Et oui, j'ai craqué ! Il a fallu que je recommence une fic ! ^^
Bonne lecture !
CHAPITRE 1 : se faire tirer… les cartes !
« Je vois… un homme.
- Moi aussi, ça fait un partout. »
Ma remarque, pourtant sincèrement désagréable, laissa de marbre l'enfoiré assis en face de moi. Ce n'était que partie remise mais il consentit, malgré tout, à lever les yeux des quelques cartes éparpillées pour les plonger dans les miens. C'est à ce moment précis que je ne pus empêcher cette interrogation de me traverser le crâne : qu'est-ce que je foutais là, en tête-à-tête avec un parfait inconnu qui tentait de m'inventer un avenir radieux ?
Alors oui, Luffy avait flashé sur l'enseigne, persuadé que nous découvririons un nouveau jeu dans cette « taverne » un peu particulière et, malgré nos explications, il n'en avait pas démordu. Mais pourquoi avait-il décidé que nous devions tous y passer ? Son explication avait été incontestable : ce serait plus facile à refaire sur le Merry si chacun apprenait correctement les règles… Ordre du capitaine.
Et il fallait avouer, je n'étais pas non plus réticent à l'idée de laisser une sublime jeune femme aux longues boucles brunes effleurer les lignes de ma main. J'aurais alors confié bien plus que mon avenir à ce visage mystérieusement voilé de violine qui aurait frémi à ses mots prophétiques, ne dévoilant de sa beauté interdite que le regard profond et passionné. Embrasant chaque parcelle de mon corps, elle aurait…
Une poussée dans mon dos, plus violente qu'amicale, m'avait fait redescendre sur terre et j'avais suivi les autres à l'intérieur de la vieille bâtisse en bois, grognant vers le marimo une insulte assortie tant à la couleur de ses cheveux qu'au vide qu'ils peinaient à camoufler.
Et nous avions débouché sur une salle d'attente luxueuse qui m'avait fait, il est vrai, excellente impression. J'avais même été ravi qu'une charmante demoiselle me soulage de quelques berrys. Pourtant, maintenant que je connaissais un peu mieux le propriétaire des lieux, j'étais indigné qu'une si fragile jeune femme soit ainsi exploitée, espérant que ce salopard lui laisse suffisamment pour vivre dignement, et cette richesse environnante ne m'inspirait plus que dégoût. Sans doute que l'escroquerie devait rapporter gros pour permettre de telles folies.
L'attente avait alors débuté : un Luffy se trémoussant sur son fauteuil, les yeux fixés sur la mystérieuse porte du fond qui ne laissait passer les curieux que dans un seul sens ; mes deux adorables mellorines s'entretenant à voix-basse ; un Usopp expliquant à Chopper qu'il n'y avait aucun danger mais que, si le besoin se faisait ressentir, le grand héros qu'il était n'hésiterait pas un seul instant à venir le secourir ; une algue se desséchant (à défaut de pouvoir boire, elle s'était endormie) et moi, tenant la conversation avec notre si exquise réceptionniste.
Puis notre tour était venu et contre tout principe de galanterie, notre capitaine avait disparu. Rapidement, mes deux sirènes s'étaient, elles aussi, arrachées à ma vue, bientôt rejointes par notre bricoleur ainsi que notre médecin. Et enfin, une main délicate m'avait indiqué la lourde porte sans retour.
Sans attendre, je l'avais franchie pour découvrir un long couloir menant à une unique issue drapée de velours sombre. Soulevant le pan de tissu, j'étais tombé sur un Chopper réjoui, qui m'adressa un grand sourire avant de passer sous le chambranle. Je me questionnai un instant sur la direction qu'il empruntait mais cette interrogation s'effaça bien vite de mon esprit lorsque mes yeux empressés glissèrent sur la voyante…
Elle était… bien trop grande, bien trop large… avec une voix bien trop grave, un visage bien trop carré… Une voyante bien trop masculine en somme. Oui, ma voyante était loin de mes idéaux, elle était un homme et, d'un seul regard, ce stupide individu venait de briser un rêve délicieux. Ça, je n'étais pas prêt de lui pardonner car, si une femme qui vous guide sur la voie de votre avenir est une voyante, en revanche, un homme qui fouine dans votre vie privée, j'appelle ça un voyeur.
