sam soupira :

- Je vais grandir tu verras, et quand je serai plus grand que toi, c'est moi qui t'appellerai bébé, Dean !

- T'es tout petit comme une crevette, jamais tu seras plus grand que moi, rit Dean.

Castiel attendit silencieusement qu'ils aient fini leur échange, Dean et Sam retournèrent finalement leur attention vers lui. Ils semblaient attendre quelque chose de sa part, qu'il dise quelque chose, participe à la conversation. Castiel ouvrit la bouche et dit sans réfléchir :

- Je ne crois pas que Sam ressemble à une crevette. Les crevettes sont vraiment petites.

Silence. Avait-il dit une bêtise ? Castiel réfléchit à toute vitesse, il n'avait pas l'impression d'avoir dit une bêtise, mais il ne savait jamais.

- Alors toi, t'es vraiment trop bizarre, lâcha finalement Dean en riant à nouveau.

Sam acquiesça, même lui semblait vouloir rire. Castiel se rembrunit, piqué au vif, tout le monde le trouvait toujours bizarre. Il était persuadé que maintenant, Dean et Sam allaient l'appeler Castiel le taré. Les deux frères n'en firent rien.

- Je te trouve vraiment drôle Cas ! Sourit Dean.

Cas ?

Cas.

Est-ce que c'était un surnom ?

- Comment tu m'as appelé ? Demanda Castiel.

- Cas ! Ca te va bien non ? Cas.

- C'est plutôt pas mal Cas, acquiesça Sam.

Cas.

Castiel n'était pourtant pas un prénom bien grand. Mais Cas… Cas ça lui plaisait étrangement. Ca sonnait affectueusement.

- Cas… C'est très bien, dit Cas.

Les deux frères lui sourirent, puis l'attention de Dean fut de nouveau attirée vers son groupe. Sam continua la discussion avec Castiel. Ce dernier passa presque tout le voyage tourné vers Sam, et tant pi s'il finissait par avoir mal au cou, parce qu'il s'amusait vraiment bien. Lui et Sam se découvrirent beaucoup de points communs. Il apprit que Sam savait déjà lire, à seulement cinq ans, et qu'il dévorait tous les livres qu'il trouvait, même ceux sans image. C'était impressionnant. Sam ne se moqua pas de lui quand il lui apprit qu'il ne comprenait rien aux jeux vidéo mais s'intéressait aux étoiles. A leurs noms, leurs positions, leurs existences.

Sam le trouva passionnant. Personne ne l'avait jamais trouvé passionnant. Pas même son père, toujours trop occupé pour l'écouter.

Cas se dit qu'aller en colonie était finalement une bonne idée.

xxx

La colonie se trouvait dans un endroit paumé entre deux montagnes, au milieu de nulle part, à côté d'un village où les vaches étaient plus nombreuses que les habitants. Un endroit parfait pour venir se ressourcer, mais pour des mômes… Au moins les voisins ne se plaindraient pas du bruit – les plus proches étant à plus d'un kilomètre. Dean regarda l'endroit et se frotta les yeux, ce n'était pas un affreux cauchemar. Leur bus venait vraiment de les larguer dans le trou du cul du monde.

Castiel trouva l'endroit parfait. Sam s'en fichait, il tirait une énorme valise qu'il venait de descendre du bus et disparaissait presque derrière elle. Dean à côté de lui avait un simple sac de toile, transportant sans doute le minimum nécessaire :

- Pourquoi t'avais besoin de prendre tout ça Sammy ?

- Je ne pars pas sans quelques livres, c'est tout.

- Quelques ? Tu en as pris un millier.

- Pas la peine d'exagérer.

Cas avait une valise normale, tout ce dont il avait besoin pour la colonie y était. Ni plus, ni moins.

Les animateurs les installèrent dans les bâtiments. Un pour les filles, un pour les garçons. Ils étaient répartis dans des chambres de quatre par âge. Sam et Cas se retrouvèrent ensemble, Dean fut placer dans une chambre plus au fond et râla pendant au moins vingt deux minutes parce qu'il n'était pas avec Sam et ce n'était pas normal, que c'était dégueulasse de séparer les fratries. Aucun autres frères et sœurs ne se plaignirent autant que lui. Sam parut simplement agacé et montra à Dean qu'il n'y avait que six pas entre leurs deux chambres et que ce n'était vraiment pas grand-chose.

