Disclaimer : Levi, Eren, Hange et Erwin appartiennent tous à Isayama Hajime.

Le scénario est basé sur le manga d'Ogawasa Chise : Sekai wa Kimi de Mawatteru, Cheap Soul.

Je n'ai fait que quelques changements pour que l'histoire colle mieux aux personnages.

. . .

Levi fronça des sourcils en cherchant dans ses poches un dollar.

« Un dollar, un dollar, » répéta-t-il comme si appeler la pièce allait la faire apparaître.

Il n'entendit pas la personne qui arriva derrière lui à cause du casque sur ses oreilles. Surpris, il vit une jeune homme glisser un dollar dans la machine, et sa boisson tomba. Il se retourna pour engueuler le type qui venait de lui voler sa place et rencontra une paire d'yeux oscillant entre le vert et le bleu si grands qu'ils semblaient manger le visage du gamin. Il ouvrit la bouche pour lui donner son avis sur sa façon de se comporter en termes fleuris, lorsqu'un doigt se posa sur ses lèvres pour l'arrêter dans ses protestations. Une main se posa sur la machine derrière lui, l'empêchant de s'enfuir.

« J'ai entendu quelques rumeurs intéressantes ces derniers temps, lui dit le gamin avec un sourire espiègle. Il parait que tu couches avec n'importe qui pour un dollar. »

Levi arqua un sourcil de surprise, mais ne protesta pas quand le gamin lui donna sa brique de lait à la fraise.


« Tu coucherais avec moi pour un dollar ? »


« J'ai cassé avec ma copine il y a une semaine, j'ai besoin de quelqu'un pour me réconforter, » lui avait donné Eren comme justification.

Levi l'avait suivi jusqu'à chez lui, sirotant son lait à la fraise. Eren était celui qui avait le plus parler sur le chemin, lui expliquant sa journée, divaguant sur des sujets sans aucun lien les uns aux autres.

Eren ouvrit la porte d'entrée et Levi le suivit à l'intérieur. Curieux, il regarda autour de lui. L'appartement ne semblait pas très grand mais confortable. Il était relativement propre (selon les standards de Levi). Il n'y avait aucune chaussure autre que celle que le gamin venait d'enlever à l'entrée.

« Tu vis seul ? Demanda-t-il.

— Nope, lui répondit Eren en secouant la tête. Je vis avec ma sœur, mais elle travaille jusqu'à tard le soir.

— Je vois, c'est pour ça que tu peux te permettre de ramener n'importe quel gars ou fille chez toi sans te soucier des conséquences, se moqua Levi.

— Oh non, dit Eren de derrière lui, tu es le premier mec que je ramène chez moi. »

Levi ouvrit la bouche pour lui demander de ne pas se foutre de sa gueule, mais des doigts se saisir de son menton pour relever son visage, et une bouche se colla contre la sienne l'empêcha de parler. Levi ne répondit pas au baiser, mais se laissa faire.

Il fronça du nez lorsqu'Eren se sépara de lui.

« T'es grand, grommela-t-il. Ça m'énerve un peu que tu sois plus grand que moi alors que tu es plus jeune.

Eren rit de bon cœur.

— C'est toi qui est petit, Levi, » fit-il remarquer avec des yeux brillants de malice.

Levi marmonna quelques mots qui ressemblaient suspicieusement à une insulte, mais n'ajouta rien. Eren lui fit un sourire malicieux, et laissa courir un doigt le long de son cou.

« Alors, Levi, susurra-il d'un ton qui ne laissait aucun doute sur ses intentions. Jusqu'où me laisseras-tu aller pour un dollar ? Ou peut-être charges-tu au temps ?

— Arrête de parler et passe à l'action plutôt, gamin, ordonna -t-il.

Eren se pencha pour l'embrasser, et déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant d'enfouir son visage dans son cou. Contre la peau pale de Levi, il murmura :

— Je ne suis pas un gamin. J'ai tout juste trois ans de moins que toi. »

Levi ignora tout simplement ses protestations en se saisissant de son visage de ses mains et l'embrassant à pleine bouche.


Lorsque Levi avait imaginé sa journée ce matin, il n'avait certainement pas pensé qu'il finirait dans le lit d'Eren Jaeger, complètement nu, deux doigts à l'intérieur de lui le préparant.

Il arqua son dos à la fois de douleur et de plaisir, la limite entre les deux de plus en plus floue. Il mordit son index pour empêcher des sons embarrassants de sortir de ses lèvres ouvertes. Eren grogna, retirant la main de sa bouche, bloquant ses poignets avec sa main gauche.

