Salut à tous et à toutes ! Voilà, je publie enfin une fanfiction mettant en scène Lightining (ou plutôt Claire) et Fang sur ce site. J'avais déjà commencé à écrire maintes et maintes histoires sur ces deux là mais je n'ai jamais trouvé l'envie et l'imagination pour les terminer. Qu'importe, je compte bien arriver au bout de celle-ci, en évitant de la faire de longue de façon à ce que je la boucle rapidement. Les personnages présents sont ceux du jeu, même si je serais amenée à en inventer quelques-uns, mais l'univers est celui que nous connaissons aujourd'hui, en France. Bref, je vais vous laisser découvrir ce premier chapitre et me dire ce que vous en pensez par la suite !
Deux trop longs mois
M'installant dans la voiture, je refermais la portière rageusement ce qui eu pour effet de faire trembler la voiture. Je m'en fichais pas mal de ce qui pouvait lui arriver à celle-là. Il était à peine neuf heures du matin que mes parents commençaient déjà à m'énerver. Je détestais, littéralement, partir en vacances avec eux. Déjà, pour préparer les bagages et tout mettre dans la voiture, ils ne faisaient que se crier dessus toutes les cinq minutes. Et après, ça finissait par me retomber dessus. Je ne faisais rien de contrariant. Pire encore : je les aidais ! Et au final, voilà ce que je récoltais. Oui, je détestais partir en vacances avec eux. Heureusement qu'une fois arrivé à destination, je pourrais me retrouver seule, au calme. Ah, non, je crois que j'ai parlé trop vite. Ces vacances là, on allait les passer avec des « amis de longue date » de mes parents. Des amis qui, d'après les dires, avaient des enfants allant 8 ans à 20 ans. Tout ce qu'il fallait pour m'énerver en somme. J'aurais mieux fait de convaincre mes parents de rester à la maison, même si j'avais de très peu de chance de leur arracher une réponse positive. Ces vacances risqueraient d'être les pires de toute mon existence.
Ma sœur s'installa à ma gauche, le sourire aux lèvres. Comment faisait-elle pour être de bonne humeur alors que nos parents étaient insupportables ? Elle avait toujours su sourire dans n'importe quelles circonstances. Rien qu'à la regarder, on avait envie de sourire à notre tour. Elle respirait la joie de vivre. Tout le contraire de ce que j'étais en fait. Et contre toute attente, nous étions sœurs. Étrange, n'est-ce pas ?
« - J'ai vraiment hâte d'y être ! s'exclama ma sœur cadette en attachant déjà sa ceinture. Je suis sûre qu'on se fera plein de potes ! J'imagine déjà nos soirées au bord de la plage, nos escapades nocturnes et tous les fous rires qu'ils pourraient y avoir ! Tu sais que ça fait plus de deux mois que j'attends ?
- Oui, je sais répondis-je dans un soupir. Tu n'as pas arrêté d'en parler pendant ces deux mois.
- Tu exagères ! Et ne fais pas cette tête là, je suis sûre que tu t'amuseras aussi. »
Je tournais la tête légèrement vers elle, le regard froid. J'avais vraiment la tête d'une personne qui voulait s'amuser ? Comprenant mon message, ma sœur leva les yeux au ciel mais n'insista pas. Elle me connaissait très bien et savait que j'étais un cas désespéré. Satisfaite d'avoir évité une longue discussion inutile, je fouillais mes poches à la recherche des mes écouteurs pour les enfoncer dans mes oreilles et me couper du monde. C'était ce que je faisais tout le temps lorsque l'on partait en vacances, ou que l'on avait de longs trajets. J'aimais bien ne pas avoir à entendre ma sœur s'excitée en voyant des biches dehors, les horribles chansons que mettait mon père et les injures de ma mère envers les autres automobilistes. Regarder ce paysage en étant dans ma bulle était tout ce que j'appréciais. Je pouvais me perdre dans l'immensité de mes pensées et m'évader pendant quelques heures. J'étais toujours déçue d'arriver à destination mais les bonnes choses avaient toutes une fin, malheureusement.
Après plusieurs minutes à les attendre, mes parents finirent par monter à leur tour dans la voiture, apparemment encore de mauvaise humeur. D'ici quelques minutes, ils auraient le sourire aux lèvres. Le moteur gronda et nous avancions enfin. C'était parti pour six heures de route à rêvasser. Que du bonheur en somme, même si on m'envoyait en Enfer.