- Tu vas réussir a dormir sans moi pendant trois semaines, t'es un grand garçon, se moqua gentiment Sam.

Dean railla :

- J'ai juste peur que tu fasses pipi au lit et que tu ne trouves personne pour te couvrir.

Cas se tourna vers Sam, surprit :

- Tu fais encore pipi au lit ?

Dean éclata de rire (encore) et décoiffa Cas. Jamais personne n'avait eut un geste aussi tendre envers lui. C'était bizarre, Cas ne savait pas quoi en penser.

Sam rougit :

- Bien sûr que non, c'était une blague de mon frère !

La blague n'était pas très drôle, Cas n'avait pas envie de rire. Il ne comprenait pas bien l'humour de Dean. Peut-être que c'était parce que Dean était plus grand que lui.

Après la répartition des chambres, ce fut la répartition des groupes et cette fois-ci Dean se mit à menacer les animateurs. Peu importe qu'il ait neuf ans, qu'il n'était qu'un gosse, il parlait avec autorité.

- Je suis sûr que Sam doit être dans mon groupe.

- Dean ton frère a cinq ans, il est donc dans le groupe des 5-7 ans. Toi tu as 9 ans, tu es dans celui des 8-10 ans.

- Et bien je crois que Sam devrait venir dans mon groupe quand même. C'est quoi votre problème ici, de vouloir nous séparer ? Ces conneries d'âges, vos répartitions c'est vraiment de la merde.

Sam fut une fois de plus celui qui calma le jeu. Il réussi à convaincre Dean en lui montrant qu'ils allaient se voir presque tout le temps, durant les pauses et les repas, puis ils se croiseraient souvent sur la colonie et finalement, il arriverait sans doute que les deux groupes aient des activités ensemble.

- Mouais okay… Soupira Dean à contre cœur.

Sam leva sa main et lui tapota l'épaule. Cas trouvait ça incroyable qu'un grand frère veuille autant prendre soin de son petit frère, il n'était pas habitué à ce genre d'acte d'amour.

Mais il était content d'être dans le même groupe que Sam.

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Sam s'était montré plus patient que Dean au sujet de leur séparation, mais Cas remarqua assez vite quand ils se retrouvèrent dans leur groupe, que Sam n'en était pas heureux pour autant. Il semblait toujours se tourner vers quelque chose pour parler avant de se souvenir… Que ce quelque chose… Ce quelqu'un n'était pas là.

Pour le moment la colonie se passait plutôt bien, Sam était drôlement sympa avec lui et Cas se sentait à l'aise en sa présence. Peut-être qu'il réussirait à se faire accepter finalement. La première journée passa à la vitesse de l'éclair, il y eut surtout des préparations, des répartitions, des explications, les douches et le dîner. Pas de veillée ce soir là.

Après le repas ils eurent un peu de temps pour eux, apprendre à se connaître mieux. Dean était assit en tailleur sur le lit de son frère et racontait des histoires de fantômes. Des jeunes de son groupe étaient venus aussi pour l'écouter. Les plus petits se cachaient les yeux derrière leurs mains. Dean racontait vraiment très bien, d'autant plus que de temps à autre Sam en rajoutait une coucher derrière lui. Cas ne croyait pas aux fantômes mais il les écoutait avec une sorte de fascination. On ne lui avait jamais raconté d'histoire.

Les animateurs finirent par leur ordonner de se coucher, Dean décoiffa son frère puis vint décoiffer Cas, et retourna dans sa chambre avec ses potes. Sam sortit un livre de son énorme valise et se fit réprimander :

- Ce n'est plus l'heure de lire mais de dormir, j'éteins les lumières.

Sam fit celui qui rangeait son livre, mais une fois l'animateur partit et les lumières éteintes, il se cacha sous sa couette avec une lampe de poche et rouvrit son livre. Cas l'observa faire, il n'était pas vraiment fatigué, il ne dormait jamais beaucoup. Du brouhaha se faisait entendre dans le couloir, on entendit un animateur se plaindre :

- Dean Winchester, c'est l'heure de dormir maintenant et non plus de faire le guignol !

Cas eut un petit sourire. Il fini par s'allonger.

