Bonjour !
J'avais prévu un OS, ce sera un peu plus long, mes neurones sont un peu trop frétillants.
Ceci est inspiré d'une scène dans une série, d'un rêve, de diverses choses... J'y tente la rédaction à la première personne, ce n'est pas ce que je préfère mais il faut bien varier.
N'oubliez pas de vous inscrire pour le concours One Piece et il y en a un autre sur Sherlock Holmes alors ça ne vous dirait pas d'aller réveiller ces fandoms que nous aimons tant? Allez bande de pirates, à vos claviers!
Bonne lecture!
On en était là...
Chapitre 1
OoO
La première chose qui me venait à l'esprit était que j'avais mal. C'était douloureux, c'était infamant, c'était... je n'ai même pas de mots.
Comment avions-nous pu en arriver là? Je me le demande encore. La seule réponse logique que j'ai trouvé, c'est que nous avons dix-neuf ans, ceci explique cela. L'âge où l'action l'emporte sur la réflexion, on est impulsif, on est dans l'urgence, dans le présent, on se fout du passé, l'avenir est trop loin.
Mes poings s'accrochaient aux draps, me garantissant une prise plus que précaire pour résister aux assauts. Je serrais les dents, me mordais la lèvre, retenant les sons qui sortiraient de ma bouche contre ma volonté. Ma peau nue transpirait, j'avais chaud, si chaud que j'en avais du mal à respirer. Et je fermais les yeux, incapable de concentrer ma vue sur un point précis.
J'ai entendu un gémissement. J'aurais pu en sourire s'il n'était sorti de ma bouche. J'en ai eu honte, presque autant que de me retrouver à quatre pattes sur mon lit, le sexe de Zoro labourant mon intimité. Il la violait, chaque soir, depuis des semaines. Toujours dans mon dos, jamais face à face, il venait, entrait brutalement, se déhanchait vite. J'avais mal.
Tous les soirs, il violait mon corps et tous les soirs, j'en redemandais.
La douleur passait, toujours, encore mieux quand sa main calleuse se glissait sous moi et me masturbait à un train d'enfer. Parfois, il pesait de tout son poids sur moi, je luttais pour nous soutenir tous les deux, inutile de me montrer plus faible encore. Et toujours, je jouissais avant lui, mes membres me soutenant à peine et il agrippait mes hanches, me tenant dans une poigne de fer, continuant de se démener à l'intérieur de moi jusqu'à ce que sa semence se répande. Il attendait à chaque fois que j'atteigne l'extase pour m'y rejoindre.
Puis il se retirait et partait, sans un mot, ni un autre geste, certainement pas en croisant mon regard. Qu'aurait-il lu alors? De la honte, de la peine, du bonheur? Peut-être un peu tout cela à la fois.
Il était brutal sans être violent. Je savais que quand il me mordait l'épaule jusqu'au sang, c'était pour s'éviter de crier son plaisir, pas vraiment pour me faire mal. Ses bras étaient forts, trop, sans douceur, sans tendresse, comme dans tous ses combats. Et moi, je subissais, incapable de réagir autrement, ne sachant pas comment l'atteindre, redoutant que tout s'arrête si une seule parole de trop était prononcée.
Je le laissais fouiller mes entrailles, me branler, je le laissais faire. Pire que ça, je l'attendais.
Chaque soir, j'épiais le noir dans la semi-obscurité de ma chambre. J'écoutais les sons du bateau, je ne l'entendais jamais approcher, tel un fantôme. Seul le bruit de la poignée de la porte m'alertait et alors, j'en oubliais de respirer, anxieux de ce qui allait inévitablement arriver, envieux de cette suite. Je l'attendais, couché sur mon lit, dos à lui, déjà nu et frissonnant autant d'appréhension que de froid. Offert à sa vue, à ses mains. La porte se refermait, je l'entendais se déshabiller rapidement, le matelas pencher sous son poids alors qu'il montait sur le lit.