« Ne te retiens pas, souffla-t-il, dans le creux de son cou, je veux tout entendre. »

Et pour accompagner sa demande, son ordre presque, il plia ses doigts à l'intérieur de Levi, le faisait gémir de façon presque obscène. Eren mordilla son épaule comme pour le récompenser.

« C'est mieux comme ça, » murmura-t-il, contre sa peau transpirante.

Eren continua de le préparer consciencieusement, murmurant continûment des encouragements ou des mots doux contre son ventre, dans son cou, sur sa poitrine, sa respiration saccadée, moite et chaude sur son corps déjà brûlant. Levi sentit à peine le troisième doigt se faufilant le long des autres, perdu dans les sensations de la main sur son érection, et celle d'Eren, dure et chaude, frottant contre sa cuisse. Il y avait quelque chose d'étrangement satisfaisant à savoir que c'était lui et personne d'autre qui avait causé cette réaction.

« C'est tellement chaud et serré à l'intérieur de toi, » grogna Eren, alors qu'il s'enfonçait en lui.

Levi ne répondit rien. Et même s'il avait eu quelque chose à répondre, il n'aurait probablement pas pu le dire vu la façon dont sa bouche ne laissait s'échapper qu'une respiration haletante et des gémissements. Il ne pouvait que s'accrocher aux épaules d'Eren, cachant son visage dans le cou du jeune homme pour essayer de sauver un semblant de dignité.

« Levi, tu as une odeur sucrée, murmura Eren contre son oreille. Je me demande pourquoi, tu n'es pas du genre à porter du parfum. »

Il se baissa pour lécher un de ses tétons, mordillant la peau tout autour, et Levi écarta le plus possible ses jambes, comme l'invitant plus profondément en lui.

« Oh, souffla Eren, tu sens le lait à la fraise.

Levi rejeta la tête en arrière, se mordant la lèvre.

— Dis pas des trucs aussi embarrassants, crétin, grogna-t-il entre deux inspirations erratiques, t'es celui qui me l'a acheté. »


Levi boutonna son uniforme. Eren le regardait avec une expression qu'il ne pouvait pas déchiffrer. Il ne prit pas la peine de remettre sa cravate, sachant pertinemment qu'il métrerait tous ses vêtements au sale dès qu'il serait rentré.

Il laça ses chaussures. En se relevant, Eren lui fit un sourire, et ébouriffa ses cheveux.

« Qu'est-ce que tu fous, gamin ? Grogna Levi.

Eren ne fit que lui sourire de plus belle, faisait briller ses yeux océan d'un amusement sincère.

— Je pensais juste que tu avais l'air trop ordonné pour quelqu'un qui vient de coucher avec quelqu'un d'autre, admit Eren en riant. »

Levi fit la moue, mais ne dit rien.

Eren le raccompagna jusqu'à la porte, s'appuyant contre le cadre.

« Bon, il est temps que je m'en aille.

Eren lui attrapa le poignet pour l'empêcher de partir. Il avait la même expression qu'un peu plus tôt, oscillant entre le sérieux et l'étonnement.

— Levi, dit-il, tu n'es pas vraiment habitué au sexe, n'est-ce pas ?

Il arqua un sourcil.

— Et donc ? Demanda-t-il. Ce n'est pas comme si je gardais ma première fois pour quelqu'un de spécial ou une connerie de ce genre. L'occasion ne s'est juste jamais présentée auparavant. »

Eren secoua la tête.

« Ou alors c'est parce que j'ai mis trop longtemps pour te faire jouir ? Ajouta-t-il, sans comprendre le problème.

— Non, ce n'est pas ça le problème, grogna Eren. Juste, tu aurais dû me le dire dès le début.

— Et pourquoi aurais-je fait ça ? Fit remarquer Levi.

Eren soupira, passant une main dans ses cheveux déjà désordonné.

— Pourquoi as-tu accepté de coucher avec moi aussi facilement si c'était ta première fois ? Demanda-t-il.

Levi regarda le ciel rougissant du soleil couchant, et les quelques oiseaux qui passèrent à ce moment.

— Oh, rien de spécial, avoua-t-il. La raison est simple, en fait.

Eren le regarda avec curiosité, une lueur intéressée dans ses yeux océan.

— Quel genre de raison ? Voulut-il savoir.

Levi fit un petit sourire moqueur, marchant déjà vers les escaliers. Il se tourna vers Eren, pour pouvoir le regarder dans les yeux.

— Tu veux savoir ? Se moqua-t-il. Ça fera un dollar. »


La raison est vraiment simple, tu sais ?


