Disclaimer : Tout l'univers de Harry Potter est la propriété de Rowling et de la Warner.

Spoiler / Time Line : 1971. A peu près canon.

Warning / Rating : T.

Personnage : Les Maraudeurs, Lily Evans, Severus Rogue, Narcissa Black, Lucius Malfoy, Evan Rosier, Bertha Jorkins, Xenophilius Lovegood, Gilderoy Lockhart, Argus Rusard, Rubeus Hagrid, Minerva McGonagall, Filius Flitwick, Horace Slughorn, Albus Dumbledore. Et des O.C.

Résumé : Les cousins Wordsworth, quatre Serpentard membres d'une très prestigieuse famille, ont été attaqués. Qui est l'auteur du crime ? Extraits de l'interrogatoire mené par Minerva McGonagall sur l'ensemble des élèves de sa Maison. Et quelques autres.

Remarque : Il s'agit d'un texte hybride qui mélange des passages narratifs et des passages dialogués "façon théâtre".

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Suspects

Epilogue : Qui se ressemblent...

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Extraits des interrogatoires menés et édités par Minerva McGonagall, professeur de Métamorphoses, entre le 17 et le 20 mar. 71

L'entretien a été pris en dictée par une Plume à Papote® assermentée, modèle Unaveritas, N° de série : 036-782AE.

L'entreprise Penna Pluma garantit l'exactitude des propos retranscrits. Ils ne peuvent être en aucun cas corrigés, altérés ou détournés.

Les mentions en italique et entre parenthèses sont données à titre indicatif. Elles retranscrivent aussi bien les gestes que les éléments de psychologie que l'interrogateur pense percevoir. Du fait de leur subjectivité, elles ne pourront en aucun cas servir de preuves lors d'un recours en justice. Seule la parole fait foi.

Absit reverentia vero, quia vincit omnia veritas.

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Remus Lupin. Gryffondor, 1ère année.

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Remus Lupin : Il n'y a peut-être pas de règles, mais il me semble qu'en amitié, on doit tout se dire. L'amitié c'est quand il n'y a pas de secret. Quand on peut tout dire. Qu'en pensez-vous, Professeur ? Sur quoi devrait reposer l'amitié ?

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Lily Evans : Des goûts communs.
Severus Snape : Des intérêts communs.
Elaine Dragoon : Un intérêt commun.
Apollonia Snowdown : Des styles vestimentaires compatibles.
Georgiana Sperrin : Des projets communs.
Isaure Paladin : …
Peter Pettigrow : Les mêmes amusements.
James Potter : Je ne sais pas… L'échange ? … La différence ?
Sirius Black : J'en ai pas la moindre idée : j'ai jamais eu d'ami.

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Professeur McGonagall : L'amitié n'est fondée sur rien d'autre que le plaisir d'être ensemble. L'ami c'est celui dont les silences sont confortables et les discussions exaltantes.

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Isaure Paladin. Gryffondor, 1ère année.

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Professeur McGonagall : Avez-vous l'intention de répondre à une de mes questions, Miss Paladin ?

Isaure Paladin : C'est mon droit de ne rien dire.

Pr M : Effectivement. Ne souhaitez-vous pas qu'on découvre qui est l'auteur des mauvais tours qu'ont subis les cousins Wordsworth ?

IP : Non.

Pr M : Pourquoi ?

IP : A cause de Michael.

Pr M : Vous étiez une amie de Michael ?

IP : Non.

Pr M : …

IP : J'ai manqué de courage. Je suis à Gryffondor, je suis censée être courageuse, mais je n'ai pas eu le courage de montrer que… (Elle hésite.) J'appréciais Michael. Quand on se moquait de lui, je n'ai rien dit. Quand il venait me parler, je ne lui répondais pas. Quand on me posait des questions à son sujet, je gardais le silence. Ironiquement, c'est en continuant à me taire que je pourrais le mieux lui rendre justice.

Pr M : Lui rendre justice ? Vous pensez que celui qui a agi l'a fait pour Michael.

IP : Je ne sais pas, mais c'est comme ça que j'ai décidé de l'interpréter.

Pr M : Et vous savez qui c'est ?

IP : Je ne sais rien. Mais je préfère ne rien dire et ainsi être sûre de ne lui causer aucun tort.

Pr M : Vous vous sentez responsable de ce qui est arrivé à Michael ?

IP : J'aurais pu l'empêcher. Si je lui avais parlé, si je n'avais pas eu peur de montrer ce que je… (Elle se tait, puis reprend.) Ils ne l'auraient pas touché.