Une paume sur ma hanche et je me redressais sur mes genoux, offrant ma croupe. Il me préparait rapidement avec ses doigts mais entrait en moi toujours brutalement. Malgré la succession des nuits, j'avais toujours mal à cet instant. Il n'y avait pas un mot, pas une caresse, on n'avait jamais échangé un seul baiser. C'était animal, sans âme.
Et pourtant, le plaisir était là, il ne s'arrêtait jamais tant que je ne l'avais pas atteint, tant que je ne m'étais pas répandu sur mes draps ou dans sa main. C'était sa façon de penser à moi, en quelque sorte. Nous ne partagions rien d'autre, juste ça, ces étreintes bestiales qui nous laissaient tremblants et pantelants à la fin. Mais ça ne me gênait pas, c'était ainsi, c'était comme ça, voilà tout. Nous n'étions pas capables de plus l'un envers l'autre, on se détestait, on n'allait pas jouer aux amoureux transis.
Je le respectais parce qu'il ne me considérait pas comme une conquête, je n'étais rien pour lui et lui, rien pour moi. Juste deux mecs, le sexe en plus, sans contrepartie. Il se barrait juste après, c'était mieux ainsi, qu'est-ce qu'on aurait pu se dire? Rien.
Au matin, on se croisait, on s'engueulait, on se battait, comme d'habitude. Je voyais bien qu'il retenait ses coups quand mes gestes étaient moins déliés, gêné par une douleur diffuse dans le bas de mes reins. Il n'en profitait jamais, ne se moquait pas, n'avait aucune pitié non plus.
Quand je pense comment tout ça a commencé, ça me fait rigoler. Rire jaune quand même. Une soirée bien arrosée, trop. J'étais ivre, pas lui comme d'habitude mais il avait tout de même un petit coup dans l'aile. Avec les gars, on était allés barboter dans le lagon, laissant les filles regagner le navire pour la nuit. On se balançait à la flotte, on se poussait, on riait. Il n'y avait pas assez d'eau pour risquer que l'un des mangeurs de fruits du démon ne se noie alors on en profitait.
Puis un à un, chacun était allé se coucher et j'étais reparti vers la plage afin de ramasser mon matériel. Un cuisinier laisse toujours son lieu de travail impeccable, même s'il est sous les étoiles.
« Oï Marimo, viens m'aider.
- Tu me prends pour ton majordome?
- Non. Mais faut bien que ta muscu serve à quelque chose. Ramène le barbecue sur le bateau, je prends le reste.
- Et si j'ai pas envie?
- Je te ferai bouffer le sable de toute la plage.
- J'aimerais bien voir ça! »
Un simple dialogue et on s'était envoyés les premiers coups. Alcool, sable mouvant sous les pieds, fatigue et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, je m'étais retrouvé à plat ventre, une Algue lourde couchée sur moi. On ne portait qu'un short et alors, quand j'ai senti son torse contre mon dos, j'ai eu subitement très chaud. J'ai paniqué car sa présence me faisait de l'effet, un effet bien trop étrange et indécent.
« Dé... Dégage, Tronche de Gazon!
- Je ne crois pas, non. »
Et alors que je me tortillais pour lui échapper, j'ai senti quelque chose de dur contre mes fesses, quelque chose... qui a réveillé ma propre érection. Bordel, qu'est-ce qui se passait?
« Putain de Marimo, fous le camps!
- Ton petit cul est bien trop confortable. Et tu ferais bien de t'arrêter de gigoter sinon, il pourrait prendre cher. »
Une provocation? Vraiment? Pauvre type! C'était notre jeu favori, se défier, combattre, tenter de soumettre l'autre. Là, ma position n'était pas la plus enviable, si on continuait sur ce terrain glissant, on allait tomber dans le vide. Mais ce n'était pas demain la veille que je capitulerais ou que je fermerais ma gueule face à lui.
