Bonjour, voici une petite histoire à 4 chapitres que j'ai écrite hier. Juste le temps d'une petite relecture rapide (qui n'enlèvera malheureusement pas toutes les fautes, je le crains) et je la poste. J'écris sans bêta donc je vous pris d'excuser les fautes.
Maintenant, soyons clair, j'écris pour mon plaisir et, tout en souhaitant que ça vous plaise, ce n'est pas mon but premier. Si ça vous plait et que vous pensez que ça mérite une review, avec plaisir. Si vous voulez laisser une review pour critiquer, passez votre chemin, je n'en veux même pas, ça ne m'intéresse pas.
Il s'agit donc d'une modeste fic ou l'on suit l'évolution des relations entre John et Sherlock de l'enfance à l'âge adulte.
Il y a de la violence sur enfant et du yaoï, vous êtes prévenus. Si ça ne vous plait pas, passez votre chemin.
Chapitre 4
18 ans
-Vous êtes bien sur la messagerie de Sherlock Holmes, je ne suis pas disponible actuellement ou pour John, je n'ai pas envi de te parler alors laissez un message après le bip …
-Salut Sherlock … Eh bien, quand tu as dit que tu ne me parlerais plus, je ne pensais pas que tu tiendrais aussi longtemps. Heureusement que j'ai de tes nouvelles par ta mère et ton frère sinon je pourrais croire qu'il t'est arrivé quelque chose … Mais je sais que tu vas bien et que tu as même déménagé à Baker Street, le 221 B, je crois, pour avoir plus d'indépendance et pour pouvoir stocker des morceaux de cadavre dans ton frigo … ça, c'est ta mère qui me l'a dit. Bref, si je t'appelle, c'était pour te dire que j'avais obtenu mon A-level avec une mention Très Bien, du coup, mon recruteur a tenu parole et j'ai pu passer les tests pour être médecin militaire. Je les ai réussi haut la main et j'intègre une classe de première année dès le mois prochain. Voilà, je voulais te prévenir avant tout le monde, j'ai pensé que ça te ferai plaisir de voir que je continu mon avancé vers mon objectif, je sais que toi, tu as atteint le tiens et que tu aides souvent Greg sur des enquêtes, même s'il n'est pas toujours d'accord … j'espère que tu pense un peu à moi … moi en tout cas je pense à toi … bon, je dois te laisser, je dois encore prévenir ta mère et Mycroft, même si je suis sûre que le gouvernement britannique est déjà au courant de ça ! Passe une bonne journée … enfin je veux dire … à la prochaine … réponds moi, s'il te plait … bye
21 ans
-Allo ?
-John, c'est Sherlock …
-Sherlock ? Tu vas bien ? Enfin, je veux dire, bon sang, ça fait 4 ans que je n'ai pas entendu le son de ta voix … oh non, ta mère va bien ? Et Mycroft ? Et Greg ? Pour que tu m'appelle après avoir dit que tu ne me parlerais plus, il doit y avoir quelque chose d'important ! Dis-moi que ta famille va bien, je …
-John, laisse-moi parler, enfin ! Effectivement, pour que je t'appelle, que je te reparle, c'est qu'il se passe quelque chose d'important … Ma famille va bien mais maman a pensé que ça serai mieux si c'était moi qui te l'annonçais, je ne sais pas bien pourquoi, je ne suis pas doué pour ce genre de chose … Bref … ton père est mort, John !
-Mon … ?
-Oui, je ne sais pas si tu l'as su mais il s'était mis à fumer, récemment. Il semblerait qu'il se soit endormi sur le canapé avec une cigarette allumée et que le canapé a prit feu … il parait que c'est quelque chose qui arrive plus souvent qu'on ne le pense, même si c'est une façon de mourir vraiment stupide … Euh, tout ça pour dire que la maison a prit feu et que ton père est mort … Mycroft me fait signe de te dire que je suis désolé mais je ne le suis pas, ton père était vraiment affreux et il t'a maltraité alors je suis plutôt content qu'il soit mort, comme ça, il ne te fera plus de mal. Mais je suis désolé que ta maison ai brulé, tu devais encore avoir des souvenirs dedans mais elle s'est écroulé et il n'y a plus rien à récupérer dedans.
-Je vois, est-ce que Harry est au courant ?
-L'hôpital doit être en train de la prévenir du décès de votre père en ce moment, mais Greg et Mycroft ont été prévenus avant, il y a toujours un traceur sur votre nom dans leur base de donnée, ils m'ont donc chargé de te prévenir.
-Merci Sherlock … de toutes les personnes qui pouvaient m'annoncer la nouvelle, tu es la seule qu'il me fasse plaisir d'entendre la voix. 4 ans, Sherlock, c'est beaucoup trop long … écoute, je dois appeler Harry pour savoir comment elle va mais t'entendre m'a réellement fait plaisir. J'espère que ça veut dire que tu m'appelleras plus régulièrement dorénavant … ou au moins que tu répondras à mes coups de fil.