Pr M : Comment pouvez-vous en être aussi sûre ?

IP : Je suis l'arrière-petite-fille de la dernière descendante connue d'Helga Poufsouffle. Ma mère est une Couseuse d'Illusions. Mon père est un Maître des Dragons. (Avec certitude.) Ils ne l'auraient pas touché.

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Peter Pettigrow. Gryffondor, 1ère année

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Peter Pettigrow : Vous savez… Les garçons comme moi, ils ont pas vraiment d'amis.

Professeur McGonagall : Les garçons comme vous ?

PP : Vous savez… Mais j'ai l'habitude. Je fais l'arbitre, je compte, je mets le bandeau, je suis celui qui va au milieu… Mais je participe. L'important, c'est de participer…

Pr M : …

PP : J'aimerais bien participer un jour. Vraiment participer. Pas juste compléter.

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— Si vous continuez de fixer ainsi ce parchemin, vous allez faire un trou dedans.

Minerva releva la tête et découvrit le visage réjoui de Filius. Elle soupira et laissa le devoir s'enrouler sur lui-même. Elle poussa le parchemin sur le bord de la table. Trois tombèrent. Elle soupira plus profondément.

— Pourquoi nous entêtons-nous avec les rouleaux de parchemin ? Ce n'est pas pratique, ça tombe tout le temps et ça coûte cher !

— Oui, mais ça fixe mieux la magie et résiste mieux au temps que le papier.

— Parce que vous croyez vraiment qu'un devoir sur la métamorphose accélérée de la chenille en papillon contient une grande magie et mérite de passer à la postérité ?

— Certes, concéda Filius.

D'un sort, il replaça les rouleaux sur la table, Minerva le remercia.

— Vous avez un air bien sombre, ma chère. Quelque chose que je peux faire ?

— Je vous remercie, mais cela n'est pas de votre ressort.

Filius, étant un homme discret, ne poussa pas plus en avant la discussion. Minerva ne savait pas si elle lui en était reconnaissante ou si au contraire cela l'agaçait. Elle était inquiète pour ses première-année, il était directeur d'une Maison, peut-être qu'il aurait pu lui être de bon conseil.

— Ce sont mes première-année, poursuivit-elle donc.

— Et qu'ont vos premières-année ?

— Ils ne s'entendent pas. C'est surtout les garçons en fait, ajouta-t-elle précipitamment. Les filles, ça va.

Ce qui n'était pas tout à fait vrai, mais Minerva n'avait pas envie d'avouer qu'elle était une directrice de Maison incapable d'aider ses jeunes élèves à créer un lien entre eux. Fallait-il qu'elle organise une sorte de veillée ? Une excursion ?

Sans n'avoir jamais atteint la complicité et la solidarité qui existaient dans la Maison d'Helga Poufsouffle, la Maison de Godric Gryffondor était tout de même connue comme une Maison accueillante et joyeuse. Comment se faisait-il alors que l'emplâtre ne prenait pas ?

Minerva avait bien remarqué que ses première-année ne formaient pas une joyeuse bande d'amis soudés. Elle n'était pas aveugle à ce point ! Mais elle n'avait pas imaginé que cette année se désagrégeait à ce point ! Chez les filles, un groupe se dessinait, même si c'était au dépend d'une élève. Chez les garçons, en revanche… Ils étaient quatre petits sorciers solitaires qui ne parvenaient pas à trouver un point d'accroche entre eux, quelque chose sur lequel ils pourraient s'appuyer pour amorcer une entente. Il était donc assez peu étonnant que Minerva ait si peu été obligée d'intervenir dans leur chambre pour ramener le calme comme elle était souvent amenée à faire pour les autres années !

Sirius Black se réfugiait dans une provocation perpétuelle. Frustré de ne pouvoir être l'enfant que ses parents (sa mère) voulaient qu'il soit, il ne cessait de rappeler qu'il était un Black pour aussitôt nier tout ce qui faisait l'identité de sa famille.

Remus Lupin était écrasé par son secret, terrifié qu'on le découvre et peut-être encore plus qu'il ne se révèle être le danger qu'on lui avait assuré qu'il était pour lui et pour les autres. Il faisait tout pour être l'élève parfait, le garçon qu'on ne remarque pas. Ne pas attirer l'attention, ne pas se faire voir, ne laisser aucune espèce de souvenir.

Peter Pettigrow était empêtré dans des tas de complexes et se débattait contre ses fantômes : une absence à la place d'un père, des tas d'enfants auxquels sa mère s'était consacrée et des histoires glorieuses que son arrière-grand-oncle, grand Auror en son temps, devait lui avoir raconté à ne plus savoir qu'en faire.