Le paysage avait changé. L'herbe n'était plus verte. En fait, il y avait à peine de l'herbe. Des pins à perte de vue et toutes autres variétés d'arbres avec une drôle d'allure et une écorce craquelé, sans parler des gros et petits cailloux qui parsemaient le sol. C'était le Sud en somme. D'ailleurs, nous avions tous retiré nos manteaux, gilets et manches longues pour finir en débardeur ou en t-shirt. Je sentais l'agitation de ma sœur et de mes parents monté, ce qui n'était pas bon signe. On approchait de la maison qu'on avait louée pour les deux prochains mois, où nous allions devoir cohabiter avec ces fameux « amis ». Mes muscles se contractèrent et ma mauvaise humeur revint au galop. Pitié, faites que nous tombions panne, que l'on écrase un animal, qu'un météorite ne tombe pas très loin. N'importe quoi du moment que ça pouvait nous retarder, ou même nous empêcher d'y aller. Si la maison brûlait, ça devrait être bon, non ?
Malheureusement pour moi, la voiture commençait à ralentir. J'aurais voulu ouvrir la portière, sauter et m'enfuir le plus loin possible mais c'était impossible. J'allais devoir supporter je ne sais combien de personne pendant deux mois. Deux long mois. Ma fin était proche. Voyant mon état, ma sœur s'approcha de moi et me caressa gentiment la tête. Je lui lançais un regard qui reflétait bien mon grand manque d'enthousiasme pour ce qui se profilait dangereusement devant moi.
« Arrêtes de stresser pour rien, ça va aller murmura Serah d'une voix rassurante. Je serais là aussi alors pas besoin de t'affoler. Au pire des cas, tu feras comme d'habitude et il n'y aura pas de problèmes. »
Faire comme d'habitude. C'était ce que j'avais prévu de faire, inutile de me le dire. Comme si j'allais changer mes plans habituels. Ces personnes ne feraient pas exception à la règle, j'en étais certaine. Personne ne l'était.
La voiture finit par s'arrêter devant une gigantesque maison, qui s'étalait sur un grand espace et qui comportait un étage. Elle avait une architecture typique du Sud. Rien qu'en la voyant, on pensant tout de suite au soleil et à l'odeur des pins. Je diminuais le son de ma musique et regardait mes parents descendre de la voiture. En me penchant un peu plus vers la fenêtre, je pouvais voir que deux autres voitures étaient garées près de la notre. Que l'on vienne m'abattre. Serah me lança un sourire encourageant avant de s'extirper à son tour de la voiture et de rejoindre mes parents, qui devaient certainement être en train de discuter avec leurs amis.
Respirant un bon coup, je pris mon courage à deux mains et ouvrit ma portière pour imiter ma sœur. Lorsque je posais les pieds à terre, je sentis tout de suite la chaleur du sol malgré mes chaussures. Sans oublier le soleil qui tapait fort dans le ciel. Sans grand enthousiasme, j'avançais machinalement vers le groupe de personnes qui s'était formé pendant que je paniquais comme une idiote dans la voiture. Je n'accordais qu'un vague regard aux personnes qui m'étaient inconnues en lâchant un simple « bonjour ». Malheureusement pour moi, tous s'intéressèrent à mon arrivée.
« - Alors comme ça, c'est toi Claire ! lança une femme qui devait certainement avoir le même âge que mes parents, à la peau mate. Tes parents n'ont pas arrêté de nous faire ton éloge. Tu es si incroyable que ce qu'ils prétendent ?
- On peut se poser la question, sachant que la réussite ne va pas du tout de paire avec eux railla un homme à la coupe afro.
- Tu peux parler Sazh ! rétorqua mon père en croisant les bras. Ce n'est pas moi qui viens pleurer dans les bras de ma femme parce que je n'ai pas réussis à tenir mes élèves.
- Tu.. Je… Je n'ai jamais fait ça ! essaya de se défendre sa proie.
L'assemblée éclata de rire devant la déclaration involontaire de l'homme. Ce dernier, mécontent, croisa les bras et décida de bouder comme un enfant. Je levais les yeux au ciel. Bonjour l'humour. On allait bien se marrer. J'avais évité l'interrogatoire de justesse. Ils semblaient tous partis dans un autre sujet et, ne voulant pas attirer de nouveau l'attention sur moi, je partis vers la voiture pour commencer à décharger les affaires. Ma technique sembla bien fonctionner. Malgré mes quatre allers-retours, personne ne semblait m'avoir remarqué. Je ne pus retenir un soupir de soulagement. Mais, encore une fois, j'avais parlé, ou plus tôt pensé, trop vite. Une voiture arriva, suivit d'une autre, et se garèrent près des trois autres véhicules. Je me dépêchais de prendre de nouveaux sacs pour montrer que j'étais occupée afin d'éviter toutes discussions. J'entendis des portières claquées suivit par des bruits de pas.