Levi savait très bien que les mecs racontaient des mensonges sur lui derrière son dos. Vu qu'il n'avait jamais caché qu'il préférait les hommes, personne ne voulait vraiment s'approcher de lui. Levi s'en fichait. Il n'en avait rien à faire des types de ce genre, et les gens ne venaient pas le déranger comme ça, au moins.

Dans le couloir, quelqu'un lui rentra dans l'épaule. Levi, son casque sur les oreilles, ne prit même pas la peine de s'excuser. Ce n'était même pas sa faute, l'autre gars aurait mieux fait de regarder où il allait. Il glissa son casque autour de son cou, et entendit le type et son ami chuchoter sans discrétion.

« Merde, c'était Levi Ackerman, réalisa-t-il. Si ça se trouve je vais attraper le bactérie homosexuelle! »

Levi leva les yeux au ciel, et continua de marcher vers sa classe, Hange, sa meilleure amie, à ses côtés.

« T'en as pas marre ? Demanda-t-elle. Tu pourrais très bien les ridiculiser, pourquoi tu ne le fais pas ?

— Non pas vraiment, grommela Levi. J'en ai rien à foutre de ce qu'ils disent. De toute façon, c'est probablement vrai que si on me parle, ils risquent de se faire taper.

Hange fronça du nez, apparemment pas d'accord avec sa réponse.

— Tu es vraiment têtu, déclara-t-elle, en croisant les bras.

— Vas te faire foutre, grogna Levi. »


Levi était à la cafétéria, assis à la fenêtre, essayant de profiter des rayons du soleil.

Un casque à bas prix n'est définitivement pas bien, après tout, pensa-t-il, il y a vraiment trop de bruits de fond qui passe à travers.

Il secoua la tête déçu. Il regarda autour de lui, mais il n'y avait rien d'intéressant. Il était seul à table, comme habituellement lorsque ni Hange, ni Erwin, ne mangeait à la même heure que lui, ce qui arrivait souvent depuis qu'ils étaient à l'université.

Il bailla, lorsque quelqu'un s'arrêta à côté de lui. L'inconnu lui sourit. Ses grands verts ressortaient sur sa peau dorée. Il avait vraiment un beau visage, décida Levi.

« Excuse-moi, est-ce je peux m'asseoir ici ? C'est libre, n'est-ce pas ?

— Vas-y, si ça t'éclate, » grommela-t-il.

L'inconnu lui sourit de nouveau, faisant s'illuminer ses yeux qui semblaient presque bleus maintenant, sous les rayons du soleil.

Levi le détailla du coin de l'œil, légèrement surpris. Personne ne venait volontairement s'asseoir à côté de lui. Il devina, au vue de l'âge de l'inconnu, qu'il devait être en première année. C'était étonnant qu'il ait décidé de venir à la même table que lui. N'avait-il pas entendu les rumeurs ? Il s'attendait presque à ce que le gamin commence à lui poser des questions, mais il mangeait tranquillement. Peut-être ne savait-il pas après tout. Il y avait des choses rares comme celle-ci qui arrivaient parfois.

Il décida que cela ne le regardait pas de toute façon, et que ce n'était certainement pas lui qui allait engager la conversation. Il posa sa tête entre ses bras, avec l'intention de profiter du temps qui lui restait avant de retourner en cours pour dormir sous la chaleur des rayons du soleil qui passaient par la fenêtre.

« Oh, c'est libre à cette table, regarde, s'exclama une voix féminine.

Adieu, calme et sérénité, se désola Levi, sans lever la tête.

— Eren, Eren, piaillèrent les filles.

— Chut, souffla le dénommé Eren. Allez vous asseoir ailleurs, vous ne voyez pas qu'il y a quelqu'un qui essaye de se reposer ? »

Ce n'était pas grand-chose, se dit Levi en y repensant, mais c'est comme ça que cela avait commencé. Une simple rencontre.

Finalement, la rumeur qu'il était quelqu'un de facile n'était probablement pas totalement fausse. En y revenant, c'était vraiment stupide.


C'est parce que je suis tombé amoureux de toi.


« 15, 16, 17 dollars, compta Levi, allongé sur le lit.

— Tu en as collectées pas mal, remarqua Eren, avec un sourire, se penchant vers Levi pour déposer un baiser dans ses cheveux. Tu ne veux pas m'inviter quelque part avec ça ?

— Pourquoi est-ce que je ferais ça, gamin ? Grogna Levi.

Eren lui fit un sourire charmeur.

— Tu es amoureux de moi, non ? Fit-il remarquer avec un clin d'œil en direction de son amant.

Levi lui lança un regard meurtrier.

— Ne sois pas ridicule, se défendit-il. C'est l'argent que j'ai gagné avec mon propre corps.

Eren ria, et se posa ses lèvres contre son épaule.