James Potter… James Potter était une autre histoire. Minerva avait plus de mal à le cerner. A savoir si elle éprouvait de la sympathie pour lui. Il avait grandi seul. Ses parents ne l'avaient vraisemblablement pas considéré comme un enfant mais comme « un sorcier en devenir ». Elle le suspectait d'avoir lu tout de suite des livres sérieux et eu un droit de regard sur sa propre punition quand il manquait à un point du règlement affiché en rouge dans la cuisine. Potter ignorait qui étaient les Black, n'avait jamais joué au Quidditch, fronçait les sourcils quand le professeur d'Astronomie faisait une référence à quelques anecdotes de la mythologie grecque. (Mercutio Palmer était un véritable mordu de mythologie. Au point que c'en était fatigant. Surtout quand on s'appelait Minerva !) Mais Potter connaissait le nom de toutes les constellations et savait les placer sans la moindre hésitation. Il savait le règlement intérieur quasiment par cœur. Les grandes figures historiques sorcières lui étaient si familières qu'il en parlait comme s'il les connaissait réellement. Il avait une autonomie que Minerva n'avait jamais vue chez un élève de première année. Poudlard ne l'effrayait pas, mais semblait au contraire l'émerveiller complètement. Il n'arrivait jamais en retard à un cours, ne se perdait pas, il était même souvent devant la porte avant tout le monde, même le professeur. « Les vieilles bâtisses, c'est comme les vieux matous, avait-il un jour dit : il faut savoir où grattouiller. »

— L'alchimie n'est pas mon fort, avoua le Professeur de Sortilèges. Alors celle qui œuvre au sein de nos élèves !

Il haussa les épaules.

— Je ne comprends jamais rien à leurs amitiés et leurs disputes. Je me contente d'intervenir quand l'eau et l'huile sont sur le point de se mélanger. Le reste du temps, je les laisse mener leurs affaires.

— Et ça ne vous inquiète pas quand aucun ne semble s'entendre avec les autres ?

— Minerva, ce qui m'inquiète, c'est quand on fait passer un élève dans une année supérieure alors qu'il ne sait pas faire la différence entre un Accio et un Repulso.

Minerva fixa longuement son collègue et se dit qu'elle aurait dû demander à Pomona.

— Avez-vous fini tous vos interrogatoires ? demanda-t-elle finalement.

Filius hocha la tête.

— Je viens vous remettre mon rapport.

Minerva s'empara, en remerciant son collègue, du rouleau de parchemin qu'il lui tendait.

— Quelque chose de notable ?

— Personne n'a rien vu, n'a rien entendu. Les épaules se haussent, on secoue la tête et on répond en dissimulant ses mains qui tremblent.

— Et les yeux ?

— Plus secs que les naseaux d'un dragon ! A en croire les plus téméraires, les Wordsworth ont eu ce qu'ils méritaient et on ferait mieux de classer l'affaire.

— Allez dire ça à leurs parents !

Minerva poussa vers Filius le journal qui titrait en première page « Incompétence ou mauvaise foi ? L'affaire Wordsworth s'enlise ! »

— Ce ne sont pas les parents de mes élèves, affirma froidement Filius.

Les Wordsworth n'étaient pas des Boursoufs, mais ils n'en étaient pas moins des élèves de Poudlard. N'était-il pas de leur devoir de les protéger aussi ?

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Le professeur Dumbledore lui tournait le dos. Une espèce de poulet rouge sur l'épaule, il regardait le ciel. L'oiseau tourna brusquement la tête et fixa Minerva de ses yeux orange. Minerva tressaillit et eut un mouvement instinctif de recul.

— Chut ! Fumseck. Ne fais pas peur ainsi à notre amie.

Le sorcier passa sa main dans le plumage clairsemé du volatile.

— C'est Fumseck ? s'étonna Minerva. Il n'a pas bonne mine !

Le professeur ne répondit pas. Il continua de caresser l'oiseau, le regard toujours tourné vers les étoiles.

— Avez-vous fini d'interroger vos élèves, Minerva ?

— Oui, Monsieur le Directeur.

— Les Centaures de la Forêt Interdite sont inquiets.

— Pardon, Monsieur le Directeur ?

Minerva avait été surprise par l'enchaînement des phrases.

— Ils sont inquiets. Mars et Saturne se querellent et arrosent de sang la Lune.

Minerva s'approcha de la fenêtre et constata que la lune avait une teinte orange.