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La deuxième journée ne se passa pas aussi bien que Cas l'aurait voulu. Sam était bien plus sociable que lui, il allait hyper facilement vers les autres et parlaient naturellement. Castiel en revanche... Il entendait les enfants de son groupe parler de Pokemon, de Dora l'exploratrice (de quoi ?), de Spiderman (Cas avait imaginé un homme avec huit énormes pattes monstrueuses) et d'autres choses encore qui lui étaient totalement inconnues. Si on lui avait causé de la grande ours ou de l'Hydre, il aurait été callé mais là, c'était comme s'ils parlaient la même langue mais que les mots n'avaient aucun sens. Sam semblait totalement à l'aise :

- Et ben moi j'ai une carte Pokemon légendaire il a un super niveau. Racontait une fille de leur âge.

- Moi j'étais plutôt satisfait avec la carte Pikachu. Ce qui compte c'est aussi comment on joue, pas forcément le Pokemon qu'on a. Renchérit Sam avec son air sérieux.

- Il est trooooooop nuuuul Pikachu, moi j'aime mieux Yvétale !

- Tu veux dire Yveltal. Corrigea Sam.

- Ben c'est ce que j'ai dis hein.

Pour Cas ils auraient tout aussi bien pu lui parler chinois, ça aurait été aussi clair. Il resta donc en retrait du groupe.

Ils firent mieux la connaissance des deux animateurs qui allaient s'occuper d'eux. Il y avait d'abord Gabriel, qui parlait tout le temps en faisant des blagues, il avait dit – et prouvé – qu'il était super doué pour les tours de magie, Cas ne comprenait pas la moitié de ce qu'il racontait. L'autre s'appelait Metatron, il parlait avec une voix douce et rassurante, il avait expliqué qu'au moindre problème, il était là, il ne fallait pas hésiter à venir lui parler. Il était plutôt gentil.

Les activités de la journée étaient principalement sportives. Castiel était plutôt doué en sport, il était assez rapide, fort et souple, il se débrouillait bien. C'était les règles qu'il avait du mal à comprendre par moment, elles changeaient tout le temps. Il ne savait jamais s'il fallait prendre le ballon à la main ou au pied, s'il fallait viser les gens ou le but, s'il y avait une histoire de prisonnier ou de panier, et les jeux sans ballons étaient encore pires. Le mieux aurait été de toujours jouer au même jeu.

Les animateurs considérèrent que tous les enfants connaissaient les règles du ballon au prisonnier et c'est comme ça que Cas au lieu d'éviter la balle se mettait devant pour se la recevoir, parce qu'il avait oublié ! Son camp lui cria dessus, le camp opposé hurla de rire. Seul Sam vint prendre le temps de lui expliquer son erreur.

Un des gosses prit plaisir à crier :

- Quel gogol celui là !

Castiel se sentit désespéré. Et même s'il joua le reste du jeu de la bonne façon, c'était trop tard, les autres lui avaient collé cette étiquette. Le reste de la journée, il entendit plus d'une fois qu'on riait de lui, qu'on murmurait « il est taré », « il est bizarre », « y connaît pas pokemon le nul » « je comprends rien quand il parle ».. Il avait envie de rentrer chez lui.

Durant l'activité dessin, Castiel s'amusa à essayer de redessiner une constellation :

- Eh débile ! c'est quoi ces points sur cette feuille ? Demanda le garçon le plus âgé de leur groupe.

Cas ouvrit la bouche pour expliquer mais Sam le prit de court :

- Eh abruti ! t'appelle ton gribouillis un dessin ?

Les autres rirent. Et Sam se tourna vers Cas :

- Fais pas attention. Tu dessines quoi ?

- La constellation du dragon, expliqua Castiel.

Puis il commença à expliquer à Sam qui l'avait identifié (Ptolémée) et d'autres choses à son sujet (tu savais qu'elle entourait la constellation de la Petite Ours ?). Et Sam ne le traita ni de taré, ni de débile.

- Tu es incroyable Cas, comment tu sais tout ça ?

Et Castiel sourit. Peut-être qu'il pouvait rester encore un peu à la colonie.

- J'ai appris en posant des questions au musée d'astronomie. C'est là où mon père travaille, il m'emmène souvent et du coup j'ai pleins de temps pour étudier.

Sam lui demanda de lui montrer d'autres constellations, et l'activité passa vite.

xxx

Les deux groupes étaient rassemblés pour l'heure des douches. Dean s'amusait à éclabousser tout le monde avec de l'eau. C'était lui qui faisait le plus de bruit, comme s'il avait peur qu'on l'oublie dans un coin. Tout le monde semblait vouloir le suivre, et l'écouter et lui plaire. Dean savait comment se faire des amis. Sam râlait contre lui gentiment, mais fini par participer à ses bêtises, entraîné malgré lui par l'influence de son grand frère. Les animateurs avaient beaucoup de mal à les calmer, l'ambiance était aux amusements et un peu aux bêtises.