« Arrête de te la jouer, t'oseras jamais. »
Je l'avais senti bouger et il avait descendu mon short, violemment et à nouveau totalement bloqué sous lui. J'aurais pu l'envoyer valdinguer mais je n'en avais rien fait, étrangement excité par cette situation nouvelle entre nous, son membre dur contre ma peau. Sa main contre ma gorge, il m'étouffait presque. Il avait glissé un doigt en moi, je l'avais senti hésiter. Il me caressait l'intérieur, c'était étrange mais quand il a touché ma prostate, me déclenchant un plaisir inouï, je l'avais encouragé en mouvant mon bassin, recherchant cette sensation. Je haletais, me mordant la lèvre jusqu'au sang pour m'empêcher de gémir. Deux doigts, puis trois, il savait y faire, ce con!
Et il m'avait pénétré. Là, la douleur avait été fulgurante, Il avait glissé son poignet devant ma bouche et je l'avais mordu, souhaitant empêcher de rameuter nos nakamas, il n'aurait plus manqué que ça!
Il avait attendu puis bougé, lentement, puis se plus en plus rapidement. D'un mouvement, il m'avait invité à me redresser à genoux en même temps que lui et il caressait mon sexe dur, s'attardant sur mon gland humide, repartant choyer mes bourses puis remontant tout du long.
La douleur n'avait plus été qu'un lointain souvenir, seul le plaisir était là. J'étais focalisé sur le mien, je me foutais bien du sien alors. Un plaisir décadent, à être pris comme une femme, presque de force. Presque car si je l'avais voulu, j'aurais dit non, tout simplement et ça n'aurait pas été plus loin. Zoro était une brute épaisse mais certainement pas un violeur. On combattait, c'est tout, seules les armes avaient changé.
Il était en moi mais c'est moi qui dirigeais. Une cambrure, un bassin qui courait après le sien et je lui faisais perdre les pédales, je le savais, rien qu'à sa respiration. Pour une fois, il perdait le contrôle et j'en étais la cause. J'en éprouvais alors une certaine fierté.
La jouissance avait été... éblouissante, du jamais vu, jamais senti, jamais ressenti. Et j'avais éprouvé une nouvelle fois un plaisir incroyable quand il avait atteint l'orgasme à son tour, son membre frémissant dans mes entrailles. Le combat était terminé, match nul, comme d'habitude. En se retirant, j'avais senti sa main s'attarder sur mon dos, j'aurais voulu la retenir, le sentir encore un peu contre moi. Mais cette caresse sonnait comme une excuse et j'ai détesté ça, ça n'existait pas entre nous, rien ne devait changer.
« Cook...
- Ta gueule! »
Il s'était relevé, rajusté son vêtement, empoigné le barbecue et m'avait laissé là, échoué sur le sable. Je n'avais pas voulu lui parler, ne pas gâcher cet instant éphémère avec des mots que nous n'avions pas l'un pour l'autre. Pourquoi? Parce que je ne voulais qu'il me déteste à cet instant et je savais que je voudrais lui faire regretter en balançant une vacherie, j'étais comme ça. J'avais aimé mais je ne voulais pas qu'il le sache, je l'avais aimé, lui, mais je ne voulais pas l'admettre en face. Jamais. Ce serait comme si je lui disais qu'il était comme n'importe qui alors que ce n'était pas le cas. Il était spécial pour moi, unique. Je le détestais, je l'admirais, je l'enviais parfois. Mais je ne pouvais pas me permettre d'en tomber amoureux car j'étais comme ça aussi, aimer jusqu'à la passion, ma cuisine, les femmes... mais pas lui. Sinon, il ne me respecterait plus.
Et on en était là...
OOOOooooOOOOooooOOOO
Je bichonnais mon wadô sans vraiment prêter attention à ce que je faisais. Pour une fois, mes lames n'étaient plus le centre de mon monde. Tout l'équipage était descendu à terre, j'avais préféré garder le bateau. Je n'avais envie de rien, ni de discuter, ni de traîner au hasard sur une île estivale qui semblait pourtant accueillante, les enseignes des tavernes me faisant de l'œil.