— Une Lune rousse ? Ça faisait longtemps que je n'en avais pas vue !

— Ils assurent que nous entrons dans une période sombre où la seule couleur qui dominera sera le rouge jusqu'à ce qu'une mort ultime vienne sceller, temporairement, le mal qui nous ronge.

— Ce sont des boute-en-train, ces centaures ! se moqua Minerva.

Comme le Directeur ne réagissait pas à sa plaisanterie, Minerva s'inquiéta.

— Vous n'allez pas me dire que vous croyez à toutes ces sornettes ?

Dumbledore tourna enfin le visage vers Minerva et la regarda fixement. Il avait l'air grave et soucieux. Ses yeux bleus cerclés d'or avaient un air triste qui frappa Minerva. Elle ne put soutenir le regard du directeur et baissa les yeux pour croiser les iris orangés du phénix. Elle détourna complètement la tête.

— Quelles sont vos conclusions ?

Il fallut quelques secondes à Minerva pour comprendre que le Directeur était revenu à leur premier sujet de conversation : l'enquête. Minerva repoussa ses lunettes qui avait glissé le long de son nez, raffermit sa prise sur son rapport et se redressa.

— J'ai bien peur de ne pas pouvoir vous donner un nom, dit-elle en tendant un large rouleau de parchemin. Vous trouverez dans ce document un récapitulatif de ce que j'ai pu collecter comme informations. J'ai joint également quelques extraits des divers interrogatoires menés qui m'ont semblé… intéressants. Et puis quelques remarques, ajouta-t-elle sur un ton plus hésitant.

Le Directeur hocha la tête et donna au phénix le rouleau de parchemin. Le volatile le saisit dans ses serres et s'envola, maladroitement, pour le poser sur le bureau, là où une pile impressionnante de rouleaux attendait d'être lue.

— Je n'apprécie guère ces cousins Wordsworth et je suis la première à condamner leurs actions. Mais découvrir que personne ne s'attriste de ce qui leur est arrivé…

— Je m'en attriste, Minerva. Je m'en attriste très sincèrement. Qu'avez-vous appris ? Officieusement.

— Officieusement ? Outre que mes première-année ne s'entendent pas et vivent de manière bien solitaire ?

— Outre, Minerva, sourit le Directeur.

Ce fantôme de sourire rassura Minerva. Elle n'aimait pas voir le Directeur aussi sérieux et empêtré dans ses pensées. Non seulement elle n'aimait pas ça, mais ça l'inquiétait.

— Pour être honnête, Monsieur le Directeur, un grand nombre d'élèves a des raisons d'en vouloir à un des cousins Wordsworth. Il y a ceux que Mansfield faisait chanter, ceux que Wordsworth brimait, ceux qu'Andrews brutalisait et enfin ceux que Congreve calomniait. Un joli carré d'as !

— Qui se ressemblent s'assemblent, dit l'adage.

— Les Wordsworth peuvent être fiers de leurs rejetons !

— La famille Wordsworth est un cadre dans lequel il est difficile de s'épanouir. Ou même d'exister… Savez-vous quelle forme l'Épouvantard a pris devant Andrews ?

— On me l'a dit. Son père ? C'est assez… perturbant.

— Notre redresseur de tort a frappé durement dans les points les plus sensibles de ses bourreaux. Il ne les a pas épargnés ! Miss Congreve alterne crise d'hystérie et prostration. Elle n'arrive pas à se défendre contre les démons et les fantômes de son passé que tous ses mots ont ressuscités. On a dû attacher Mr Andrews pour l'empêcher de se frapper lui-même. Il hurlait tant que Mme Pomfresh, craignant pour ses cordes vocales, l'a endormi. Mr Wordsworth est assis dans un coin, dans le noir le plus total. Il ne cesse de répéter qu'il n'est plus rien, qu'il ne vaut rien, qu'il ferait mieux de disparaître lui aussi maintenant. Quant à Mr Mansfield… Il a rangé toutes ses affaires et attend son renvoi sans dire un mot. Il refuse d'admettre sa responsabilité dans quoi que ce soit, il refuse de parler de ce qu'il va faire s'il quitte Poudlard. Il ne sait dire que : « ce n'est plus votre affaire ! » et il me demande de bien vouloir garder ma « compassion à deux mornilles ». Ses mots.

— Vous êtes inquiet ?

— Bien plus que vous ne pouvez l'imaginer. Si nous abandonnons ces enfants, ils sont perdus.

— Ils le sont déjà.

— Ils sont trop jeunes pour les décréter perdus !