-Et bien, maintenant que je t'ai parlé, il n'y a pas de raison que je reprenne mes vieilles habitudes donc je dirais, oui, si tu m'appelle, je te répondrais.
-Parfait. Merci encore de m'avoir prévenu, et passe le bonjour à ta famille pour moi, je te pris. Bye
-Bye, John.
22 ans
-Allo ?
-Sherlock, c'est John.
-Oh, John, que me vaut se plaisir ?
-Sherlock … j'ai 2 semaines de permissions à prendre à la fin du mois, je pensais revenir sur Londres …
-Viens les passer chez moi, si tu ne veux pas rester avec Harry !
-Tu veux dire, chez ta mère ?
-Non, je veux dire, à Baker Street, chez moi … cela fait des années qu'il y a trop de non-dits entre nous, John. Je veux que nous puissions enfin discuter en face à face … depuis le temps.
-La faute à qui ? J'étais disposé à parler de mes sentiments pour toi i ans mais tu m'as boudé pendant 4 ans, Sherlock !
-J'étais vexé que tu partes sans même me le dire … sans même m'avoir prévenu de tes projets … mais je suis plus mature, maintenant, je veux te revoir … je l'ai voulu dès que tu es parti, ce samedi soir, le dernier repas que nous ayons fait ensemble avec ma famille.
-Bien alors … c'est décidé, nous nous revoyons le mois prochain pour 2 semaines ? Mais je ne pourrais pas t'assister sur toutes tes enquêtes, Sherlock, je devrais réviser pour mes partiels.
-… je te ferai réviser ton anatomie, si tu veux.
-Haha, je ne te pensais pas si salace, Sherlock … j'aime beaucoup. J'ai hâte de te voir. A dans un mois, alors.
-Moi aussi j'ai hâte de te voir, à très bientôt.
25 ans
-John, mon chéri, quel plaisir de te revoir.
-Moi aussi madame Holmes, ça me fait très plaisir.
-J'ai eu accès à ton mémoire pour devenir médecin, John, c'était brillant, félicitation. Sortir major de promotion n'est pas donné à tout le monde, et maintenant tu es un vrai médecin, c'est très impressionnant.
-Merci Mycroft, mais toi et Sherlock avaient également fini major de vos promotions donc je sais que tu n'es pas si impressionné que ça …
-Justement, c'est impressionnant qu'un non-Holmes y arrive.
-Mycroft, sois gentil avec John. Félicitation Docteur Watson.
-Merci, Greg. Et félicitation pour l'arrestation de ce tueur en série, j'ai suivi l'affaire dans les journaux, ça semblait être assez corsé.
-Oui, mais encore une fois, le Yard s'octroie tout le privilège alors que c'est Sherlock qui a tout fait.
-Ne te sous-estime pas, Greg, sans toi, je n'aurai pas … et bien, je n'aurai pas pu l'arrêter, tu es les muscles et moi la tête, je n'aurai pas pu le maîtrisé, heureusement que tu étais là pour te prendre les coups.
-Vous avez fini de vous chercher des poux, oui. Nous sommes ensemble pour un bon diner, pour une fois que John est avec nous, vous pourriez faire un effort pour bien vous tenir !
-Pardon maman.
-Pardon maman.
-Pardon madame Holmes.
-Bien. Alors, John, dis moi tout, maintenant que tes études sont finies, tu vas avoir une affectation, penses-tu possible d'être à Londres ? Ainsi, Sherlock et toi n'aurez plus à avoir une relation longue distance.
-En fait, comme je suis arrivé major de ma promotion, j'ai pu choisir mon affectation. J'en avais déjà discuté avec Sherlock et nous avons conclu que, étant donné que je ne ferai que les 4 années que je dois à l'armée pour l'obtention de mon diplôme, il serai normal que pendant ses 4 années, je rende de mon mieux service à l'armée … j'ai donc choisi d'être médecin sur le front en Afghanistan.
Cette nouvelle stupéfia et alarma tout le monde.
-Oui, enfin c'est John qui y tient. J'aurai été d'avis qu'il reste dans un hôpital à Londres mais il tient à rendre à l'armée les bienfaits qu'il a reçu, il souhaite donc servir sur le front.
-John, c'est extrêmement dangereux.
-Je n'étais pas au courant de cette affectation.
-C'est normal, j'ai demandé à mes supérieurs de ne faire la décision officielle que à partir de lundi, je ne voulais pas que tu l'apprennes par eux et que tu préviennes ta famille, Mycroft.
-Mais c'est une affectation excessivement dangereuse, tu risque d'être blessé, voir même pire !
-Je sais, mais c'est aussi l'affectation ou je pourrais faire le plus de bien. Là, je pourrais aider les autres et sauver des vies, plutôt que de soigner des rhumes et des entorses, comme je l'aurai fait dans un hôpital de Londres.
-Mais je trouve aussi que c'est une décision tout à fait irresponsable et j'étais contre, c'est pourquoi j'ai demandé une compensation pour le temps qu'il passera là-bas.
-Une compensation ?
-En effet, John et moi nous marions demain à la mairie de Londres. Si vous êtes intéressés, vous êtes les bienvenus pour assister à notre mariage.