Et un mauvais visiblement. N'importe quel devin sain d'esprit remettrait ses compétences en question plutôt que d'affirmer à un renne qu'il deviendrait un médecin infaillible. Nous seuls pouvions y croire et c'était la force de notre équipage. Par conséquent, ce voyant-là devait se contenter de débiter à son client tout qu'il souhaitait entendre… Ça promettait d'être intéressant…
Mon sourire charmeur s'était évidemment évanoui, remplacé par une aigreur manifeste, et je m'étais assis face à lui sans desserrer les dents. Je ne devais pas être le premier à réagir de cette manière, sans doute, il ne s'en était donc pas ému, se contentant de me présenter un jeu de cartes dans lequel il me demanda de piocher.
Le tirage m'avait semblé assez pertinent : le valet de cœur, mon amour inconditionnel pour les femmes qui ne cesserait de guider ma vie ; l'as de trèfle, la découverte d'All Blue, peut-être ; le roi de trèfle, Luffy, seigneur des pirates ainsi que la concrétisation de tous nos rêves ; d'un même tirage, les dames de carreau et de pique, mon profond dilemme quant à choisir l'une de mes deux sirènes… Je n'y connaissais rien en prédiction mais moi, au moins, je connaissais ma vie, ce qui me donnait un avantage certain dans l'interprétation de ces couleurs.
Arrivé à neuf cartes dont un effrayant sept de carreau, je levai un œil interrogateur et suspicieux vers celui qui me présentait le jeu. Un léger sourire étira ses lèvres mais il m'invita à poursuivre. Je ne voyais pas ce qu'il y avait d'amusant à tirer neuf cartes à moins que sa réaction ne soit liée à leur combinaison… Il finit par m'arrêter, lorsque je piochai la dame de cœur, me laissant espérer un merveilleux mariage, et il sembla se concentrer. La sentence tomba alors d'une voix posée :
« Je vois… un homme.
- Moi aussi, ça fait un partout. »
J'avais répliqué, ironique, prêt à lui faire payer son effronterie mais cela ne suffit pas. Ce n'était que partie remise et, alors que je me remémorais pourquoi j'en étais arrivé là, il me proposa calmement :
« Peut-on commencer sérieusement ?
- Je vous en prie, faite !
- Bien. Je vois… un homme.
- … En même temps, vous tenez dans les mains un valet de cœur. Autant avec un huit, j'aurais pu prendre ça pour une révélation, mais avec un valet… Vous m'auriez dit autre chose, j'aurais moi-même douté ! »
Je sentais l'agacement se répandre doucement en lui. Néanmoins, il se contenta d'un soupir résigné. Tant mieux, je n'étais pas pressé, ma vengeance monterait progressivement jusqu'à ce que cet imbécile n'explose.
« Le valet de cœur, c'est vous, je n'ai pas besoin de le voir. Je parlais de cet homme-là, fit-il en désignant l'as de trèfle.
- Super… Et donc ? Un as noir, serait-ce une sombre menace ? me moquai-je.
- Non. Mais vous pourriez le prendre ainsi.
- Le genre de réplique passe-partout, bien joué.
- En rien, mais comme vous semblez avoir du mal à comprendre, je peux peut-être développer : cet homme n'est pas dangereux pour vous, au contraire, cependant vous allez avoir du mal à l'accepter.
- Et qu'est-ce que j'en ai à foutre de lui ?
- C'est rare de voir quelqu'un si peu intéressé par son avenir amoureux…
- Bien au contr… QUOI ? Comme si j'avais besoin d'un entremetteur !
- D'un entremetteur non, d'un amant, en revanche… »
Je manquai de m'étrangler. Je ne pouvais pas avoir bien compris, aussi je me levai, plaquant mes mains sur la table qui nous séparait et répliquai, glacial.