— Vous oubliez ce qu'ils ont fait, ce dont ils sont capables, Monsieur le Directeur !

— Je n'oublie jamais, Minerva… Enfin je crois, ajouta-t-il avec légèreté. Aucun nom précis n'est donc ressorti ?

— Narcissa Black fait une bonne suspecte, annonça-t-elle. Elle semble nourrir une rancœur assez acide envers Hermann Wordsworth. Quant à June Congreve, elle ne sait pas comment taire sa fureur à son sujet.

— Miss Black ? murmura le Directeur. Si ça pouvait être elle, cela arrangerait nos affaires. On laisserait les deux familles régler ça entre elles. D'autres suspects ?

— Ailis Hammett est également une bonne candidate. Elle déteste Ben Mansfield et elle a, semble-t-il, eu des démêlés avec Mark Andrews.

Le Professeur Dumbledore caressa sa barbe, il plissa les yeux et un petit sourire vint étirer ses lèvres. Un sourire qui illumina brusquement tout son visage.

— Pensez-vous que Miss Black et Miss Ailis ont pu s'associer pour se venger ? demanda-t-il sur un ton guilleret.

Un élastique qui claque entre les mains alors qu'on joue avec, alors qu'on s'y attend le moins. Voilà l'effet que la question du Directeur fit à Minerva.

— Pour être franche, je n'y avais pas pensé ! avoua-t-elle, une fois la surprise passée.

Depuis le début, Minerva était concentrée sur l'idée de trouver le coupable. Ou la coupable. Elle ne s'était pas aveuglée sur le genre mais totalement sur le nombre. Elle n'avait pas envisagé une seconde que ça pouvait être l'œuvre de plus d'un élève.

Tant de venin avait été répandu sur la table de son interrogatoire ! Tant de rancœur avait imprégné les propos recueillis que Minerva avait évacué l'idée que des élèves eussent pu s'allier. Chaque fois qu'elle avait émis l'idée d'une alliance, d'une fraternisation, d'un coup de main, elle avait été aussitôt détrompée.

— Il y a quelques années, reprit le Professeur Dumbledore, j'ai fait une excursion dans le Londres moldu. Le temps a tourné à l'orage et je me suis réfugié dans une salle de cinéma. Savez-vous ce qu'est une salle de cinéma, Minerva ?

Elle savait.

— Ils y passaient un film absolument fascinant. L'Inconnu du Nord-Express. Une histoire d'association d'assassins. Le héros, un champion dans je-ne-sais quel sport, rencontre un homme dans le train. L'inconnu du titre. Ce dernier lui propose un terrible marché : il supprime la femme envahissante du champion si celui-ci accepte de tuer son père. Le plan est parfait : comment la police pourrait suspecter une telle alliance ? Surtout qu'ils s'assureront d'avoir des alibis solides. Bien évidemment, ça tourne mal. Mais l'idée…

L'idée était saisissante et apportait la lumière qui manquait sur cette affaire ! S'il était impossible pour Ailis de voler le carnet de Mansfield et piéger Andrews : elle était à l'infirmerie, ce n'était pas le cas de Narcissa Black, préfète de Serpentard. La jeune sorcière avait non seulement accès à la salle-de-bain des préfets, mais elle connaissait en plus les habitudes de Mansfield. Elle n'avait qu'à demander à un de ses soupirants de bloquer d'un sort la porte du bureau. Ils n'avaient même pas besoin de savoir pourquoi ils le faisaient, du moment que c'était Narcissa qui le demandait… Il était également aisé pour Narcissa de subtiliser une plume à Andrews. De son côté, Ailis Hammett avait pu laisser Wordsworth lui « voler » son miroir, en réalité un Piégeur et ainsi remplacer celui que Narcissa avait pris soin de briser. Pour Congreve, Hammett était sortie de l'infirmerie à 7h45 or l'incident s'était produit à 8h10. Elle avait tout le temps nécessaire pour arriver et lancer le sort. Tout le puzzle se recomposait avec simplicité et évidence. Et qui irait soupçonner deux préfètes aux intérêts aussi éloignés de fonctionner de concert ?

— Minerva, dans les jours à venir, surveillez bien vos élèves ! prévint le Professeur Dumbledore. Faites attention aux remous internes, aux rapprochements inattendus. Traquez le regard complice, cherchez la parole sympathique inhabituelle. Si notre justicier masqué est plus d'un, il y a fort à parier qu'un rassemblement finira par se produire. Les ennemis communs sont le ciment des amitiés les plus profondes. Rappelez-vous des trois apprentis du Maître-Sorcier !

— Pardon ? De qui parlez-vous ?