En fait, je réfléchissais, j'avais besoin d'être seul avec moi-même, me confronter à mes erreurs et dieu sait que je les accumulais ces temps derniers. Et le comble du comble, c'est que le Cook était la cause de mes tourments. Ce blondinet insolent qui n'hésitait jamais à me provoquer, même quand j'étais d'une humeur de dogue, il me renvoyait coup pour coup, faisait mal avec ses jambes interminables qui frappaient plus fort que des boulets de canon. J'avais été tenté plus d'une fois de les lui trancher d'un coup de lame.
Mais alors, je n'aurais plus personne avec qui m'amuser.
Après notre capitaine, il était le seul à ne pas me craindre et ça m'horripilait autant que ça me plaisait. Il était aussi fier que moi, teigneux, ne renonçant jamais et je l'admirais en silence pour ça. En fait, il était le seul à me traiter comme un homme comme les autres, ni plus, ni moins. Luffy aussi mais bon, c'était Luffy... Avec le Cook, je n'étais et n'avais jamais été un démon sanguinaire, je crois même qu'il me comprenait mieux que quiconque.
Les règles du jeu avaient changé dernièrement, le sexe s'était invité à la partie que nous jouions chaque jour. La première fois, sur une plage, je m'étais senti glorieux de le dominer ainsi, ça n'avait pas duré longtemps, jusqu'à l'orgasme qui était venu rapidement et m'avait laissé plus faible que toutes les batailles que j'avais alors menées. La sensation d'être en lui, de le sentir bouger sous moi, de répondre à chacun de mes gestes dans une synchronisation quasi-parfaite et c'était moi qui m'était retrouvé dominé.
Ça n'avait rien à voir avec lequel de nous deux se retrouvait en-dessous, c'était presque un détail. Non, pour la première fois, il était plus fort que moi, je dépendais de lui, totalement. Je ne pouvais plus m'en passer et bien que chaque jour, je me persuadais que tout était allé assez loin, chaque soir, j'épiais l'endormissement de nos nakamas pour le rejoindre.
Il m'attendait, offert, tentateur, si beau que j'en oubliais de respirer. Alors, pour ne pas perdre la face, je ne m'embarrassait pas de fioritures, droit au but! Je lui faisais mal mais je savais qu'il pouvait encaisser, sous ses faux airs délicats, il était un guerrier, tout comme moi. Dès le premier instant, il aurait pu m'envoyer valdinguer de l'autre côté de Grande Line mais il n'en avait jamais rien fait, jamais.
J'aurais parfois voulu être plus doux, obtenir plus de lui mais je me l'interdisais et il me l'interdisait aussi. Je me concentrais sur son plaisir, c'était déjà beaucoup. Si j'avais fait un seul geste de plus, il ne m'aurait plus respecté. J'étais un sabreur froid et fier, il était un cuistot insolent et amoureux des femmes, je ne voulais que rien ne change entre nous.
Pourtant, je pensais constamment à lui, l'épiais entre deux portes, redoutais qu'un jour l'une des filles succombe à son badinage débile, j'étais jaloux de ne pas être l'une d'elle, de ne pas avoir ses mots, ses regards, ses attentions. Je ne possédais que son corps, du moins une partie, la plus intime, la plus impersonnelle aussi. J'entrais en lui, j'y étais bien, son corps ondulait, je le regardais sous moi et je me censurais, m'obligeant à rester neutre, maître de mes émotions, de mes gestes, mais...
Sa nuque était devenue mon horizon.
J'ai remis mon sabre à la ceinture et me suis accoudé au bastingage, perdant mon regard sur l'océan, tentant de faire le vide quand soudain, j'ai entendu une explosion. La déflagration avait fait trembler le Sunny et venait de la ville. Une seconde plus tard, une fumée noire et épaisse s'élevait dans l'azure du ciel. Sans plus réfléchir, j'ai quitté mon poste et me suis dirigé dans sa direction.
OOOOooooOOOOooooOOOO
(à suivre)
Alors, première impression?
Je fais dans le combat intérieur cette fois. XD
A tantôt!