— Je n'ai pas envie que tu dépenses cette argent pour quelqu'un d'autre que moi, avoua-t-il, contre son omoplate, puisque c'est un signe de notre amour ?

Et c'est vrai, Levi aurait pu se croire dans un roman à l'eau de rose, tellement les paroles d'Eren étaient sentimentales et idiotes, mais il ne put nier que cela lui faisait étrangement plaisir.

— Tu veux le faire encore une fois ? Proposa-t-il. J'en ai envie.

Eren lécha le long de son cou, le faisant frissonner. Il fouilla dans sa poche, et posa un dollar sur la table de nuit.

— Voilà la dix-huitième alors, » murmura-t-il contre ses lèvres, avant de l'embrasser doucement.

Levi se tourna pour pouvoir enrouler ses bras autour du cou de son amant, fermant les yeux à la façon tendre dont Eren l'embrassait.

Et peut-être cette relation était malsaine, mais Levi ne le pensait pas. Pourtant, que valaient vraiment ses sentiments ?


Une fois : 1 dollar.

C'est la règle qui nous lie.


Levi était assis dans l'amphithéâtre, son casque sur les oreilles, les genoux ramenés contre sa poitrine. Il se demandait comment il pourrait utiliser ses dix-huit dollars. Peut-être devrait-il les utiliser pour offrir quelque chose à Eren finalement ?

C'est la voix de celui-ci qui le sortit de ses pensés.

« Toujours aussi mignonne, Christa, » disait-il à une fille aux cheveux blonds.

Elle lui sourit, et Eren se pencha vers elle pour discuter.

Rien qu'en les voyant ensemble, simplement parler l'un avec l'autre, Levi sentit la jalousie pointer le bout de son nez.

Vas te faire voir, sale tombeur, pensa-t-il avec irritation.

Eren leva la tête à ce moment là, et leurs regards se croisèrent. Levi détourna le regard en espérant que cela suffirait pour tenir Eren loin de lui, mais celui-ci marcha jusqu'à son bureau avec un grand sourire, ignorant complètement les regards meurtriers que Levi lui lançait.

« Levi! S'exclama-t-il. Je ne t'avais pas vu. Toujours aussi sexy.

— Ferme-la, pervers, » grommela Levi.

Il détourna la tête, regardant par la fenêtre.

« Qu'est-ce qui m'a prit de tomber amoureux d'un type aussi tape-à-l'œil que toi ? Se désola-t-il. La plus grosse erreur de ma vie…

Eren fit la moue, avec des yeux de chien battu.

— C'est méchant, se plaignit-il. Pourtant je t'aime, Levi. »

Facile, trop facile. Pourquoi tes mots semblent-ils si hypocrites ?

— Vraiment tu es… murmura-t-il, incapable de continuer sa phrase. Tu ne devrais pas en avoir marre du corps d'un homme maintenant ? Combien de temps comptes-tu continuer ?

Eren lui fit un sourire malicieux.

— Je ne peux pas m'empêcher de profiter de la situation, avoua-t-il avec un expression si sûr de lui que Levi eut presque envie de le faire taire, si tu te vends aussi peu cher. »

Levi se dit que la situation n'était pas juste. Il était incapable de refuser Eren chaque fois qu'il venait. Au final, celui-ci qui tombait amoureux, était le perdant.

Il aurait voulu répondre quelque chose, mais il ne trouva rien, optant pour ignorer Eren en regardant par la fenêtre, espérant presque de façon enfantine, que celui-ci ne remarquerait pas ses joues rouges.

Mais même un type à un dollar avait une fierté.

« Merde, » grogna-t-il, alors qu'Eren venait de partir.

Il contempla les dix-huit pièces dans sa main.


Il savait qu'Eren était sur le toit. Il y allait souvent avec ses amis, un petit blond, et une jolie asiatique, et Levi les avait vu quelques fois monter les escaliers.

Et il avait raison. Celui-ci était allongé sur le dos, profitant de la légère brise de printemps, les yeux fermés. Il s'approcha doucement, se mit à genoux derrière sa tête, et laissa tomber toutes les pièces autour de lui. Eren ouvrit deux grands yeux océan, surpris, et le cœur de Levi rata un battement.

Ce n'était pas grave pour les dix-huit dollars. Il s'en fichait.

« J'ai de la chance dans cette situation, déclara Eren avec un grand sourire, qui faisait briller ses yeux d'amusement. Si je te donne de nouveau ces dix-huit dollars, je peux t'avoir encore dix-huit fois, n'est-ce pas Levi ? »

Oui, Levi se fichait que son existence était si peu chère, tant qu'Eren voulait toujours de lui.