— Pas de qui, mais de quoi, Minerva. Je parle d'un conte. Une histoire. J'y songe, ajouta-t-il en souriant. Le recueil s'appelle Les Contes de la lune rousse. N'est-ce pas plaisant ?

Le Directeur de Poudlard parlait maintenant à voix basse, si bien que Minerva ne jugea pas nécessaire de répondre. Il s'adressait plus à lui-même qu'à elle.

— J'aime beaucoup les contes, reprit le Directeur d'une voix plus intelligible. Derrière leurs histoires plaisantes, presque naïves, ils cachent une grande sagesse. Je suis en train de relire Les Contes de Beedle le Barde. Je les relis presque chaque année. Êtes-vous familière avec Les Contes de Beedle le Barde, Minerva ?

— Je dois bien reconnaître que ça fait longtemps que je ne les ai pas lus.

— C'est une erreur. Il est important d'avoir bien en tête les histoires que l'on lit et relit aux enfants.

— Je tâcherai d'y remédier, promit-elle sans avoir l'intention de le faire. Monsieur le Directeur ? Si je parvenais à repérer ce regard de connivence, les traces de cette amitié naissante, que me faudrait-il faire ?

— Venir me le rapporter.

— Et que feriez-vous ensuite de cette information ? La divulgueriez-vous ensuite au Ministère ?

— Non, Minerva. Absolument pas. Je vous l'ai dit, je veux m'assurer que notre ou nos justiciers masqués poussent droit.

— Et pour le Ministère ?

— Ne vous inquiétez pas, Minerva, je m'en charge.

— Vous vous en chargez ?

— Je viens de vous le dire, sourit-il.

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En apparence, Minerva écoutait avec attention le Professeur Slughorn soliloquer. Il évoquait encore une de ses aventures désopilantes où il s'était retrouvé en compagnie de personnes très importantes qui lui avaient fait l'honneur de quelques confidences. Minerva aurait baillé si elle n'était pas aussi occupée à surveiller la préfète de Serpentard et celle de Serdaigle. Allaient-elles échanger un regard ? Un billet ? Un signe de connivence ? Les deux jeunes sorcières étaient assises presque en face (minus quelques tables). C'était la première fois depuis une semaine (depuis la fin de l'enquête et le début des soupçons) qu'elles se retrouvaient assises aussi près l'une de l'autre. A portée d'un bon sang de signe de connivence. Une semaine que Minerva ne les quittait pas du regard, que ce soit en classe ou lors des repas. Pour le reste du temps, elle avait ses informateurs. Une semaine et rien ! Minerva se sentait comme un reporter de presse à scandale guettant l'œillade qui trahirait le couple illégitime et ne parvenait pas à prendre sa photo gagnante.

« Oui-oui », marmonna-t-elle tandis qu'Horace lui demandait quelque chose. Quoi ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Si ça se trouvait, il lui demandait à quelle heure commençait la réunion de ce soir. Qu'importait ! Car Hammett venait de se lever. Elle avançait entre les tables tout en discutant avec une amie. Elle n'avançait pas vite. Elle s'était arrêtée. Elle cherchait quelqu'un du regard. « Mais elle est là ! Devant toi ! » marmonnait Minerva, à bout de nerfs.

— Vous me dites quelque chose ? demanda Horace.

Minerva l'ignora : Hammett s'était penchée vers la table des Serpentard. Elle allait… Pourquoi se penchait-elle sur Tilia Limetree ? Elle lui passait les bras autour du cou et lui murmurait quelque chose à l'oreille. Inattendu. Tiens ? Limetree rougissait tandis que Hammett s'éloignait, hilare. Qu'est-ce que… Oh !

— Minerva ? Vous vous sentez bien ? s'inquiéta Horace. Vous êtes écarlate ! Vous avez pris un coup de chaud ?

— J'ai mordu dans un grain de poivre, dit-elle avec autant de sérieux et d'aplomb qu'elle le put après avoir bu d'une traite son verre d'eau.

Minerva était déçue. Une semaine et aucune communication entre ses deux suspectes. Peut-être étaient-elles vraiment discrètes ? Peut-être était-ce une association d'une seule fois ? Peut-être… Filius interrompit brusquement le cours des pensées de Minerva.

— Eh bien vous voyez, Minerva ! dit-il d'un ton un peu paternaliste, vous vous êtes inquiétée pour rien ! Ils vont très bien vos élèves de première année !