« Vous vous foutez de moi ? »
Pourtant, l'impertinent surenchérit posément :
« En aucun cas. Je vous avais dit que ce serait difficile à digérer. »
J'explosai.
« Vos impostures ont des limites à ne pas dépasser ! Autant donner un peu d'espoir à des voyageurs de passage, à des demoiselles en détresses ou même à de vieux croulants qui ont raté leur vie, je veux bien ! Mais bafouer l'honneur de ceux qui payent pour entendre vos conneries, c'est aller trop loin ! »
Et je lui décochai mon pied en pleine figure lorsqu'une lame silencieuse interrompit mon geste, ce qui ne fit qu'attiser ma colère que je crachai à la gueule de l'importun :
« Qu'est-ce que tu fous là, enfoiré de marimo ? »
L'algue en question eût l'intelligence exceptionnelle de choisir les bons mots, ceux qui me contraignirent à me calmer :
« J'ai un ordre du capitaine à suivre, moi aussi, Sourcil en vrille, alors je te rends ce type après. »
J'avais un équipage à respecter. Même s'il s'agissait d'un imbécile de bretteur et de son tout aussi imbécile de capitaine. Même s'il s'agissait, aujourd'hui, d'un ordre à la con. Alors je reposai mon pied au sol et fis demi-tour sans un mot.
Je quittai rageusement la pièce par le seul chemin que je connaissais, regagnant le maudit couloir qui m'avait mené jusque là et découvris un passage que je devinai être la sortie. Je me demandai comment j'avais pu l'ignorer à l'aller ; sans doute avais-je été obnubilé par le rêve d'une beauté illusoire. Pourtant, je ne l'empruntai pas immédiatement, tirant nerveusement sur une cigarette. Dans cet état, je n'étais pas prêt à affronter les autres, leurs regards curieux et leur humour douteux. Je n'avais pas non plus les idées suffisamment claires pour décider des suites de mon entretien avec l'autre abrutisseur. Il fallait vraiment que je me calme.
Pour ça, la meilleure solution était encore de passer ma rage sur le marimo. J'attendis donc là que l'enfoiré de sabreur en termine avec lui. Et je m'allumai déjà une seconde clope, espérant qu'un mot de trop déclencherait la fureur du bretteur, abrégeant ainsi l'entretien. Car la nicotine, aussi indispensable soit-elle, n'avait pas les propriétés apaisantes des algues d'East Blue.
Le temps se fit plus long que prévu. Le marimo n'était pourtant pas du genre à croire en ces inepties de destinée, plutôt à tracer lui-même son chemin, mais l'échange, dont je percevais les murmures, avait l'air de trop bien se passer. Je tentai alors de les ignorer, tout à fait inconscient que d'avoir tendu un peu plus l'oreille n'aurait pas seulement fait resurgir ma colère mais sans doute blêmir, vomir et bien d'autres choses encore…
« C'est donc vous.
- On s'connait ?
- Non, mais je compatis déjà : être intéressé par un garçon pareil…
- Il a un beau cul et du répondant, c'est tout c'qu'il faut.
- Sans doute… Allez-y, piochez. Et bien ! Quatre as, on ne voit pas ça tous les jours… Alors…
- J'veux pas l'savoir.
- Bien. Comme vous voudrez, de toute façon, je ne peux pas faire grand-chose face à un sceptique. En revanche, vous serez peut-être intéressé d'apprendre pourquoi votre camarade a réagi de cette façon ?
- Ça me r'garde pas.
- Oh que si.
- … J'veux pas que ça puisse lui nuire.
- Disons que si vous le savez, ça vous arrangera sans doute tous les deux… à terme.
- Mettons… Alors dites.
- Je lui ai avoué son penchant pour les hommes, enfin, pour un en particulier même si je n'ai pas eu le temps de lui en dévoiler l'identité.
- Il a eu l'air vachement convaincu.
- Il lui faudra du temps.
- Et pourquoi je dois l'savoir ?