« - Hé, Farron, tu te sers de ta fille comme esclave ?! lança une voix grave suivit d'un ricanement. »
Cet enfoiré allait me le payer pour avoir vendu la mèche. Vaincue, je me retournais et vis toutes les pairs yeux tournés vers moi. J'avais juste envie de leur dire d'aller se faire voir.
« - Claire, on est en vacances ! s'indigna ma mère qui s'approchait de moi, visiblement mécontente de mon comportement.
- Attendez, vous savez que vous tenez une perle là ? intervint une voix féminine. Je paierais cher pour avoir une fille pareille !
- Ah bah c'est sympa ça ! répliqua une autre voix féminine
- Faites vos offres ! s'exclama mon père, ouvrant ainsi les enchères.
Et les rires fusèrent une nouvelle fois. Par contre, ma mère ne participa pas aux réjouissances et m'intima de les rejoindre. Résignée, je la suivis en traînant des pieds, laissant les bagages près de l'entrée. Les minutes suivantes parurent interminables. Ca parlait dans tous les sens, impossible de suivre une discussion dans toute cette agitation. Apparemment, nous étions au complet. Cinq familles en somme. Youpi. Je cherchais Serah des yeux et ne m'étonnais pas de la trouver à bavarder avec une fille et garçon qui semblaient avoir nos âges. Elle était vraiment douée pour se faire des mais en un clin d'œil. Je ne savais vraiment pas comment elle faisait. De quoi pouvait-on bien parler avec un inconnu ? Surtout quand ce dernier est un crétin d'adolescent qui ne comprend strictement rien à la vie.
A mon plus grand soulagement, ils se décidèrent afin à entrer dans la maison afin d'y ranger toutes les affaires. Je me remis donc à ma tâche précédente, ravie de mettre éloignée des discussions incessantes. Comme nous étions une vingtaine, les choses furent vite mises à leur place. J'étais prête à me trouver un coin où je pourrais être seule mais apparemment, j'avais oublié un détail que mon père me rappela que trop tard.
« - Bon, on a plus qu'à s'occuper de la répartition des chambres ! »
Oh non. Bordel de merde. Tuez-moi sur le champ. J'avais complètement oublié ce… cette horreur. Les chambres. J'allais devoir partager une chambre avec un de ces guignols. Oui, je savais pertinemment qu'il n'y avait pas assez de chambres pour que l'on puisse dormir seul. La maison avait été assez cher à louer comme ça. Voyant ma mine déconfite, Serah explosa de rire, se qui attira l'attention de toute la troupe.
« - Et bien, je vois que le sujet en faire rire certaines continua mon père. Tu t'attends peut-être à avoir la meilleure chambre, n'est-ce pas ?
- De quoi ? Mais non, pas du tout ! s'indigna ma cadette en croisant les bras. N'importe quelle chambre fera l'affaire, je ne suis pas un bébé !
- Si tu le dis… A vos marques, prêts, partez ! »
Et tous filèrent comme une fusée à l'étage. Même Serah. Parfaitement son genre. Je lâchais un soupir mais remarquais que je n'étais pas réellement seule. Une fille au teint mat, qui devait avoir mon âge, se tenait non loin de moi et me fixait d'un air amusé. Je me redressais légèrement pour mieux la détailler, sans aucune gêne. Elle abordait une tignasse brune ondulée avec quelques mèches rouges qui lui arrivaient jusqu'aux épaules. Son visage aux traits fins et arrogants était décoré par deux émeraudes brillantes. Elle avait une allure fine et élancée, révélant avec dédain ses formes féminines qui lui donnait une touche de sensualité. Elle n'était pas déplaisante à regarder mais je ne comprenais pas sa présence ici. Encore moins le sourire qu'elle abordait. A croire qu'elle se moquait de moi. Qu'elle ne s'étonne pas que je ne sois pas tendre.
« - Tu vas rester planté là encore longtemps ? finis-je par demander, agacée.