Il ponctua sa remarque d'un coup de coude amical. Minerva se tourna vers la table des Gryffondor et chercha dans la masse rouge et or sa classe de première année. Elle repéra assez vite les filles qui se faisaient des messes basses, excluant totalement Evans qui luttait contre sa solitude en lisant un livre. Rien de nouveau donc de ce côté. Elle remonta encore le banc et découvrit les quatre garçons, assis deux par deux les uns en face des autres, qui discutaient. Lupin servait la nourriture, tandis que Black distribuait l'eau. Potter parlait et les autres acquiesçaient. Black fit un commentaire et ils éclatèrent de rire. Tous les quatre. Potter appela Evans et lui fit signe de les rejoindre. Elle sembla hésiter un instant, son regard alla vers la table des Serpentard et elle refusa d'un signe de tête. Potter insista, Black se joignit à lui mais Evans préférait terminer son livre. Potter signifia que c'était dommage et sourit. Lupin dit quelque chose et l'hilarité repartit de plus belle. On se penchait vers eux pour savoir ce qui les faisait rire, mais ils ne pouvaient parler. Potter en avait perdu ses lunettes et, plié en deux, il martelait la table de son poing.

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Remus Lupin. Gryffondor, 1ère année.

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Remus Lupin : Qu'est-ce que ça serait un ami ? Selon moi ?

Professeur McGonagall : Oui.

RL : Un ami… Un ami serait quelqu'un qui n'aurait pas peur de moi.

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Peter Pettigrow. Gryffondor, 1ère année

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Peter Pettigrow : Il serait content que je sois là.

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Sirius Black. Gryffondor, 1ère année.

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Sirius Black : Il ne me demanderait pas d'être autre chose que ce que je suis.

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James Potter. Gryffondor, 1ère année

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James Potter : Ce serait quelqu'un avec qui je pourrais rire. Mais vous savez, vraiment rire ! A en avoir mal au ventre et les larmes aux yeux et le souffle court. J'aimerais rire comme ça un jour. Avec un ami.

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Lily Evans. Gryffondor, 1ère année

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Lily Evans : Les amis ce sont les personnes qu'on va voir quand on a des ennuis, qui nous soutiennent, nous réconfortent et nous prêtent main forte. Ils s'indignent quand nous souffrons d'une injustice. Ils se réjouissent quand la chance nous sourit.

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Severus Rogue. Serpentard, 1ère année.

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Severus Rogue : Les amis, ce sont ceux qui restent. Quoi qu'il arrive.

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Le conte des Trois apprentis du maître sorcier

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Dans un village, vivaient trois sorciers : Tobias le Grimpe-Pente, Oliver le Chasseur et Sweeney le Chuchoteur. Tobias, Oliver et Sweeney ne s'appréciaient guère et s'évitaient soigneusement. Tobias maîtrisait les mystères de la terre, des roches et des minerais. Oliver conversait avec les animaux et connaissait les secrets des plantes, des bulbes et des racines. Les araignées tissaient pour lui des toiles d'argent et les éperviers lui prêtaient leur regard acéré. Sweeney écoutait le vent et l'eau et savait ce que le temps cherche à effacer, ce que les hommes tentent de dissimuler. Ils avaient tous les trois été formés par un puissant maître-sorcier, Saul le Saumâtre. Saul, au lieu de tisser entre ses disciples entente et amitié, avait encouragé leur jalousie et leur inimitié. Il avait promis de céder toute sa puissance à celui qui saurait se rendre indispensable aux hommes. C'est pour quoi les trois apprentis bataillaient pour emporter les faveurs des villageois. Sweeney aidait à retrouver ce qui avait été perdu. Oliver aidait à soigner et se nourrir. Les villageois leur étaient reconnaissants. Mais ils l'étaient encore plus envers Tobias qui enrichissait leurs coffres et emplissaient leurs réserves d'armement.

Fort de cet équipement militaire, le village partit en guerre contre les villages voisins et vainquit. Le village étendit son influence sur toute la région, attira commerces, artisans et artistes. Les capitaux affluèrent, les naissances se multiplièrent. Saul le Saumâtre vint au village annoncer qu'il décèderait à la prochaine lune rousse et, découvrant le prestige dont bénéficiait Tobias, il en fit son héritier.

Tobias utilisa ce surplus de pouvoir pour étendre son influence au-delà du village, au-delà de la région. Tobias devint un grand sorcier, tyrannique et effrayant. Sweeney et Oliver, chacun de leur côté, essayaient d'adoucir la vie des villageois, tandis qu'ils devaient eux-mêmes se plier aux exigences de Tobias. Tobias était si occupé à asservir la population et étendre son pouvoir qu'il avait délaissé son rôle de maître de la terre et des métaux. La terre, trop sollicitée, s'appauvrit et ne fut plus capable de nourrir toute la population qui la recouvrait dorénavant. Les villageois supplièrent Sweeney et Oliver de renverser Tobias, mais les deux sorciers en étaient incapables : ils n'en avaient pas le pouvoir.