- Parce que vous risquez d'avoir du boulot… »
J'avais réussi à oublier les voix qui parvenaient à peine jusqu'à moi, me permettant de prendre un peu de recul par rapport à ce qui s'était produit. Je commençais d'ailleurs à ressentir un peu de honte à m'être emporté de la sorte. Le type était un charlatan, il méritait ma colère mais mon discours, lui, n'était pas digne de l'homme que je voulais être. Même si je ne les comprenais pas, je n'avais rien contre ceux qui pouvaient avoir une attirance pour un homme. Mais qu'on m'imagine ainsi alors que j'aimais tant les femmes, m'insupportait au plus au point et j'étais devenu irrespectueux, injurieux…
« Je t'ai manqué, Love-Cook ? »
En pleine réflexion, je ne l'avais pas vu sortir. Je ne pris pas la peine de répliquer et lui adressai une frappe en plein visage, qu'il para sans peine d'un sabre déjà dégainé. Les réparties ne manquaient pas, de la plus sincère (« Non, c'est défoncer ta sale gueule qui m'a manqué ») à la plus pragmatique (« J'avais peur que tu te perdes dans ce putain d'couloir »), mais il y avait nettement plus urgent : me vider la tête. Alors nous poursuivîmes notre querelle dans le silence des mots et dans le bruit des coups.
Cependant, deux points rageurs nous stoppèrent bien vite et nous trainèrent jusqu'au reste de l'équipage, resté rassemblé au prix de gigantesques pots de crème glacée. Visiblement enchanté de l'aventure, chacun y alla de son commentaire : Luffy n'avait souhaité tirer qu'une seule carte, un roi de trèfle qui lui avait valu les encouragements du voyeur dans sa grande quête du One Piece ; ma douce Nami, les yeux en berrys, n'en finissait pas de chanter les louanges de la monnaie en question dans un langage qu'elle seule semblait comprendre ; ma Robin-chwan se contenta d'un sourire délicat, préférant aborder le sujet de l'étrange couloir ; Usopp se venta des futurs exploits qu'il accomplirait devant les yeux émerveillés d'un Chopper qui en oublia de raconter son propre avenir et Zoro se contenta d'affirmer avoir piocher d'entrée de jeu, un carré d'as, sans plus s'étaler. Sans doute que lui aussi, à l'image de son capitaine, n'avait rien compris de ce que nous faisions là…
Les yeux en cœur posés sur mes sirènes, j'esquivai distraitement les questions gênantes et l'équipage décida finalement de retourner au navire. Sur le chemin du retour, je sentis mon irritation revenir alors que les répliques de l'autre arnaqueur passaient en boucle dans ma tête. Le besoin de me battre devenait pressant et je décochai un regard discret vers le marimo qui avait l'air dans le même état. Cela laissait au moins présager une dispute digne de ce nom.
Cependant, la préparation du repas puis les festivités habituelles s'éternisèrent et la nuit était tombée depuis de longues heures quand, enfin, je me retrouvai seul avec l'autre abruti. La seconde suivante, nous nous battions déjà, sans doute parce que nous nous étions retenus trop longtemps pour pouvoir savourer la lente montée de nos rivalités.
Ce fut jouissif, comme souvent, et nous ne nous arrêtâmes qu'au bord de l'épuisement, comme toujours, lorsque nous n'étions pas interrompus. Je me laissai alors choir à même le pont tandis que le marimo allait chercher de quoi trinquer. Ça nous arrivait, parfois, après un bon combat. Et il rompit le silence en premier.
« Il t'a sorti quoi pour t'énerver à ce point ? »
Je me crispai. Cette question m'angoissait. Pourquoi m'étais-je autant énervé ? Pourquoi n'avais-je pas ri ouvertement d'une telle absurdité ? Plus j'y pensais, plus je craignais la réponse. Et cette réponse-là, je ferais tout pour qu'elle ne se réalise jamais. Je soupirai, j'avais peut-être besoin de recul. De son recul à lui.