- Et toi ? contra-t-elle en haussant les épaules, sans se départir de son sourire. »
Mes sourcils se froncèrent et je serrais les poings. Bien, elle se moquait ouvertement de moi. Si je n'avais pas été bien éduquée, je lui aurais certainement asséné mon poing dans son visage, aussi beau soit-il. Je commençais à monter les escaliers, ne voulant pas que les choses ne dérapent. D'autant plus que je n'avais aucune envie de discuter, avec elle et qui que ce soit d'autre. J'entendis des pas derrière-moi, signe qu'elle me suivait. Si jamais elle ouvrait la bouche, je ne répondrais plus de mes actes. J'étais impulsive et je l'assumais entièrement. J'étais toujours la première à partir au quart de tour lorsque l'on venait se frotter de trop près à moi. Ceci ajouté au fait que tout le monde m'agaçait, ça donnait un mélange plutôt explosif. Ce n'était pas de ma faute si toutes les personnes que je croisais étaient idiotes. Plus particulièrement les adolescents. Je m'entendais plutôt bien avec les adultes mais les adolescents, les personnes de mon âge en somme, c'était une horreur. Aussi bêtes que leurs pieds, j'avais envie de cogner chaque fois que j'en voyais un. Vous imaginez sans doute mon humeur au lycée. C'était principalement pour cette raison que j'étais une asociale finie.
Arrivée à l'étage, je fus tout de suite appelée par mon père qui m'indiqua une pièce qui serait ma chambre pour ces deux longs mois. Chacun avait fait son choix donc. J'espérais que Serah m'attendait à l'intérieur de cette pièce même si une petite voix me murmurait d'arrêter de rêver. Enjouée comme elle l'était, elle avait sûrement choisie de dormir avec ses nouveaux amis. Déglutissant, je m'avançais vers la dite pièce et découvrit tristement qu'elle était vide. J'eu un léger pincement au cœur, me sentant abandonnée par ma propre sœur mais je le laissais rien transparaître. Je balançais mon sac, que j'avais attrapé avant de monter les escaliers, dans un coin de la chambre et me lança tomber sur le lit, mon visage s'enfonçant dans les coussins douillait. Je n'avais même pas regardé si une autre personne occupait ma chambre. Qu'elle soit là ou non, je m'en foutais, du moment qu'elle restait silencieuse. Des voix se rapprochèrent de la chambre et je grognais, sachant que la tranquillité ne serait pas pour maintenant.
« - Du coup, Fang dormira avec Claire annonça la voix d'une femme, qui entrait visiblement dans la chambre suivit pas d'autres personnes.
- C'est ce qui me parait être le mieux renchérit ma mère. Elles ont le même âge, je suis sûre qu'elles arriveront à bien s'entendre !
- Fang a un certain caractère mais elle se lie très facilement d'amitié expliqua une voix masculine.
- Je suis juste là vous savez. »
Des rires se firent entendre suivit par des bruits de pas qui s'éloignaient. Curieuse, je me redressais légèrement et tournais la tête vers la dite Fang. Malheur. C'était cette fille arrogante de tout à l'heure. Je roulais des yeux avant de me laisser retomber sur le lit.
« - Alors, heureuse ? ironisa la brune que j'entendis s'affairer vers son lit.
- La ferme marmonnais-je, la voix étouffée par le coussin.
- J'espère que tu es prête : on va devenir comme cu et ch'mise toutes les deux ! »
Cela l'amusait à ce point, d'enfoncer le couteau dans la plaie ? Personne n'était allé aussi loin avec moi. Comme je montrais toujours mon agacement, on finissait par me laisser tranquille mais là, je faisais face à une situation inédite. Une personne constituée normalement, et donc idiote, aurait vite compris que m'adresser la parole était une perte de temps et surtout, un risque de perdre la vie. Mais elle non ! En fait, c'était plutôt elle l'idiote. Ou suicidaire, au choix.
« - Au fait, j'ai tendance à ronfler, ça ne te pose pas de problème hein ?»
Tenir, il faut tenir. Deux mois ça passe vite, non ? Oui oui, ça passe vite, tout ira bien... Bordel de merde.
Notes : Vous l'avez sans doute remarquer, le caractère de Claire est légèrement différent de ce que l'on peut lire dans d'autres fictions sur ce site. Etant encore une jeune adolescente de 17 ans, que j'ai oublié de mentionner dans le chapitre, elle n'a pas encore tout à fait mûrit ce qui lui confère une agressivité plus prononcée, et la vulgarité qui va avec. Elle n'est pas aussi responsable qu'à l'accoutumé. Bref, je voulais simplement souligner ce point pour éviter de recevoir des plaintes, sait-on jamais. J'essaye tout de même de respecter le personnage, même si beaucoup de facteur comme le monde dans lequel se déroule l'histoire, son passé, son âge font que je sois obligée d'adapter d'une certaine manière. Au final des chapitres, elle se rapprochera plus de la Lightning que nous connaissons, enfin j'espère. Bref, j'espère que vous avez apprécié !