Un jour, alors que Sweeney parcourait les marais à la recherche de secrets échoués, il vit deux petits enfants qui essayaient de monter sur un rocher. Ni l'un ni l'autre n'étaient assez grands pour se hisser. Finalement, l'un joignit ses mains et fit une marche à l'autre qui put alors grimper en haut du rocher. Le second tendit la main vers le premier et l'aida à monter. Sweeney rentra chez lui, profondément bouleversé par ce qu'il venait de voir. Il se préparait distraitement à manger quand il entendit qu'on toquait à sa porte. Il ouvrit et découvrit dans l'encadrement de sa porte Oliver. Oliver ne s'était jamais aventuré sur les terres de Sweeney et avait encore moins passé le pas de la porte de celui qui avait été autrefois son rival.

Oliver raconta une aventure qui lui était arrivée ce matin. Il se promenait dans la forêt quand il avait vu un chat sauvage grimper dans un arbre pour dévorer les oisillons d'un nid. La mère avait commencé à attaquer, puis le père l'avait rejointe. Excédé, blessé par les coups de becs et de serres, le chat avait été contraint de faire demi-tour et de laisser les oisillons tranquilles. « Un oiseau de cette taille n'avait aucune chance contre un chat sauvage, mais en conjuguant ses forces avec un autre oiseau, ils ont réussi l'exploit de se débarrasser d'un ennemi deux fois plus fort que chacun d'eux. » Sweeney avait écouté silencieusement Oliver. Il n'avait pas oublié la coalition dont il avait été témoin le matin même. « Je pense que si nous allions nos forces, nous pourrions renverser Tobias et ramener l'équilibre dans le village. »

Oliver et Sweeney passèrent de nombreuses nuits chez l'un ou chez l'autre à discuter, parcourir leurs grimoires et leurs souvenirs. Le jour, ils étaient toujours les sorciers des forêts et des eaux qui ne s'approchaient pas l'un de l'autre. A la nuit tombée, ils nouaient enfin le lien sur lequel leur maître avait posé un interdit.

Il leur fallut de nombreux soirs, beaucoup de recherches et des investigations minutieuses mais ils parvinrent à mettre au point une stratégie. Si Tobias avait étendu ses pouvoirs, diversifié ses talents, il avait totalement mis de côté son lien premier à la terre. Il n'en avait pas conscience, mais en réalité, il s'était affaibli. Ses deux anciens compagnons, eux, avaient continué de renforcer les liens qui les unissaient pour l'un aux plantes et aux animaux, aux vents et aux eaux pour l'autre.

Le combat dura plusieurs jours et plusieurs nuits. Au début, il sembla bien que Tobias le remporterait vite et facilement, mais les forces s'équilibrèrent. Et puis, finalement, elles finirent par pencher du côté de Sweeney le Chuchoteur et Oliver le Chasseur. Tobias le Grimpe-Pente fut vaincu. Alors que ce dernier croyait sa mort proche, il fut étonné de voir ses deux vainqueurs épargner sa vie. Ils lui proposèrent de retourner dans la montagne, de défaire tous les sortilèges qu'il avait lancés et de reprendre sa première activité.

Tobias interpréta la décision de ses anciens camarades comme un signe de leur faiblesse, mais elle lui était profitable et il n'en dit donc rien. Les villageois reconnurent dans le geste de leurs protecteurs de la charité et cela accrût leur gloire. Les deux sorciers en réalité avaient compris que rien ne renforce plus l'amitié qu'un ennemi commun.

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Fin.

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Rendons à César ce qui est à César : A l'origine de cette fic, il y'a une question : "Comment les Maraudeurs sont-ils devenus les Maraudeurs ?" Qu'est-ce qui a soudé ces enfants si différents ? C'est une question que je me pose depuis longtemps et que je continuerai probablement de me poser. A l'origine de cette fic, il y a également un épisode de Dawson's Creek : "Unusual Suspects" (s04e08) qui rend hommage à un film que j'aime beaucoup, Usual suspects. Alors si vous avez pensé à ce film ou à cet épisode durant votre lecture, c'est normal.

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Merci d'avoir lu jusqu'à la fin. Merci d'avoir donné une chance à ce texte.

A bientôt...