« … Il pense que je suis gay. »
Le marimo éclata d'un rire franc qui se brisa bien vite. La gêne, sans doute, pourtant sa réaction me rassura : s'il trouvait ça ridicule, c'est que je devais me faire du souci pour rien. Mais le risque était trop grand pour être pris à la légère.
« Ressers-moi un verre. »
Nous continuâmes à boire sans un mot. Cependant, plus j'absorbais d'alcool, plus mon angoisse grandissait et moins je remarquais à quel point le marimo faisait attention à la tournure des événements. Si j'avais pu ouvrir son crâne, j'aurais même réalisé que ce type réfléchissait. Car, oui, il réfléchissait… Depuis qu'il avait vu le voyant, en fait. Avant ça, il n'avait jamais vraiment pris ses sentiments au sérieux, sachant pertinemment qu'ils ne lui seraient jamais retournés et se contenant de notre éternelle rivalité. Mais voilà, l'autre emplumé lui avait foutu le doute et il ne savait plus quoi faire. Et ça, pour notre marimo, c'était plutôt une nouveauté. Alors, il avait essayé de lancer le sujet et quand j'avais répondu, il avait éclaté de rire car ces mots, dans ma bouche, sonnaient bien trop faux. Son rire s'était brisé lorsqu'il s'était rendu compte que ce constat lui avait brusquement serré le cœur. Et ça, pour notre marimo, c'était aussi une nouveauté. Il décida alors qu'il devait tout de suite arrêter ces conneries. Sauf que moi, j'avais pas fini de penser aux miennes…
Comment faire pour être sûr de rester à jamais en admiration devant les femmes et seulement devant les femmes ? Ne serrais-je pas tenté un jour, rien qu'un tout petit peu, par un homme plus délicat que les autres ? Comment me dégoûter d'eux pour de bon ? Et j'eus, poussée par le rhum, l'idée de trop. Je jetai un œil au marimo. Musclé, vulgaire, brutal. Qui plus que lui était en totale opposition avec mes fantasmes ? Qui plus que lui pourrait me dégoûter des hommes ? Je finis ma boisson d'un trait et me tournai vers lui.
« Hey…
- Hum ?
- Te fous pas d'ma gueule, j'suis bourré donc si l'idée t'plaît pas, tu me rembarres et on en parle plus.
- Je croyais qu't'étais pas gay, se moqua-t-il.
- T'es trop con. »
Brusquement, mon projet me parut ridicule mais il était trop tard pour reculer, ce qu'il ne manqua pas de me rappeler.
« Bah, vas-y, accouche. »
Je fermai les yeux et me jetai à l'eau, regrettant mes mots avant même de les prononcer.
« Je veux être sûr de jamais finir dans les bras d'un homme et pour ça, il faut que j'en sois dégoûté à vie.
- Tu risques effectivement, si j'y vais trop fort, mais tu pourras plus non plus me regarder en face. Donc, c'est mort, je t'enculerai pas ce soir. »
Mon verre s'explosa sur le plancher.
« MAIS T'ES PAS BIEN ?
- Ah. Tu pensais pas à ça…
- Non ! Enfin, pas à ce point-là ! Et puis, c'est exactement là où je veux pas en venir, je te l'rappelle !
- Pas con, pour une fois.
- On parle de mon cul en même temps…
- Et donc ?
- Drague-moi. »
Il y eût un silence. Un long silence avant qu'il ne lâche sa réponse.
« À une condition.
- Laquelle ?
- Je veux qu'tu sois encore capable de m'regarder comme tu le fais maintenant et pas seulement comme le salaud qui te fait du rentre-dedans. Alors, je veux que ces deux rôles soient clairs entre nous. Quand je t'appelle par ton prénom, je t'allume. Quand je t'appelle par nos surnoms débiles, je t'allume pas. Marché conclu ?
- C'est tout ?
- Ouaip. C'est tout.
- Marché conclu. »
Et comme toujours, les premiers chapitres, ça stresse un petit peu ! ^^ J'espère que ça vous aura plu !