Et le reste du dîner ne fut plus que félicitation, encouragement et vœux de bonheur.
28 ans
-Sherlock !
-Mycroft, je suis en pleine réflexion sur une affaire importante … Madame Hudson a encore volé mon crane !
-Sherlock, c'est important … c'est John …
-John ?! Demanda Sherlock en regardant Mycroft avec un air affamé d'information.
-Sherlock, calme toi … Mycroft s'assit sur le canapé, à côté de son frère et lui dit doucement : John a été blessé, en Afghanistan … et cette fois-ci, c'est plutôt grave … je n'ai pas plus de détail mais il est en train d'être rapatrié d'urgence. Il arrive à St Bart dans 45 minutes.
Mycroft avait à peine fini sa phrase que Sherlock avait déjà sauté sur la porte pour la passer. Mycroft récupéra le manteau de son frère et le retrouva sur le trottoir, Sherlock cherchant désespérément un taxi.
-Monte dans ma voiture.
-Tu y vas aussi ?
-Bien sur, c'est mon beau-frère !
Sherlock ne l'exprima jamais mais il était très reconnaissant à son frère. Ils montèrent dans la voiture de Mycroft et le chauffeur de celui-ci les conduisit parmi le trafic dense de Londres jusqu'à destination.
John n'étais pas encore arrivé aussi les deux frères durent-ils patienter dans la salle d'attente. Mycroft s'absenta quelques instants pour appeler son mari depuis maintenant 5 ans et sa mère.
Finalement, une infirmière vint les prévenir que l'hélicoptère rapatriant le capitaine John H. Watson-Holmes s'était enfin posé et qu'il avait été transféré dans une chambre de l'aile ouest de l'hôpital. A la demande de Mycroft, Sherlock consenti à attendre Greg qui était parti chercher leur mère. Heureusement, ils n'eurent pas à attendre très longtemps et ils se dirigèrent à 4 vers la chambre de John.
Au moment où ils allèrent rentrer dans la chambre, la porte de celle-ci s'ouvrit, laissant sortir un homme un uniforme. Cet homme sembla étonné de voir un tel attroupement devant la porte de la chambre mais il sorti rapidement et s'effaça pour les laisser passer. Sherlock se précipita dans la chambre et se figea en voyant son mari alité. John, plus blanc que jamais, était allongé dans un lit aux draps de la même couleur que sa peau, un bandage autour du front et un autre autour de son épaule gauche. Sherlock, ému mais ne souhaitant pas le montré, s'approcha doucement de son mari bien aimé. Il lui prit la main et senti une chaise derrière ses genoux, Mycroft la lui avait avancé. Il s'assit puis baisa la main qu'il tenait dans la sienne. Elle lui paraissait si petite, mais il plongea ses yeux dans ceux de John :
-Salut, toi.
-Salut.
-Alors, j'imagine que tu as encore fait quelque chose d'incroyablement stupide ?
-Non, pas tant que ça … peut-être un peu …
-Qu'est-ce que tu as fais ?
-Je suis allé chercher un camarade, c'est tout.
-En pleine fusillade ?
-Comment tu le sais ? Mycroft te l'a dit ?
-Elémentaire, mon cher Watson.
-Watson-Holmes.
Sherlock embrassa son époux puis enfoui sa tête dans l'épaule toujours valide de son mari pour y cacher ses larmes.
-John, est-ce que tu vas bien ?
-Oui, pas de soucis.
-Alors qu'est-ce que tu as eu ?
-C'est rien de bien grave. Une balle a traversé mon épaule. Heureusement elle est ressorti, mais elle a fait un peu de dégât, c'est pour ça qu'on m'a rapatrié.
-Et la tête ?
-Oh, alors ça, c'est encore plus idiot, quand on m'a tiré dessus, je suis tombé et ma tête a heurté un caillou, c'est bête, hein !
-Cet homme, qui est sorti, tout à l'heure, c'était un de tes amis ?
-Non, c'était l'annonciateur de bonne nouvelle. Déclara John de façon assez acide.
-Il venait pour quoi ?
-Pour m'annoncé qu'au vu de ma blessure, j'allais recevoir une médaille et que je ne faisais plus parti de l'armée … ils m'ont viré, la blessure présenterai trop de séquelle, selon eux.
-Oh, John, je suis désolée.
-Moi pas !
-Sherlock !
-Comme ça, tu resteras toujours avec moi, à mes côtés. Les légistes de Scotland Yard ne veulent pas travailler avec moi, tu pourrais m'accompagner sur les scènes de crime et on travaillerait tout les deux ensembles ?!
John souri et se pencha pour embrasser son époux :
-Oui, je pense que ça serai une bonne chose. J'adorerai te voir travailler, Sherlock. Laisse-moi 3 mois pour me remettre et faire une petite rééducation et je viendrais avec toi.
Le couple s'embrassa encore et Sherlock remit son visage contre l'épaule valide de son mari, pleurant de soulagement de le savoir auprès de lui à partir de maintenant.
FIN