Castiel se retrouva en retrait, il se mit dans un coin à l'écart et plus tranquille. Il était entrain de se déshabiller pour les douches, quand un du groupe des grands (Gordon, grand, noir, musclé, dix ans) s'approcha de lui :

- Eh ! c'est toi le taré dont tout le monde parle ?

Les nouvelles allaient vite. Cas ne su quoi répondre et préféra rester silencieux :

- Ben quoi tu sais pas parler ?

- Je sais parler.

- Alors pourquoi tu me réponds pas, tu fais ton malin c'est ça ?

- Je fais pas mon malin.

Gordon ricana et s'approcha de lui avec un air méchant. Cas le trouva immense.

- Tu sais quoi, le gogol, je vais te faire souffrir.

- Pourquoi ?

- Parce que c'est un jeu, j'aime pas les tarés.

Castiel se recula jusqu'à ce que son dos rencontre le mur. Il semblait que tout le monde se fichait bien de ce qu'il se passait. Les animateurs n'avaient rien remarqués.

- Je ne suis pas taré, se défendit-il.

L'autre rit et lui fit un croche-pied. Castiel était fort en sport mais ne savait pas se battre, il était plutôt du genre pacifiste. Il se ramassa sur les fesses.

- Eh ! Crétin à terre ! Dit Gordon à voix haute.

Tout le monde éclata de rire et Cas rougit. Il se releva et serra les poings. Il ne savait pas se battre d'accord mais il n'allait pas se laisser faire. Il donna un coup de pied dans la jambe de Gordon, puis un coup de poing sur son épaule. Il ne le blessa pas vraiment mais rendit l'autre vraiment furieux. Avant que ça ne dégénère, Sam intervint :

- Stop ! Les animateurs sont pas loin et ils vont vous punir si vous arrêtez pas !

Cas ne dit rien et Gordon pesa le pour et le contre fixant méchamment Castiel.

- Okay t'as raison, fini-t-il par dire.

Mais il fit signe qu'il allait régler ses comptes plus tard et Cas aurait vraiment préféré qu'il le laisse tranquille. Sam se tourna vers lui :

- Ca va ? T'as mal ?

- Non, ça va.

Physiquement tout du moins. A l'intérieur il sentait la brûlure de l'humiliation.

- Ce gars est juste un con.

- Tu le connais ?

- Gordon est dans notre école.

Sam resta avec Cas ensuite, donnant un peu l'impression de le prendre sous son aile. Tous ceux qui ricanaient au passage de Castiel, Sam les fusillaient du regard. C'était la première fois que quelqu'un s'occupait de lui comme ça.

- Sam tu voudrais être mon ami ? Osa-t-il demander à la fin de la journée alors que Sam était assit sur son lit et lisait un livre.

Sam releva la tête vers lui et sourit :

- Ouais ! On est déjà amis Cas !

Castiel ne savait pas que cela pouvait être aussi facile. Sam était son premier ami.

- Et comment on sait qu'on est amis ?

Il avait toujours pensé qu'il y avait une sorte de formule à dire pour que cela devienne officiel.

- Je sais pas. Parce que c'est comme ça. On s'entend bien non ? Alors on est amis.

La réponse convint à Cas. Ils étaient amis parce que c'était comme ça.

A suivre.

L'autatrice : voilà le premier chapitre d'une petite fic qui m'est venu en tête à cause de Misha et Jared (rien à voir avec Castiel et Sam mais bon). A la base ça devait être vraiment sur la relation de Cas et Sam et leur amitié, mais forcément il a fallu que Dean s'incruste et du coup ensuite il est beaucoup plus présent.

Il a fallu que je fasse lire cette fic à trois personnes différentes avant de me décider de la publier (vu qu'elles m'y ont encouragé), je stress particulièrement, parce que c'est une UA, que leur âge ne correspond pas vraiment, qu'ils ont 5 ans (pour Cas et Sam) mais sont supers matures (pas ma faute), et donc que ça rien à voir avec l'univers de SPN. Mais que je voulais garder quand même leur caractère un minimum, sinon ça avait pas trop d'intérêt, autant écrire une fiction originale. Bref, j'espère que vous allez aimer quand même, malgré les milliers de défauts…